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 And my fingers flying to the sky ► EZEQUIEL

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Eurynome D. Doherty
Commence a regretter d'être la
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Prison of anguish
Pourquoi es-tu à Prison of anguish ?: Je sais pas, j'avais envie de passer mes vacances ici. Vous savez, la plage, le soleil, des pensionnaires accueillants et très gentils, non, vraiment, c'est le pied ici.
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MessageSujet: And my fingers flying to the sky ► EZEQUIEL    Mar 27 Déc - 21:47

De quoi se plaignent-ils, toutes ces personnes qui pleurnichent tous les jours en disant préférer mourir plutôt que de supporter une journée supplémentaire ici ? Franchement ? Il suffit de se rendre sur le toit du bâtiment principal pour avoir la simple illusion d'un paradis, et je suis sincère là dessus. Certes, c'est bien la toute première fois que je m'y rends, mais je ne suis certainement pas déçue du résultat. Il doit être autour de vingt-deux heures trente, et, bien que je me gèle sérieusement dans mon simple american apparel orange et blanc, je n'ai absolument pas envie de bouger mes fesses d'ici. En plus, je suis seule. D'ordinaire, pour être honnête, j'ai horreur de la solitude. C'est trop pesant. Et fastidieux, aussi. Je suis pas encore suffisamment tarée pour me parler toute seule. Mais ici, je préfère autant être seule que traîner avec n'importe quel psychopathe qui sera capable de me découper en petits morceaux si j'ose le regarder de travers. Ouais, les gens, en général, me semblent particulièrement flippants ici. Quelque chose doit sérieusement clocher dans leur cerveau. Donc, dans ces cas là, je crois que, question de survie, c'est de large la meilleure solution d'être seule. Ouais. Même si le temps passe vachement lentement. Ouais. Finalement, je sors de la poche de mon jean un vieux vernis à ongle bleu turquoise. Le genre de truc que je n'ai pas ouvert depuis mon arrivée ici. Ça donne un petit côté superficielle, d'emmener ce genre de connerie ici, mais, eh, au moins, ça me fait une occupation. Je secoue le flacon, et l'ouvre. Quoi que j'aimerai ben me faire les ongles en mode arc-en-ciel, vous savez, un peu de gaieté dans ce monde-là, mais je n'ai pas prévu suffisamment de vernis à ongle. « Bordel, bordel, bordel, mais non ! » ce n'est qu'un extrait des multitudes de jurons que je sors subitement en français, face au « drame » qui se déroule sous mes yeux : le vernis bien trop sec pour être mis. Ouais, côté vulgarité, c'est vrai, je suis aussi charmante qu'un phacochère. Sous l'effet de la colère (qui, chez moi, ne dure que dix secondes), je jette le vernis du haut du toit, en espérant que personne n'ait la mauvaise idée de passer en dessous en ce moment précis. Je me blottie dans mon propre sweat, en me demandant pourquoi il a fallu que l'un des rares endroits cool de ce maudit pensionnat ne soit pas à l'intérieur. Quoi qu'on se gèle aussi à l'intérieur. Mais un peu moins. Enfin je crois. Bref. C'est chiant, d'être enfermée ici. Inutile de préciser que j'ai la ferme impression de ne pas être à ma place, si ? Ça ce voit tout de suite. Vous en avez vu beaucoup vous, des nanas, ici, habillées avec des fringues aussi colorées que ça , et qui ont quasiment toujours un sourire éclatant sur la tronche ? J'ai sans doute l'air d'une citrouille meringuée, là, si on devait me comparer avec le reste des pensionnaires qui préfèrent les couleurs ternes. Bref. Je disais donc que je serais bien mieux chez moi. En plus, si je n'avais pas quitté la France, il y a un an, pour vivre en Amérique, je serais majeure. Techniquement, je suis majeure. C'est pas juste, je vous le dis moi. Enfin. Je doute que je puisse négocier. Et à bien regarder, je préfère ne pas y essayer. Quelque chose me dit que les gens qui s'occupent de toutes ces affaires-là ne doivent pas être très … aimables ? Ouais. Je tourne la tête, parce j'ai cru entendre un bruit derrière moi. Et, en effet, y'a quelqu'un. Hm. Je prie de toutes mes forces pour que ça ne soit pas un dérangé qui comptait me tirer et me laisser tomber dans le vide. Sait-on jamais hein. «  Hm. Bonsoir ? »
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Ezequiel F. McMortensen
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Pourquoi es-tu à Prison of anguish ?: Pour avoir aimé à sa façon.
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MessageSujet: Re: And my fingers flying to the sky ► EZEQUIEL    Mer 28 Déc - 22:02

L'hiver était déjà bien amorcé. Les journées plus courtes. Les nuits plus longues. Décembre était l'un de ces mois où l'on pouvait trouver un peu de magie dans l'atmosphère et où tous les espoirs étaient permis. Il y avait Noël et ses cadeaux par millier. Et le réveillon où on jurait de tenir des engagements qu'on oubliait le lendemain, pendant qu'on cuvait le vin qui nous avait fait dire mille et une conneries. C'était là où on revoyait toute la famille. Personne n'aimait les réunions de famille parce que si on s'aimait plus que ça, on se verrait plus souvent. Mais tout le monde y participer. Pour faire jolie. Ça fait propre une famille qui passe les fêtes de fin d'année ensemble. Tout le monde jouait cette délicieuse mascarade pendant une semaine, voir deux pour les plus hypocrites et chacun retournait chez soi, le cerveau encore embué de relents d'alcool et de buches de chocolat. D'une certaine façon, c'était ce qui rendait Anguish plus sinistre encore. Le froid était rude, l'obscurité encrée dans chaque parcelle de l'île. Chaque caillou, chaque feuille, chaque pièce du château semblait envahi d'un voile sordide. A vous donner des frissons.

Ezequiel réfléchissait à ça. Toujours. Il n'aimait pas les périodes de fêtes à Anguish. C'était d'un calme désolant. Il souffla sur le rebord de sa tasse. Une fumée blanche de chaleur s'évanouit. La boisson favorite des insomniaque et des surveillants d'Anguish. C'était soit ça, soit le whisky. Ezequiel n'avait jamais vraiment été alcool. Ça brûlait la gorge et donnait des envies de vomir. Il but une gorgée.Le café lui avait sauvé la mise plus d'une fois. La nuit, surtout. Lorsque les gosses n'arrivaient pas à dormir. Ce soir, c'était le calme plat. Il avait prit son manteau, son écharpe et ses gants et s'était installé au détour d'un couloir. Sur cet angle, il avait un plus large rayon de vue. Il avait apprit ça ici. Il avait aussi apprit que les caméras avaient plus de mal dans les coins. Et ça, les mômes le savaient. Il devait être 23h passé. On les faisait coucher tôt. Les plus anciens s'endormaient sur le champ. Les autres avaient encore du mal. L'habitude. Adviendra le moment où leur corps ne pourra plus supporter un rythme de journée trop longue et où ils en auront marre de se réveiller avec les yeux collants de fatigue. Visiblement, tous avaient trouvés le sommeille, ce soir. Il éleva la voix sur le petit trou de sa télécommande qui devait servir de micro et une voix grésillante lui répondit qu'il pouvait partir dormir, s'il voulait. Elle ajouta aussi que c'était inutile de cracher ainsi dans le micro mais Ezequiel ne nota pas ce léger détail. Il resserra son écharpe et agrippa sa tasse dans l'espoir de faire circuler cette source de chaleur inestimable dans son corps tandis qu'il allait se trainer là où il pourrait trouver un peu de réconfort dans ce monde froid et sinistre.

Le toit. Le jour on apercevait de belles forêts. Cette même forêt qui, une fois perdue à l’intérieur, vous donnait des frissons d'angoisse. Vu de si haut, elle paraissait majestueuse. Comme une mère qui vous berçait, qui vous racontait des histoires avant de retourner vers la réalité. Elle consolait comme personne cette mère-là. Il y avait aussi cette brise fraiche de l'altitude. C'était pur. C'était bon. C'était aussi froid mais pas le même froid humide et désagréable qu'il y avait à Anguish. Non, une fraicheur légère et imperceptible qui vous procurait la sensation de voler. La nuit, on s'y retrouvait pour la Lune. La douce Lune. Elle vous baignait volontiers dans ses rayons blancs tandis que ses petites étoiles vous chantaient une agréable mélodie pour vous endormir. Anguish était l'enfer. Son toit, le paradis.

Ezequiel ouvrit la porte en grand et s'aventura dans le froid. Il hésita un moment et remit sa main autour de la tasse pour ne pas laisser échapper la chaleur. Le cou enfoncé entre les épaules, couvert d'une épaisse écharpe de laine, il s'avança à pas de pingouin, le regard vissé sur la liquide noir qui commençait doucement à rafraichir. Ce n'est qu'après quelques minutes qu'il put apercevoir l'ombre qui se tenait au bord. Il resta planté là, de la surprise. Mince ... C'était qui, celle-là ? Il l'identifia mais ne pouvait accrocher un nom à ce visage. Pourtant, il devait sans doute l'avoir vu quelque part. Ce qui était sûr, c'était que sa place n'était pas à être sur le toit. Ça faisait un moment déjà que ses petits camarades s'étaient endormis. Ezequiel voulut lui faire remarquer qu'elle n'avait rien à foutre là. Il aurait même dut la trainer par les cheveux jusqu'à son dortoir, dans la logique des choses. Mais le froid balata toutes envies de la ramasser par la peau du cou. Il n'osa même pas remonter la tête pour répondre à sa salutation. Finalement, comme toutes les nuits, il y avait des exceptions qui faisaient les rebelles en refusant de se coucher. Il nota que la prochaine fois, il reviendrait ici pour vérifier que tout le monde dorme.

Il s'avança avec difficulté vers le rebords, juste en face d'elle. La regarda. Regarda le paysage. Le ciel. But une nouvelle gorgée. Dans sa poche, il devait avoir des cigarettes. Bon Dieu ... Il faisait trop froid pour lâcher cette tasse. Il observa longtemps le paysage. Il réfléchissait. Il organisait sa journée de demain. Parce qu'à Anguish, les journées étaient longues. Toujours. Autant pour les pensionnaires que pour les surveillants. Il allait proposer -tout dans la gestuelle, mes amis- un peu de café à cette présente compagnie mais se rappela qu'elle devait sûrement aller bientôt dormir. Comme il n'aimait pas le silence lorsqu'il était en compagnie de quelqu'un, il rassembla assez de courage pour sortir sa bouche de l’intérieur de son écharpe et lui proposer une cigarette. Il balança son corps sur le côté pour justement récupérer le paquet et illustrer ses propos en la lui tendant.

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MessageSujet: Re: And my fingers flying to the sky ► EZEQUIEL    Sam 7 Jan - 23:59

Merde alors. Voir ce gars-là autant emmitouflé dans ses vêtements bien chauds me rappellent soudainement qu'à côté de lui, j'ai l'air d'une minette qui va à la plage. J'exagère, bien sûr, mais il est vrai que je ne suis que très peu couverte, si on considère le temps qu'il fait. Foutu saison. Je fais partie de ces personnes qui ne supportent que très peu tout ce qui n'est ni été, ni printemps. On aura beau dire que les deux autres saisons restantes sont jolies, pour moi, elles restent simplement froides et emmerdantes. Enfin, je pense qu'il serait assez abusé de me plaindre du froid actuel, puisque je devrais être, je crois, à ce moment même dans les dortoirs. Même s'il n'y fait pas énormément chaud non plus, c'est mieux que sur un toit, en toute logique. Je crois que j'ai des tendances masochistes. Ouais, ça expliquerait pourquoi je préfère encore rester là à me geler les fesses. Quoi qu'avant que ce type débarque, je l'avais ravalé, la température et je n'y pensais plus vraiment. Au fond, je crois que mon père, il a raison, c'est dans le crâne, tout ça. C'est drôle, parce qu'en pensant à lui, je me demande ce qu'il est en train de faire, là, maintenant. Et s'il se doute dans quel pétrin je suis, aussi. J'imagine que non. Dans le cas contraire, il aurait sans doute fait son possible pour me sortir de ce trou, et je serais dehors. Ouais. Finalement, c'est le gars à côté de moi qui me sauve de mes pensées. Parce que pour vous dire, je crois que penser à la vie, avant « ça » n'est pas la meilleure des solutions. Un coup à se faire flinguer la cervelle, si j'étais aussi tarée et désespérée que ça, j'suis sûre. Heureusement que je suis à peu près normale. Enfin je crois. De toutes manières, je pense être un peu plus « normal » que les autres gens ici. Aucun doute. Je disais donc, ce gars-là, il a la gentillesse de me proposer une cigarette. Ce qui, avouons-le, n'est clairement pas de refus. Je ne suis pas une accroc à la nicotine ni rien. Mais merde. Une cigarette, de temps en temps, ça fait du bien. Et ici encore plus, je crois. J'en pioche une dans son paquet et la colle entre mes lèvres. Une fois celle-ci allumée, je tire une longue latte. Et je souris. Simplement. J'examine l'inconnu-généreux. A bien le regarder, finalement, j'ai des drôles d'envies soudaines qui me viennent en tête. Par exemple, me jeter sauvagement sur lui, lui chiper son écharpe, manteau, et enfiler tout ça un peu plus loin. Histoire d'avoir un peu moins froid. Mais ce serait une réaction excessive et étrange. Ou alors, me coller contre lui pour percevoir un peu de chaleur. Mais, ça aussi, ce serait relativement excessif et étrange. Je reporte mon regard sur le paysage et arrête de divaguer. J'ai pas à me plaindre. Je peux toujours bouger mes fesses pour aller à l'intérieur. «  Dis, c'est passé, noël ? » Question qui me vient subitement en tête. Je ne crois pas que c'est passé. En fait, je ne sais pas vraiment la date, aujourd'hui. Depuis que je suis ici, j'ai l'impression d'avoir perdu toute notion du temps. Vous savez, un peu comme quand vous êtes en vacances, pendant l'été. Sauf que là, c'est plus long que deux mois de vacances. Ça semble être une éternité, remarquez. Ça à l'air peut-être idiot, de poser une question comme ça ici. Ridicule, même. Il doit sans doute ne rien avoir de spécial pour ces dates-là. Bordel. Je vais ou j'ai passé mon premier noël sans ma famille. Perturbant, en fin de compte. C'est vrai qu'absolument rien n'est comme à l'extérieur, en fait, ici. J'ai beau faire semblant, je n'ai « personne » ici avec qui fêter une quelconque journée. Je tire une nouvelle latte. Je dois vraiment arrêter de penser au « avant », ouais.
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Ezequiel F. McMortensen
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MessageSujet: Re: And my fingers flying to the sky ► EZEQUIEL    Jeu 9 Fév - 20:03

Il ne dis rien. Ne pensais à rien. Il la laissa juste piocher au hasard un cylindre de papier dans ce paquet. Silencieux. Il y avait ce tabou du bruit qui empêchait Ezequiel de parler. Ou était-ce le froid. Le froid qui lui mordait les oreilles et gelait ses lèvres. Il recala plus confortablement l'écharpe contre son nez. Une fine volute blanche s'échappait d'entre les fils. Et aussi à la surface du café qui refroidissait à une vitesse exagérée. Il n'allait pas s'attarder trop longtemps. Et elle non plus d'ailleurs. Le surveillant balaya un instant le paysage du regard. La seule caméra du coin était débranchée. Bien que sous ses couches de vêtements, ça soit imperceptible, Ezequiel souriait béatement en tenant sa boisson réconfortante entre les doigts. Il se demandait s'il aurait le courage de baisser son armure de laine pour poser ses lèvres sur la tasses. Il voulait bien fumer un coup mais il faisait trop froid. Il se demandait d'ailleurs comment cette gamine survivait à l'hypothermie. Son nez coulait. Reniflement bruyant.

J'aurai aimé vous dire que la petite blondie l'avait extirpé de ses pensées mais le surveillant ne pensait à rien. Il était fatigué. C'est tout ce qu'il savait. Il la regarda un moment, sans un mot. Noël ? Noël était passé, oui. Et quel cadeau, il avait eu ... Ezequiel suivait religieusement le calendrier lorsque les premiers flocons tombaient. Et même avant. La gamine qu'il avait rattrapé en pleine fugue dans le bunker aussi avait eu son cadeau. Il songea alors que l'adolescente face à lui ne devait pas avoir reçut un présent pour la fête. Damn ... Que c'est triste. Quoi lui offrir ? Elle qui ignorait même le jour d'aujourd'hui. Oui, très triste. Dans sa réflexion, il en oublia la question auquel il n'avait toujours pas répondu. Il commença un début de phrase mais sous son écharpe, les mots semblaient se cogner entres eux. Il la baissa au menton et avala une gorgée de café.

Hier, ouais. C'est bientôt le nouvel an.

Oui. Hourra, le nouvel an. Ezequiel n'avait pas grand intérêt à le fêter. Il n'y avait d'ailleurs rien à fêter. Une année de plus dans ces égouts sociaux. Joie ! Et puis, tant qu'à faire, souhaiter d'y rester encore une année de plus. Soit ça, soit la mort pour certain. En hivers, les tentatives de suicides étaient en recrudescence. Il allait falloir surveiller ces petites pestes. Ses poupées et celles qu'Ezequiel chérissait assez pour entretenir leur santé fragiles. Parce qu'il aimait les gamines fragiles. Nouveaux souvenirs. L'ancienne vie. L'ancienne. Il avait l'impression que son existence en dehors d'Anguish avait été un paradis où il avait eu l'occasion de se rouler dans les cheveux de chaque petites écolières d'Amérique. Ici, il n'y avait que des putes et de rares perles. Chaque année, lorsque le surveillant avait dut proposer une idée à l'administration pour égayer l'endroit durant les périodes de Noël, il se faisait fait rembarrer. Ca avait pourtant son petit effet pour faire baisser le taux de suicides en ces murs. Il avait besoin d'en parler.

On a l'impression que Noël, ça existe plus. On pourrait peut-être faire quelque chose pour que ça soit moins triste. Genre une déco ou quelque chose comme ça ... T'en penses quoi, toi ? Il réfléchit deux secondes. C'était bizarre, finalement, qu'il en parlait à une pensionnaire. Il haussa les épaules et soupira. T'as pas froid comme ça ?

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