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 Expérimental (Henry et Alex 1 - Salle de bain)

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Henry Shelley
| Personnel |


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Crainte : Les assistantes maternelles et l'avocat de la partie civile
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Prison of anguish
Pourquoi es-tu à Prison of anguish ?: Pour t'embrasser bien sûr, ma biche.
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MessageSujet: Expérimental (Henry et Alex 1 - Salle de bain)   Mar 14 Fév - 21:36

Ce RP a été entièrement rédigé sur ce formidable et déjà arriéré outil de communication qu'est MSN. Ainsi on expliquera les posts très courts et la qualité nettement amoindrie par un jeu consistant à répondre plus vite que bien. Le principe de base étant d'approfondir les relations entre vos personnages par le biais de petites anecdotes que de vrais rp -ceux que nous appellons les "grandeur nature"- rendent parfois un peu interminables. Bref, nous jouons.

HENRY SHELLEY ET ALEX BAILEY (1)
SALLE DE BAIN


Henry remonte un couloir en ignorant soigneusement les membres du personnel qu'il croise. Les gamins qu'on avait récquisitionnés ce matin pour se geler dans les bois -y a pas d'autres mots- étaient rentrés au chateau et on les avait envoyé vite fait à la douche. Dans le lot y en avait un qu'il avait reconnu rapidemment. Apparaît dans l'encadrement de la porte du dortoir où stagnent les mêmes gosses qui iront se frotter sous l'eau chaude au second tour. Cherche des yeux et puis il trouve. "Bailey", il dit en tirant sur le mégot qui lui pend à la lèvre, accompagné d'un signe de tête autoritaire. Tu bouges. Regard noir pour les autres gamins, et puis un sourire nerveux. Il y a un surveillant avec eux qui ne sourcille pas. Parfait.

*(Alex). Assit par terre, adossé contre sa couche, il dessine du bout d’un doigt des motifs abstraits sur le sol, en pleine réflexion avec lui-même, ou encore perdu dans un autre monde. Un peu des deux certainement. N’écoute pas le petit groupe de garçon duquel il s’est ostensiblement approché, trop occupé avec son sol. Emerge en entendant son nom, et relève la tête pour voir ce qu’on lui veut. Un temps. Non. Non, non, non. Optant pour le ‘rien vu, rien entendu’ s’intéresse brusquement aux garçons à côté de lui de la façon la plus fausse qu’il soit.

*(Henry). L'est autiste, le gamin. Pauvre ange. Le surveillant qui est planté au milieu de la pièce l'appelle mollement Carson. Henry apprécie moyennement qu'on l'ignore. "Alex, ...". Ne prend pas la peine de formuler ses menaces. Avec toute la patience du monde, il s'approche, salue les gamins qu'il connaît -et qui ont passés l'après midi sous ses yeux dans les bois- oblige le petit à tomber de son lit et à tenir debout. "On te demande, petit con, grogne-t-il, ne m'obliges pas à...enfin, tu sais". Il sait très bien. Discute un peu avec le surveillant, demande si tout va bien et souligne qu'il ne fait que l'emprunter. Comme ça traîne, il lui en colle une volante dans la nuque et le jette dehors.

*(Alex).Continue à ignorer les deux adultes, restant complètement immobile et osant à peine respirer (leur vision est peut être basée sur le mouvement avec un peu de chance). N’ayant finalement plus trop le choix, se voit contrait de se lever avec toute la meilleure mauvaise volonté du monde. Marmonne des trucs incompréhensibles tout en restant sur place, observant ses pieds et levant de temps en temps les yeux vers Henry. Malgré sa faible résistance, se retrouve dehors à se protéger de nouveau le crâne ‘au cas où’. Etablit une distance de sécurité entre lui et le garde chasse, avant d’observer le sol d’un air particulièrement concentré et renfrogné. *

Henry marche à côté du gosse, le presse d'avancer, lui fait avaler des mètres de couloir. Traverse le corridor central sans changer d'étage, puis le pousse dans un ascenseur. Le silence est écrasant, Alex le dégoûte autant qu'il nourrit, par ses postures de gargouilles, une certaine excitation. "Mon pauvre garçon, grince-t-il en passant une main machinale dans ses cheveux sans teintes, tu as vraiment une sale gueule". Anguish est un dédalle. En remontant le labyrinthe, il le traite comme un gamin en difficulté dont il serait le dévoué éduquateur. En même temps il se demande ce qui peut le pousser à vouloir persécuter Alex qui n'a pourtant rien de naturellement désirable. Savoir ce qu'il pouvait trouver d'exhaltant dans la pantomime d'une relation presque normale entre deux tapettes où il aurait le rôle du mâle dominant, rien de plus. Entre dans l'aile du bâtiment occupée par le personnel. S'arrête, prend le visage d'Alex entre ses deux mains de bûcheron et se plante dans ses yeux fuyants. "Tu te souviens de moi, pas vrai mon ange, restes sage et tout se passera...", oh, il hausse un sourcil mécontent en repassant du doigt une tâche de crasse grise sur la pomette d'Alex. L'insanité est naturelle chez Henry. Mais chez ses poulains, c'est moyen. "Tu devais aller te doucher c'est vrai." Le lâche et cherche des yeux un repère. Puis le choppe par le bras et l'entraîne vers les salles de bain joliment clean de l'étage.

*(Alex). traine le pas, accélère parfois pour marquer la distance entre lui et Henry, évite autant qu’il peut et mollement tout contacte visuel ou physique, continuant de grimacer mécontent, avant de se perdre dans quelques pensées éphémères et fragiles. Reste derrière Henry, ni trop près, ni trop loin (il ne désire par vraiment se prendre d’autre coup : la leçon a finit par rentrer) espérant intérieurement que s’il ne se fait pas remarquer on finira par l’oublier. Sors de ses pensées au contacte de Henry, esquissant un mouvement de recul finalement inutile. Acquiesce à la question réthorique, légèrement perplexe (air qu’il semble avoir de toute façon en permanence). Affiche une mine un peu plus surprise, par cette agitation brutale après un calme plat, se laissant entraîner par Henry, avant de finalement bredouillé quelques mots. «Je-je veux pas prendre ma douche. Ca va. Je veux pas. J'en ai déjà prise une » *

Henry prend un air exaspéré. Secoue la tête. Petit Alex, ses ébauches de lutte sont aussi émouvantes que vides. "Regardes toi". Il y a des glaces sur un pan de mur. Souvent ça leur fait un choc, aux gosses, de se voir. "Tu es dégueulasse, pauvre con. Regardes. Son propre reflet lui saute à la gueule pendant qu'il désigne les miroirs. Ses entrailles se retournent. Pas par déception, mais cela faisait des mois qu'il ne s'était pas miré. "C'est pas bien de mentir Alex". Il lui enlace les épaules, d'une étreinte tendrement sèche qui emprisonne plus qu'elle ne console, et sous-entend qu'au moindre faux pas il pourrait le broyer. "T'es pas bien résistant, mon gars". Là dessus il le lâche et dit qu'il revient dans une heure et demie.*

*(Alex). jette un regard agnostique à la glace. Celui qui voit à l’intérieur lui est étrangement familier. Il se reconnait à peine, sa mine se décompose et il frotte maladroitement ses yeux pour ne pas chialer comme un gosse. Il a encore perdu du poids, a des cernes grises sous les yeux, et c’est sans parler de la couche de crasse qui le recouvre. Passe une main dans ses cheveux qu’il tente d’arranger sans vraiment écouter ce qu’on lui reproche. Baragouine un « Je mens pas. » difficilement convaincant et convaincu, plus destiné à lui-même qu’à n’importe qui d’autre de toute façon. Se raidit, se crispe et se courbe en voyant le reflet d’Henry enlacer le sien, et en sentant le vrai Henry contre lui. Tente de se dégager d’un bref coup d’épaule avant de renoncer, et se contente de fixer d’un air sévère leur reflet, silencieusement. Toujours dans le même mutisme, acquiesce d’un bref signe de tête et suit le vrai Henry des yeux jusqu’à ce qu’il sorte de la pièce. Reste quelques secondes à fixer la porte, s’attendant à le voir resurgir d’une seconde à l’autre pour lui dire que ce n’était pas vrai, ou quelque chose comme ça. Une minute. Rien. Vraiment ? Va se coller à la porte, colle son oreille contre sans savoir à quoi il s’attend vraiment. Rien. Ok. D’un pas bien plus rapide que jusqu’à lors, ouvre le robinet d’eau chaude de la baignoire, puis celui d’eau froide, et se glisse dedans sans prendre la peine d’enlever ses vêtements pour le moment. Ils sont dégueulasses, autant en profiter pour les laver étant donné qu’il a un mal fou à lancer une machine sans provoquer de catastrophe (mais tous ses boutons qui ne demandent qu’à être poussés…), et surtout parce qu’il a toujours voulut essayer de faire ça. Enlève son t-shirt (qui va bloquer le siphon), reste un bref moment immobile sous le jet d’eau, enlève son jean, son boxer. Accroupit dans la baignoire, il ferme les yeux, cache son visage contre ses bras croisés sur ses genoux. Henry, Anguish et tout le reste lui sont complètement sortit de l’esprit. Il dormirait bien un peu, là, sous le jet d’eau brûlante. Non, on lui a déjà dis que s’était dangereux.

Henry sort dans la chambre, se plaque contre le mur, écoute le jet d'eau couler un bon moment. Pendant une seconde, il caresse la poignée avec l'idée d'entrer brutalement et de le noyer dans la baignoire. L'horloge au dessus d'un des lits lui souffle qu'il devrait aller faire sa ronde. Il sort de la pièce et marche jusqu'à un des combinés à l'intérieur duquel il explique calmement qu'il faudra envoyer quelqu'un à sa place. Il est occupé. Faudra pas le faire chier. Oh, il se fera engueuler. Le garde chasse n'a théoriquement pas son mot à dire sur les horaires. Personne ne l'a. En vrai tout le monde s'en fout. Il revint sur ses pas, allume une énième cigarette. Une demi heure à peine s'est écoulée. Il s'engouffre à nouveau à l'intérieur, inspire une grande bouffée de vapeur d'eau, ferme le loquet dans un silence absolu et coupe le jet d'eau qui menace de faire déborder le bain. La fumée qui s'évade de ses narines forme des volutes qui se mêlent à la vapeur. Il regarde Alex, le visage rigide et sérieux. *

*(Alex). Son visage, maladroitement callé sur ses genoux et contre le rebord de la baignoire, glisse Se réveille brusquement quand il pique du nez dans l’eau. Cligne des yeux deux fois, trois fois. Retient un glapissement de surprise en remarquant la présence du garde-chasse. Rapporte ses jambes contre lui, enserrant ses bras autour et courbant le dos.
« Une heure est pas passée. » *Un temps, regarde le garde-chasse dans les yeux, avant de dévier son regard. « Sors. » N’a en réalité aucune idée du temps qui s’est écoulé.*

Henry émet un ricannement et envoie un coup de pied rude dans le corps replié. "SortEZ Alex. Et tu ne me donnes pas d'ordre, saloperie !". Pas s'il souhaite rester en vie. Henry souhaite qu'il reste en vie. "C'est moi qui décide, d'accord ? Et toi tu l'ouvres quand je te le dis." La colère est chiche, en réalité il s'amuse terriblement. Il découvre avec Alex quelque chose qu'il avait jusque là totalement méprisé : les préléminaires. Donner des coups de pieds dans la gueule du gamin lui servait généralement de diversion pour mieux lui baisser le froc. Mais Alex est grand et Alex le craint déjà. Ses tremblements lui rendent un confort qu'il avait perdu en devenant le larbin de tous les surveillants d'Anguish. Machinalement, il enlève ses chaussures et jette au gosse un tube de shampooing. Il se dirige vers les glaces et sort un de ses vieux rasoirs rétractables que, curieusement, les surveillants d'Anguish préfèrent aux engins plus modernes. Son rasage laisse à désirer mais il décide de le remettre à plus tard. Adossé au lavabo, il ouvre et ferme machinalement la lame. "Tu le sais pourtant, qu'il ne faut pas m'énerver, Alex. Tu te souviens ? Ta petite caboche clébarde peut retenir ça ?"*

*(Alex). Oui, oui, il est d’accord, pardon, désolé, j’ai oublié, c’est pas moi. Oui, il se souvient aussi qu’il ne faut pas l’énerver. Il le rassure en hochant la tête de haut en bas de façon maladroite, tentant de dissimuler ses convulsions répétées et sans ouvrir la bouche cette fois, même si le bruit répété de la lame le fait se raidir toujours un peu plus.
Il évite toujours aussi soigneusement de le regarder. Se cache le visage entre les bras, une main dans les cheveux. C’est presque à tâtons qu’il récupère la bouteille bien qu’il se contente de la tripoter gauchement entre ses mains longilignes et diaphanes, tentant de contrôler ses tremblements. Il fixe ladite bouteille avec une moue sévère.*

Henry lui ordonne de se dépêcher. Mais Alex est lent, c'est un animal de la famille du paresseux avec ses membres longs et sa gestuelle pataude. Au moindre contact, il se remet à frissonner et au moindre mot il marmonne n'importe quoi. "Tu me déteste, Alex, pas vrai ?" il demande avec un vieux sourire d'abattoir en dépliant le rasoir comme pour se mirer à l'intérieur. "Je veux t'entendre le dire si c'est le cas, et bouges toi avant que je m'énerve pour de vrai, d'accord ?". Déteste. Il transpire la haine, oui. Comme ce doit être dur, la fatalité. Oh oui Alex, c'est affreux, je le sais. Henry sait. Il se revoit dans le même état de stupeur permanente, il y a longtemps, sans savoir quoi en penser. Le chauffage marche dans cette partie du bâtiment, Henry a moins froid dans son tee shirt malgré la neige dehors. Alex est une sale loque. Il s'avance vers la baignoire avec son rasoir et se penche sur Alex, glisse une main bûcheronne sous son menton et l'oblige à le regarder dans les yeux. "Dis le".*

*(Alex). Soumit, obéissant, il se dépêche de vider la moitié de la bouteille de shampoing dans une main et de la passer dans ses cheveux sans aucune bonne volonté. Il ressemble plus à un pantin désarticulé qu’autre chose. Pinocchio. Et le garde-chasse c’est Mangefeu. Alex ne l’aime vraiment pas et l’ignore. Il finira peut être par partir comme ça. Quand il demande une seconde fois Alex répond juste par un très vague hochement de tête, toujours plus renfrogné, sur le point de pleurer. Il renifle. La troisième répétition est un peu plus brutale. Alex griffe maladroitement la main du garde-chasse pour tenter de se libérer, avant de finalement chercher à l’aveuglette ou est passé cette stupide bouteille. Il pourrait le frapper avec. Lève les yeux vers lui, se mord les lèvres, hoche la tête de haut en bas, de droit à gauche. Pleurniche un ‘oui’ puis un ‘non’.
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Alex Bailey
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MessageSujet: Re: Expérimental (Henry et Alex 1 - Salle de bain)   Mar 14 Fév - 21:48

*(Henry). s'esclaffe et l'embrasse sur le front. "Tu ne sais même pas toi même, que tu es con". Sans prévenir, il le renverse d'un coup et lui plonge la tête dans l'eau chaude. "J'en ai assez que tu m'ignore mon petit. Tu me snobe, c'est ça ?". Il glisse son bras sous sa hanche et lui sort la tête de l'eau. Puis il la replonge environ dix secondes. L'eau doit être bonne. Il en gicle pas mal. Le rapport de force ne fait pas de doute. Remue tant que tu peux, Alex. Il finit par le lâcher, le laisse se remplir les poumons d'air et retrouver un rythme cardiaque normal. En même temps, il met une jambe dans le bain, glisse, se retrouve à genoux dans l'eau et se cogne le coude au rebord en jurant. Sa cigarette est naturellement éteinte, il la crache comme une comète et se colle à Alex.
"On se comprend, pas vrai, Carson ?".*

*(Alex). Il ne s’y attendait pas, à passer sous l’eau. Il en avale alors qu’il se débat : il tente de se redresser en s’aidant des rebords de la baignoire mais ses doigts humides glisses et ne trouvent pas de prises, alors à l’aveuglette il cherche désespérément à s’agripper à quelque chose n’importe quoi. Il s’accroche inutilement au t-shirt du garde-chasse, tire. Mais il le ressort. Alex tousse. Et c’est reparti. Il tient toujours d’une main le t-shirt, mais s’en sépare finalement pour aller griffer aveuglément le visage du garde-chasse, tirer sur les mèches de cheveux qui passent entre ses doigts. N’importe quoi, mais arrêter ça. Par reflexe il ouvre la bouche, cherche à respirer. Quand il est libéré pour la seconde fois, il tousse de nouveau, crache de l’eau, respire bruyamment et passe une main sur sa gorge endolorie. Son cœur bat tellement fort qu’il donne l’impression à Alex qu’il peut sortir de sa poitrine d’une minute à l’autre. Quand il a reprit son souffle, il se redresse un peu, ramène ses jambes contre lui. Il pleure, mais ça ne se voit pas avec l’eau, ça aurait du être drôle ça. « Alex » Sa propre intonation le surprend. Il parle encore plus haut que d’habitude, on dirait qu’il a avalé de l’hélium, encore pire que d’habitude. « Je m’appelle pas Carson, je m’appelle Alex. » Il ne faut pas l’ignorer, compris.

*(Henry). "Alex, hein ? Pourquoi Alex ?" il chuchote, sa voix est éraillée et moqueuse. Il appuie sa tête contre l'épaule d'Alex et referme ses cuisses autour de ses jambes frêles et repliées. Passe encore une main dans les cheveux trempés et essore un peu d'eau chaude entre ses doigts. La sensation est délicieuse, le désir croît en lui. Si Henry est une sous-merde, Alex habite au fond des chiottes de l'Enfer. "C'est pas ce qui est écrit sur ton papier, ici tu es Carson, Alex ?". L'eau est chaude et pourtant les bras du garçon se couvre d'une chair de poule frémissante. Henry se souvient qu'il avait son paquet de cigarettes et se briquet dans la poche. Chier. "Enfin, je m'en fous, on s'en fout pas vrai ?". Passe un coup de langue juste dans la tracée de son échine. Tente de rester détendu, de ne pas l'engloutir tout de suite. Se souvient que lui non plus n'a pas pris de bain depuis un moment. Il défait les bretelles qui le gêne et prend la main d'Alex pour la passer sur sa jambe à lui. "Ces sales raclûres de surveillants se signeraient comme des dingues s'il te voyaient. Tu ressembles à un gosse, Alex, on dirait que t'as douze ans". Commence à déboucler sa ceinture.*

*(Alex). « C’est pas moi, Carson. C’est quelqu’un d’autre. ». Il ne bouge pas, il n’ose pas. C’est à peine s’il s’autorise à respirer. Parce que sa respiration est bruyante. Trop bruyante, il a l’impression que tout le château pourrait l’entendre si elle n’avait pas été recouverte par les battements de son cœur. Le sang bat dans ses tempes. Il acquiesce distraitement, on s’en fout, oui. Il n’écoute plus vraiment. Son regard est fixé sur le pommeau de douche qui ne crache plus d’eau. Il a juste à tendre le bras pour l’attraper. Alex frissonne, pousse un gémissement plaintif. Qu’il arrête de le toucher. Que plus personne ne le touche. Qu’on le laisse tranquille. Pour ça c’est facile. « Je sais. » Il écoute à peine ce que lui dit le garde-chasse. Doucement, il dégage sa main pour attraper la bouteille de shampoing qui flotte. Va pas trop vite, prend ton temps. Il se rétracte un peu, verse du shampoing dans sa main. Brusquement, il se jette sur le pommeau de douche, frappe Henry au visage, sur les doigts, sur ce qui est à sa portée. La moitié de l’eau quitte la baignoire, mais c’est le cadet de ses soucis. Il essaye de lui mettre du shampoing dans les yeux mais ne s’y attarde pas non plus. Il se glisse hors de la baignoire avec une dextérité dont il ne se savait pas capable, jette un bras dans l’eau pour attraper ses vêtements avant de se jeter sur la porte en glissant et dérapant. Il panique, essaye de l’ouvrir mais n’y arrive pas. Alex se laisse tomber par terre, en position fœtal. Il hurle des excuses, que ce n’est pas de sa faute, il ne voulait pas. *

*(Henry). pousse un cri de rage, l'insulte abondament et tente de chasser le produit qui lui bouffe les globes avec de l'eau. Pas que ça soit très douloureux, mais le petit l'a vraiment eu par surprise. Il est complètement étendu dans la baignoire maintenant et l'affaissement du corps d'Alex pendu à la poignée lui arrache un éclat de rire qui commence très bas et échelonne les octaves jusqu'à devenir furieux. Tu ne peux pas t'enfuir, Alex, tu ne peux pas ! Tu vas vite comprendre ça." Il continue de se marrer en essayant d'ôter le shampooing qui lui attaque la cornée. Jure. "Relèves-toi Alex". Sa pudeur est touchante. L'eau chaude à rendu les rayures sur les bras d'Henry un peu plus vives, certaines sont encore très récentes. "Debout !". Il prend le pommeau de douche, le règle sur le jet très froid, le plus cinglant possible et asperge le gosse à distance. "Tu voulais t'enfuir où, imbécile ? Où ? Dans les dortoirs ?! Tu voulais te faire lyncher ! Tu sais ce qu'on fait aux gamins qui s'enfuient ici ?! Alex bouges où je te défonce la gueule et ton petit cul avec ! Amènes-toi !" *

*(Alex). Ne bouge pas, si on considère que les convulsions dont il est victime ne comptent pas. Il continue à siffler des excuses, à dire n’importe quoi, il hausse le ton au rire du garde-chasse et se bouche les oreilles. Mais il l’entend toujours. Il voudrait le voir mort. Noyé dans cette baignoire. Avec le crâne ouvert. Ou alors la gorge tranchée par ces putains de rasoirs. Oui, les rasoirs, ou alors il se coupe les poignets avec les rasoirs. Comme ce type à l’hôpital qui avait tenté avec du verre mais les infirmières avaient réussit à l’en empêcher à temps. Au final il avait enlevé sa perfusion et était mort quand même. Alex voudrait avoir une perfusion à enlever. L’eau glacée le réveille. Il se redresse, se lève, se colle au mur. Les reproches d’Henry l’énervent. Parce qu’il a raison, parce qu’il s’en rend compte. « Je sais ! Tais toi ! Taisez-vous ! » Il regrette d’avoir haussé le ton, mais c’est trop tard. Son visage se ferme de nouveau en une moue contrariée. Il serre les dents, il s’amène, restant tout de même hors de porté des bras du garde-chasse.*

*(Henry). déplie son rasoir et se redresse. Ses vêtements sont gorgés d'eau. Il tend le bras et referme brutalement sa main sur le poignet du gamin. L'attire d'un coup sec et l'oblige à se courber. "Vous avez besoin de discipline, mon pauvre ami". Le poing part sans prévenir s'encastrer dans sa machoîre. Sans se contenir. Il sort de la baignoire. "Qu'est ce que tu crois ?! Hein ? Qu'est ce que tu crois petit merdeux ? Que tu vas pouvoir résister à tout ça ? A nous ? A moi !" Coup de pied dans le flanc. "T'en as pas eu assez, on dirait !". Attrape une des chaussures qu'il avait précédament abandonné et roue le dos d'Alex de coup de semelle. "Tu chouignes mon pauvre, je vais tellement te faire mal que tu ne sentiras même plus tes fractures!"Il le plonge de nouveau dans la baignoire et lui cogne la tête au rebord avant de le plonger dans l'eau. Le maintient. Le sort. Le replonge. Encore et encore. Puis le remet à genoux et l'oblige à regarder vers le haut. A son oreille, il fait musicalement entendre le dépliement de la lame. Lui caresse la gorge avec, remonte vers le menton et abandonne une coupure superficielle sur sa joue. Le regarde avec un mépris presque palpable. Lape les perlures de sang et le relâche brutalement. "Carson ou Alex, mon tout beau, tu es étiquetté Henry Shelley maintenant". Lui jette une serviette sèche et lui ordonne de se rhabiller et de le rejoindre dans la pièce à côté. Tant qu'à souiller tout le dortoir de ses raclures de surveillants. "Chiales un bon coup et arrives". *

*(Alex). Se retient de hurler encore, parce qu’il a l’impression d’avoir déjà tout donné quelques secondes plus tôt. Tout les pensionnaires ont du l’entendre brailler. Il s’essuie de la paume de la main la petite plaie. Ca pique, sa brûle, il a mal partout. Il voudrait ne pas lui donner le plaisir de le voir pleurer, mais c’est un peu trop tard. Il acquiesce. D’accord, il est étiqueté, aucune objection du moment que tu te casses de là. Enfouit sa tête dans la serviette, continue à pleurer en appelant d’une voix étranglée sa mère, son père, n’importe qui il s’en fiche. Doucement il reprend son souffle, hoquetant de temps en temps. Il va rester là, et ne pas bouger. Elle est pas si mal cette baignoire. Y’a un peu de sang, mais pas si mal. Un filet de bave à laquelle est mêlée du sang dégouline de sa bouche. Il crache, et pose sa tête dans la serviette contre le rebord de la baignoire. Silence. Ca fait du bien, il a mal au crâne. Alex se redresse, sort de la baignoire et se sèche de façon superficielle. Il récupère ses vêtements éparpillés par terre, remet son jeans non sans difficulté. Porter des vêtements mouillés c’est pas ce qu’il y a de plus agréable. Il grelotte maintenant. Respire une fois, deux fois, reprend la serviette et s’essuie de nouveau les cheveux. Il peut sortir et retourner dans les dortoirs. Non, le garde-chasse n’aurait aucun mal à le retrouver. Alors il peut essayer de s’enfuir tout court. Non, pareil, il se ferait retrouver, et ses vêtements mouillés ne sont pas pratique pour s’enfuir. Alex se mord les lèvres, essaye de retenir ses sanglots, s’essuie maladroitement les yeux. Il tourne la poignée. Pute, pourquoi t’étais verrouillée tout à l’heure. Va se planter devant la porte de la ‘pièce d’à côté’, frotte encore ses yeux, ses joues, remonte son pantalon qui glisse sur ses hanches encore plus que d’habitude. Gratte à la porte.*

*(Henry). était allé étaler son corps rompu et trempé sur un des matelas moelleux. Remet sa chemise après l'avoir longuement essorée. Il se sent bien, très bien, tout roule. Retourne ouvrir à Alex qui, obéissant, cesse de prendre de mauvaises initiatives. Son visage est un désastre, ses fringues sont pareillement alourdie par l'eau mal essorée. On dirait un petit rongeur passé sous le 4x4. Un petit rongeur honteux. C'est bien. Il passe un bras paternel autour de son cou et jette un dernier regard satisfait à la salle de bain dévastée. Il se sent suffisament apaisé pour poursuivre la soirée en douceur. Même si ses muscles sont guindés comme des arcs. Il a pleuré évidemment. Ça prouve qu'il est encore humain. Dieu sait qu'ici on ne le reste pas toujours. Alex est haineux, ça se sent. Le moindre contact lui arrache des sursauts mais il est tellement assomé qu'Henry sent qu'il a déjà gagné la bataille. Il le fait s'asseoir sur un lit et lui enlève son T-shirt. Tranquillement, pas de gestes brusques, ça effraye les chevreuils. L'allonge. L'excitation le rend nerveux, il aurait presque peur de lui broyer le crâne par manque d'attention. Avant de grimper à son tour, il va fermer la porte du dortoir histoire de ne pas être dérangé. Même si les surveillants de jour ne débaucheront pas avant quatre ou cinq heures. "Restes sage, on est pas bien là ?". Il l'enlace, contrôle le tigre qui aimerait bouffer le faon tout de suite. Pour pas le casser. Son bras se repose sur ses côtes saillantes, passe sous son aisselle et la tendresse à peine forcée de sa main qui caresse le menton d'Alex n'empêche pas qu'il déboucle également le jean du petit avec l'autre paluche. "Ne me complique pas le travail, d'accord ?"*

*(Alex). Est trop fatigué pour tenter de continuer sa petite rébellion qu’il sait perdu d’avance. En tout cas pour aujourd’hui. N’oppose aucune résistance quand il lui enlève son t-shirt, en le gardant il aurait attrapé froid de toute façon et il n’aime pas l’infirmerie. Il baille, et il grimace juste, parce qu’il a mal. C’est devenu une poupée. Pinocchio n’est plus un vrai petit garçon, mais une vraie marionnette. Il va recommencer à pleurer. Alex pince les lèvres, ferme les yeux et les essuie encore. Il ne répond pas. Ca sert à rien, il s’en fout. Faut qu’il pense à autre chose, ferme les yeux plus fort, t’es ailleurs. Loin d’ici. Mais tout le ramène ici, pas seulement chacun de ses muscles qui est endoloris mais tout. Ok. Il ne compliquera pas les choses, pas cette fois. Il est trop épuisé pour ça. Alex lève les fesses pour que l’autre puisse faire glisser le jean. Il a le dos encore brûlant des coups de chaussures, il grimace encore. Depuis toujours Alex a la peau qui se marque très facilement. Bientôt il va avoir pleins de bleus.

*(Henry). est satisfait, Alex est à nouveau d'une docilité ravissante. Fait glisser en accordéon le jean du petit jusqu'à ses chevilles et défait le sien. Le corps est chiffonier, constellé d'hématomes naissants. Le silence assourdit par des respirations fortes se suspend plusieurs longues minutes. Henry savoure sa petite victoire disciplinaire. Il retombe sur le flanc et puis revient une seconde fois en couvrant les gémissements du petit d'insultes à voix basse. Et puis il descend du lit, reboucle sa ceinture, allume une énième cigarette. Une familière montée d'énergie lui propose de continuer à se défouler sur le dos du garçon mais il se repent. Se passe la tête sous l'eau dans la salle de bain en sifflotant. Songe à passer la nuit avec le gosse. Se trouver une chambrette où il pourrait dormir avec Alex dans les pattes. Il y en a une au bout du couloir, un peu infâme. Il se sentait à nouveau guilleret, comme la première fois. Il éclata de rire en redécouvrant son poulain vidé. Comme une carcasse chez le taxidermiste. Un ange dans un baisodrome. Il déposa sur la peau de son cou tendu un baiser que d'aucun dirait amoureux. "Rhabilles toi vite Carsonalex, on va se faire dégager". *
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