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 Plus on est de fous, plus on rit... [Henry]

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Keiji Kitade
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Prison of anguish
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MessageSujet: Plus on est de fous, plus on rit... [Henry]   Ven 16 Déc - 13:11

Raidi par le froid, Keiji se réveilla lentement en entendant une série de bruits plus ou moins inhabituels : le claquement du métal, le cliquetis des clés, des pas lourds et bruyants et ici, en fond, comme un crissement... une souris? Probable. Ce qui l'alerta un peu plus et lui fit même ouvrir les yeux, ce fut des cris et hurlements mêlés entre haine et douleur. Justement, ils semblaient se rapprocher. A l'entendre le pauvre bougre semblait subir le martyr... à moins qu'il n'était à ce point claustrophobe! Keiji profita de ce charmant réveil matin pour achever de se lever d'un sol dur et glacé, il remua les orteils, commença à s'étirer dans toute sa longueur, utilisant l'espace étroit qui lui était pour le moment réservé pour faire quelques pas, comme quoi être plutôt petit avait des avantages. Rien encore en vu derrière les barreaux, ils ne semblaient pas trop pressés de lui apporter sa distraction, à quand le spectacle? C'est qu'on s'ennuie vite enfermé dans le noir de ces minuscules cellules dépourvues de tout confort digne de ce nom. Je vous parle pas des odeurs et des heures de ménage qu'un certain blondinet n'avait encore jamais du oser entreprendre. En parlant de ça, un brin de toilette n'aurait pas été de refus non plus m'enfin, fallait pas trop en demander non plus, ça attendra. Keiji passa sa main dans ses cheveux pour se réajuster un peu quand même, tira vaguement sur sa veste dans le même objectif puis l'épousseta en plus ce qui s'avéra plus utile. Des toiles d'araignées? Ca y ressemblait toujours. Quelle idée de se retrouver coincé là dedans, je vous le dis!

Tout ça à cause de cette langue de vipère qui n'avait du avoir personne d'autre à se mettre sous la dent. Paraît qu'il ne se rendait pas digne des avantages accordés par sa position de sous-surveillant, qu'il ne faisait pas son travail. La bonne blague, comme s'il en avait eu l'intention un jour. Ne connaissait-il donc pas les règles de bases : si tu ne fais pas ton travail, tu es viré! Keiji eut plus du chance néanmoins, on lui autorisa une première remise en question chargée de lourdes menaces. Il avait intérêt à se reprendre et vite. La conversation aurait ainsi pu se terminer sur de belles promesses si Keiji n'avait pas ressenti le désir de lui démontrer à quel point il pouvait avoir l'impression de bien s'occuper des petits jeunes d'Anguish... Alors qu'il semblait très calme, l'animosité monta en un éclair et la dame malgré son bagage et son expérience ne fut pas assez efficace pour se débarrasser de son nouvel agresseur, maudit soit la technique qui lui avait fait perdre en pratique. Dommage pour elle. Keiji prit alors un malin plaisir à se jouer de ses nerfs. En effet, après un combat acharné, Keiji remporta la mise et laissa aimablement la petite dame reprendre son souffle en l'attachant solidement à cet outil drôlement sympa qu'on appelle une table. Étrangement, elle avait déjà perdu de son panache... Son haleine sentait l'alcool et les rides se creusaient sous son front, sans compter les poches de cernes sous ses yeux. Sa voix était aiguë et criante. Elle s'étouffait en menaces et en injures. Dommage, elle aurait pu plutôt profiter de ce temps partagé pour lui rappeler les règles d'Anguish histoire de remettre les pendules à l'heure. Surtout que dedans il y avait une allusion au respect des surveillants, non? Trop tard. Keiji sortit son couteau de sa poche et lentement d'abord en fit glisser la lame tranchante sur la peau de la surveillante, laissant le sang recouvrir son corps d'un léger manteau, remplaçant ses vêtements qu'il retira un à un... Il lui parla d'un ton charmeur, lui promettant d'être délicat, ignorant toutes ses réponses... les blessures superficielles d'abord s'alourdirent petit à petit jusqu'à devenir d'une large profondeur... Ses injures se transformèrent en cris de douleurs. Non satisfait de sa haine, ni de sa souffrance, Keiji voulut déceler la peur dans son regard, par plaisir et non par rancœur... Il s'attaqua d'abord quelque peu à son visage puis avec un couteau un peu plus large, il tâcha de la parer d'attributs naturels, elle méritait les honneurs après tout la grande dame... il lui fit un collier avec ses doigts... un bracelets de ses orteils qu'il avait au préalable découpé avec soins sans oublier de lui demander son accord rarement obtenu... Elle était la première à lui inspirer vraiment ce genre de découpes irrémédiables pour être honnête, mais niveau terreur, fallait reconnaître que c'était très efficace, faut s'adapter que voulez-vous, chercher la petite bête de chacun. Keiji s'apprétait à continuer sur cette étrange lancée mais un élan brutal et inattendu le plaqua contre un mur. Des bruits de voix, des appels au secours, des larmes de la dame ne furent ensuite qu'à peine perceptible alors qu'il était assailli par des ultra-sons... Allait-il avoir droit à tous les boutons de la télécommande? C'est pas parce qu'il avait eu une promotion qu'on lui avait retiré la fameuse puce introduite chez tous jeunes conduits sur l'île! Il en faisait les frais pour l'heure. Ca faisait longtemps, tiens, mais faut avouez qu'il l'avait un peu cherché aujourd'hui. Quelques boutons encore et il fut bien incapable de réagir à quoique ce soit, on ne peut rien contre la puissance de la technique! La dame fut conduite en urgence à l'infirmerie pendant que Keiji était enfermé dans un cachot. Voilà pourquoi il pourrissait ici depuis la veille.

Finalement les voix entendues un peu plus tôt firent leur apparition à travers un groupe de surveillants maintenant fermement un charmant pensionnaire qui se démenait comme un fou pour essayer de leur échapper, sans trop de succès à première vue. Le pouvoir des clés ne proposa pas non plus à Keiji un voyage vers la liberté mais plutôt, vous l'aviez compris, un nouveau compagnon d'infortune. C'est en effet dans sa cellule qu'il fut jeté après que Keiji ait reçu un ordre plutôt électrique de garder ses distances de la porte. Apparemment il manquait de place, à croire que le manque de surveillant se faisait moins sentir dernièrement... L'asiatique ne manqua pas pour autant de tenter quelques réclamations sur le ton de la bonne humeur, qui ne tente rien n'a rien après tout, hurler ne servant à rien comme le prouvait le gamin qui se jetait maintenant sur la grille avec un désespoir évident. Le surveillant en charge de l'étage lui avait pourtant bien conseillé de la fermer, assurant qu'il n'allait pas supporter un tel vacarme bien longtemps. Les cris du gamin se transformèrent en hoquets angoissants quand Keiji se chargea de le consoler.... Après tout, on lui avait envoyé le paquet, il fallait bien qu'il s'en charge. Finalement, il apprenait vite, pas vrai? Ce garçon était un pensionnaire... Promis, il allait bien s'occuper de lui. Pas de sang, il était désarmé mais le pouvoir des mots est parfois aussi tranchant... Il était sûr de pouvoir bien s'amuser de ce gamin. Du moins, si tous le monde ne s'acharnait pas à gâcher tout ses bons moments ce qui semblait vraiment être récurrent ces derniers jours... en effet, il l'ignorait encore mais deux nouveaux personnages approchaient pendant que le jeune garçon s'était de nouveau accroché aux grilles toujours au prise d'une vive nervosité à la voix forte mais éraillée. Deux personnages dont l'infirmière tenant à la main une seringue prête à l'emploi... Ah non, pas de drogue quand même! La poisse! Quel gachis!
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Henry Shelley
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MessageSujet: Re: Plus on est de fous, plus on rit... [Henry]   Sam 17 Déc - 19:36

Derrière la femme et la seringue, il y avait un surveillant maigrelet et un Henry Shelley au pas lourd. Le petit imprimait sur son visage les motifs du grillage en poussant des cris d’animaux. Les traitements d’Anguish avaient cette tendance à rendre les pensionnaires plus shtarbs encore qu’ils ne l’étaient en arrivant. En les entendant arriver, il s’était réfugié dans un coin comme l’aurait fait une petite marmotte. Henry avait toujours mal au pied. Dans la poche, il avait sa fameuse télécommande magique et dans la main il tenait fermement une tige en métal. La dame ouvrit la porte et le laissa rentrer. Le garçon tentait de s’encastrer dans le mur et c’en était comique. « Aller coco, dit-il, c’est l’heure de la sieste ». Avec la tige, il maintenait à distance le colocataire. La surveillante était elle-même armée et menaçait le très réputé Keji l’oriental en aboyant. Henry attrapa le petit recroquevillé, le souleva jusqu’à ce que ses pieds ne touchent plus le sol et le secoua. Avec son torse, il l’empêchait de se dérober. Le jeune homme engoncé aux allures de Renfield chuchotait des excuses très audibles où il s’adressait directement à Henry. Il disait qu’il ne recommencerait pas. Il n’essayait même pas de se défendre. Henry le chopa sous les aisselles et lui demanda s’il avait peur des piqures pendant que l’infirmière remplissait sa seringue. C’était trop calme pour être normal. Il le ceinturait avec ses deux bras couverts d’égratignures dont une, plus fraîche, violaçait tout son coude. Il le berçait presque en murmurant des « ch » sifflants. Après lui avoir déposé un baiser sur l’épaule, il resserra son étreinte et l’infirmière saisit le bras du gosse qui poussa un cri strident et commença seulement à battre des pieds et des bras. De sa bouche dévalaient des mots insensés « je veux pas descendre je veux pas descendre je veux pas descendre ». Henry entendit deux cris dont l’un était le sien quand il reçut un mauvais coup de tête dans la mâchoire. La fille criait de le tenir, bon sang ! Il sentait que ses dents flottaient. D’une poigne mal assurée, il agrippa le garçon par les cheveux et le cogna contre le mur du fond trois fois. La dame en blanc eut juste le temps d’enfoncer comme un poignard la seringue dans sa cuisse que l’enfant s’effondrait comme un pantin sans fil. Très vite, un peu d’écume borda ses lèvres.

Henry plaquait une main contre sa lèvre fendue en jurant. Depuis quelques mois, il se blessait systématiquement pendant ce genre d’opération. La blouse blanche lui lança avant de partir qu’une boîte de morphine l’attendrait à la réception et que s’il avait envie, il pouvait venir se faire désinfecter. Elle s’en alla d’un air pressé et jeta sur Keji un regard de haine parce qu’elle était faisait partie du même régiment que la grosse qu’il avait charcuté l’autre jour.

« -On ferait bien de l’attacher celui là aussi, grinça-t-elle ».

Elle lui tint la porte quand il sortit de la cellule en traînant le gosse piqué par le pied puis la verrouilla bruyamment derrière lui. Le surveillant qui s’était tenu à l’écart jusque là jeta le petit sur son épaule pour l’emmener en salle de repos où il serait ficelé sur une chaise jusqu’au lendemain. Henry posa sur Keji un regard mi-clos et sourit en découvrant quelques dents noires. Les deux (et demi) autres partirent, le laissant planté là. Il colla son front aux barreaux et passa la tige en métal à travers pour coller la pointe sur la poitrine du jeune homme. C’était une cellule vraiment minuscule. Ses cheveux collaient aux tempes et à la nuque.

« -A cause de toi…, commença-t-il d’une voix paresseuse, à cause de toi je suis obligé de me lever deux heures et trois quarts plus tôt parce que je prend le service de la dame que tu as butée. »

Il frappa un petit coup sur le bras droit de son nouvel interlocuteur et ramena la tige vers lui d’un air pensif. C’était assez ennuyeux. Il fouilla dans sa poche et sortit un chocolat Quality Street dans un emballage violet qu’il lui balança. Il alluma une cigarette et la fumée le piqua là où il s'était blessé.

« -C’est bientôt noël. »
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Keiji Kitade
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MessageSujet: Re: Plus on est de fous, plus on rit... [Henry]   Jeu 22 Déc - 14:05

Pas de doute pourtant, c'était bien de drogue dont il s'agissait. Heureusement pour Keiji, il ne semblait pas être sur la liste. Il aurait encore moins apprécié. C'est la gorge déployée qui eut le droit à la dose rapportée. Déjà lassé de la scène, Keiji se laissa écarter sans chercher à intervenir, inutile. Il regarda donc le type supplier le pardon en regrettant de ne pas avoir eu le temps de l'entendre lui-même débiter son lot d'idioties. Bon d'accord, ne soyons pas trop mesquin, il avait quand même pu grincer quelques sourires en les observant se débattre à maintenir le type qui lui même se débattait, mais ça ne changeait rien à la situation. Non, vraiment pas de chance, il y avait de quoi s'amuser à la base, à croire que le personnel d'Anguish n'avait vraiment pas d'humour. Keiji n'avait pas à le cacher, c'était très frustrant. Il soupira d'ailleurs quand l'autre s'effondra au sol. Fini pour aujourd'hui, il n'y avait plus rien à en tirer. De toute façon, ils le sortirent même de la cellule. Retour à la case départ. Finalement, leur punition était assez réussi. Keiji semblait devoir souffrir d'ennuis, bien que jusque là honnêtement, ça ne l'avait pas encore réellement traversé, pas le temps encore, j'anticipe. Trop peut-être. Tout ce petit monde sortit donc presque aussi vite qu'ils étaient entrés, avec même quelques regards de tueurs au passage. Mais allez-y les enfants, vous êtes à Anguish, faites ce que vous voulez, allez aux bouts de vos désirs! Trop sage la petite dame. Qu'elle venge sa copine, ça la décoincerait peut être un peu! C'est bien qu'il n'était pas très tenté par une série télécommandée sinon il n'aurait pas manqué de lui en faire la remarque, il se contenta donc d'une expression évocatrice associée d'une vague courbette plutôt moqueuse. Il faut aussi savoir admettre ses faiblesses parfois! Une fois la serrure tournée, tout aurait pu se terminer là si Keiji n'avait pas la chance d'être né sous une bonne étoile. En effet, alors que les trois quarts de la troupe s'éloignait, le morceau manquant s'attarda...

Keiji fit un pas avant de se faire arrêter par un tige de fer... Il en profita pour dévisager l'homme. L'avait-il seulement déjà vu? Il ne lui rappelait rien. Ou pas grand chose. Un surveillant? Faut croire. Quelle importance? Il n'empêche qu'il avait été assez attentif à son attitude plutôt cynique avec le petit gars tout à l'heure. Faut savoir s'ouvrir à toute forme de distraction, elle peut se trouver partout. Finalement, c'était semble-t-il pour lui faire quelques reproches qu'il était resté... on ne pense pas toujours aux conséquences en domino qui s'éparpillent sur les autres lorsqu'on s'attaque à une seule et unique personne, celle-là il n'y aurait même pas pensé pour tout dire. Ca le fit rire. De ce rire aux sonorités graves mais amusantes qui sort du fond de la gorge.


- Tu viens de me prendre quelques heures aussi, on ne devrait pas en rester là.

Puis l'homme lui balança quelque chose que Keiji réussit à attraper au vol avant de l'identifier : un chocolat? Quelle générosité inattendue. N'ayant rien eu à se mettre sous la dent depuis la veille, ça ne se refusait pas. L'autre avait retiré la barre de fer après l'avoir légèrement frappé au passage, Keiji s'installa contre l'un des murs et tira sur le papier violet pour en sortir la petite gourmandise. La bonne odeur du chocolat ne put franchir le mélange désagréable qui emplissait les lieux. Cela dit, en y étant, on finit par ne plus vraiment le percevoir. Sur ses doigts et sous ses ongles persistaient des trainées de sang séchés, il n'avait pas eu l'occasion de se laver les mains. Il en gratta néanmoins quelques unes tout en mangeant le fameux chocolat. Noël? C'était vraiment la période ou il inventait? Vu le froid en ce moment ça se tenait. Ca faisait belle lurette que Keiji n'avait pas suivi un calendrier pour être honnête, si seulement il l'avait réellement fait un jour. Je plaisante. Noël quand même. Le temps des cadeaux quoi, il en avait bien eu quelques bons ce jour-là par le passé, oui toutes les bonnes occasions de se faire plaisir sont à saisir... Dommage que ça n'ait jamais été si bien exploité à Anguish. Il sourit. C'était peut-être pas trop tard encore après tout. Il ne pensait pas aux chocolats cela dit... Après tout, ici, personne n'est jamais vraiment sage... le père noël ne doit pas prendre la peine de faire le détour!

- Noël? Vraiment? Bon à savoir.

La fumée de la cigarette pénétra alors dans la cellule. Un moment de répit, ça y ressemblait presque. Peu de mots, peu d'actions. Toujours adossé, Keiji fixa le mur d'en face, il avait encore le goût du chocolat dans la bouche. Pour un réveil, finalement, ça restait assez tranquille. Un peu trop. Ne laissons peut-être pas l'homme filer trop vite... Keiji était loin d'être un connaisseur en matière de conversation m'enfin quand on se retrouve coincé derrière des barreaux, il y avait rien d'autre à faire, faut bien chercher à innover un peu. Avec un peu d'ironie peut-être? Allez.

- Je t'ai jamais vu ici avant, si? Les cris aussi te fatiguent apparemment, quel dommage... Mais si dormir est vraiment tout ce qui t'intéresse, tu peux prendre ma place. C'est plutôt bien conçu pour et tranquille, tu verras. Plus besoin de te lever, ni de te soucier du service!

Bah, on peut toujours rêver et puis c'était une solution en or à son problème non? Tiens, d'ailleurs, en parlant de ça, il n'allait pas le laisser passer Noël enfermé quand même? Non, il serait sorti avant. Chaque chose en son temps. Ca l'inquiétait pas plus que ça en réalité. Il faut parfois se laisser aller à l'inconnu, Keiji commençait à se découvrir un intérêt pour ce genre de hasard, capable de lui mettre de nouveau jouet entre les mains. Un peu léger pour l'instant, peut être, mais il faut savoir être un peu patient parfois... Oui, ça s'apprend. Pour la bonne raison que c'est parfois quand on s'y attend le moins, que viennent les meilleures surprises.
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Henry Shelley
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MessageSujet: Re: Plus on est de fous, plus on rit... [Henry]   Ven 30 Déc - 21:25

Oh, comme il pouvait comprendre cette sensation. Henry n'avait pas la puce mais il lui était déjà arrivé d'être reconduit en cellule deux trois jours pour avoir un peu abusé du règlement. Agression sur collègues et supérieurs, effectivement, séquestration de pensionnaire sans ordonnance, dissimulation de preuve ou retard dans le travail. Son dos se souvenait de quelques coups de câbles électriques pour lesquels il consultait encore l'infirmière. Ça avait été une décision collective destinée à adoucir ses penchants. Henry pouvait comprendre le désarroi de ces petites créatures bloquées entre trois murs et une grille. Cette complicité entre eux et lui accroissait son sentiment de savoir exactement de quoi ces gosses avaient besoin : d'une gifle en béton et d'un prêtre. Keji avait cet air condescendant que tous les nerveux déteste. En bon américain qui se respecte, Henry n'aimait pas non plus les asiatiques qui aposaient leur terrible madeinChina partout.
Le garçon était beau, enfant il avait dut être magnifique.

"-J'adorerai sûrement ça mais je m'en voudrai de séparer les rats de leur papa trop vite, dit-il en essuyant les goutelettes de sang qui venaient du fond de sa gencive pour perler sur sa lèvre, ce serait vraiment trop injuste. C'est dur d'être orphelin à noël. "

Un gros rongeur noir, visiblement agacé par les coups métalliques, passa sous la grille et frôla son pied en rejoignant une autre cellule. C'était mortel ces bêtes là. La nuit, quand il faisait noir et qu'on ne voyait plus ses pieds, il lui était arrivé de sentir craquer sous sa botte la matière corporelle gluante et élastique d'une de ces boules velues. Henry reteint une exclamation de dégoût. Il était aussi un des rares mortels assez fou pour pouvoir témoigner qu'un rat de cachot avait le goût le plus ignoble qui soit : pisse, fiente, insecte digéré, tripes ouvertes et déjà pourries. La faim fait faire de ces choses.

"-On dirait que même eux te fuient. Me dis pas que tu essayes de leur prouver ta bonne foi ...à eux aussi ? railla-t-il en suivant des yeux la disparition de la boule de poils luisants."

Sa voix était sifflante. Il éclata de rire et sentit très distinctement ses dents du fond changer de place. Quelle horreur, il lui fallait de la morphine. Il décrocha les clefs et ouvrit le cellule de Keji, lui fit le portier comme à un prince et lui choppa le bras en expliquant, l'esprit toujours accaparé par la présence des rats, qu'ils allaient régler ça tranquillement. Si Keji pouvait lui rendre un service ce serait chouette. Je suis gentil avec toi et tu es gentil avec moi. C'était un deal qu'il passait souvent avec les gamins qu'il ramenait au bunker, sauf que "gentil" prenait un autre sens. En avalant un cachet blanc, il chargea son revolver et le pointa avec professionalisme sur son nouveau colis.
Le surveillant de garde était posté derrière son petit bureau. Quand il vit Henry arriver avec la brute asiatique, il sortit un papier qu'Henry dut signer pour stipuler que Keji était sous sa responsabilité.

Une idée terminait de germer dans son esprit. Henry avait prit un coup et se sentait d'humeur à lever le pied. Cette semaine quatre gamins étaient morts, plus un cinquième qui était dans son coffre. C'était une jolie grappe. Celui du coffre avait besoin d'être enterré en vitesse et si possible loin du cimetière. En bon garde-chasse, il était coltiné aux joies de la fausse commune. Ils traversèrent tout le bâtiment et arrivèrent à l'extérieur tranquillement. Henry tira jusqu'à la voiture et fit s'asseoir le jeune homme.

"-Ecoutes mon grand. J'ai une idée. Tu vas me filer un coup de main, un petit coup de main, et je te lâche, d'accord ? Tu tombes vraiment bien parce que, la morphine le détendait et sa voix se faisait plus lente, ... T'en dis quoi ? "

Il n'avait pas trop le choix de toute façon. L'idée d'emmener un gamin psychotique dans un coin isolé et de lui donner une pioche était angoissante et excitante.
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