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 I felt a little like a dying clown || PV. Clent

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Alex Bailey
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MessageSujet: I felt a little like a dying clown || PV. Clent   Ven 2 Mar - 2:38

Alex s’était adossé contre le mur de la cours extérieure. Il faisait froid, mais les murs le protégeaient du vent mordant. De plus, la neige commençait doucement à fondre. Certes, ça laissait place à un verglas assez dangereux mais ça annonçait surtout que les beaux jours revenaient. Alex exhala de l’air par ses narines et observa la vapeur se perdre au dessus de sa tête. Il ne se lasserait certainement jamais de ce spectacle. Pourtant il s’en lassa. Il s'en lassa en glissant ses mains dans les poches de son jean pour en tirer d'une d'elle une feuille de papier chiffonnée, déchirée et sur laquelle il y avait des traces de gras (le petit déjeuner de ce matin; bien qu’Alex n’avait pas avalé grand-chose, il s’était essuyer les doigts sur la feuille par mégarde). Après avoir dégagé quelques mèches de cheveux de son visage, il la relut rapidement bien qu’il la connaissait par cœur.

Quelques heures plus tôt, à l’heure ou les surveillants ramenaient les pensionnaires dans leur dortoir respectif comme s’il s’agissait d’un troupeau de mouton (ça ne dérangeait pas Alex d’être un mouton. Au contraire, en plus un mouton quand c’est petit ce n’est pas trop moche). En se glissant entre les draps pas assez épais de son lit fait à la va-vite le matin (quel était l’intérêt de faire son lit le matin si on le défaisait le soir, à part les punitions qu’on risquait pour ne pas avoir écouté un surveillant, hm ?) il y avait trouvé une lettre. Ce n’était rien d’exceptionnel, mis à part qu’il n’avait pas vraiment l’habitude de recevoir des lettres, encore moins à Anguish. Et surtout pas de cette manière. Celle-ci lui donnait simplement un lieu de rendez vous, et une heure. Alex s’était couché sans y penser, il aurait toute la matinée du lendemain pour le faire. Ladite matinée du lendemain, il avait oublié cette lettre et s’en était rappelé au petit-déjeuné en l’utilisant comme serviette par erreur. Après avoir passé quelques mois à Anguish on apprenait à devenir un minimum méfiant. Mais après une brève réflexion (ses réflexions étaient toujours brèves de toute façon, mais efficaces d’après lui) il s’était dit que ça ne pouvait pas être le garde-chasse : si celui-ci tenait vraiment à le voir il ne lui aurait pas demandé via une lettre indiquant clairement qu’il avait le choix de venir ou non, et Alex n’était même pas sur qu’il sache écrire… ou du moins il ne devait pas avoir une jolie écriture. Celle de la lettre était jolie. Alex non plus n’avait pas une belle écriture, mais il n’aimait pas trop écrire…bref. Aller au lieu de rendez vous ne pourrait pas être une mauvaise chose, si ça se trouve c’était Sasha (dont Alex ne se souvenait plus du nom de famille, mais c’était tellement secondaire ce genre de détail), elle avait du oublier de signer. Elle n’avait pas l’air d’être très maline. Mais du genre à envoyer des lettres.

Alex tendit le bras pour attraper de la neige entre ses doigts, il grimaça. Cette sensation brutale de froid était douloureuse bien qu’attendue. Alex essuya maladroitement ses doigts devenus rouges contre son sweat-shirt. Sasha n’était toujours pas là, il en avait marre d’attendre et il avait froid. Il frictionna ses joues de ses poings pour tenter de se réchauffer. Il avait froid au nez aussi et à ses oreilles. Alex tenta d’aplatir quelques mèches de cheveux contre ses oreilles, et souffla dans ses mains filiformes qui enfermaient son nez et son menton. Il souffla pour se réchauffer. Une écharpe. Il avait besoin d’une écharpe. Et d’une paire de gant accessoirement. Il en oublia la lettre qui était tombée par terre et complètement trempée par l'humidité.
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Clent Nelson
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MessageSujet: Re: I felt a little like a dying clown || PV. Clent   Mer 7 Mar - 17:27

Clent commençait à se plaire sur cette île. Il ne s'attendait pas à ça lorsqu'il avait décidé de s'inscrire ici, sérieusement qui aurait pu s'attendre à ça ? Mais ça lui plaisait. C'était son univers et, contrairement à ce que l'on pourrait penser, il n'avait jamais été aussi libre qu'ici. Les conditions basiques de vie ne le gênaient pas, il avait certes l'habitude de vivre dans le luxe auparavant mais il n'y avait pas prit goût pour autant : c'était ce genre de détails qui l'indifféraient. Il était également possible de déroger à certaines règle handicapantes du règlements sans grands dommages avec un minimum de finesse d'esprit – et ce n'était pas ce dont il manquait. Mais surtout, il y avait ici plus de personnes intéressantes qu'il n'en fallait, et il en arrivait chaque jour, que ce soit du personnel, des pensionnaires ou même des naufragés.

Il y a quelques jours, il avait justement repéré une personne qui lui plaisait. Il venait de prendre tout ce qu'il voulait sur une aventure, et il sentait que ça avait été trop court. Il avait l'impression d'avoir raté quelque chose à ne pas l'apprivoiser un peu plus, un peu mieux, un peu plus longtemps. On apprends parfois tellement de choses de cette façon. Il ne regrettait pas de ne pas l'avoir fait, ça avait été une expérience sympathique et il ne s'était pas ennuyé, il se disait simplement que la prochaine fois il ferait autrement. Il ne devait pas s'en lasser. Si bien que lorsqu'il vit ce petit brun aux yeux bleus, il savait qu'il essaierait une autre manière cette aventure-ci. Clent n'arrivait pas à lui donner un quelconque age. Dans son esprit, il lui arrivait de penser qu'il avait 12 ans, puis 19, puis 15. Chaque fois qu'il le revoyait, qu'il l'apercevait, une nouvelle image de son visage se formait. Il lui avait déjà imaginé une personnalité, une histoire. Était-il innocent ? Ne cachait-il pas son jeu ? Était-il ici par erreur, par hasard ? Était-il malade ? Peu à peu ses hypothèses se précisaient, au cours de ses observations des informations qu'il récolait au près des pensionnaires et autres habitants de l'île. Il savait qu'il ne se trompait pas. Que ça allait être une aventure fabuleuse. Il tenait à ne pas la gâcher. Il se devait de faire quelque chose de grandiose.

Ainsi, après avoir récupéré du papier, un stylo et une enveloppe chez un nouveau qui ne rangeait pas encore suffisamment ses affaires au dortoir, il lui avait écrit. Il n'était pas doué pour ça, mais il devait lui communiquer comment se voir. Il savait qu'il viendrait. Il ne pourrait que venir. Il savait qu'il n'avait pas tord, il savait que c'était le moment. Il n'hésita pas une seconde sur l'écriture qu'il allait prendre, il savait qu'il s'en foutrait, mais inconsciemment quelque chose se passerait. Ça se passait toujours. Une écriture peut nous évoquer différentes choses différentes personnes différents souvenirs. Clent ne savait pas les souvenirs que cette écriture ronde et féminine allait inconsciemment lui procurer, mais il savait que c'était celle là et uniquement celle là qu'il devait utiliser. Il ne voulait pas spécialement qu'il l'aime, il ne voulait pas spécialement qu'il l'apprécie, il ne voulait pas spécialement l'apprivoiser, il ne voulait pas spécialement qu'il ressente quoi que ce soit pour lui. Il voulait simplement que ce soit grandiose. Car il méritait que ce soit grandiose. Et ce serait grandiose.

La lettre déposée entre ses draps, ni trop visible, ni trop cachée, il la verrait à coup sûr. On ne pouvait pas la rater en ouvrant les draps. L'air de rien, le fait que l'on doive s'occuper nous-même de nos draps pouvait être un avantage, même si en temps normal ça l'agaçait au plus haut point : comme sil n'avait pas autre chose à faire que de passer à la laverie. Cela dit, on y faisait parfois de belles rencontres... Dans tous les cas, il lui avait donné rendez-vous et il devrait aujourd'hui s'y rendre. Il avait prit son temps, le rendez-vous était en milieu d'après-midi, le soleil commençait tout juste à poindre son nez et la neige à fondre. Il aurait certes préféré que la neige persiste avec eux, mais c'était tout de même bien. Il se rendit à la cour extérieure portant son pantalon le plus propre, sa chemise blanche et sa veste de costard. Il ne les avait encore jamais mis, tant qu'ils étaient encore presque parfaitement propres. Sur le chemin, il pensait à son aventure. Il avait plu et neigé, si bien qu'il se l'imagina sous la pluie, en train de l'attendre. Ce n'était évidemment pas ce qu'il se passerait puisqu'il ne pleuvait maintenant plus depuis un moment, il n'avait donc probablement pas prit la saucée, et ne l'attendrait peut-être pas spécialement. Peut-être qu'il serait en retard. Il ne pensait pas. Il ne ressemblait pas à un garçon à être en retard.

Arrivant dans la cour, Clent le vit. Il était à nouveau différent de son souvenir. Ses beaux yeux bleus, il les avait oublié. En quelques secondes, avant qu'il ne le remarque, il avait analysé toute la situation. Le mur, la neige, l'eau, la lettre à ses pieds, ses cheveux, ses yeux, son comportement, son regard. Un sourire apparu à un coin de ses lèvres. Il se passa la main dans les cheveux, plus par habitude que pour se recoiffer, et s'avança vers lui. Son regard se plongea dans le sien et il lui sourit. Il ne semblait pas spécialement gentil, pas spécialement méchant, pas spécialement séducteur. Simplement confiant. Juste confiant. Et avec sa trop grande confiance en lui il s'approcha tout près du jeune homme et garda son regard bien en face du sien.


« - Bonsoir... »

(HRP : Clent dit toujours bonsoir, quelque soit l'heure. C'est normal. %D)
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MessageSujet: Re: I felt a little like a dying clown || PV. Clent   Ven 9 Mar - 1:14

Alex s’humidifia la lèvre inférieure. Elles étaient complètement gercées. Il fallait qu’il arrête de se passer la langue dessus tout le temps, mais en même temps s’était devenu presque un réflexe maintenant parce qu’elles étaient gercées justement. Cercle vicieux de merde. Si ça n’était pas douloureux il s’en serait bien foutu, mais ça l’était. Bon, certes, ce n’était pas la même douleur que si on lui avait coupé un bras mais ça restait quand même désagréable un peu comme les aphtes. Cela dit Alex n’avait jamais eut de bras coupé et l’expérience ne le tentait pas vraiment. Il était très bien avec ses deux bras, oui. Alex glissa ses deux mains dans ses poches, comme s’il avait peur qu’elles tombent au sol et se barrent. Comme la Chose dans la famille Addams. Sauf qu’il y avait peu de chance que si on lui coupe une main elle fasse pareil. Ca serait flippant en même temps. Quoi que drôle. Il pourrait certainement trouver un moyen de pourrir la vire de certaines personnes. Peut être d’étrangler celles qu’il aimait le moins. Alex s’humidifia la lève inférieur.

Alors qu’il se reprenait encore une fois intérieurement un type entra dans la cour. Ce n’était pas bien difficile d’avoir une vue complète de la place vue la taille qu’elle faisait, et dont les grands murs gris restreignaient de toute manière la vue sur l’extérieur. En gros autour de toi du gris, en bas du gris, en haut du gris parce qu’aujourd’hui il ne faisait pas très beau. Bref. Quand le type entra Alex le dévisagea avec un manque de gène évidant sans lui adresser le moindre sourire. Disons qu’il ne lui montrait pas les dents non plus. Un visage plutôt neutre, peut être un brin concentré avec ses sourcils légèrement froncés et son nez retroussé. Alex sortit ses mains de ses poches, laissa ses bras ballants le long de son corps filiforme. Il arrêta de dévisager le garçon (ou le jeune homme peut être. Il n’avait jamais été doué pour donner des âges en gens se trompant généralement de plusieurs décennies) pour observer le bout de ses baskets l’air passablement ennuyé. Qu’est-ce qu’il lui voulait à rester planter devant lui. Alex n’aimait pas ça. Il préférait quand c’était lui qui observait les gens comme s’il se trouvait dans un zoo devant la cage d’animaux particulièrement curieux, pas le contraire. Il n’était pas un animal curieux. Pourquoi on disait un animal curieux ? Un animal est plus craintif que curieux, non ? Sauf les pingouins, Alex avait vu quelque part que les pingouins n’étaient pas trop craintifs donc c’était marrant.

Bonsoir ? Alex releva les yeux vers celui qui lui faisait face, haussa un sourcil et étira un sourire aussi moqueur qu’amusé. Ce type était certes bizarre mais au moins il était drôle. C’était une qualité sympathique.

-On est pas le soir, c’est l’après-midi. Et dit ‘Bonjour’, tout simplement. C’est à partir de dix-huit heures de toute façon qu’on dit bonsoir.

Alex ajouta un bref ‘Je crois.’ après quelques brèves secondes de réflexion, les yeux de nouveaux baissés sur le sol, perdu dans ses pensées. Finalement il releva brusquement la tête, plantant de nouveau ses yeux dans ceux de l’autre garçon.

-Tu veux quoi ? J’attends quelqu’un . Tu prends l’air ? Tu veux vraiment rester comme ça devant moi, parce qu’on est tout proche et je trouve ça bizarre. J’aime pas. J’aime bien avoir un espace vital et personnel. Alex enchaîna sans ralentir le rythme rapide de son monologue, voulant prouver toute sa bonne volonté. Je veux bien reculer moi mais je peux pas, y’a un mur. En plu- Pause. Il s'arrêta, fronça légèrement les sourcils, un œil fixé sur les vêtements du type. T’es nouveau ? Tu viens d’où ? Pourquoi t’es ici ? T’es un taré aussi ? T’as tué des gens ? Combien ?


Dernière édition par Alex Bailey le Sam 10 Mar - 2:24, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: I felt a little like a dying clown || PV. Clent   Sam 10 Mar - 1:59

Plus le jeune homme - pouvait-on vraiment dire "jeune homme" et non pas "garçon" ? Il n'en était pas sûr mais c'était actuellement ce qui lui correspondait le mieux - parlait et plus Clent l'admirait. Il buvait ses paroles, décortiquait dans son esprit chacun de ses mots. C'était assez jouissif. Il avait vraiment eu une excellente idée. L'avoir observé, attendu tant de temps n'ajoutait que plus de plaisir au jeu, il aurait pu être déçu mais il n'était pas déçu. On ne pouvait pas être déçu devant quelqu'un comme "Alex". Non pas Carson, lui, il était beaucoup plus ennuyeux, beaucoup plus banal. "Alex" avait tellement plus de charme. Il n'en sourit que de plus belle, ne comprenant pas le sens de ses phrases, ni même ses mots, écoutant chaque syllabe séparément. C'était passionnant.

Clent finit tout de même par commencer à suivre ses phrases, sans décrocher le fil de sa pensée, et s'écarta gentiment à sa remarque concernant l'"espace vital". Entre ses lèvres ces mots sonnaient d'une couleur magnifique et leur brillance se reflétait dans les yeux de son interlocuteur. Ce dernier analysa lentement les phrases restantes et répondit calmement, évitant celles qui le gênaient. Alex en avait débité tellement qu'il était simple de faire abstraction de certaines, et, de toute manière, il s'en fichait. Il passa une énième fois sa main dans ses cheveux avant de prendre la parole.


"- Disons que je suis nouveau depuis plusieurs semaines, mois. J'avais préservé ces vêtements jusqu'ici, je les ai mit pour une belle occasion. Il sourit et marqua une pause avant de réaliser la suite des questions Je n'ai jamais tué personne, je ne suis pas un meurtrier.

Il avait annoncée cette dernière phrase sous le ton de la rigolade mais c'était absolument sincère, il ne voulait jamais tuer ses aventures, il trouvait ça idiot, elles pouvaient toujours rencontrer d'autres personnes, se construire une vie, ce n'était pas un problème, c'était des humains comme les autres. Lui aussi, c'était un humain, pas comme les autres, mais pas "taré" non plus. Il aurait aimé lui dire mais se retenu : n'étant, pour une fois, pas complètement sûr de lui sur la question, il préférait laisser cette information en suspens, attendant de voir si cela l'intéressait et sil s'en souvenait.
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MessageSujet: Re: I felt a little like a dying clown || PV. Clent   Mer 28 Mar - 21:55

Il était imperturbable, le type en face de lui. Du moins c’était l’impression qu’il renvoyait. Par contre ça perturbait Alex, qui ne comprenait pas. Ce n’était pas une réaction normale. Oh, Alex trouvait ça insupportable en général les gens qui en classaient d’autres dans des cases comme ‘normaux’, ‘anormaux’, ‘cas sociaux à éviter à tout prix’, ‘tarés qui bavent’, ‘tarés dangereux’,…Il n’aimait pas la disparité, ou du moins qu’on la pointe du doigt. Pourtant Alex était le premier à le faire avec un manque de subtilité et d’objectivité évident, aussi visible qu’un cheval en pantalon sur l’autoroute. Et le fait est que celui qui lui faisait face le déconcertait par sa tranquillité, son calme. Ca donnait envie à Alex de le frapper au visage. Un visage bien trop parfait d’ailleurs, c’était encore plus énervant. Pourtant il n’avait pas fait grand-chose pour qu’Alex s’énerve ainsi contre lui. Au contraire, il plaisantait, était tout sourire. Et pour une fois que le garçon (jeune homme au visage digne du gamin au sourire éclatant des pubs de Kinder) avait toute l’attention de quelqu’un qui ne voulait pas le frapper (Alex avait ici découvert qu’il avait une tête à se faire tabasser) il fallait qu’il trouve à s’en plaindre. En tout cas il n’avait pas l’air de vouloir le frapper. Tant mieux. Et ce n’était pas un meurtrier. Chouette.

Une des choses fantastiques d’Anguish était le zoo que formaient les pensionnaires. Il y avait de tout et n’importe quoi, ça allait du dangereux psychopathe à la demoiselle en détresse arrivée ici par erreur. Alex avait finit par comprendre que c’était une prison (il avait surtout finit par accepter de comprendre) et qu’il n’avait rien à faire ici. Certes il était un danger autant pour lui-même que pour les autres et c’était déjà montré en spectacle dans des lieux publiques impliquant qu’il se retrouve dans des centres de police, mais jamais rien au point de ce faire jeter en prison. Dans un asile, si. Alex le regrettait beaucoup d’ailleurs. Il était prêt à avaler toutes les pilules qu’ils voulaient s’en broncher, se laisser injecter dans les veines n’importe quels produits si on le laissait partir d’ici. Mais en attendant il était coincé. Et avec ce type BCBG complètement bizarre. Ok.

-Tu t’enfuis ?

Ca semblait assez évident aux yeux d’Alex en fait. Du coup, au lieu de le frapper à cause de sa tête trop parfaite, de ses cheveux propres (comment est-ce qu’il faisait pour rester propre ?), de son sourire charmeur, il lui sourit timidement. Un sourire assez crispé, certes, mais un sourire tout de même. Après une brève hésitation Alex lui dévoila une rangée de deux blanches loin de lui donner le sourire parfait typique des américains. Il avait plus de point commun avec Krokmou, mais il s’en fichait. Il fallait amadouer ce type pour qu’il l’aide à partir de cette île et on lui avait dit à mainte reprise que sourire avec les dents s'était toujours plus convaincant. Même si on avait des dents inégales d'un gosse de onze ans.

-Pour moi une belle occasion serait s’enfuir de cette île.
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