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 Gimme some Moriar Tea [Clent-chou]

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Cassandre Ioans
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MessageSujet: Gimme some Moriar Tea [Clent-chou]   Sam 3 Mar - 18:54

Cassandre enleva ses bottines pour les frapper contre le montant de la porte, tout en restant à l'extérieur. La plus grande partie de la terre accumulée dessus tomba et, quand elle fut certaine qu'elle ne laisserait pas derrière elle une piste de boue facile à suivre pour tout surveillant qui aurait pu lui reprocher son manque de propreté, elle les remit. Elle batailla un moment avec la fermeture éclair, dut y aller à la main pour enlever les brins d'herbe et autres extraits de végétation ramenés de sa longue promenade à travers l'île, mais réussit finalement à refermer ses chaussures. Elle se demanda avec un peu d'appréhension si elles tiendraient encore longtemps. Elle avait déjà sali une paire de chaussettes et son unique pantalon... D'ailleurs, elle ne les avait toujours pas lavés, considérant qu'au point où ils en étaient, la lessive pouvait bien attendre. Elle regarda sa jupe. Bien que déchirée, elle était relativement propre pour un vêtement qu'elle portait tous les jours ou presque à travers ses expéditions dans la forêt. La boue qui, inévitablement, se prenait dans les fibres du tissu séchait rapidement grâce aux vents marins qui parcouraient l'île, et une fois sèche craquait et se retransformait en poussière, laissant ses vêtements à peu près présentables.

En revanche, cela faisait longtemps qu'elle se s'était pas lavée elle-même, et elle commençait à se sentir inconfortable. Oh, elle avait bien fait quelques détours par la salle d'eau pour se débarbouiller un maximum, presque quotidiennement d'ailleurs, mais elle n'avait jamais pu se résoudre à prendre une vraie douche alors qu'à tout moment, quelqu'un pouvait entrer, pensionnaire en provenance du dortoir des filles... ou des garçons. Mais elle dut admettre qu'elle ne pouvait pas passer le restant de ses jours à refuser de se laver sous prétexte que les douches étaient mixtes, il faudrait bien se résoudre à y aller un jour ou l'autre.

Son angoisse était également atténuée par le fait qu'elle n'ait jusqu'ici croisé personne dans ladite pièce. Il semblait que les pensionnaires répugnent à utiliser les douches. Rien d'étonnant, la salle était elle-même en mauvais état, et en y entrant on redoutait d'en sortir encore plus sale qu'on ne l'était avant. Malgré ça, les douches fonctionnaient à peu près correctement, même si bien sûr, obtenir de l'eau vraiment chaude était une gageure.

Cassandre hésita encore un instant avant de décider qu'après tout, elle n'avait rien de mieux à faire. Elle se dirigea donc vers son dortoir, monta l'escalier qui y menait, et alla chercher sous son lit du savon, une serviette de bain qu'on avait eu la grande gentillesse de lui donner et des sous-vêtements de rechange, hésita une nouvelle fois puis se dit qu'il valait mieux garder son autre jupe et gilet en réserve. Elle prit cependant une autre chemise, prévoyant de faire ensuite un détour par la laverie pour tenter entre autres d'y récupérer son pantalon et sa paire de chaussettes ensanglantés.

Son petit paquet de linge dans les bras, elle prit ensuite le chemin de la salle d'eau, toqua avant d'entrer bien qu'elle n'entendit aucun bruit à l'intérieur, et entra effectivement dans une pièce déserte. Rassurée, elle posa ses vêtements en équilibre sur une surface à peu près propre, puis après une ultime hésitation se déshabilla rapidement et se glissa sous le jet tiédasse de la douche la plus proche. Ne sachant pas quand elle en aurait de nouveau la possibilité, elle décida de se laver également les cheveux, le tout le plus vite possible pour éviter les mauvaises surprises. Elle se savonna rapidement et se rinça, constatant au passage que son corps était dans un sale état : Les coups reçus du marquis de Méliany avant son départ n'étaient pas encore tout à fait cicatrisés, sa jambe blessée toujours dans un état lamentable, et sa peau qui avait tendance à marquer couverte de bleus, sans parler des dizaines de petites coupures qu'elle s'était faite aux bras et aux jambes durant ses pérégrinations dans la forêt, où les arbres semblaient ces derniers temps avoir décidé de la griffer autant que possible et par tous les moyens.

L'eau qui dégoulinait sur elle jouant un rôle relaxant, elle avait presque oublié où elle se trouvait, et elle était occupée à examiner une longue estafilade sur son bras en se demandant d'où elle venait et en s'inquiétant de n'avoir pas pu la désinfecter dès qu'elle se l'était faite quand elle voit du coin de l'oeil la porte s'ouvrir. Elle se jeta sur sa serviette et eut à peine le temps de se cacher derrière, envoyant au passage toutes ses affaires au sol, avant que le nouveau venu n'entre dans la salle d'eau.
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Clent Nelson
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MessageSujet: Re: Gimme some Moriar Tea [Clent-chou]   Lun 5 Mar - 1:50

A nouveau il avait prit l'habitude. Sa blessure à la jambe ne l'avait pas gêné, bien qu'il n'avait pas l'habitude les blessures ne le gênaient pas, elles ajoutaient du piment à la sauce. Il trouvait toujours qu'il manquait trop de piment, il se lassait des choses, il ne voulait pas se lasser de ça, alors il en balançait un peu partout. Peu à peu, il était conscient qu'il n'en sentirait plus le goût, qu'il lui faudrait trouver autre chose. Mais cela passait encore, alors il plantait des geysers de sang dans les corps de ses aventures - il n'aimait pas le mot "victimes" beaucoup trop péjoratif pour être réaliste - il n'aimait pas faire souffrir de la sorte, ça ne l'intéressait pas spécialement, mais ça changeait. Et il savait se contrôler suffisamment pour qu'ils ne perdent pas trop de sang, et ne pas trop les abimer, ça aurait été dommages, ils étaient tous tellement charmants.

Tant et bien qu'aujourd'hui, il avait utilisé cette expérience car il trouvait son aventure trop monotone mais, même en ayant évidemment pris soin de se déshabiller, sa chemise blanche s'en était trouvée tâchée. C'était assez dommage étant donné qu'il n'en avait emmené que deux, et qu'en dehors de son sweat et d'une autre veste, il n'avait rien d'autre à se mettre. C'était certes plus que la plupart des autres pensionnaires qui étaient envoyés ici dans l'urgence ou sans précautions, mais peu tout de même. D'ailleurs, son pantalon noir était également tâché, mais c'était négligeable étant donné que la tâche ne se voyait vraiment que si on y faisait un minimum attention. Il avait surtout du faire un tour à la laverie pour tenter de sauver sa chemise. Ce n'était pas parfaitement réussit mais c'était un bon résultat avec le peu de moyens qu'il possédait.

Clent était partit enfiler son sweat avant de se rendre compte que le sang séché sur sa peau le grattait horriblement. Il comprenait que ça avait gêné son aventure de tout à l'heure. Même si ce n'était pas que pour ça, c'était un facteur important. Il partit donc se nettoyer à la salle d'eau, prenant une petite serviette et un gel douche qu'il avait emmené par précaution : dès que ça touchait à son apparence, il était très précautionneux. Il avait prit l'habitude d'adopter une marche discrète, et il avait l'esprit ailleurs, pensant à si son aventure s'en sortait, si bien qu'il n'entendit pas l'eau couler à l'intérieur, et qu'on ne l'entendit pas à l'intérieur. En entrant dans la pièce, il eu donc un très léger sursaut en voyant la jeune femme présente, il avait l'habitude à s'attendre à tout, à tout percevoir, et il n'avait pas calculé une chose pareille. La chose ne le gênait pas, la surprise le gênait. Une fois de plus, son esprit réagit de lui-même, en quelques secondes il la jaugea imperceptiblement et lui sourit gentiment tout en détournant poliment le regard. Il s'avança sous un jet d'eau, posa ses affaires à côté et ouvrit son sweat, ne la regardant absolument pas.


"- Ne vous en faites pas, je ne vais pas vous déranger, je ne regarderais pas."

Sa voix se voulait douce et rassurante, ses gestes calmes et précis. Il inspirait ce qu'on pouvait appeler la confiance. Une fois son sweat retiré il le posa un peu plus loin pour qu'il ne prenne pas l'eau. Sur son torse nu se dessinait des éclaboussures de sang, difficile de savoir si c'était le sien ou non, d'autant qu'il semblait souffrir de la jambe droite. Sil avait mal, il ne prenait aucunes précautions pour se l'éviter. Il retira également ses chaussures et chaussettes mais eu la délicatesse de garder son pantalon, et ouvrit le jet d'eau glacé, mettant son visage contre, yeux fermés, et le laissant le nettoyer seul, ignorant le fait que son pantalon serait difficile à sécher par cette saison et qu'il n'en avait d'ailleurs pas pris de rechange.
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Cassandre Ioans
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MessageSujet: Re: Gimme some Moriar Tea [Clent-chou]   Lun 5 Mar - 2:16

Encore un homme. Décidément, elle manquait de chance ces derniers temps. Est-ce que ça aurait vraiment été trop demander qu'à une heure pareille ce soit plutôt une fille ayant gardé un fond de coquetterie qui vienne se doucher, et pas un garçon couvert de sang ? Visiblement, oui. Cassandre n'était pas agacée, elle était trop paniquée pour cela et, aurait-elle conservé son sang-froid, elle se serait rapidement résignée à son infortune.

Elle calcula vite en effet qu'elle devrait de toute façon poser la serviette pour se changer, et à moins d'attendre que le nouveau venu ne sorte, il lui faudrait faire confiance pour ne pas la reluquer pendant ce temps, hypothèse tout de même assez improbable dans ce pensionnat réservé à des adolescents à moitié fous. En même temps, au point où elle en était, elle se demandait vraiment pourquoi elle conservait cette pudeur qui, plus qu'inutile, se montrait gênante. Ce qui la dérangeait le plus en fait, c'était de laisser apercevoir ses cicatrices, surtout celle qui courait de son épaule à son flanc. Elle en avait honte. Elle n'avait pas envie qu'on se questionne dessus, ou pire, qu'on /la/ questionne dessus.

Visiblement elle avait eu la chance d'anticiper l'arrivée de l'inconnu, mais lui sursauta en la voyant. Si sa présence le gênait, trois solutions : ou bien il allait la jeter dehors, ou bien il allait changer d'avis et en profiter, ou bien il espérait lui-même trouver la salle d'eau libre et n'allait alors pas la déranger. Elle préférait ne pas trop espérer en la troisième solution, mais après l'avoir regardée un instant il lui sourit et détourna le regard.

Cassandre fut pendant quelques secondes trop surprise pour croire à sa chance. Puis il lui dit clairement qu'il n'avait pas l'intention de lui faire de mal et elle accepta de recommencer à respirer. Elle le regarda enlever son sweat noir, ses chaussures et ses chaussettes, sans penser comme elle était encore un peu sous le choc qu'elle pouvait le déranger elle-même en le fixant ainsi, puis elle s'en rendit compte et détourna le regard, non sans avoir noté les traces de sang sur le torse de l'inconnu.

Elle ne put s'empêcher de se demander d'où elles venaient. Peut-être était-ce son propre sang, mais il avait l'air bien trop calme pour quelqu'un qui venait de se faire agresser, ou même pour quelqu'un qui serait considéré ici comme une proie potentielle. Sa jambe semblait le faire souffrir, mais sans doute n'était-ce qu'un coup reçu quand la personne qui avait laissé autant de sang sur sa poitrine avait tenté de se défendre. Est-ce qu'il avait tué quelqu'un ? Cassandre préféra ordonner sèchement à son esprit de cesser de se poser ce genre de questions idiotes. De toute manière elle n'allait certainement pas lui demander.

Pour se donner une contenance autant que pour éviter de plus amples dégradations, elle ramassa ses vêtements, qu'elle avait fait tomber au sol dans sa précipitation pour atteindre la serviette. La gymnastique n'était pas simple avec une main prise pour tenir ladite serviette dans une position décente, mais elle y parvint et examina l'état de ses habits. Par chance, les sales qu'elle avait placé à côté des plus propres étaient tombés dessous, limitant les dégâts. Sa chemise de rechange était bien un peu humide, mais pas de quoi attraper une pneumonie en sortant.

Les douches étaient allumées depuis quelques temps maintenant et il faisait moins froid dans la pièce, suffisamment pour que Cassandre hésite encore à se changer sur-le-champ. Elle jeta un regard vers l'autre pensionnaire, puis décida d'atermoyer. Peut-être qu'il aurait fini plus vite que prévu.

Elle se dirigea donc vers sa bouteille de savon, elle aussi renversée au sol, et se pencha pour la refermer. C'était sans compter que sa douche ayant encore fonctionné un petit moment après qu'elle ne s'en éloigne, l'eau s'était mêlée au savon échappé de sa bouteille et avait transformé les environs de la douche en véritable patinoire. En voulant récupérer son bien, la jeune fille fit donc une magnifique glissade immédiatement suivie d'une chute douloureuse, en poussant un léger cri de surprise. Heureusement, elle s'était par réflexe accrochée à sa serviette et restait décente. Elle avait juste l'air stupide, et si le ridicule lui fit monter le rouge aux joues, il ne la tua pas.
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Clent Nelson
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MessageSujet: Re: Gimme some Moriar Tea [Clent-chou]   Dim 25 Mar - 14:29

Clent réfléchissait à la vitesse des sons qui passaient devant ses oreilles sans qu'il les laisse véritablement entrer. Il les entendait mais ne les analysait pas, il avait tellement d'autres facteurs à analyser, ce n'était pas le moment, ce n'était pas le moment. Comment s'était-il retrouvé là ? Il bénit sa longue expérience pour rester en apparence calme et contrôlé. Il lui aurait sinon surement sauté à la gorge. Mais ce n'était pas le moment, elle n'était pas intéressante pour le moment, ce n'était pas le moment. Dans sa tête un peu tout se mélangeait. Il n'avait pas pensé à l'éventualité qu'il y ai quelqu'un dans les douches, il n'y avait jamais eu personne quand il y passait pour se laver du sang de ses aventures, il y avait toujours fait attention, il voulait se maintenir comme un inconnu auprès de ses futures aventures, pour pouvoir vraiment former quelque chose. Il voulait paraitre invisible. Si on le voyait couvert de sang, sans blessures apparentes, on saurait que ce n'était pas le sien, on balancerait des rumeurs, on lui fonderait une réputation. Bien sûr, ici, ce n'était pas ce qu'il manquait, les violeurs les tueurs les cannibales les tarés, tout le monde avait plus ou moins l'habitude, ou tout du moins était au courant de ce qu'il se tramait sur cette île. Mais il ne voulait pas de statut particulier, il voulait passer inaperçu dans la foule, et y était très bien arrivé jusqu'ici. Son cerveau pouvait parer à toute mauvaise surprise. C'était son boulot. Mais il n'avait pas l'habitude d'être surpris. Il détestait ça.

Les yeux fermés, l'eau coulant sur son visage et lavant difficilement le sang presqu'incrusté sur son torse, il ne montrait aucun signe de panique. Et même si ce fût le cas, il aurait déstabilisé plus d'une personne par sa beauté et son respect envers la jeune fille à ses côtés. Il lui avait dit qu'il ne la regarderait pas, et on sentait dans ses gestes mesurés et la façon dont il inondait volontairement ses paupières qu'il n'aurait ouvert les yeux pour rien au monde.

Totalement coupé du monde extérieur, un son plus perçant lui transperça l'oreille et obligea ses neurones à lui accorder l'attention qu'il méritait. Un cri. Ce genre de cri mêlant surprise et peur, il le connaissait suffisamment, il n'avait pas besoin de réfléchir, il savait comment réagir, son cerveau savait comment réagir et commandait à son corps avant d'en informer sa conscience, il avait toujours agit de la sorte, il avait tellement l'habitude.

Le cri n'était pas encore terminé alors que Clent ouvrait les yeux et attrapait le bras de la jeune fille pour la rattraper. Quelques secondes trop tard. Il aurait du réagir dés le bruit de la glissade. Il s'en voulu, il réagissait plus vite d'habitude, il n'était pas suffisamment concentré, la prochaine fois il devrait penser à l'être. Son geste n'eut pour effet seulement de le faire glisser et tomber sur elle. Ses réflexes encore assez grands lui avaient permis de lâcher son bras pour plaquer ses mains au sol, autour d'elle, bras tendus, évitant ainsi de s'écraser sur elle. La secousse provoquée ainsi lui remonta dans les bras jusqu'aux épaules et une légère grimace de douleur apparu un instant sur son visage, avant que ça passe de la même façon que c'était arrivé. Sa conscience prit enfin le dessus sur la situation et il se força de plonger ses yeux dans ceux de la gamine, et seulement dans ses yeux, il fallait la mettre à l'aise, elle avait suffisamment honte comme ça. Il n'arrivait à rien avec des gens mal à l'aise, il n'était pas de ces brutes qui frappaient et serraient et forçaient. Lui, lors d'un instant, il donnait du plaisir à ses aventures, et leurs sourires lui faisaient plus d'effet que n'importe quoi d'autre.


"- Excuse-moi, tu vas bien ? Je voulais t'éviter de te faire mal, mais c'est un échec cuisant."

Clent eut une sorte de petit rire, ce qu'on pouvait qualifier de plus amical, de plus rassurant, et d'excuse qu'on ne pouvait pas refuser.
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Cassandre Ioans
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MessageSujet: Re: Gimme some Moriar Tea [Clent-chou]   Dim 25 Mar - 16:39

Cassandre avait l'habitude de chuter et de se recevoir à peu près correctement, ou d'encaisser si elle était prise par surprise comme c'était le cas. Une douleur au poignet lui appris qu'elle se l'était méchamment tordu et son bras plia sous elle. La douleur qui remonta de son coude qui avait stoppé sa chute, en s'associant au vertige et au saisissement occasionnés par la chute, lui firent perdre toute notion de la réalité pendant quelques instants, son esprit étant entièrement accaparé par l'émotion et la sensation de s'être brisé quelques os. Elle ne sentit pas une main lui attraper le bras puis le laisser glisser.

Son trouble ne dura qu'un instant. Ce genre de problème se posant de manière régulière, les faiblesses qui s'ensuivaient étaient devenues de plus en plus courtes, lui permettant de réagir plus rapidement pour se tirer d'affaire ou aller se soigner. La brume devant ses yeux mit environ une seconde et demi à se dissiper, un temps record, qui ne lui permit malheureusement pas de se rendre compte que l'autre pensionnaire lui était tombé dessus en essayant de l'aider. Et reprendre ses esprits allongée sous lui n'était pas des plus rassurants pour une jeune fille possédant un passé comme celui de Cassandre.

Elle se figea. Chaque muscle tendu à rompre, les mâchoires serrées à s'en casser les dents, ses doigts crispés sur sa serviette au risque que ses ongles la déchirent. Elle respirait encore mais avait la sensation de manquer d'air, sans oser prendre de plus larges inspirations. Elle n'aurait pas supporté d'effleurer la peau du jeune homme. L'attente lui sembla durer une éternité. C'était toujours le pire, ce moment où elle avait encore un espoir qu'on la laisse tranquille. Seule. En sécurité. Elle ferma hermétiquement les yeux.

« Excuse-moi, tu vas bien ? Je voulais t'éviter de te faire mal, mais c'est un échec cuisant. »

Rouvrit les yeux. Elle soutint le regard du pensionnaire qui avait au moins l'avantage de ne pas s'égarer ailleurs. Malgré elle, elle se détendit très légèrement en entendant un petit rire d'excuse rassurant sortir de la gorge du jeune homme. Il était peut-être de bonne foi, mais il pouvait très bien faire semblant. Elle connaissait cette sensation d'être juste une marionnette, une proie, de ne pouvoir s'empêcher de faire confiance. Une simple impression, plus facile à ignorer qu'à saisir, de ne plus totalement contrôler ce qu'elle pensait et ressentait.

Illan. C'était exactement ce qu'elle avait remarqué après avoir appris qu'il l'avait manipulée, ce dont elle avait pris conscience, l'indice qui aurait dû la mettre en garde. Peut-être qu'elle était simplement devenue paranoïaque. Peut-être qu'elle se trompait lourdement. Peut-être qu'elle avait tort et qu'elle ratait une merveilleuse occasion de se faire un allié. Mais cet homme qui venait ici se laver du sang dont il était couvert et qui était trop agréable pour ne pas se faire apprécier, elle refusait de lui faire confiance.

Bien évidemment il est assez difficile de le manifester quand on est allongée sur le sol d'une salle d'eau crasseuse avec juste une serviette entre son corps et celui d'un inconnu plus grand et plus fort que soi, dans un pensionnat réservé aux plus dangereux des psychopathes du monde, comme Cassandre en faisait l'expérience désagréable à l'instant. Elle aurait bien aimé se dégager mais elle était coincée entre les deux bras du pensionnaire et sa marge de manœuvre en était considérablement réduite, ce qu'un coup d'oeil de chaque côté (au cas où) confirma. Elle releva un regard méfiant vers le visage du jeune homme et se décida à lui répondre.

« Ce n'est rien. Merci. Est-ce que je peux me relever ? »

Le ton était un peu plus sec qu'elle n'aurait souhaité. Non qu'il ait pu rendre son discours agressif et qu'elle craigne que l'autre se vexe. Simplement, sa dureté trahissait d'autant mieux son angoisse... Mais dans la situation où elle se trouvait, passer un peu plus ou un peu moins pour une faible victime ne changeait plus grand chose.
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