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 Confrontation souterraine | Keiji |

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Lucie E. Clayton
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MessageSujet: Confrontation souterraine | Keiji |   Jeu 8 Déc - 16:53




Lucie mit un nez dehors, sur le toit précisément. Il était tôt et le ciel était gris. Le gel s'était installé un peu partout, unifiant le paysage sur des tons blancs et grisonnants de l'hiver. Le vent se glissa immédiatement dans sa longue chevelure tandis qu'elle s'approchait du bord. Comme à son habitude, elle ne portait quasiment rien sur le dos. Un simple débardeur crème et un vieux jean troué. Elle se leva de toute sa hauteur et contempla ce qui l'entourait, l'air rêveuse. Elle resta ainsi plus d'une heure à profiter du silence et de la fraicheur qui annonçait un hivers rude. Une bonne nouvelle en perspective pour la jeune femme. Elle y serait bien restée encore un moment, si les rayons du soleil n'avaient pas subitement transpercé les nuages qui fuyaient, balayé par un vent qui se réchauffait au fur et à mesure que les minutes s'écoulaient. Le spectacle du givre et de la rosée scintillante ne suffirent pas à la retenir. Lucie se glissa de nouveau dans l'entre sombre du grenier et même si elle aurait dû changer son haut tâché d'un peu de sang de ses plaisirs nocturnes, elle n'en fit rien et quitta la pièce. Pied nus, elle était parfaitement silencieuse en traversant les couloirs déserts. Elle se sentait légère et si elle avait su chanter ou danser, elle l'aurait peut-être fait. Mais elle n'avait jamais réellement su exprimer la joie, le bonheur ou même la tristesse ni d'autres sentiments de tous les jours.

Elle entendit un bruit derrière elle et se retourna pour comprendre de quoi il s'agissait. Honteux de s'être fait remarquer, un jeune garçon brun, les joues rouges de confusion, n'osait plus faire un geste et la regardait avec un mélange d'adoration et de peur. Lucie s'attarda un peu sur la personne, chose qu'elle faisait rarement. Ce n'était ni la beauté ni le comportement de ce type qui l'intéressait, mais son regard. Ce n'était pas un regard qu'elle avait réellement l'habitude de croiser et elle s'amusait à l'analyser. Mais alors qu'elle s'approchait doucement, le garçon jeta quelque chose dans sa direction et disparut en courant.

Lucie s'immobilisa, interdite, puis baissa les yeux sur l'objet à ses pieds. Il s'agissait d'une rose rouge magnifique. Pour elle, ce n'était rien d'autre qu'une fleur et sa signification lui était tout à fait inconnue.

Elle finit tout de même par la ramasser et effleurer les pétales de ses doigts avant de reprendre sa route en direction du réfectoire. C'est qu'elle commençait à avoir faim. Elle se contentait d'un seul repas par jour en général, mais hier, elle avait si bien dormit que ses yeux ne s'étaient pas ouverts de la journée. Ce matin donc, elle avait un petit creux.

La rose toujours à la main, elle entra dans la grande salle ou quelques pensionnaires prenaient leur petit-déjeuner. Elle prit une pomme, ainsi qu'une miche de pain et s'installa à une table. Enfin... elle s'assied sur la table et posa ses pieds sur une chaise plus précisément. Tout en faisant tourner la rose dans sa main, elle mangea lentement son pain et sa pomme, l'esprit ailleurs. Soudain, elle se piqua sur une des épines. Une perle de sang coula et la plante l'intéressa d'autant plus. Elle prit la tige à pleine main et la serra fortement, laissant pénétrer les épines dans sa chair sous le regard étonné des autres pensionnaires. Certaines se brisèrent et restèrent planter dans sa main blanche piquetée de rouge. Étrangement, Lucie venait de se prendre d'affection pour cette fleur à l'air si inoffensive et pourtant si traitre. Elle quitta le réfectoire, toujours obnubilée par la fleur dont elle caressait les pétales tendrement.

Ses pas hasardeux la menèrent jusque devant la cave. Elle y pénétra, s'assurant qu'elle était bien vide. Cet endroit était également bien sombre et frais. Il lui rappela immédiatement cette petite pièce où elle était enfermée étant gamine. Elle se dirigea vers le mur du fond et se laissa glisser contre celui-ci, observant toujours la rose sous tous les angles. Elle amena les pétales vers ses lèvres, les fit glisser le long de sa gorge en fermant les yeux. Puis ce furent les épines qui vinrent caresser la peau blanche de ses joues piquetées de tâches de rousseurs, la griffant légèrement au passage. C'est alors qu'elle sentit une présence dans l'entrée. Elle déposa délicatement la rose au sol puis s'approcha comme un animal dans l'obscurité, prête à bondir sur sa proie. Et c'est ce qu'elle fit. Elle agrippa le vêtement de l'importun et le tira violemment, le faisant tomber au sol pour se positionner sur lui. Là, assise sur son buste, elle pu reconnaître le garçon de tout à l'heure.


- Non ! Attend, je ne te veux aucun mal !

Lucie pencha légèrement la tête sur le côté. Que lui voulait ce garçon ? Pourquoi la suivait-il comme un espion ? Lentement, elle se pencha sur son visage pour y lire la même chose que tout à l'heure...

La respiration du jeune homme était affolée et il semblait soudain hypnotisé par le regard vert si proche de lui qui semblait le transpercer. Il ne pu résister à effleurer le visage de la rouquine du bout des doigts. Elle ne réagit pas. Tremblant, il les glissa alors dans ses longs cheveux.

Ce garçon était tombé littéralement fou de cette inconnue qui apparaissait parfois dans les couloirs et se cachait dans le grenier. Voilà bien plusieurs semaines qu'il la guettait, éperdu d'amour pour cette créature à qui il n'avait jamais parlé. Et la voilà, si près de lui, son corps contre le sien. Alors, il osa ce qu'il n'avait espéré qu'en rêve... il emprisonna les lèvres de la belle sauvage entre les siennes.

Lucie s'était laissée surprendre.

S'en suivi un corps un corps acharné. Malheureusement pour l'amoureux, cela n'avait rien de tendre ni de sexuel. La belle rousse qui l'obsédait avait sorti son arme et s'était acharnée sur son corps. Des coups violents, incessants, encore et encore. Le sang jaillissait de partout, s'étalant dans une marre rougeoyante toujours plus grande sur le sol. Lorsque Lucie en eut assez, elle se releva, éclaboussée par le sang chaud de sa victime. Elle récupéra la rose et revint près du corps, la laissant alors tomber et se noyer dans le sang pourpre.

C'est à ce moment-là seulement que la rouquine s'aperçut qu'il y avait un spectateur dans l'embrasure de la porte...
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Keiji Kitade
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MessageSujet: Re: Confrontation souterraine | Keiji |   Mer 21 Déc - 17:25

HJ : Heureusement que je voulais pas trop te faire attendre, désolé! Ton message est tellement beau que je ne trouve pas de réponses qui me plaise! Faut que je me reprenne!^^

Oui, quelqu'un se trouvait bien dans l'embrasure de la porte. Keiji observait la scène qui se déroulait sous ses yeux depuis un petit moment déjà. Une scène qui s'avéra dès le début très palpitante. Comme toujours avec la sauvageonne, pouvait-il penser. Pourtant non, ce n'était pas comme toujours... c'était tout simplement somptueux. Non par la quantité de sang versé, ni même la violence des coups à laquelle il était néanmoins sensible mais bien par l'étonnante présence de la jeune femme. Pas étonnant que ce jeune fou ait pu se laisser à ce point hypnotiser, elle crevait littéralement l'écran et Keiji profitait du spectacle. De l'aura? Du charisme? Appelez ça comme vous voudrez. L'ignorance qu'elle avait de ce pouvoir le renforçait même encore peut être. Elle agissait avec une grande spontanéité mais semblait surtout ignorer toutes règles de vie en communauté, comme si elle avait grandi seule au milieu des loups, sans jamais aucune éducation et ayant développé une folle violence assoiffée de sang. Avouez que l'idée était fascinante. Comment avait-elle trouvé réconfort et plaisir dans la douleur? Est-ce à quoi mène une telle solitude, si du moins l'hypothèse était bonne, une vie sans autre contact humain... ou était-ce alors cette mise en contact qui l'avait enclenché? Réaction de défense? Pulsion animale? Naturelle vraiment? Avait-elle au contraire connu quelques supplices auxquels elle s'était simplement attachée, comme seul et unique échange? Impossible de le savoir, Keiji n'avait pas de telles compétences d'analyse du moins et encore moins de connaissances sur son histoire. Elle semblait néanmoins plus contrainte et agacée par la présence humaine qu'attirée. Qu'est-ce qui la motivait? Trouvait-elle quand même un intérêt dans l'échange? Au moins par le sang semblait-il toujours... Keiji ne pouvait que s'y intéresser même s'il n'obtenait pas de réponse. Cela dit les origines de sa situation, n'était pas sa première question... son comportement à l'instant présent en apportait déjà suffisamment. Une chose est sûre, il ne voulait pas l'apprivoiser, elle était trop merveilleuse ainsi. Ce mystère lié à sa différence ne pouvait que la rendre attractive pour tous les curieux et tous ceux qui pensaient pouvoir s'en amuser... apparemment, il pouvait aussi enclencher des sentiments amoureux, voire passionnels. La fascination face à l'inconnu les réunissait. Si ses centres d'intérêts étaient clairs, elle gardait une part d'imprévisibilité dans ses ressentis et ses réactions.

Regardez-là agir face au baiser du jeune homme... Certaines femmes après avoir subies quelques supplices désagréables à Anguish pouvaient avoir une attitude de ce genre mais qui se comparait à du dégoût, à de la haine, à de la vengeance, du désespoir aussi à l'idée que tout ne recommence. L'attitude de la sauvageonne était beaucoup plus paisible une fois l'acte réalisé. Elle ne connaissait probablement pas ce genre de sentiment, du moins avec la même interprétation que les autres. Oui, elle était fascinante. Le pauvre garçon avait été bien naïf et sans doute trop romantique. Comment avait-il pensé l'atteindre avec un rose rouge? Et encore Keiji n'avait pas assisté à toute la scène. Elle balança justement la fameuse rose sur le corps de l'amoureux transi, plutôt gluant et ruisselant à présent, définitivement mort surtout. Il croisa alors son regard et sourit. Qu'elle se rassure, elle n'aurait pas droit à une seconde déclaration. Bien que Keiji ne pouvait nier l'excitation clairement sexuelle qu'il pouvait ressentir en la voyant à l'œuvre. Il paraît que lié au sang, ça a même un nom... comme toutes les perversions de ce genre d'ailleurs, il y en a qui s'en amuse, un médecin en parle d'ailleurs avec une grande délicatesse dans un très vieux bouquin de psychiatrie, totalement hors propos aujourd'hui mais toujours en bibliothèque dans les facs étrangement. Sûrement parce que cette folie persiste aujourd'hui, la preuve. Juste pour l'anecdote. Il est néanmoins peu probable que la sauvageonne ait de grandes connaissances en la matière. Quoique, comment le savoir? Bref.

Puisqu'elle l'avait repéré, il était sans doute temps pour Keiji d'entrer en scène. Façon de parler bien sûr. Il n'y avait plus rien à voir, ni à faire. Toute la beauté et l'intensité de la scène s'était envolé. Il était comme un spectateur qui venait renifler les dernières cendres. Ce qu'il fit clairement d'ailleurs. Keiji en effet s'était approché du cadavre avant de s'agenouiller à ses côtés. Il passa d'abord doucement sa main sur les blessures... profitant du sang encore chaud, coulant de chaque plaie. Elle l'avait bien arrangée. Il avait été pourtant bien courageux quelque part... de lui avouer un amour qu'elle ne pouvait comprendre. Keiji attrapa son arme et la plongea dans la poitrine du jeune homme qu'il ouvrit, glissant ensuite sa main à l'intérieur du trou béant, il lui arracha le coeur. De temps en temps, il lui arrivait d'avoir un peu de goût pour les symboles. Ca le distrayait. Il faut bien varier un peu les plaisirs, surtout quand il n'avait plus aucun autre rôle à jouer, même si ça ne lui apportait absolument rien. L'organe éteint et à peine reconnaissable n'avait en effet plus aucune valeur. On se fait un foot? Non, allez, c'était drôle quand même de le lui arracher. Ce pauvre type y avait consacré toute son énergie jusqu'à en perdre la vie. Quel imbécile. Keiji le lui tripota se moquant de lui avant de le balancer à côté. Quoi! Vous préféreriez qu'il l'offre à Lucie? N'était-il pas déjà à elle? Du moins pour un court instant. Et la rose? Il ne s'en occupa pas. Lucie l'avait fait. Allez, affaire terminé. Fallait toujours qu'il fourre son nez partout hein! Défaut de fabrication, désolé. Il y a rien à faire.

Keiji se releva, se frottant les mains puis se retourna vers Lucie. Était-elle toujours là d'ailleurs? Oui. Bien. Et maintenant?


- Alors, tu n'aimes pas les fleurs?

Discuter? Non, quand même pas. Je reconnais qu'ils n'avaient jamais vraiment pris le temps de tenter l'expérience m'enfin... je doute qu'ils aient beaucoup de conversation... ça n'empêche pas de se saluer entre bons amis, n'est-ce pas? Un peu d'ironie ne fait pas de mal non plus.
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Lucie E. Clayton
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MessageSujet: Re: Confrontation souterraine | Keiji |   Mar 3 Jan - 19:12

HJ : Allons, il est parfait ce message, ne te torture pas Smile

Oui ce pauvre garçon avait eu tort de croire qu'il pouvait amadouer la jeune femme avec une rose ou quoi que ce soit d'autre. Il n'existait sans doute aucune manière de la dompter d'ailleurs mais l'imprudent ne l'avait pas compris ainsi. On dit que l'amour rend aveugle, c'était peut-être le cas. Peut-être que s'il lui avait offert un beau Damas... peut-être que s'il l'avait poignardé plutôt qu'embrassé... oui peut-être. Ou peut-être pas. Comment savoir, Lucie était impénétrable, une femme glaciale dans tous les sens du terme. C'était pour cette raison en général que les pensionnaires comme les surveillants préféraient l'éviter et la laisser dans son coin. Elle n'avait aucune conversation et elle était plutôt compliquée à approcher. Certains surveillants avaient bien essayé de l'immobiliser, mais il fallait avouer que ça n'avait rien de simple. La télécommande aidait parfois à la calmer, mais cela pouvait tout aussi bien la rendre plus enragée que jamais et compliquer la tâche. D'autant plus qu'il lui arrivait d'apprécier la douleur ressentie. Au final, à force d'user leur énergie et de se faire griffer et malmener par cette tigresse, ils avaient fini par la laisser dans son coin. Une sage idée de leur part.

On ne pouvait rien lire sur le visage de la rouquine qui venait de reconnaître l'asiatique. La dernière fois qu'elle l'avait vu, si sa mémoire était bonne, c'était cette nuit d'orage au sommet du phare. Elle se souvenait simplement de s'être réveillée à l'infirmerie avec de multiples blessures. Le reste était un peu flou, mais elle n'était pas stupide. Elle avait dû perdre connaissance après sa chute et il en avait profité. Quel égoïsme tout de même ! Mais elle avait bien vite oublié ce petit incident sans réelle importance et avait laissé ses plaies cicatriser. Elle en rouvrait certaines lorsque l'envie lui prenait mais n'avait pas cherché à le revoir. Car en effet, elle faisait preuve d'un détachement et d'une ignorance profonde envers ses prochains. Keiji y compris, même si elle avait partagé quelques moments appréciables. Elle ne lui était redevable de rien. Il était une sorte de distraction parmi d'autres et rien de plus. Le voir ici de nouveau, dans l'encadrement de la porte, lui était donc parfaitement égal. L'idée qu'il ait pu suivre la scène depuis le début également. Mais elle se doutait que cela lui ait plus. Cet individu aimait le sang, ça ne faisait aucun doute.

Elle l'observa s'approcher du corps et le manipuler. Lucie n'était pas le genre de vautour à garder égoïstement sa victime pour son propre compte. Ce fut la raison pour laquelle elle ne réagit pas, pas plus lorsqu'il arracha le coeur du garçon pour finir par le rejeter. Elle se contentait d'observer avec un certain intérêt les gestes de l'asiatique sans pour autant parvenir à les comprendre. Elle avait d'abord pensé qu'il mordrait dedans, comme cet autre asiatique qu'elle avait surpris en train de se nourrir du corps d'un pensionnaire. Mais manifestement, l'organe n'était pas à son goût. Il se tourna vers elle et prit la parole, se demandant alors si elle n'aimait pas les fleurs. La réponse semblait évidente. Tout comme il fut évident qu'elle ne lui donnerait ni raison ni tort. Aurait-elle aimé le voir partir ? Bien sûr. La seule compagnie qu'elle appréciait était celle de ses victimes. Et il lui arrivait rarement de les laisser dans cet état derrière elle, surtout lorsqu'une magnifique marre de sang s'étalait sous ses pieds. Silencieuse, donc, elle s'agenouilla pour faire rouler le corps et le repousser près du mur, ignorant toujours superbement l'asiatique. N'importe qui pourrait trouver cela insupportable mais c'était bien le dernier souci de Lucie. Elle ne pensait qu'à tous ce sang dans lequel elle aimait tant se glisser. Un peu comme d'autre se font couler un bon bain chaud plein de bulles et de mousse, Lucie, elle, le préférait avec du sang.

Sans pudeur aucune donc, elle se débarrassa de son jean et de son haut et plongea le bout de son orteil dans l'incroyable flaque de sang à ses pieds, un peu comme l'on prend la température. Il était encore bien assez tiède pour être agréable. Lucie s'agenouilla alors et ferma les yeux, ravie de pouvoir se laisser aller à un petit moment de détente. L'un de ses préférés.

Comme un chat qui s'étire, elle plongea ses mains dans le sang et les laissa glisser vers l'avant, se cambrant un peu jusqu'à se retrouver tout à fait sur le ventre. Imaginez la sensation... tous ce sang au contact de la peau fragile de son ventre et de ses seins, un vrai régal. Soupirant d'aise, elle roula pour se retrouver sur le dos et étira ses bras loin au-dessus d'elle, le sourire aux lèvres tandis que ses cheveux se gorgeaient de sang. Elle glissa ses doigts dans le liquide pourpre puis les ramena à son visage. Elle s'offrit alors le luxe une friction de tout le corps. Elle se lavait avec le sang comme on se lave avec une crème délicate. Elle passait souvent sa langue sur ses lèvres pour en gouter la saveur parfumée. La dernière fois qu'elle avait agit ainsi, c'était avec un de ses victimes au Centre. Elle était restée ainsi longtemps, jusqu'à ce que le sang devienne tout à fait froid et commence à durcir sur sa peau blanche et se craquèle à chaque mouvement, comme le ferait une vieille peinture. Et elle avait bien l'intention d'en faire de même aujourd'hui.

Et l'asiatique ?

Hum ?

Quel asiatique... ?
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Keiji Kitade
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MessageSujet: Re: Confrontation souterraine | Keiji |   Dim 15 Jan - 17:42

HJ : C'est toi qui me torture! Lucie est divine!^^

Être ignoré royalement est effectivement insupportable et rageant. Ne pas obtenir le regard et l'attention de l'autre renvoie au vide, jusqu'à en perdre le sentiment de continuité d'existence. Impression violente et déstructurante. Une belle arme contre l'identité et la reconnaissance. Car c'est par l'autre, par le regard que l'on se sent vivant. Lucie semblait pourtant prouver la possibilité du contraire, elle vivait sans indiscutablement, non? Difficile à comprendre. Malgré la frustration qu'il ressentait naturellement, Keiji adorait et enviait cette capacité de Lucie à renier totalement l'autre le laissant se sentir invisible et impuissant. Il n'y avait rien à construire. Rien à détruire. Comme si chaque rencontre était nouvelle, ne laissant aucune trace, aucun souvenir. Comme si rien n'avait d'importance. Comme si rien ne l'atteignait vraiment. Bien sûr qu'elle réagissait, montrant clairement son désaccord mais... elle en ressortait bien vite pour trouver sa propre satisfaction ailleurs. Ce qu'elle fit ici justement, ignorant la présence de Keiji pour aller se rouler dans la marre de sang laissé par son amoureux transi. Keiji recula même la regardant faire. Lucie était déroutante et il se retrouvait comme un idiot à l'observer jalousement. Pas étonnant que la plupart des gens abandonnait pour la laisser dans son coin. L'homme a besoin de reconnaissance, partout ailleurs et plus encore ici. C'est ce que faisait Keiji continuellement en s'attaquant aux autres. Il se grandissait au travers des regards apeurés et des hurlements de douleurs et de terreurs. Pour Lucie, tout était différent, elle ne semblait combler que ses propres désirs. Elle n'avait pas besoin des autres. Elle était clairement asociale. Sauvage. Réellement sauvage. Keiji ne la quittait pas du regard. Il y avait clairement quelque chose à apprendre de ce comportement. Car oui, clairement il l'enviait. Il rêverait d'être capable d'un tel détachement. D'une telle autonomie. Et c'est en la voyant agir qu'il prenait conscience de cette réalité. De ce mensonge auquel il avait longtemps voulu croire.

Mais qu'en faire à présent? Alors qu'elle semblait vibrer de plaisir dans sa marre de sang, les idées se mélangeaient dans l'esprit de Keiji. Oh évidemment, l'envie de la rejoindre dans ce lit rouge de désir, d'y mêler leur sang relançant un nouveau corps à corps entre plaisir et douleur était tentante. Car il est clair que son couteau dans sa poche ne désirait que pénétrer cette chair tendre et rougie avec violence et passion. Mais dans son esprit, cela signifiait une rencontre. Qu'importe son intentionnalité, il était censé y avoir du regard, de la présence, un autre. Il avait la sensation que son action ne ferait que renforcer les sensations ou peut être la frustration éventuellement de la jeune femme mais que c'est lui au final qui en ressortirait vidé de sa propre sensation d'être, comme s'il se retenait de se jeter à l'intérieur d'elle pour s'y perdre. Avec cette sensation qu'elle renvoyait si bien à l'autre d'être invisible et transparent. Ce serait vain et inutile, il n'en sortirait que plus frustré encore. Ce n'est pas que ce vécu lui faisait peur mais ce n'était pas ce qu'il voulait. En la voyant agir, ce qu'il désirait, ce qu'il recherchait, c'était au contraire ressentir la plénitude et la satisfaction qu'elle était capable de s'offrir seule. Tout le contraire en effet. Même s'il avait parfois changé d'objectifs depuis, Keiji s'était construit en voulant se solidifier, se consolider pierre par pierre pour résister à tout et réattaquer par dessus le mur. Il ne s'était pas écouté. Il avait tout contenu, enfermé à double tour. Il était lourd de contraintes. Lourd de retenu. Il n'y avait aucune chance qu'il puisse saisir cette légèreté qu'elle donnait au contraire à voir. Ce n'est pas qu'il voulait devenir comme Lucie, c'était impossible, mais il voulait au moins une fois tenter de comprendre, de percevoir cette sensation. Lâcher prise. Laisser tomber les barrières. Les murs solides. Voir ce qui se cachait encore derrière. Ce qu'il avait bien tassé, enterré. Alors, il s'éloigna. La laissant dans son bain bienheureux pour se pencher sur lui-même, trouver sa propre marre de sang.

Il marcha d'abord s'enfonçant à l'aveugle, tant la luminosité était faible. Il s'arrêta se posant contre un mur. Il se laissa alors glisser pour rejoindre le sol froid. Il apercevait encore Lucie et ses mouvements presque gracieux, lointains néanmoins. Sortant une cigarette de sa poche, il se reprit à plusieurs fois avant de réussir à l'allumer puis la fuma entièrement, profitant de ce temps pour se poser. Dans un geste un peu nerveux, fermant son poing il y enferma le mégot qui lui brula la peau avant de s'éteindre. Il ferma les yeux. D'habitude, c'est chez les autres qu'il recherchait les sensations. Leurs frémissements, leurs frissons, leur corps qu'ils ne parvenaient plus à contrôler, la chaleur du sang sur leur peau... il les avait vécu lui-même peut être mais c'était bien leur reproduction qui l'intéressait. Leur lecture. La douleur qu'il ressentait lui-même avait davantage valeur d'excitant, énergisante elle le poussait à l'action. Elle augmentait sa motivation, ses capacités, confirmait sa présence, sa vitalité renforçant ses possibilités d'action. Il ouvrit les yeux et se releva, rejetant le mégot au passage. Il retira son couteau de sa poche qu'il posa au sol. C'est à son armure, à l'image solide et impénétrable qu'il avait construite de lui même qu'il devait s'attaquer désormais. Il fallait la démanteler, provisoirement, car il ne pouvait se passer d'elle durablement. Mais juste là maintenant pour aujourd'hui, il fallait qu'il s'allège. L'apparence avait toujours beaucoup compté pour lui. Il ne se négligeait jamais. Ca jouait dans sa manière d'intervenir. Dans son assurance. Dans sa solidité. Alors, il retira ses chaussures, reposant ses pieds nus sur le sol dans lequel il pouvait quand même s'ancrer. Il retira sa ceinture, contenante elle aussi d'un corps solide et entier. Il retira sa veste bien épaisse, laissant ses bras retrouver l'air frais eux aussi, dévoilant d'anciennes et profondes cicatrices, qu'il enfouissait habituellement tout autant. Très symbolique tout ça pas vrai? Je vous l'avais dit qu'il aimait bien les symboles. Il retourna au sol à nouveau. Prit un temps pour y poser ses mains bien à plat. C'était sale par terre... une épaisse couche de poussière et de crasse... Ses bagues métalliques rebondirent néanmoins cliquetantes. Après quelques minutes, il décolla ses doigts et les retira une à une, avant de se frotter les mains sur son pantalon. A quoi il pensait? L'air de rien, chacun de ses détails représentaient beaucoup pour lui. Il dégagea ses poignets de la même façon. Le plus dur... ce qui lui mit le plus de temps... fut de retirer ce collier qu'il gardait toujours autour du cou... Dur pas que psychiquement parce qu'il était solide et que l'enlever n'était pas une mince affaire. Raison pour laquelle il avait réussi à le garder toutes ses années d'ailleurs, quasi-cadenacé. La lutte nécessaire était néanmoins intéressante. Il songea à le balancer loin mais finalement le rangea dans sa poche. Allégé de tout ces poids, il soupira. Et maintenant? On joue aux chats sauvages qui se griffent les yeux dans le noir en hurlant à la mort? Non, quoiqu'il fasse, il ne pourrait pas retourner à un niveau aussi archaïque que la sauvageonne...

Il releva le regard pour la chercher dans la pénombre. Elle était toujours là. Moins de mouvements. Le sang devait avoir séché... Il attrapa son couteau et se releva, marchant jusqu'à elle. Finalement, il retira aussi son t-shirt en route avant de la rejoindre totalement. Il était arrivé silencieusement, ses pieds nus ne raisonnant pas sur le sol. Il ne lui laissa pas de temps, pointant son couteau brusquement et profondément dans sa chair alors qu'il s'abaissait à sa hauteur pour la chevaucher, l'emprisonnant au sol. Il connaissait bien la force et l'énergie de Lucie mais il se sentait à cet instant tout aussi féroce. Sa peau était brulante malgré le froid de la cave. Sa respiration s'était accéléré, il était concentré et attentif au moindre mouvement, prêt à agir et à réagir. La différence était dans son intention qui n'était pas de voir Lucie se tordre sous ses coups ni de la rendre folle... mais plutôt de s'appuyer sur ses propres sensations, ramenant son propre plaisir vraiment à lui et non sur la souffrance d'autrui. Il plongea ainsi dans sa chair faisant surgir son sang, plus profondément encore avant d'en ressortir la lame... Son corps se colla au sien sublimé par l'odeur du sang collé à sa peau. Il y enfonça son visage, ses doigts, ses ongles, sans jamais s'arrêter. Alors qu'il attaqua de nouveau la jeune fille de sa lame, il laissa sa langue se remplir du liquide âpre et chaud, accrochant la blessure de ses dents. Il saisissait violemment sa peau de ses mains fermes, rappant ensuite sur le sol abimé. Il ne chercha pas à analyser son ressenti, il ne se contenta pas d'admirer le sang couler le long de ses formes féminines, d'en percevoir la finesse de la texture. Il arrêta de penser. De contrôler. Oublié la manipulation, la beauté du corps humain et surtout le besoin de paraître. Elle ne le regardait pas, elle se fichait pas mal de lui, qu'il en profite. Qu'il aille rechercher ses pulsions contenues, cette folie animale, cette perte de contrôle, cette démesure. Celle qu'il oubliait de plus en plus justement avec cette nouvelle tendance aux jeux de rôles et aux mises en scène. Les miroirs cousus sur la peau... il y avait vraiment pas besoin de ce genre d'images ici! Cette peau, il la lui arrachait plutôt, enivré par le sang qui s'écoulait jusqu'à en perdre haleine, la frappant sauvagement, ne lui laissant aucun répit entraîné par une énergie folle, tout en se frottant dans son sang, excité. Encore. Encore. Pouah... c'est vrai que ça fait du bien!! Lucie était complètement nue, avouez que dans la folie du moment, ça donne des idées. Si elle craignait la douceur, elle n'eut pas à s'en plaindre car c'est sans aucune précaution qu'il s'attaqua brusquement à son intimité. Quand on se lâche, on se lâche que voulez vous! Le couteau passa en premier pendant que pour sa part il déboutonnait son pantalon... Le sang le couvrit ainsi chaudement, giclant, lorsque, après avoir récupéré le couteau, il s'enfonça à son tour en profondeur. Que de sensations croyez-le. Paraît que le meilleur moyen de résister à la tentation est d'y céder... allait-il comprendre la signification de cette phrase énigmatique?


HJ : Si j'ai trop avancé pour toi, te laissant pas assez de temps pour réagir, tu me le dis hein! Je modifie!
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MessageSujet: Re: Confrontation souterraine | Keiji |   Mer 25 Jan - 17:44

HJ : Je ne suis pas certaine que "divine" soit son meilleur qualificatif mais enfin ! En tous les cas ce message m’impressionne, voilà bien longtemps que je n'en avais pas lu d'aussi beau ! Félicitation Wink Je le prend tel quel...


Pourquoi donc essayer de comprendre pour quelle raison Lucie vibrait de plaisir dans ce bain de sang ? C'était ainsi, une sorte de fantasme accomplit, elle était dans son élément comme un poisson l'est dans l'eau, comme l'oiseau l'est dans le ciel. Le plaisir y était indescriptible et immédiatement tout ce qui se trouvait autour d'elle disparaissait. L'île toute entière aurait pu s'effondrer, être submergée par les eaux enragées de l'océan, Lucie n'aurait quitté pour rien au monde son lit pourpre d'hémoglobine. Son coeur lui-même semblait s'embraser, battant la chamade contre sa poitrine, elle pouvait l'entendre tambouriner jusque dans ses tempes et raisonner à ses oreilles comme une douce mélodie. En elle, son propre sang bouillait, bouillonnait et se lançait dans une course effrénée à l'intérieur de ses veines palpitantes. Les yeux fermés, le visage rejeté en arrière, elle avait l'impression d'être aussi légère qu'une plume, au milieu d'un océan de sang chaud et parfumé. Dommage que tout ceci soit trop peu profond. Ses mains accompagnaient le sang jusqu'à sa gorge, jusqu'à sa bouche et son visage tout entier. Elle semblait vouloir s'effacer et fondre dans ce liquide vivifiant. Y rester pour l'éternité.

Elle pouvait sentir chaque goûte de sang se frayer un chemin sur sa peau blanche, s'arrêtant parfois aux barrières que formaient certaines cicatrices. Lucie souriait, s'inspirant de la noirceur de la situation, se délectant de ce liquide tout droit sorti des entrailles d'un pauvre malheureux. Allons... ce ne serait pas perdu. La victime ne serait-elle pas honorée que celle dont il était ivre d'amour s'épanche ainsi dans son sang, entièrement nue ? Malgré ses allures macabres, il y avait de la poésie dans ce spectacle. La rouquine ne se sentait entière que dans ces moments-là. L'endroit était lui-même idéal. Un souterrain sombre, glacial, sans lumière ni chaleur. Parfait.

Plongée dans son plaisir, ses lèvres remuaient. Aucun son n'en sortait, et pourtant elle était bien en train de parler. Une sorte de poème au milieu de sa léthargie :

" Je veux rester dans mon repaire, sous terre et sans lumière, loin des gens. Il fait noir mais pourtant tout me parait si clair. Je me sens vivante . Je veux vivre dans ce repaire, sous terre et sans lumière, loin des gens... "

Tout près d'elle, il se déroulait aussi un spectacle saisissant dont elle ne pu rien apprécier. En effet, il se passait beaucoup de choses à l'intérieur de cet asiatique. Beaucoup de questionnements, puis un changement de comportement. Volontaire, à peine hésitant. Cette cave devenait un autre monde pour tous deux. Comme détaché de la vie réelle, il poussait ses invités à se montrer tels qu'ils étaient vraiment. Sans armure, sans chaine. A nu.

Lucie l'avait complètement oublié, elle ne pensait à rien d'autre qu'à ce sang délicieux qui se durcissait petit à petit sur sa peau, comme pour lui construire une nouvelle peau, une nouvelle protection contre le monde extérieur. Une renaissance.

Il s'approchait. Elle n'entendait que son propre souffle et les battements de son coeur.

Et puis soudain, ce doux plaisir se transforma en seulement quelques secondes... en une éclatante jouissance. Le premier coup de couteau fit éclater comme un feu d'artifice dans tout son être, soulevant violemment son corps sur le coup. Elle ouvrit les yeux, mais ne vit que des étincelles noires et rouges, comme si le sang de sa victime s'était immiscé jusque sous sa peau et derrière ses paupières closes.

Elle ne prenait pas encore conscience que l'auteur n'était autre que cet asiatique. Elle ne réalisait même pas qu'il s'agissait de l'oeuvre d'un être humain. La douleur éclatait à chaque coup, à chaque déchirement de chair et augmentait un peu plus le plaisir de la jeune femme. Chaque millimètre de son corps et de sa peau était d'une sensibilité extrême face à ces délicieux traitements. Et la gravité et l'importance de ces blessures ne semblaient pas du tout l'inquiéter. Elle restait étendue là, offerte à cette succulente torture. Entre chaque gémissement, un rire s'échappait de sa gorge. Nerveux sans doute.

Mais jamais, ô grand jamais, elle n'avait ressentie un plaisir aussi grisant que celui qui survint subitement, sans prévenir entre ses cuisses. Elle poussa un cri, puis un autre lorsque la douleur se glissa profondément en elle. Bien sûr qu'elle ignorait ce qui se passait exactement et c'était mieux comme ça. En tous les cas c'était une sensation divine, encore inconnue, qu'elle apprécia immédiatement. Son souffle s'accéléra encore et son corps entier brûlait comme un bucher. Elle finit par réaliser qu'il s'agissait bien d'un corps au-dessus d'elle, bien qu'elle ne dévisageait pas son bourreau. C'était tellement plus excitant d'imaginer le Diable lui-même prendre procession de son corps et la brûler vive ici, pour l'entrainer dans les tréfonds de l'Enfer. Quelle imagination !

Alors, inconsciente, riant et gémissant encore, elle s'offrit encore davantage à ce beau Diable, enserrant sa taille entre ses jambes, écorchant son dos de ses ongles. Quelle adorable supplice ! Si seulement tout cela pouvait durer interminablement ! Peu importe la douleur, peu importe les séquelles. Lucie ne voyait dans la souffrance que le plaisir. Une vengeance contre sa mère, contre tous. Tous ceux qui pensaient la fragiliser. Mais comme on dit... ce qui ne tue pas nous rend plus fort.

Elle gémit. Entre ses hanches il se démène, elle s'applique et à travers cette danse étrange, leur fait payer à tous leur inconscience. Tous ces êtres humains stupides... ils pouvaient bien tout prendre au final ils n'auraient rien. Elle ne possédait rien. En revanche, elle prenait tout, au travers de leur sang par exemple...

Folle ? Masochiste ? Oui et alors ? N'est-ce pas là la véritable nature de l'être humain ? Comment savoir...

Très vite pourtant ses forces l'abandonnèrent. Son sang avait rejoint en grande quantité celui du pauvre garçon, rougeoyant encore davantage son corps. Sa tête tournait violemment et rapidement son corps ne répondit plus aussi bien. Fatiguée, elle laissa son corps s'affaisser et son regard se perdit dans la noirceur du plafond.
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