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 En terrain inconnu... [Ezequiel]

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Cassandre Ioans
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MessageSujet: En terrain inconnu... [Ezequiel]   Ven 2 Mar - 0:12

Cassandre avait fait un voyage épouvantable. Elle respira profondément en essayant d'oublier toutes les questions qu'elle avait posées, toutes les réponses qu'on lui avait refusées, essayant d'effacer la panique qu'elle ressentait face à la seule chose qui terrifie vraiment tout être humain : l'inconnu. Elle ne savait pas où elle était ni ce qui était censé s'y produire. Tout ce qu'elle pouvait deviner, c'était qu'elle était là pour y souffrir. Pour combien de temps ? Comme souvent lors des moments d'inquiétude elle pensa à ses parents. Il s'agissait d'une pensée vague, informe, sans visage. Elle ne se rappelait que d'éclats de voix, de musique, de douceur aussi, mais cela lui suffisait pour calmer un peu ses nerfs mis à rude épreuve. Elle en oubliait pendant quelques secondes ses bleus, ses coupures qui saignaient légèrement, résultats de sa dernière entrevue avec le marquis, avant qu'il ne l'envoie... Ici. Elle ne connaissait même pas le nom de cet endroit. Mais les circonstances dans lesquelles elle était arrivée là confirmaient son mauvais pressentiment : elle devait être prudente. Pour peu qu'elle ne le soit pas déjà, un faux pas suffirait à la condamner à mort, c'était une certitude.
C'est dans cet esprit qu'elle traversa le bois qui la séparait d'un bâtiment qu'elle avait aperçu en débarquant. Elle n'était pas habituée à la marche en forêt, de la terre et des pierres tranchantes se faufilaient dans ses chaussures. Au bout de quelques dizaines de mètres, elle renonça à s'arrêter tous les trois pas pour les retirer. Sa petite valise, qu'on lui avait donné juste avant qu'elle ne monte sur le bateau qui devait l'amener ici, contenait seulement quelques vêtements de rechange et ustensiles de toilette, mais elle lui semblait peser plus lourd à chaque pas au fur et à mesure que la fatigue physique et nerveuse entravait ses mouvements. Elle vérifiait régulièrement que ses bandages, pansements, désinfectants et autres ne s'étaient pas subrepticement échappés des poches de sa jupe. Celle-ci, qui lui arrivait presque aux chevilles, gênait sa progression et elle se demanda un instant si M. de Méliany savait qu'elle devrait accomplir ce parcours quand il lui avait donné, ou plutôt jeté à la figure de quoi s'habiller, le matin même.
Le moindre craquement de bois, le moindre mouvement du vent dans les branches la figeaient sur place, tous sens en alerte. Malgré cela elle ne remarqua pas âme qui vive. Aucun animal, juste des insectes. Aucun être humain. Si le bâtiment n'avait pas prouvé le contraire, elle eut cru être seule sur l'île, ce qui n'aurait rien eu de rassurant. Les habitants seraient sûrement violents et cruels comme tous ceux à qui on l'avait confiée jusque-là, mais elle n'aurait jamais eu la force de survivre sans personne avec qui communiquer. Une branche lui agrippa la jambe, la griffant par-dessous sa jupe et la tirant de ses pensées et de ses craintes. Elle se concentra sur sa progression et parvint sans autre dommage à la porte du bâtiment qui se dressait au cœur de l'île.
Avant d'entrer, elle observa un instant le bâtiment, et nota un panneau sur lequel était affichée une feuille, visiblement là depuis quelques temps. Elle s'en approcha et lu. Il s'agissait d'un règlement. L'île abritait apparemment un pensionnat, ou quelque chose d'approchant, ce qui était à priori une bonne nouvelle : on ne l'avait pas envoyée ici pour mourir de faim, de froid ou de manque de soins. Les règles étaient strictes mais Cassandre avait l'habitude de se conformer aux exigences de ses maîtres, et elle finit sa lecture sans éprouver d'appréhension particulière à l'idée de vivre dans un tel endroit, et c'est à peine si la mention de caméras de surveillance la surprit. Elle se promit simplement une nouvelle fois d'être prudente en découvrant les sanctions promises aux réfractaires.
En sachant un peu plus sur l'endroit où elle se trouvait et en respirant une nouvelle fois le plus calmement possible, elle prit son courage à deux mains, poussa la porte et se faufila à l'intérieur.
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Ezequiel F. McMortensen
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MessageSujet: Re: En terrain inconnu... [Ezequiel]   Sam 3 Mar - 0:51

"Tu t'occuperas d'elle."

Il pressa ses doigts sur le dossier qu'on lui tendait et une lettre. Une écriture manuscrite, presque calligraphique. "La jeune fille doit être traitée avec l'égard qu'elle mérite. Ce comportement aussi infâme que punissable doit être corrigé par vos meilleurs éducateurs. Il va de soit que votre centre sera à l'abri de toute incidence financière." Ezequiel comprit une grande moitié de la missive. Le reste n'était qu'une fioriture de détails sans importances. Et beaucoup de fautes. De mots. Nul centre ou éducateur. Mais le but était quasiment le même. En faire baver aux gosses. Leur apprendre la vie, et souvent, comment crever dans la boue et le sang, les rotules saillantes et couvertes de traces à force de devoir mettre genoux à terre. Les surveillants étaient connus pour aimer les mettre dans des situations qui leur étaient confortables. Ezequiel parmi tant d'autres. Ezequiel, mieux que tant d'autres. L'administration connaissait l'affaire. La sienne. On lui avait confié la surveillance de cette petite car on connaissait la passion du surveillant pour ce genre de créature. Il le va les épaules et souffla un "Ok".

Il s'était littéralement plongé dans le dossier. La jeune fille avait un passé impressionnant d'injustices. La belle affaire ! Aux travers des mots, il s'attachait à cette petite. La petite Cassandre. Oh que oui, Ezequiel s'occupera de toi, petite Cassandre. Et plus il lisait, et plus son affection croissait. Il ne voulait pas accepter la responsabilité. Le but était de la torturer midi et soir. Quand il est allé rendre la lettre, on lui avait précisé qu'il s'occuperait d'elle comme il l'entendait. Bien, si cela lui convenait. Alors soit. Nouvel allé, il jeta la lettre sur son lit et termina sa journée. La gamine arriverait dans trois jours. Son accueil, ce sera à lui de s'en charger.

Il regarda sa montre. Une fois. Deux fois. Plusieurs fois. Les minutes passaient lentement. Le bateau avait appelé pour dire qu'ils seraient en retard, la veille. On s'attendait à ce qu'il arrive le lendemain. "On" était aussi bien les pensionnaires, l'administration que le personnel. Tout le monde attendait un quelque chose de l’extérieur. Un souffle d'air frais, des nouvelles du continent, de la vraie vie. Ezequiel n'attendait rien. Rien qui vienne du monde réel. Rien qui ne vienne de la société. Société pourrie qu'il répugnait plus que tout. Ciel, qu'il devenait nostalgique. Il regarda une nouvelle fois. Et comme le temps passait trop lentement, il alla s'installer sur un des bancs du hall s'aidant d'une béquille que l’infirmière lui avait refourguée. "On a rien d'autre". Une planche manquait audit banc. Le bois était rongé, craqué, vieux et usé. Qu'on ne le change ou pas, il n'y avait aucune différence. Si le temps ne s'occupait pas de les émietter, c'était les gosses qui le utilisaient comme armes de fortune.

La porte du grand hall s'ouvrit sur une jeune fille. Jeune femme. Elle avait les traits trop profonds, trop marqués pour pouvoir donner un age précis. Elle ressemblait à ces filles qui n'avaient rien vécut de leur vies mais qui avait vu pourtant tellement d'horreurs qu'elles en restaient désabusées. Il fronça les sourcils. Sa jupe était dans un état lamentable. Elle portait une pauvre valise qui ne devait contenir qu'un ou deux tee-shirt assez chaud pour l'été. Le redoux s'annonçait, il s'occuperait de ça plus tard. Ezequiel s'attarda sur ses cheveux. Dieu ! Ces cheveux ... Il la fixa. Longtemps. Il attendait qu'elle le remarque. Il était le seul adulte du coin. Elle le remarquerait. Lorsqu'il considéra que l'impression fut assez forte, l’attention assez captive, il inspira profondément pour se lever. il clopina vers la Cassandre, vers sa nouvelle petite pensionnaire et de son autre main, ramena le dossier à ses yeux. Premier discours. Bienvenue, gamine.

Alors -Cassandre, c'est ça ?- Cassandre. Soit donc la bienvenue à Anguish. D'abord, je suppose que tu as dû lire les règles affichées sur la porte ? -Mais ... T'es venue toute seule, d'ici à la plage ?- Alors je te considère comme savante de tes droits ici. Donc aucune. Tu as juste le droit de te la fermer quand un surveillant parle. Entre autre, moi. Et d'autres qu'on rencontrera sur le chemin.

Une pause. Ces accueils étaient à changer. C'était barbant de répéter à force. L'intention n'y était même plus.

Alors ... Avant que tu n'aies l'idée de t'échapper, je te montre ton pire ennemi ici : Il cala son dossier sous le bras pour plonger sa main dans la poche de son jean. La zapette apparut.
Télécommande, zapette, tout ce que tu voudras. Ce truc nous indique tout ce qu'il y a à savoir sur toi, ce que tu fais, où et quand. C'est aussi grâce à ça que tes petites crises seront calmés. Moi, je serais très gentil. Mais il me manque une jambe. Alors ne m'oblige pas à l'utiliser contre toi, tu seras un amour.

Donc, tu as des questions ? Parce que moi, j'en ai une : Pourquoi t'es là ? Si ce n'est que ton marquis t'as envoyé ici ? Je veux dire ... Tu as fait quoi pour l'énerver ?


Le ton avait radicalement changé. Sa réponse était attendue d'un long silence contemplatif. Ces cheveux ... Il en rêverait, la nuit.
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Cassandre Ioans
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MessageSujet: Re: En terrain inconnu... [Ezequiel]   Sam 3 Mar - 1:45

Spoiler:
 

Cassandre parcourut la pièce du regard, notant un maximum de détails en un minimum de temps. Elle avait senti que quelqu'un se trouvait à l'intérieur quand elle était entrée, et n'avait pas l'intention de l'ignorer plus d'un dixième de secondes, ayant appris à la manière forte ce qu'il en coûtait de faire comme si quelqu'un n'existait pas lorsqu'on se trouve en situation d'infériorité par rapport à lui : très, très cher.

Le hall était grand, assez propre mais délabré. Quelques portes donnant sûrement sur des pièces et des couloirs qu'elle n'allait pas tarder à connaître puisque selon toute vraisemblance elle allait vivre ici pour le restant de ses jours. Quelques fissures aux murs, mais pas trop de traces de saleté. Le bâtiment était sans doute un peu humide, mais après tout, il se trouvait sur une île. Presque pas de mobilier, juste quelques bancs auxquels il manquait des planches ou carrément le dossier entier. Il faisait plutôt froid, même si on était à l'intérieur, et si Cassandre n'avait pas été habituée à la température pendant sa longue marche solitaire dans la forêt, l'air frais et lourd du hall l'aurait fait frissonner.

Sans plus chercher à détailler la pièce, elle se concentra rapidement sur la personne qui se trouvait là. Un homme, déjà, manque de chance, mais elle doutait qu'il y ait beaucoup de femmes ici dans le pensionnat en général, et parmi le personnel en particulier. Vu son âge et les règles à l'entrée qui avaient visiblement été créées pour des enfants ou adolescents, il devait faire partie du personnel. Un de ces fameux surveillants ? Malgré sa timidité elle le fixa dans l'espoir de deviner soit ses intentions, probablement néfastes pour elle, soit quelque indication utile que ce soit sur son interlocuteur. Elle n'osait cependant pas le regarder autrement que tête baissée, timidement, par-dessous ses cils, avec un air d'appréhension.

Il avait l'air très grand, mais elle n'en était pas sûre, parce qu'il se tenait voûté. Il n'était pas très épais, ce qui était plutôt pour la rassurer, sauf que malgré ça il devait peser une fois et demi à deux fois son poids à elle. Mais il avait une béquille à côté de lui, ce qui signifiait au moins qu'à priori, elle courait plus vite, première bonne nouvelle de la journée. Puis elle se rappela que l'île était surveillée par des caméras et qu'elle n'avait donc pas la moindre chance de fuir se cacher dans les bois si la situation dérapait. Quelle que soit la manière dont cet homme la traiterait, il faudrait qu'elle fasse avec.

D'ailleurs il fronça les sourcil, ce qui fit rater un battement au cœur de Cassandre. Elle baissa rapidement les yeux après avoir croisé son regard, attendant qu'il bouge, lui fasse un signe, lui parle, quelque chose. Alors que l'attente devait insupportable et qu'elle hésitait à prendre la parole, il se leva pour s'approcher d'elle, ce qui fit repartir son coeur à un rythme deux fois plus rapide qu'avant. Elle avait l'impression que celui-ci allait exploser d'angoisse, et c'était une sensation qui, bien que récurrente chez elle, n'en était pas moins incroyablement désagréable. Elle attendit qu'il ait fini de boiter vers elle pour relever les yeux.

Il était en train d'examiner un dossier qu'elle n'avait pas remarqué jusqu'alors. Un dossier ne pouvait vouloir dire qu'une chose : comme lui avait annoncé le règlement, on la connaissait, et le marquis, s'il l'avait envoyée ici, n'avait sûrement pas manqué de donner au personnel quelques instructions supplémentaires la concernant.

En effet il connaissait déjà son nom. Elle hocha donc très légèrement la tête à la première question, voulut faire de même à la deuxième, répondre à la troisième... Elle se mordit la lèvre avant de parler. On n'attendait sûrement pas de réponse et cela risquait d'être pris pour de l'insolence, hors elle n'avait aucune envie de paraître insolente, c'était bien la dernière chose à être dans un endroit comme celui-ci. Elle se contenta donc d'écouter sagement ce que l'inconnu avait à lui dire. Aucun droit. Elle s'en doutait. C'était bien un surveillant. Et il y en avait d'autres dans les parages. Bien.

Elle avait déjà eu, et renoncé à l'idée de s'échapper mais encore une fois, préféra se taire et regarda l'homme sortir de la poche de son jean une sorte de télécommande. Elle écouta les instructions, et un observateur attentif aurait pu remarquer qu'elle était légèrement plus tendue après qu'avant, mais comme elle l'était de toute façon en permanence et en particulier depuis qu'elle avait débarqué sur l'île, la différence n'était pas flagrante.

Il semblait que, si elle avait des questions, elle était priée de ne pas les poser, car son interlocuteur lui en asséna immédiatement trois dans la foulée. Et, malheureusement, trois auxquelles elle n'avait pas la moindre envie de répondre. Elle hésita, tentant de trouver une formulation à la fois vague, correcte et objective.

- Je l'ai trompé.
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Ezequiel F. McMortensen
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MessageSujet: Re: En terrain inconnu... [Ezequiel]   Ven 9 Mar - 2:12

Regard de dégout. Imperceptible. Elle avait l'air mignonne. Et très sage. Ses mots résonnèrent longtemps. Un sifflement. Un murmure. Il se remémora le son de sa voix pour ne pas l'oublier. Brève. Fluette. Elle n'était pas vierge, c'était inutile de lui faire passer un test. Réflexion faite, Ezequiel serait à l'abri des griefs de l'administration. Parfois, ces petites putes s'amusaient à nier leur vertu pour ne pas être châtier par la suite. Lorsqu'elles étaient en cloque, c'était douloureux. On s'occupait d'elles. De l'acide lui remontait de l'estomac, il replongea le regard vers son dossier, hésitant. Il ne savait pas trop, ignorait ce qu'il devait faire. Lui faire visiter ? Quand on les déposaient sur le pallier du pensionnat, on les laissait se débrouiller, généralement. Ils connaissaient leur affaires et finalement, les gosses trouvaient rapidement leur repères. Instinct de survie oblige. Doucement, il alla poser sa main sur sa joue. Mais comme elle semblait tendue, comme il avait peur qu'elle n'échappe à son geste, ses doigts se faufilèrent dans la racine de ses cheveux et l'agrippèrent plus sérieusement. Ses longues jambes se plièrent pour se mettre à son niveau. La douleur, puissante, léger rictus, il s'appuya sur sa béquille de bois.

Écoute, Cassandre : Ici, c'est l'Enfer, le purgatoire. Il y a des gens mauvais comme la Peste, des enfoirés, des pervers, des tueurs. Tu vas te faire bouffer, ma pauvre. Bouffer. Tu dois t'y attendre. Sa voix était presque brisée de chagrin. Mais moi, Cassandre, moi, je suis là pour toi. D'accord ? Sa main secoua sa petite tête en rapprochant son visage du sien. Faut pas avoir peur. Si tu as besoin de quoi que ce soit. Tu demandes Ezequiel. Tu demandes et je suis là. Tu cries même. J'accours. Ok ? C'est d'accord ? Il se releva. Un râle de souffrance. Il senti ses tendons grincer contre son tibia. Allez, viens, j'te fais visiter le château.

Il se dirigea vers le réfectoire. Il avait son plan en tête. Son trajet. Réfectoire, lui expliquer les horaires des repas. Comment ça fonctionne. Laisser sous-entendre que si la bouffe était mauvaise, elle savait à qui s'adresser. Et comme aucun cuisinier ne lui en voudrait, il se permit de l'inviter à manger son premier repas complet à Anguish en sa compagnie. il lui raconta une anecdote sur la cantine. Une histoire vaseuse de pensionnaires qui s'était amusés à lancer une bataille de boulettes de purée. Ses souvenirs revenaient dans un éclat de rire, il lança un clin d’œil complice à la petite Cassie. Elle était mignonne. Il ne se lasserait pas de cette pensée. Il acheva de penser qu'une fois à l'aise, il la ramènerais chez le dortoir des surveillants. De sa main libre, il poussa une épaisse porte de bois. Deux battants. En bon gentleman, il laissa entrer la petite en première et suivi.

La fameuse cantine. C'est dégueulasse mais tu t'y feras vite. Une injures s'éleva dans la grande salle vide. Les cuisiniers préparaient les repas du soir. Ezequiel répondit et assura à la nouvelle qu'ils étaient sympa. Tu t'installes, je nous ramène quelque chose de comestible. En s'élançant vers les cuisines, il ébouriffa affectueusement le crâne de Cassandre.
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MessageSujet: Re: En terrain inconnu... [Ezequiel]   Sam 10 Mar - 14:40

Les yeux fixés sur le sol, elle attendait la réaction du surveillant avec appréhension. Comme elle était tendue à rompre et qu’elle n’aperçut sa main qu’au dernier moment, elle eut un sursaut impressionnant et le réflexe de faire quelques pas en arrière, mais elle se retint de fuir au dernier moment. Quoi qu’il ait pu comprendre de son histoire et de ce que la liaison qu’elle avait eu avec M. Illan révélait de son caractère et de son éthique, elle ne devait pas lui donner la moindre raison de lui en vouloir.

La main remonta le long de son visage pour aller l’agripper par les cheveux. Elle baissa la tête, tentant de cacher à l’homme en face d’elle son visage. Elle était à deux doigts de pleurer, mais surtout elle détestait qu’on lui touche les cheveux. Elle ne se souvenait plus de la raison exacte, savait juste que cela avait à voir avec son enlèvement parce qu’elle adorait se laisser coiffer par les membres de la caravane quand elle était plus petite, mais à présent, elle détestait ça. Elle savait se contrôler, donner l’impression que ça ne lui posait pas de problème, mais dans l’état nerveux où elle était, elle arrivait à peine à se retenir de hurler, de griffer celui qui la tenait si fermement par les cheveux et de partir en courant.

Elle essaya de baisser encore plus son visage quand il s’agenouilla pour être à sa hauteur, mais ne put que le détourner au maximum sur le côté, en évitant toujours de le regarder. Elle l’écouta lui parler d’une voix qui révélait une véritable inquiétude pour elle. Elle se détendit peu à peu. Qu’elle allait se faire martyriser ici, elle le savait. Elle avait l’habitude. Elle n’avait pas peur de ça. C’était toujours un difficile moment à passer, et puis elle le rangeait dans un coin de sa mémoire et tentait de ne pas y repenser. Elle avait se soigner si besoin était, ses poches étaient pleines de bandages, désinfectant, fil et aiguille pour les cas plus graves. Et elle savait aussi qu’elle allait certainement mourir en quelques semaines dans ce pensionnat, elle s’était faite à l’idée depuis la seconde où elle avait compris où elle se trouvait.

Il la força à approcher son visage du sien. Elle changea de tactique et releva les yeux pour les planter dans les siens. Elle n’en était pas vraiment consciente mais on pouvait lire ses sentiments dedans comme dans un livre. Terrifiée. Résignée. Inquiète et vaguement méfiante mais soulagée par les paroles du surveillant, par le soutien qu’il lui assurait. Elle n’y croyait qu’à moitié, mais elle s’en moquait, elle avait envie de lui faire confiance et rien à perdre. Elle était trop effrayée encore pour lui sourire mais elle hocha la tête avec tout de même un peu de conviction.

Ezequiel. Elle nota précautionneusement son nom dans sa mémoire.

Elle eut également un mouvement pour l’aider quand il souffrit pour se relever, mais elle restait trop timide et méfiante pour ne pas réprimer son geste. Elle mit ses bras derrière son dos pour s’empêcher de faire d’autres bêtises et se remit à fixer le sol, lui emboîtant sagement le pas alors qu’il l’amenait à la cantine, acquiesçant gentiment à tout ce qu’il lui disait, notant un maximum de détails. Son clin d’œil la glaça plus qu’autre chose mais elle se força à sourire en retour. Après tout il essayait juste d’être agréable. Elle hésita avant d’entrer dans la cantine, surprise qu’on la fasse passer la première (De Méliany et Illan avaient utilisé ce genre de galanterie avec elle, mais elle était surprise qu’on la traite comme ça ici) mais se dépêcha de rentrer.

« La fameuse cantine. C’est dégueulasse mais tu t’y feras vite. »

Elle n’eut pas le temps d’observer la salle avant que les cuisiniers ne lancent une bordée d’injures au surveillant, la faisant vivement sursauter. Décidément, elle avait les nerfs à fleur de peau aujourd’hui, il fallait qu’elle se calme rapidement. Le surveillant essaya de la rassurer mais ce n’était pas vraiment une réussite. Elle hocha la tête quand il lui donna ses dernières consignes, tenta sans succès d’essayer à la main qui lui ébouriffait les cheveux et se recoiffa pendant que le surveillant quittait la pièce.

Elle regarda autour d’elle puis s’assit sur la chaise la plus proche. Elle posa les mains sur ses genoux. Elle aurait en temps normal été soulagée d’être seule, mais dans une grande salle comme ça, ce n’était pas très rassurant, d’autant qu’elle savait qu’il y avait juste à côté des cuisiniers vite enclins à lancer des insultes aux surveillants, et sans doute pire aux pensionnaires. En plus, elle s’était mise dos aux cuisines, donc elle entendrait juste le pas d’Ezequiel quand il reviendrait et même s’il était reconnaissable à cause de la béquille, même si elle serait sûre et certaine qu’il s’agirait de lui, elle passerait un mauvais moment à se retenir de se retourner pour vérifier qu’il n’y avait pas de danger quand il approcherait.

Elle soupira et leva une main pour la passer encore dans ses cheveux, essayant de se défaire de l’impression désagréable que lui avait laissé le geste affectueux du surveillant.

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