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 Garde de nuit (19 décembre) - LIBRE

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Henry Shelley
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MessageSujet: Garde de nuit (19 décembre) - LIBRE   Lun 19 Déc - 2:32


[Comme dit le philosophe "vient qui veut on s'en cogne". Il n'y a donc aucun ordre de passage défini, postez quand vous le sentez -laissez nous respirer quand même- et tout ira bien]



Tout d’abord il y avait ce corps au milieu du couloir. Une jeune fille couchée en position fœtale dans les cachots hors de sa cellule. Henry s’était précipité, avait posé un genou à terre et cherché une blessure, une explication. La petite avait alors relevé la tête avec un sourire, lui avait comme caressé les cheveux en murmurant d’une voix suave des mots troubles. Sa gorge déployait un ricanement malsain. Il eut à peine le temps de se retourner pour voir arriver sur lui un poing fatal qui le frappa en pleine face. Une rafale de coups de pieds lui boxa les côtes pendant qu’il essayait de protéger son bas ventre et son visage. Autour de lui des silhouettes noires et déchaînées le criblaient de chocs. La scène dura des minutes entières. Des pieds, des mains, des glapissement et sans doute un couteau quelque part. Replié sur lui-même, le corps entier martelé, il trouva la fameuse télécommande accrochée à sa ceinture. Dieu merci cette fois il l'avait. On lui écrasa les doigts et il hurla. De sa main valide, il appuya précipitament sur les boutons. Le dossier d’un pensionnaire s’afficha. « Merde ! ». Deuxième bouton, un gamin qui lui marchait dessus tomba ou s’envola. Finalement il réussi à trouver la touche pour appeler de l’aide avant qu’on ne lui arrache son jouet. Une lumière blanche et agressive s’alluma dans tout le couloir et les jeunes gens s’enfuirent.

Henry les traita de tous les noms pendant que leurs pas s’éloignaient de lui. Il ignorait s’il saignait, en tout cas il n’arrivait plus à se relever. Là bas, il entendait des cliquetis de portes. Ils allaient se casser, réintégrer les dortoirs peut-être et devenir insoupçonnables. Henry pataugeait dans le sol froid, il tira un révolver et cliqua dans le vide. La balle choqua contre un mur et la lumière s’éteint à nouveau. Henry se redressa en poussant un grand cri. Il s’agrippa aux barreaux d’une cellule vide pour maintenir sa position, souffla une fois puis entreprit de marcher en se tenant la hanche. La furieuse accélération de ses côtes sous les palpitations d'un souffle rauque résonnaient dans toute la pièce. Sa jambe traînait un peu derrière lui mais le sang ne tarderait pas y repasser. Il grognait des « petits merdeux, je vais vous … » en s’approchant des bruits de clé. Parce qu'ils avaient les clés, ces cons. Il tira un autre coup et une exclamation sourde lui répondit. Le gars devait l’avoir prit dans l’épaule ou la cuisse, y avait pas eu de bruit de chute. Juste d’autres cliquetis précipités. Henry estima à l’ouïe une dizaine de gamins. La porte s’ouvrit dans un grand fracas et tous s’y engouffrèrent. Il tenta de les rejoindre et tira une autre balle trop tard. Lorsqu’il atteint la sortie, il aperçu quelques ombres se disperser dans l’obscurité.

Tout garde-chasse qu'il fut, il dut s’adosser quelque part et crachoter un peu avant de revenir vers son gibier. Il hur la dans un combiné encastré qu’il avait besoin d’aide et raccrocha aussi sec. Des larmes de rage l’aveuglaient et avec la lumière éteinte, on pouvait considérer qu’il était comme aveugle. On ne dérouillait pas impunément un membre du personnel. Surtout pas ce lui-là. Depuis quelque jours, il était de plus en plus souvent appellé à intervenir dans les locaux du château, plus que dans la forêt et depuis ces quelques jours il estimait prendre plus de coups qu'il n'en méritait. S’il retrouvait la petite garce, il la crèverait lentement et elle n’aurait pas fini de susurrer.



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Ezequiel F. McMortensen
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MessageSujet: Re: Garde de nuit (19 décembre) - LIBRE   Lun 19 Déc - 19:57

Des papiers de Noël. Il avait proposé l'idée l'année dernière à la direction. Il n'eut jamais sa réponse. Lorsqu'il en parlait, on lui demandait de la boucler. Pourtant il trouvait l'idée plutôt pas mal. Accrocher des étoiles et des sapins blancs sur le plafond gras et crasseux du pensionnat. Cette année, il avait proposé d'offrir un cadeaux aux gosses. Ils seraient contents. Ezequiel seraient content de recevoir un cadeau. Mais il pensait que ça revenait peut-être trop cher à Anguish ? Plus cher que du papier et des bouts de ficelles. Bof ... Qui ne tente rien n'a rien, s'était-il convaincu. Allongé sur son lit, il s'amusait à découper avec application des morceaux de papiers. Quelques flocons de cette matière pendaient déjà au dessus de sa tête. Les autres seraient surement heureux de voir la nouvelle décoration de Noël. L'année prochaine, il retentera quelque chose d'autre. Comme tous les ans. A y réfléchir, il se disait que ça serait marrant que les surveillants se transforment en petits lutins et en père Noël. Et pourquoi pas en rennes ? A y repenser, il savait bien qu'on allait le rembarrer, comme d'habitude. Mais il fallait garder les habitudes ... Un rituel. Pour Ezequiel, Noël passait aussi par l'espoir de voir l'une de ses idées être mis à termes. Et puis, il trouvait ça marrant d'être le seul à penser à ça. Sur cette île, il semblait que les vieilles traditions aient été oubliées.

De temps en temps il observait le bouilloire. Il voulait se faire un thé. Un bon thé chaud. Il restait deux ... Voir trois sachets. On allait le gronder pour en avoir gaspiller mais il s'en moquait. Il avait froid. Et sa dernière escapade sur la plage l'avait crevé. En y pensant, il haussa seul les épaules, dans son matelas poussiéreux. Poussiéreux car a chaque fois qu'il changeai de position, un nuage gris s'élevait dans la pièce, le faisant éternuer plus que le rhume ne l'obligeait. Il soupira et jeta sa paire de ciseaux à travers la pièce. Il balança le demi-sapin et se redressa pour réfléchir un moment. Ces derniers temps, le personnel avait de plus en plus de mal à faire respecter le clame dans les couloirs du châteaux. Ezequiel était resté seul. Le reste patrouillait, faisait leur petite vie. Le grand enfant ne s'imaginait pas dormir maintenant pour la simple et bonne raison que dans même pas une demi-heure, tous les surveillants passeraient et repasseraient dans un boucan monstre. Il se décida à suivre la marche. Lui aussi allait patrouiller. Il attrapa sa télécommande et son fusil. Il disparut dans un crissement de porte.

Sifflotant, l'air tranquille et serein, il ne faisait pas grand chose. Il n'y voyait rien, pour tout dire. Il se baladait plus qu'il ne patrouillait. Il était tout proche des cachots. Ezequiel se demandait s'il ne pourrait pas faire son cadeau de Noël aujourd'hui, si un gosse y était enfermé. Oui, cette fête l'obsédait. Il vérifia ses poches pour voir s'il n'aurait pas quelques chose à donner. Quelque sous -bien qu'ici, ce fut bien inutile-, des cigarettes, du chocolat, n'importe quoi. Il n'avait pas le droit d'offrir ce genre de conneries aux gamins mais ... Soyons fou ! Quand il attrapa une poignet de petits machins, il extirpa sa main de la poche. Un cure-dent, un briquet vide et trois morceaux de papiers ... Tant pis. Il continua sa marche béate jusqu'aux lieux de détention.

Il s'arrêta soudain, alerté par le bruit incessant de bottes qui frappaient le sol, de cries étouffés et de chahuts enfantins. Puis, une masse ténébreuse lui fonça dessus. Il ne put voir grande chose si ce n'est que des jeunes se bousculaient sans retenus pour pouvoir passer. Avec Ezequiel en plein milieu, ça allait être difficile. Il tenta de se convaincre que si ces mômes avaient réussis à lui piétiner sur la gueule, c'était à cause de la lumière qui s'était allumé sans raison ainsi que du bip étrange qu'avait fait sa télécommande. Lorsque la horde d'adolescents lui passa dessus, il tomba à la renverse et tenta de se protéger le crâne. Un pied lui trébucha dessus et un petit corps tomba, juste devant lui. Il trouva le courage et la force d'attraper la cheville du garçon qui, surprit, se retourna et visage découvert, fut repéré par Ezequiel. Il déchanta. L'adolescent, de son autre pied, lui envoya un violent coup sur le nez, l'obligeant à lâcher prise.

On n'entendait plus que les gémissements plaintifs d'Ezequiel qui se roulait par terre, tentant vainement de retenir le sang qui pissait de ses narines. "Bande de petits cons !" hurlait-il au silence, son seul témoin. Il réussit néanmoins à se relever, sa main droite, toujours à son nez. Une douleur lancinante à l'omoplate lui arracha un crie de détresse. Comme réponse, il reçut l'écho d'une voix familière. Reprenant ses esprits, il lança un nouvel appel, pressant le pas. Il oublia son fusil sur le sol.

Henry ? Henry, bordel, c'est toi ?

Lorsqu'il vit la silhouette de l'homme par terre, il eut un mouvement de recul. On aurait dit qu'il s'était fait marché dessus par un troupeau de rhinocéros. Autant ça lui plaisait de voir ce genre de spectacle, autant la vue de Henry à moitié mort sur le sol le fit éclater d'une colère sourde. Il s'approcha de son collègue et tenta de le prendre par l'épaule.

Relèves-toi. Allez ! J'te jure que je vais les buter ces mômes ...

Ça lui apprendra à vouloir faire des cadeaux ...
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Arella Kiterns
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MessageSujet: Re: Garde de nuit (19 décembre) - LIBRE   Mar 20 Déc - 14:38

    La nuit avait était tellement dur... Toujours dans sa cellule... Mais surtout il y avait eu du bruit, quelqu'un se fessait battre et Arella n'avait pas pu voir qui était la à cause de l'obscurité. Bref elle s'était recoucher quand une voix avait insulter des personnes et des bruits de coups de feux avait retentit... Là, Arella avait un peu peur de ce prendre une balle perdue ! Elle se coucha au sol et vit des ombres passer devant sa cellule.

    -HEY ATTENDEZ REVENEZ !!

    Elle s'était levé presque aussitôt mais personne n'avait prêté attention à elle. Elle baissa la tête mais fut aussitôt surprise par la vu d'Henry a moitié abimé, sa sentait pas bon pour elle... Il aller passé sa colère sur elle... Elle recula au fond de la cellule quand elle vit un autre gars arrivé "Henry ? Henry, bordel, c'est toi ?" Arella se fondit contre le mur... "Relèves-toi. Allez ! J'te jure que je vais les buter ces mômes ..."

    Sa aller chauffé pour elle, elle était la seule "môme" dans les parage et elle savait qu'elle aller s'en mordre les doigts... Elle fixa les deux hommes, le nouvel arrivant avait le nez en sang mais Henry était le seul bien amoché... Les autres ne l'avait pas loupé, le corps presque remplit de coups, la lèvre éclaté bref pas beau à voir... Mais Henry l'avait vu et là, elle se colla un peu plus au mur, Henry était la seule personne qu'elle craigner...
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Henry Shelley
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MessageSujet: Re: Garde de nuit (19 décembre) - LIBRE   Mer 21 Déc - 0:12



Kerouac parlait du vent de la débauche qui balaye la peau et remue ce qu’il y a en dessous. Le cuir tanné de coups de bottes, Henry aurait pu pareillement décrire les crépitements de ses tripes. Un instant plus tôt, il rampait comme le dernier des vers dans la poussière. Maintenant Ezequiel était là. Peut-être qu’il saignait ou que c’était juste un reflet du rouge qu’il avait dans le visu. La belle affaire, il prierait plus tard pour des renforts. Les petits rats qu’il crevait d’harponner commençaient sans doute déjà à se faufiler sous les meubles. Il lui semblait qu’il ne trouverait satisfaction que quand il en aurait buté cinq ou six. Les côtes, bon sang, ça faisait un mal de chien, comme si ses poumons avaient été plaqués si fort contre sa cage thoracique qu’ils en étaient rayés.

Ça l’énervait d’imaginer qu’Ezequiel ait pu prendre le même traitement que lui. Pas qu’il est à l’égard de son collègue une attention plus particulière mais cela signifiait à ses yeux que les gosses pouvaient marcher sur n’importe quel surveillant et qu’on ne pouvait compter sur personne. Les frissons d’Arella l’énervaient aussi. Tout l’énervait. Il se demanda si l’écorcher serait un bon moyen d’atteindre les fuyards mais force était de dire qu’elle en avait déjà vu beaucoup et que les autres pensionnaires se foutaient bien de savoir si elle avait mal. Il colla son visage aux barreaux de sa cellule et décrocha le trousseau de clés qui était à sa ceinture. Un ramassis de petites putes, voilà ce que c’était qu’Anguish. Il ouvrit la porte et se dirigea vers elle d’un air déterminé. Ses doigts se refermèrent sur son haut et il la secoua avec violence en hurlant avec une verve très imagées des questions existentielles : qui sont-ils ? où vont-ils ? Il aurait voulu broyer son petit corps entre ses mains. Sans même écouter ses réponses, il la jeta au sol et sorti.

« -Elle sait, elle sait. Une machination. C'est. Rah. Fais la parler, grogna-t-il à l’intention d’Ezequiel ».

Comment pouvait-on manquer de gratitude à ce point ?
Il s’éloigna de son pas indéterminé pour chercher des fusils. Il y en avait dans le hall mais ce n’était pas la porte à côté. Heureusement tout le personnel ne dormait pas et, l’alerte donnée, toutes les portes du château furent verrouillées assez vite. Il s’arma de deux carabines un peu usagées et prit la route des dortoirs. Ses côtes lui faisaient toujours foutrement mal et la douleur lui faisait comme un coup de fouet.


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Alex Bailey
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MessageSujet: Re: Garde de nuit (19 décembre) - LIBRE   Mer 21 Déc - 4:40

La première fois qu’Alex avait ouvert les yeux il était tellement explosé qu’il était persuadé qu’on lui avait fait avaler de quoi mettre KO un cachalot en surpoids s’étant nourrit pendant plusieurs jours de café seulement. Ensuite il s’était demandé si un cachalot en surpoids pouvait se nourrir de café. Non, bien sur que non. Alors qu’est-ce que ça buvait ? Il n’avait pas eut le temps de chercher une réponse à cette question qu’un visage aux traits féminins mais tirés lui disait bonjour Carson d’une voix las. Alex avait regardé la jeune femme et s’était laissé retomber sur son oreiller. Puis il avait finalement répondu un ‘Alex’. Mais en fait, avec un peu de recul sa voix ressemblait plus à un meuglement de petit veau lobotomisé… et il avait surtout dit un « Aleeaah-». Une fois qu’il avait prit conscience qu’il n’était pas à l’hôpital, que la personne à côté de lui n’était pas Mary de St Jude’s Hostpial, parce que Mary n’était pas un homme mais une femme rondouillette de petite taille et d’origine brésilienne, il avait commencé à paniquer. Sa panique en mode ‘je suis encore drogué’ n’avait rien de très impressionnant. Il avait cherché à se lever pour aller… eh bien pour aller… pour aller ailleurs et appuyer son mécontentement de se trouver là (voilà, tout à fait). Ajouté à cela des paroles bafouillées de façon incompréhensibles dont le résultat était peu concluant : il n’arrivait pas à prononcer une phrase correctement et s’étranglait à moitié avec sa propre bave qui lui remontait à travers la gorge avec un goût amer et désagréablement pâteux. Ou trop liquide justement. Ce n’était vraiment pas le moment de porter son attention sur ça. Reste concentré. Le fait est qu’il s’était rapidement fait rattrapé et traîné sur son lit malgré ses hurlements qui avaient plus de convictions, luttant autant qu’il pouvait (c'est-à-dire pas grand-chose). Il fallait admettre qu’il était plutôt pathétique.

Malgré ses vives protestations (elles étaient devenues vives une fois l’effet des médicaments passés) qui étaient plutôt des pleurnicheries quand il daignait dire quelque chose, il s’appelait Carson Bailey, était schizophrène, n’avait pas été très très gentil, et du coup s’était retrouvé dans la poubelle du monde, ou on envoyait les emmerdeurs dans son genre. Non. Il s’appelait Alex Bailey, il était maniaco-dépressif à tendance maniaque d’ailleurs, et ne voulait pas rester ici. On ne voulait rien savoir. On lui avait donné son lit dans le dortoir, des affaires qui auraient été les siennes s’il s’était appelé Carson, et quelques très brèves consignes pour le pensionnat qui était : ‘Tu ne peux rien faire sauf fermer ta gueule’. Alex avait passer les quatre premiers jours assis sur son lit à basculer d’avant en arrière marmonnant des ‘C’est pas possible’ sans fin, fixant avec une intensité effrayante le mur qui lui faisait face. Bon, d’accord, j’exagère. De temps en temps il arrêtait ses petites culbutes répétitives parce qu’il était prit d’un mal de cœur et d’un tournis qui lui donnait des migraines (est-ce qu’un mal de coeur peut vraiment donner des migraines ? Il faudrait qu’il se penche sur la question.), et à la place il s’allongeait par terre pour fixer le plafond. Ce n’était pas une amélioration en soi. On pouvait même parler de dégression. Sauf quand il remontait sur son lit pour s’y assoir et recommencer son petit manège, là s’était une évolution, non ? Mais peu importe. Le fait est qu’Alex n’avait pas dormit ou mangé depuis les quatre jours lorsque quelqu’un lui adressa la parole et qu’il y fit réellement attention. En général, dans un épisode dépressif il restait replié sur lui-même et se faisait la conversation tout seul (cela dit, même dans une phase maniaque il se faisait la conversation tout seul). Quand le type était venu lui parler, Alex discutait avec Mary (du moins il l’entendait lui parler. Mais celle-ci ne demandait rien ayant un quelconque rapport avec sa virginité ou d’aller bouter des anglais hors de France) et parlait suicide. L’autre pensionnaire s’était en premier lieu foutu de sa gueule : en général s’était pas après cinq jours seulement qu’on pensait à se couper les veines à coup de tickets de métro (« Il y’a un métro ici ? » « …non, c’était une image ») avant de lui expliquer qu’il pouvait l’aider à sortir d’ici. Ca n’avait intéressé Alex qu’une journée plus tard, lorsqu’il avait terminé de déprimer, pour passer dans une phase stable qui avait très rapidement succédée à une phase mixte (penchant dangereusement vers l’état maniaque) une fois qu’on lui avait expliqué qu’en gros ils allaient casser la gueule d’un surveillant. Chouette programme. Alex n’avait pas trop comprit le plan, ou comment casser la gueule à quelqu’un leur permettrait de s’enfuir, ni la raison pour laquelle les surveillants avaient en leur possessions des télécommandes qui étaient dangereuses, mais soit, ça avait l’air amusant. L’excitation qui régnait parmi le groupe d’adolescent qu’il avait rejoint lui suffisait à trouver que se joindre à eux était la meilleure chose qu’il puisse faire en ce moment, même s’il n’avait aucune idée de ce qui lui arrivait réellement.

Et c’est ainsi qu’il s’était retrouvé un soir, à regarder un type qu’il n’avait jamais vu de sa vie se faire rouer de coups (de poings, de couteaux, de … de trucs). Alex n’avait aucune idée de ce qui était en train de se passer, mais s’était génial. Pour la première fois depuis très très longtemps il était avec des jeunes de son âge, à faire des activités avec des jeunes de son âge. Certes, cette activité consistait à tabasser un type, mais d’après ce qu’il avait entendu ce mec était un connard de la pire espèce qui le méritait, un fumier, un fils de pute, comme tous les adultes ici. Et Alex était planté dans le couloir, une barre métallique froide entre les mains qu’il tripotait nerveusement, et regardait tout simplement. Il aurait bien aimé taper aussi. A chaque fois il se disait ‘ok, maintenant j’y vais’ mais à chaque fois, une bonne raison arrivait à le convaincre de ne pas le faire. Et finalement la bonne raison fut les lumières qui s’allumèrent brusquement dans le couloir. Tout le monde détala, Alex suivit tout le mouvement. Ils avaient tabassé un mec (enfin, surtout eux). Voilà, c’était fait. Maintenant va, cours, vole, venge quelqu’un. Mince, non, arrête de déconner et concentre toi sur ta course plutôt.

Lorsque le premier coup de fusil partit, Alex eut le réflexe humain mais qui n’en demeurait cependant pas moins con de s’accroupir par terre, se protégeant la tête de ses bras, sans pour autant lâcher la barre métallique bien qu'elle glissait entre ses mains. Deux ou trois types qui courraient derrière lui se le prirent d’ailleurs dans les pattes et laissèrent échapper une suite de jurons, mais Alex ne prit pas la peine de se taper une discussion avec eux pour en savoir plus sur le vocabulaire qui aurait de quoi faire pâlir de jalousie le fils d’une ivrogne et d’un camionneur qu’ils avaient acquierie, car il se releva pour continuer tant bien que mal sa course.

Mais Alex n’alla pas bien loin: devant lui les gens se tassaient et les cris avaient redoublés d’intensité. Le jeune garçon ralentit un peu, mais quelques types derrière lui se mirent à bourrer. Enfoirés, si ça coince ça coince. Mais avec force et perspicacité on arrive toujours à passer, et rapidement les adolescents continuèrent leur route. Alex aussi. Mais il trébucha sur le pied de l’obstacle, qui était celui d'un adulte (le pied). On lui cassait pas la gueule à lui ? Pas le temps. En tout cas lui eut le temps de lui attraper la cheville et de le tirer d’un coup sec vers lui. Alex se retourna, le regard du lapin prit dans les phares d’un camion qui voit sa vie entière se dérouler devant ses yeux. Mais Alex ne vit pas sa vie entière se dérouler devant ses yeux. Juste un visage qui lui était jusqu’à là inconnu et qui semblait sur le point d’exploser, et dont les yeux semblaient injectés de sang. Alex eut une réaction instinctive loin d’être idiote sur le moment, cette fois : il lui envoya un coup de pied au visage. En même temps ce visage l’avait cherché, lui hurlant ‘frappe moi, frappe moi de toute tes forces. Aller petit, écrase ton pied sur ma tête, fais toi plaisir ! Je suis un paillasson, regarde, y’a écrit ‘Welcome’ sur mon front ‘. Dès qu’il sentit que son geôlier lâchait prise, Alex en profita pour ce relever et s’enfuir.

Alex se rendit compte bien rapidement qu’il était tout seul. Et merde. Il aurait du suivre avec plus d’attention ses cours d’orientation. Et surtout le groupe. Voilà ce qu’il aurait du suivre avec plus d’attention. Parce qu’en plus des cours d’orientation il en avait jamais eut. Et de toute façon le groupe de dix, douze ado qu’ils étaient (Alex avait pas prit la peine de les compter) s’était très certainement séparé en groupe de un. Lui aussi. Youpi. Alex fit volte face, trois pas en avant, puis revient sur lesdits pas. Comme dans la chanson il était une fermière, qui allait à la ferme. Elle portait sur sa tête cinq pommes. Trois pas en avant, et trois pas sur l’côté… non, elle allait au marché, pas à la ferme, et s’était pas ça. Il avait encore loupé des paroles. Putain, pourquoi est-ce qu’il était incapable de retenir des chansons, même celles qui étaient aussi connes que celle-ci. Ah non Alex, commence pas à partir dans tes délires, reste concentrer bordel.

En entendant des éclats de voix le garçon eut encore un réflexe très con pouvant laisser perplexe n’importe quel être humain se demandant quelle bas fond la connerie humaine pouvait encore toucher (et si à ce stade là elle ne creusait pas) : Alex s’accroupit encore par terre, le crâne entre les mains, se tirant à moitié les cheveux répétant inlassablement des ‘C’est pas moi, j’ai rien fais’ saccadés. La barre metallique rebondie joyeusement à plusieurs reprise sur le sol, semblant faire un boucan de tous les diables qui ne fit qu'intensifier la vitesse du baragouinage d'Alex, et lui faire venir les larmes aux yeux.
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Ezequiel F. McMortensen
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MessageSujet: Re: Garde de nuit (19 décembre) - LIBRE   Mer 21 Déc - 23:24

Il avait repéré quelque chose et Ezequiel dut le lâcher. Tiens, il ne l'avait pas vu. Cette fille. Au début, il l'avait pensé surveillante. Et puis, il avait comprit qu'avant d'en être là où elle était, elle n'avait été qu'une sous-merde parmi tant d'autres. Qui qu'elle fusse, Ezequiel ne la pensait pas être l'auteur de cette insurrection. Le groupe était passés devant sa cellule sans l'aider, sans la libérer. Et puis, à quoi cela pouvait bien servir à une surveillante d'aller tabasser la gueule d'un collègue ? Et comment, derrière ces barreaux ? Et pourtant, Henry se jeta sur elle comme s'il elle était le centre de tout ce bordel. Il la secoua en lui hurlant aux oreilles qu'il voulait des informations et Ezequiel regarda la scène sans oser s'opposer à la rage du garde-chasse. Non par peur de représailles mais simplement parce qu'il était inutile de vouloir le résonner. Il n'était, de toute manière, pas raisonnable. Autant le laisser faire. Il n'allait pas la tuer de toute façon. Et d'ailleurs, il lâcha la pauvre fille bien rapidement avant de sortir de la cellule. Ezequiel laissa passer Henry avant d'entrer à son tour, non pour la secouer à son tour mais pour la sortir de là. Il ne lui laissa pas le temps de se relever, qu'il agrippa son crâne et d'une bonne poignet, traina cette garce en dehors de la cellule par les cheveux. Le cuir chevelu d'une femme était généralement plus sensible et elle avait moins de chance de se débattre. Et puis, la prise était plus solide que s'il l'avait attrapé par le bras.

Trainant de force son encombrant colis sous la main, il sortie à son tour de la cellule et alla récupérer ce qu'il lui manquait depuis quelques minutes déjà. Son fusil s'était perdu, par terre dans le noir. Pauvre petite chose. Heureusement, tonton Zeki était là pour en prendre soin. Il tira d'un coup son bras devant lui afin d'amener la fille devant ses yeux et la mettre en joug. Certes, utiliser la télécommande était sûrement ce qu'il y avait de mieux mais ... Il n'avait jamais apprit par cœur l'utilisation des numéros et avait finalement peur de lui éclater le cerveaux et de devoir expliquer à la direction pourquoi il n'a jamais réussit à retenir le manuel d'utilisation de l'engin. L'arme qu'il tenait fermement -et presque amoureusement- entre ses doigts lui était tellement plus familière ... Il se sentait tellement plus dans son élément ... Un peu vieux jeu, l'Ezequiel. Il arma son engin et, après avoir essuyé d'un revers de la main le sang qui s'était stagné sur sa lèvre supérieure, jeta un rapide coup d'œil devant lui. Il voyait mal dans le noir mais apparemment, il n'y avait plus personne. Lui, son gentil fusil et cette pute à faire parler. Il reporta une nouvelle fois sont attention vers la jeune fille qu'il avait sous les yeux. Sembla viser la jambe et ... Baoum ! Un écho. Un hurlement. Un peu de sang avait giclé sur sa joue. C'était pour faire un exemple. Pour lui montrer qu'il n'aurait pas d'hésitation. Les dents serrées par la rage, le regard rempli de colère, il visa un peu plus au dessus.

Qui ils sont ? Les noms ! Je veux les noms ! s'égosilla-t-il.

Clic clac fit le fusille. Il postillonna d'autres d'autres ordres, rapprochant chaque fois un peu plus le canon vers le front de sa proie. Il vociféra des menaces. Affirma que si elle ne parlait pas, son cerveaux servirait sûrement de tapisserie de Noël. Qu'il lui explosera le crâne. Mais il n'attendait en vérité aucune réponse et avant même de pouvoir entendre le son de sa voix, il la traina par le bras et, d'un pas déterminé se dirigea vers la sortie des cachots tout en marmonnant des mots pour lui-même. Je te jure que tu vas parler, disait-il. Il n'y avait pas 5 min, Ezequiel était certain qu'elle n'avait rien à voir avec cette histoire. A présent, il était déterminé à lui arracher des aveux. En réfléchissant au pourquoi de son attitude si soudaine, Ezequiel s'imagina qu'elle aurait pu voir des visages et reconnaitre ses anciens amis ... Lorsqu'il aperçut Henry, il jeta sans ménagement son boulet devant lui.

Les dortoirs. Ces petites salopes ont dût s'être réfugiés aux dortoirs. Et elle pourra nous dire qui elle a vu.

Et tu as trouvé ça tout seul ... ?

Spoiler:
 


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Kellan Hyde
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MessageSujet: Re: Garde de nuit (19 décembre) - LIBRE   Jeu 22 Déc - 1:43

    Kellan était arrivé ici il y a peu. Il n'avait d'ailleurs pas bien comprit pourquoi il était la. On lui avait dit que c'était un lieu pour les personnes qui s'étaient mal comportés. S'était-il mal comporté en ouvrant une porte de la main gauche? A vrai dire, il ne savait pas trop... Oui, une personne normal aurait comprit qu'il ne fallait pas manger de chair humaine, mais voyez-vous, pour Kellan c'était tout à fait normal, et non contre nature. On se nourrissait bien de viande animal, alors pourquoi pas humaine aussi? Il ne voyait pas vraiment la différence... Ah! non, il n'était pas ici à cause de la porte mais du frigo qu'il avait mal refermé... Oui, ce devait être quoi, sinon quoi d'autre après tout? C'était la seule explication logique...

    Le jeune Hyde était donc ici depuis un ou deux jours tout au plus. Il n'avait pas encore fait connaissance avec les autres, et il n'était pas sur de vraiment le vouloir... Il n'aimait pas trop les autres qui tapaient sur tout le monde sans raison. Il ne comprenait pas cette violence gratuite, lui le petit sain qui n'avait jamais fait de mal à personne si ce n'est à l'assassin de son "nourrisseur".


    Ce jour la, Kellan se promenait d'un pas chancelant dans les couloirs. Il était un peu rêveur, encore dans sa phase d'observation des lieux. Il observait tout, mais vraiment TOUT! En ce moment, il s'était arrêté devant une tâche sur le mur, la scrutant comme s'il s'agissait d'une oeuvre d'art. Oui le jeune homme était totalement à l'ouest! Bon, observation terminée, il pouvait poursuivre son chemin mais cette fois ci, avec les yeux rivés au plafond! Quoi de plus normal que de marcher dans des couloirs en observant le plafond?! Il ne regardait pas où il allait, si bien qu'il faillit rentrer dans plusieurs personnes, sans même s'en rendre compte! Après tout, ce magnifique plafond était plus intéressant, non? Et dire qu'il y a des gens qui préfèrent fixer le sol... Pauvres ignorants!
    Et évidemment, lorsqu'on ne regarde pas devant soi, qu'arrive-t-il? On finit par bousculer quelqu'un!!! (ouais! un point en plus pour moi^^). Et c'est évidemment ce qui arriva à notre cher Kellan. Trop absorbé par son observation, il finit par se cogner à quelqu'un qui ne l'avait pas éviter comme l'avaient fait les autres... Et il ne comprit pas trop ce qui lui arrivait, fixant l'autre personne d'un regard étonné.
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Bethany Johns
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MessageSujet: Re: Garde de nuit (19 décembre) - LIBRE   Dim 15 Jan - 18:02


Une grande bouffée d'air frais raviva toutes les sensations de Bethany. Cheveux au vent, elle regardait l'océan défiler sous ses pieds. Elle se sentait libre, heureuse comme jamais. Elle avait réussi, elle fuyait Anguish. L'hélicoptère dans lequel elle était montée allait la ramener. Elle allait revivre. Les visages autour d'elle étaient étrangement flous mais ça n'avait pas d'importance sur le coup. Elle riait, elle était aux anges. Elle n'arrivait même plus à apercevoir l'île, tout ça était fini pour elle... Elle sentit alors une pression sur ses bras. Un des visages flous la secouait avec énergie. Non, lâche moi, on est partis. L'autre continua d'insister, sans que Beth' puisse comprendre pourquoi.

Puis elle ouvrit les yeux. La lumière avait disparu, tout comme l'océan ou même l'hélico. Elle était à présent allongée sur sa couchette, en plein dortoirs des filles. Bethany grogna. Un rêve. Tout ça n'était que pure imagination. Retour à l'obscurité, à l'angoisse, retour à Anguish. Un changement plein de contraste qui avait de quoi faire déprimer, Bethany ne voulait qu'une chose en cet instant, retourner dans ce rêve où la liberté était si proche.

On continuait cependant de la secouer. Quelqu'un était au-dessus d'elle et la forçait à se réveiller. Une fois qu'elle s'en rendit compte, la pensionnaire se redressa et plissa les yeux pour mieux voir. Cinq ou six filles venaient d'entrer dans le dortoir. Elles avaient apparemment couru et semblaient paniquées. Bethany reconnut celle qui l'avait réveillée, une dénommée Sara, qui faisait partie du petit groupe qui comptait bien quitter l'île. Beth 'remarqua justement qu'elle saignait. Bon sang mais qu'est-ce qu'il s'était passé ? Ils s'étaient pourtant mis d'accord sur le fait de se faire tout petit jusqu'à nouvel ordre ! Sara lui expliqua rapidement, avec d'autres pensionnaires, elle avait tabassé le garde-chasse mais il avait réussi à appeler d'autres surveillants pour du renfort et ils avaient fui. Imbéciles ! Ils ne tarderaient pas à venir fouiller les dortoirs et à tous les retrouver pour leur faire passer un sale quart d'heure.

Si elles voulaient survivre, il fallait se cacher, et vite. Et espérer que Shelley et les surveillants n'aient vu aucun visage. Et si jamais ils décidaient de prendre des pensionnaires au hasard pour se venger, il fallait uniquement espérer ne pas en faire partie. Et pour sauver sa peau dans ce cas, Beth' n'hésiterait pas une seule seconde à dénoncer les coupables. Règle de survie élémentaire...

Alors que certaines filles se réveillèrent par le bruit, ordonnant de la fermer, les dernières arrivantes réussirent tout juste à se faufiler sous leurs draps, certaines encore habillées et chaussées, quand la porte s'ouvrit une nouvelle fois...
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Darren Smith
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MessageSujet: Re: Garde de nuit (19 décembre) - LIBRE   Dim 15 Jan - 23:35

Merde !
Darren avait du mal à croire ce qui se passait. Le pensionnat d’ordinaire si calme, même mort si l'on peut dire, était en train de bouillonner. C'était pas prévu ça ! Certes, notre blondinet faisait partit intégrante des Rebelles, une petite organisation qui cherchait par tous les moyens à quitter l'île. Ils mettaient en place des petites réunions secrètes et très discrète un peu partout, ils changeaient souvent d'endroit, et n'était composé que de membres de confiance. Mais jamais ô grand jamais ils n'avaient prévu quoi que ce soit de vraiment dangereux jusqu'à maintenant, et surtout pas de tabasser un surveillant. Enfin... le garde-chasse plus précisément. Un type que Darren n'avait jamais vu mais dont il connaissait les capacités. Darren connaissait beaucoup de chose, il était l'un des pensionnaires les plus anciens. Il aurait du être nommé sous-surveillant comme les autres mais ce ne fut pas le cas. Darren avait la réputation d'être une vraie mauviette incapable de se servir d'un couteau sans trembler, ni de voir du sang sans tomber dans les pommes. Alors on l'avait nommé technicien de surface. Ou Boniche, c'est comme on veut. Il nettoyait le pensionnat, plus particulièrement les flaques de sang de plus en plus nombreuses. Il repeignait les murs, enlevait la poussière... bref. Il passait complètement inaperçue. Il connaissait le bâtiment par-cœur, il côtoyait les surveillants de temps en temps. Il avait des oreilles partout et personne n'avait jamais fait attention à lui. Personne. Le type parfait pour fouiner en toute discrétion. Très pratique.

Aujourd'hui, il ne comprenait pas d'où venait cette agitation. Les pensionnaire semblaient se réveiller, ils en avait peut-être marre. C'était pas trop tôt. Mais un peur tard en fait. Et ils agissaient comme une bande de gamins irresponsables, sans réfléchir au conséquences. Darren venait d'apprendre ce qui s'était passé grâce à l'un des membres de leur petite organisation. Il était venu le trouver, il avait vu ce qui c'était passé. Ou même participé mais ça Darren s'en fichait, le mal était fait de toute façon. Dès qu'il le su, il lâcha le balais qu'il tenait dans les main et se mit à courir le plus vite possible en direction des cachots. Il entendait des bruits de courses, des cris. Il entendit des coups de feu. Non de Dieu ! Quel bordel ! Il prit un autre couloir, la respiration saccadée, comme s'il cherchait la solution quelque part, dans un coin sombre. Il fallait qu'il profite de cette confusion. Maintenant. Il n'y en aurait pas d'autre. Mais pas seul, ce serait trop risqué. Et il savait déjà à qui s'adresser. Rapidement, il atteignit le dortoir des filles et ouvrit la porte sans frapper. C'était un peu l'affolement, plusieurs pensionnaires étaient cachées sous les couettes. Darren eut vite fait d’apercevoir Bethany et sans un mot, il l'agrippa par le bras pour l'entrainer, attrapant une couverture au passage.


- Viens. Suis-moi !

Il se couvrit de la couverture, lui et Bethany. Pourquoi , Pas pour avoir chaud mais pour qu'on ne puisse pas les reconnaitre avec les caméras. Il connaissait ces couloirs par-cœur. Il mena le jeune femme pendant quelque minutes, jusque devant le poste de contrôle. Lorsqu'il ouvrit cette porte, le surveillant n'eut même pas le temps de se retourner que Darren l’assomma d'un gros coup de poing. Il grimaça. Il avait pas l'habitude de donner des coups comme ça. Il se mit à observer toutes les machines autour de lui. Il commença par appuyer sur un bouton rouge, ce qui eu pour effet de mettre toutes les caméras hors service. Parfait.

- Bon. Faut trouver ce qui fait fonctionner les télécommandes. Et le détruire. Je sais pas si c'est ici mais si ce n'est pas là, il faudra aller dans le bureau de la directrice. Il faut trouver... une antenne ou bien... je ne sais pas un document qui indique où ça se trouve...

Il était nerveux mais son cerveau fonctionnait plus que jamais. Ils avaient très peu de temps et l'aide de Bethany ne serait pas de trop, loin de là. Il fallait faire très très vite. Il farfouillait partout. Il eu l'idée de fouiller le surveillant et de lui retirer une arme à feu. Il répudiait à s'en servir et ne le ferait qu'en cas d'extrême urgence. Il la glissa dans sa ceinture.


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Bethany Johns
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MessageSujet: Re: Garde de nuit (19 décembre) - LIBRE   Mar 17 Jan - 1:30

Bethany avait tout juste eu le temps de se rallonger comme il fallait. Elle fit mine de dormir, sur le côté, persuadée que c'était bien un surveillant furieux qui venait d'entrer dans le dortoir. Elle avait remarqué les pas pressés, elle s'attendait à des cris, des ordres de se lever immédiatement pour retrouver les fuyards. Beth' ferma les yeux alors que les pas se rapprochaient d'elle. Brusquement, un main l'empoigna. Elle protesta en s'agitant. Lâche moi sale.. !! ...Darren ?

« Qu'est-ce que tu... ? »

Pas le temps de finir sa question qu'il l'entraîna ni une ni deux vers la sortie. Elle ressentait toute la tension de Darren et n'aimait pas ça. Encore moins marcher pieds nus sur ce sol si froid.

« Tu crois vraiment que c'est le moment bon sang ?! »

Et puis d'abord, où l'emmenait-il ? Sans même la prévenir en plus ! Non, elle n'aimait vraiment pas ça. Courir avec la couverture n'était pas très pratique non plus, mais elle comprit rapidement pourquoi il l'avait prise. Les caméras. Mais qu'avait-il donc derrière la tête...Elle avait perdu tout son sens de l'observation avec cette couverture qui cachait une bonne partie de sa vision, elle n'avait aucune idée de là où ils allaient. Quelle nuit...

Puis Darren sembla s'arrêter devant une porte. Beth' entendit un bruit sourd puis enleva ensuite cette fichue couverture. Qu'est-ce que... Elle vit tout d'abord le surveillant au sol, complètement assommé. Puis les écrans. Le poste de contrôle. Quelle idée géniale !

En premier, la jeune femme hésita un court instant entre lui crier dessus pour lui demander ce qu'il comptait bien faire ici et lui crier dessus parce qu'il leur faisait courir un risque énorme. Puis elle se ravisa. D'abord, parce qu'il lui expliqua qu'il voulait trouver des infos sur les télécommandes, ensuite parce que c'était trop tard pour une dispute. Mais si jamais ils se faisaient prendre, elle n'hésiterait pas...

Les télécommandes donc. Bethany commença par fouiller le meuble le plus proche, tiroir par tiroir. Rien. Elle se retourna vers le surveillant à terre et, pendant que Darren s'occupa de son arme, Beth' dégagea du pied la télécommande, la balançant de l'autre côté de la pièce. Elle lança un regard préoccupé à son complice puis retourna fouiller un nouveau meuble. Il fallait qu'ils trouvent quelque chose. Et vite. Chaque minute passée dans cette pièce les rapprochaient du moment où quelqu'un les surprendrait. Un nouveau tiroir. Quelques dossiers de pensionnaires, des notes concernant certaines victimes. Rien de très intéressant. Passons à un autre. Bingo ! Le manuel d'utilisation des télécommandes. Elle le feuilleta en vitesse. Chaque touche était décrite avec sa fonction, des recommandations étaient faites comme d'éviter d'appuyer sur plusieurs simultanément. Bref, rien sur les antennes ou le moyen d'enlever les puces, rien qui ne pouvait vraiment les aider.


« Darren »

C'était forcément là, à côté. Elle fouilla dans le tas de feuilles et en sortit une grande. Un plan ! Beth' l'examina raidement. On aurait dit un plan de l'île. Elle reconnaissait les délimitations du pensionnat, la forêt, le bunker, les plages... Tout ça semblait encore plus gigantesque que ce qu'elle connaissait. Un point rouge attira son attention. Le phare... Elle montra du doigt l'emplacement à Darren. Et si c'était là, sous leurs yeux depuis le début ?
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MessageSujet: Re: Garde de nuit (19 décembre) - LIBRE   Mer 18 Jan - 23:27

Ezequiel n'était pas un mauvais bougre mais il était surveillant. Le quotidien du Château, passé les premiers mois où on dégustait l'adrénaline, les rendait tous terriblement apathiques. Les habituait à l'horreur. Mais il était encore le plus réactif de tous. Henry s'éloigna avec ses fusils et le laissa quelques instants seul.

C'était précisément dans ce genre de situation qu'on prenait conscience des défaillances du système de sécurité. Henry, que l'humiliation échauffait de façon exhaustive, marchait droit sur le petit corps prostré au milieu du couloir quand tous les points rouges du plafond s'éteinrent. L'idée que des pensionnaires puissent avoir été suffisament intelligents pour organiser un plan pareil l'effraya. Que les surveillants d'Anguish aient été assez négligents pour ne pas s'en rendre compte acheva de le refroidir. Il saisit le garçon par le col de sa chemise et l'obligea à se remettre debout pendant qu'il examinait les dix-sept caméras désactivées. Ce n'était pas normal du tout, les objectifs étaient censés fureter en permanence. Oh, si une poignée de gamins trouvaient le moyen de sortir du château, ce n'était pas très grave. On les repêcherait essoufflés dans la forêt ou noyés dans une flaque d'eau. La punition qu'on leur infligerait leur passerait à tout jamais l'envie de froncer les sourcils. Le gamin n'avait pas l'air d'avoir été doté de nerfs. Il apercu la barre métallique et lui colla une torgnole monumentale. C'était inutile mais ça lui fit du bien. Il ramassa l'objet froid et oblong. Comment pouvait-on se procurer ce genre de machin ? C'était un genre de pied de table. Il lui en mit un coup dans les genoux. Le gosse tomba sur les rotules et Henry leva le bras pour lui en remettre une volante dans le crâne.Il se foutait de savoir si la tremblotante silhouette avait ou non un rapport dans cette affaire. Tous, il fallait les discipliner. Son geste s'arrêta net.

Un crépitement à peine perceptible tiqua dans sa nuque. Il appella Ezequiel et traîna le petit sur le carelage, l'abandonnant dans un angle où son collègue le retrouverait. Clic. Chargement de fusil. S'il le fallait il en buterait deux ou trois. Sûr qu'après ça il allait en ramener un à la cabane et sûr que celui là regretterait le jour de sa naissance. Ô félicité. Un ou deux. Ou trois, selon l'humeur et la direction ne pourrait pas lui reprocher. Henry abandonna Alex et changea d'étage. Il dévala les escaliers de son pas boiteux et lourd, ses pas résonnaient pareillement à son souffle pulmonaire. Il repoussa l'expédition dans les dortoirs à plus tard et s'enfonça dans les salles de vidéosurveillances.

Le corps inconscient d'un surveillant était étendu par terre. Henry le retourna du bout du pied et constata qu'il était en vie. Son arcade était béante. Plus de flingue, plus de télécommande. Toute brute épaisse qu'il était, il cessa de respirer. La porte était fermée mais pas verrouillée. Elle était extrêmement lourde et un gigantesque "Interdit d'Entrer" rougissait le panneau. Si ça se trouve ils étaient quinze à l'intérieur. Sans doute armés et à l'écoute. Quelques chuchotements lui parvenaient ce qui confirma sa théorie que la porte était mal fermée. Mais quel merdier...
Il sortit sa télécommande et hésita à biper un congénère. Ce que ça pouvait puer cette histoire. Mais Henry avait prit un coup dans le nez et il n'était plus guère sensible aux odeurs. Il poussa la porte sans émettre un grincement (un avantage considérable sur la cabane) et lui apparurent deux gamins trop occupés à fouiller la paperasse. Un petit ricannement s'échappa de sa gorge.

"-Alors mes petits anges, on s'est perdu en route ?"

La fille il l'avait déjà vu. On en mangerait. Pendant qu'il braquait son fusil vers eux, il s'étrangla de rire et toussa à cause des coups de pieds dans les côtes. Qu'il puisse tenir debout tenait du miracle. Henry Christ. Henry Christ allait bientôt pouvoir s'effondrer sur son matelas et s'abandonner aux hallucinations. Il dégaina sa télécommande et pressa un bouton en direction d'un des deux gosses. Zap. Le zap lui arracha une grimace, il détestait vraiment cet objet.
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