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 We live in a beautiful world. ► HENRY

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Eurynome D. Doherty
Commence a regretter d'être la
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Prison of anguish
Pourquoi es-tu à Prison of anguish ?: Je sais pas, j'avais envie de passer mes vacances ici. Vous savez, la plage, le soleil, des pensionnaires accueillants et très gentils, non, vraiment, c'est le pied ici.
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MessageSujet: We live in a beautiful world. ► HENRY   Jeu 8 Déc - 1:03

Je crois que j’ai affaire à des phénomènes paranormaux. Non mais, vraiment hein. Notez que je ne suis absolument pas tarée, contrairement à la majorité de mes gentils camarades. Je dis ça, parce que, je suis venue ici avec une valise entière de vêtements. Beaucoup de vêtements, de toutes les couleurs, tout ça, tout ça. Et, pour vous dire, aujourd’hui, en cette journée foutrement froide, j’ai en tout et pour tout deux malheureux jeans, une chemise (ouais, une seule, ouais), deux ou trois tops et un gros pull. Ouais. C’est clairement la dèche. Et encore, je ne vous parle pas de mes sous-vêtements, mais ils ont connu le même sort mystérieux. Etrangement, mes sweats bob l’éponge et mes american apparel sont toujours présents. J’ai une théorie. Des esprits, ma parole, oui, des esprits ! Ils errent dans le pensionnat et prennent les vêtements des autres pour une raison qui m’est encore totalement inconnue. Ou alors, ce sont les nanas qui pioncent au même endroit que moi qui se sont jetées sur ma valise pour prendre ce qui était le plus cool dès que j’avais le dos tourné, parce qu’à force d’être ici, elles n’ont presque plus rien. Cette théorie est beaucoup plus vraisemblable, mais je préfère largement me dire qu’elles n’y sont pour absolument rien et que leurs sourires ne veulent pas dire « pauvre cruche, tu te rends pas compte qu’on t’prends toutes tes affaires depuis le début » mais plutôt « oh punaise, voilà Eurynome, qu’elle a de beaux cheveux, je rêve d’avoir les mêmes ! » Hm. Je préfère penser en bien plutôt qu’en mal. C’est bien plus beau comme ça. Bref. Je disais donc qu’il me reste très, très peu de vêtements, et que c’est naze, mais alors naze de chez naze. En plus, à force de porter les mêmes, c’est-à-dire qu’ils deviennent légèrement, mais alors légèrement crades. Je sais bien qu’on n’est pas dans un hôtel ni rien, mais un peu de propreté tout de même. Puis zut, s’il y a une laverie, j’imagine que c’est pour qu’elle soit utilisée.
C’est pour cela que je me retrouve dans la laverie. Dieu merci, je suis seule. Ce n’est pas que je suis misanthrope, bien au contraire, mais ici, c’est totalement différent. Les gens ressemblent plus à des animaux sauvages qu’à des êtres humains, à vrai dire. Mais, passons. Je balance plutôt négligemment mon reste de vêtements dans une machine et cherche le produit. Oui, parce qu’il faut du produit pour ces choses-là. Oui, parce qu’il m’est déjà arrivé de faire tourner une machine sans lessive à l’intérieur. On va dire qu’il m’arrive d’être relativement distraite parfois. Ouais. Soit. Il ne suffit que d’un regard pour que la scène tourne en un véritable drame. Vraiment. Une tâche. Oui, une odieuse tâche. Là, posé innocemment sur mon jean. A me défier du regard (imaginons, hein) en ayant l’air de se dire « ouais, tu m’as loupé meuf, i will survive ! » Naïve, la tâche. Après une rapide réflexion du genre « quelle est la probabilité que quelqu’un débarque » je décide de passer à l’action. Et d’anéantir cette foutue tâche qui croit être gagnante. Faut bien se faire respecter. Ouais, par les tâches. J’enlève mon jean. Se retrouver en petite culotte dans une laverie absolument pas chauffée lors d’une période, déjà, relativement froide. Hm, quoi de mieux. Je préférais largement à mon arrivée, quand j’avais encore toutes mes fringues et que je pouvais largement mettre autre chose si jamais un pantalon venait à être tâché. Soit. Je mets la dose de produit et appuie sur le bouton. Une fois. Rien. Deux fois. Toujours rien. Je me demande si ces machines fonctionnent d’ordinaire, ou si je n’ai vraiment pas de chance. Bref. Troisième fois. Quatrième. Cinquième. Oh ! Un bruit. Et, finalement, la machine se lance. Miracle, j’ai envie de dire, vu l’état de ce pensionnat. L’ennui, maintenant, c’est que je me rends compte que je n’ai absolument rien à faire et que je vais drôlement m’embêter en attendant que mon linge soit prêt. Et hors de question de faire un « tour » en attendant, les malades de ce pensionnat seraient bien capables de me prendre le peu de vêtements qui me reste. Donc, la seule occupation que j’ai, pour le moment, c’est de tirer désespérément sur mon sweat jaune dans l’espoir de l’allonger un peu, histoire qu’on n’aperçoit pas ma petite culotte. Charmant, n’est-ce pas ?
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Henry Shelley
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MessageSujet: Re: We live in a beautiful world. ► HENRY   Jeu 8 Déc - 22:52

Si on considère qu’à Anguish, se balader en petite culotte dans les couloirs relève du suicide, on pouvait imaginer que la jeune fille qui, non contente d’occuper toute seule une salle glaciale et à l’écart des vidéosurveillances depuis qu’Henry avait colorié l’objectif, exposait ses jambes à peine couverte du bas d’un tee-shirt jaune criard était probablement en proie à une dépression nerveuse des plus totales. Il avait été convoqué la veille par l’administration mécontente des dégradations de matérielles qu’il ne niait même pas. La menace était toujours la même, s’il continuait de masquer les objectifs des caméras la directrice allait vraiment s’énerver. Il avait insulté la dite sainte directrice en regardant droit dans les yeux une des caméras postées dans la pièce et le secrétaire avait failli vomir tous ses calmants. Il avait pianoté sur son machin totalement paniqué pour faire effacer l’enregistrement mais apparemment c’était trop tard.

Doherty était blottie contre une machine et observait son jean se détacher derrière le tambour. Henry était épaulé contre le cadre de la porte et la regardait depuis plusieurs minutes.

Doherty était nouvelle ici et c’était ce qui la rendait intéressante. Quand elle était allé se doucher hier soir, un surveillant avait vu ses colocataires fouiller sa valise. Dans son grand altruisme, le personnel avait récupéré les objets et puni comme il se devait les voleuses. Après quoi, infirmières et contrôleuses s’étaient partagé le trésor. L’évènement, aussi minime fut-il, avait entraîné une grande conversation sur la nouvelle pensionnaire. Henry n’avait pas le droit d’être au courant mais comme il était très sollicité par une infirmière nymphomane du quatrième étage (qui commençait à lui taper sur le système), il savait a peu près tout ce qu’il y avait de bon à savoir. C'est-à-dire rien, la fille Doherty était normale. Son père n’avait jamais mit sa main dans son slip et elle n’arrachait pas les paupières de ses victimes avec les dents. La nympho lui avait raconté le coup du mot –elle trouvait ça super excitant, parce qu’elle trouvait tout super excitant même les grosses tâches humides sous les aisselles d’Henry, même ses joues rouges quand il avait envie de l'étrangler.

Henry siffla.
Il avait cru drôle de glisser sous la porte de la geôle d’Eurynome (encore un nom à coucher dehors) un petit mot qui disait « Je sais ce que tu as fait ». Elle avait répondu un truc marrant et il avait rit. Il avait déjà rit beaucoup quand il l’avait emmené jusqu’à la prison à son arrivée. Ce n’était pas lui qui conduisait. Le propriétaire de la voiture lui interdisait de faire quoi que ce soit de trop dégueulasse sur sa banquette arrière parce que ça tâchait les sièges.
Hier elle était dans une geôle et aujourd’hui elle lavait son jean sans surveillance. Elle avait un joli petit visage et il aurait adoré lui mordre le nez. Une cigarette ramollie par la salive se pendait à sa lèvre et achevait de lui noircir les dents. Il avait l’air butor des mauvais garçons dans les années 50.
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Eurynome D. Doherty
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MessageSujet: Re: We live in a beautiful world. ► HENRY   Lun 26 Déc - 15:09

Après une vingtaine d’essais tous autant merdiques les uns que les autres pour agrandir mon sweat, je jette l’éponge, j’abandonne. Ouais, je n’ai pas l’âme d’une combattante, d’une gagnante, mais, bordel, on parle d’un simple sweat un peu trop court à mon goût. Hm. Et puisque toutes mes affaires sont actuellement dans cette machine à laver, j’imagine qu’il est bien trop tard pour enfiler rapidement autre chose. Sauf si je pars en courant dans les dortoirs et transforme mon drap tout pourri en une jupe ultra-pourrie. Mais j’ai tendance à croire que courir en petite culotte ici pourrait légèrement, très légèrement, attirer les pervers du coin. Et dieu sait qu’il y en a beaucoup. Je pourrais tout aussi bien porter une pancarte « Vous en avez marre de perdre du temps lors de vos viols à enlever le jeans de votre victime ? Les boutons, la fermeture éclair, tout ça, c’est pénible. Profitez de notre toute nouvelle offre : jeune fille sans défense qui court en petite culotte ! » Ouais, bon. Je me laisse emporter un peu. Je crois. Soit. Le temps, c’est drôlement long, quand on ne fait qu’observer quelques vêtements tourner en rond dans une machine. Vraiment. Je lève les yeux, et je me rends finalement compte que je ne suis absolument pas seule dans cette pièce. C’est dingue comme ça arrive souvent, ce genre de situation. Vous savez, ce moment où vous vous dîtes « pitié, que personne ne débarque » et que quelqu’un arrive sans même que vous vous en rendiez compte. Je me demande depuis combien de temps il est là, ce gars-là, d’ailleurs. Un léger sourire sur mes lèvres. Parce que j’imagine que le temps devrait passer plus rapidement, maintenant. J’examine rapidement la personne. Une quarantaine d’année, je crois. Donc, un surveillant. Parait que ce sont tous des enfoirés ici. Ou alors, un simple travailleur. Je ne sais pas trop. C’est difficile de deviner un tas de choses sur une personne en regardant simplement sa tête, en fait. Un fumeur, vu la cigarette à ses lèvres. Ou alors, il en a une pour se donner un genre de mauvais gars. Mais ce serait ridicule. Un fumeur, donc. Mon regard passe rapidement de mes jambes dénudées au gars. Ah, ouais, c’est vrai. «  Oui, je suis tout à fait en petite culotte, ça m'arrive assez fréquemment en fait, tsais, c'est qu'il fait vachement chaud ici, alors c'est plus … pratique. Et puis, paraît que ce sera la nouvelle tendance de l'année, de se balader en petite culotte, tu sais, un peu comme lady gaga dans ses clips-là. » Je me mordille les lèvres. Tic que j’ai quand je suis légèrement gênée par une situation. Encore plus gênée, parce que je me rends compte que, sur le coup, il m'arrive assez souvent de débiter n'importe quoi. Sur une échelle de 1 à 10, je donnerai 400 (ouais, 400, c'est cool) pour exprimer la honte ressentie. Quoi que, en y réfléchissant, je doute sincèrement que ce soit la toute première fois que ce type-là voit une nana en petite culotte, hein ? Soit. «  N'empêche que, si t'aurais la gentillesse de ne pas me reluquer les jambes, dieu sait ô combien je t'en serais reconnaissante. Dis, tant que j'y suis, tu saurais me donner une cigarette ? » Ouais, bon, je n'ai pas trop d'espoir là dessus, parce que, vu que c'est un adulte, j'imagine qu'il doit faire respecter l'ordre, tout ça, et bien que je n'ai pas véritablement lu le règlement, je doute que les pensionnaires soient autorisés à fumer. Mais bon, on a rien sans rien.
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MessageSujet: Re: We live in a beautiful world. ► HENRY   Mer 28 Déc - 20:33

La bienséance aurait voulu qu'Henry s'exclame d'un oups ! de bourgeoise et tourne le dos à cette paire de cuisses blanches mais comme elle voulait une cigarette et comme il était tout sauf raffiné, il n'en fit rien. Évidemment. Une épaisse volute de fumée blanche lui coula entre les dents, il souriait l'air espiègle. Eurynome Doherty était grande et fine, elle était mignonne. Puis c'était une adolescente, une vraie, pas une pseudo Jacqueline l'Eventreuse ou autre psychose indéfinissable et ciné-génique. « Pas de problème » maugréa-t-il en tirant un briquet rouge de sa poche, en dépit du panneau INTERDIT de fumer placardé au dessus des lave-linges. Il ferma la porte derrière lui puis, tirant encore un peu de nicotine, fléchit du regard. Elle était pied nus sur le carrelage. Henry songea qu'elle devait avoir froid. En tout cas elle lui faisait froid. Dans la laverie il n'y avait pas de fenêtre. C'était vraiment confortable comme pièce. Il marcha vers elle, la prit par la taille, la souleva et l'assied sur une machine à côté de celle qui tournait. Installée comme une princesse. Si elle bougeait il la cassait en deux.

« -Maintenant qu'on est plus près, si je baisse pas la tête je vois plus tes jambes, siffla-t-il cyniquement, satisfait de sa trouvaille. »

Le bassin collé au bord de la machine, il sortit son matériel de pause, papier et tabac, lui roula sa cigarette en quatre secondes, la fixa d'un coup de langue et lui planta dans le bec. Jusque là, une caméra les regardait. Pendant qu'il allumait l'extrémité du rouleau, la boîte noire pivota et détourna son objectif vers la porte close dans un crissement électronique, comme piteuse. Le mec de la vidéo-surveillance lui signifiait ainsi que cette séquence ne serait pas enregistrée. Le mec de la vidéo-surveillance lui devait dix dollars. C'était assez pervers comme réaction, ça voulait dire clairement envoies toi ce que tu veux. Il regarda Doherty et éclata de rire. Le jean de la petite était en mode essorage. Henry s'ennuyait un peu dans sa cabane, tout seul. Il était descendu au château pour se ravitailler en café et en médocs. Il remonterait là haut dans la soirée. En balayant machinalement une mèche blonde du visage si provocateur de la gosse, il lui demanda si ça allait pour la cigarette.

« -T'as ton franc parler toi, c'est bien. Tu me changes des autres autistes. »

Si elle en voulait une autre après, elle pouvait demander. La crosse de son revolver cognait contre la machine. Malgré ses multiples gestes et regards délicieusement mesquins, il avait juste très envie de passer un moment sympa avec une petite un peu normale. Il cracha son propre mégot par terre et l'écrasa. Ses doigts se baladaient dangereusement sur le dos de la machine à laver, à grande proximité de ses jambes. Pas croyable, aucune cicatrice. Pas le moindre hématome. Une vraie nymphette. Ayant promis de ne pas baisser la tête (pas trop longtemps du moins), et ce petit jeu l'amusant particulièrement, il entreprit d'emmêler une de ses longues mèches autour de ses doigts en s'inquiétant de sa pauvreté vestimentaire. On l'avait volée, la pauvre ? Quelle misère.
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MessageSujet: Re: We live in a beautiful world. ► HENRY   Jeu 29 Déc - 2:03

Je dois bien avouer que je suis particulièrement surprise, parce qu’il n’y a donc « pas de problème » à ce que je lui prenne une petite cigarette. Je me serais plutôt attendue à un « pour que j’te crame les fesses avec ? » ou quelque chose de ce goût-là. J’ai peut-être le chic pour éviter les –très- mauvaises personnes et tomber sur les moins détraquées. Enfin, je préfère quand même me méfier. Faut dire qu’il faut être totalement stupide pour faire confiance au premier passant ici. J’imagine. Parce que je n’ai pas vraiment eu de mauvaises rencontres pour le moment, dieu merci, je m’en sors extrêmement bien. Intacte. Soit. Je commence à râler avec un « bon sang mais qu’est-ce que » lorsque ses mains se posent sur ma taille et que mes pieds décollent du sol. Mais, je ne prends pas la peine de terminer ma phrase et lâche un simple « Ah. » quand je me retrouve tout bonnement assise sur l’une des machines. S’il trouve que c’est mieux comme ça, pourquoi pas hein. Un rire amusé s’échappe d’entre mes lèvres face à son affirmation. « Très juste. Contente toi de … garder la tête haute. Sans mauvais jeu de mots hein. » Ce gars-là me sort, comme prévu, de quoi faire une quelconque cigarette, a même l’amabilité de me la rouler et de me la mettre entre les lèvres. J’hausse les sourcils, quelque peu étonnée par son rire subit. Forcément, les personnes cent pour cent saintes d’esprit doivent être extrêmement rare ici. Peu importe, en fait. Je tire un taffe sur cette cigarette, hoche la tête pour confirmer qu’elle est parfaite, cette cigarette, et souffle la fumée. C’est que ça fait tout de même depuis pas mal de temps que je n’avais pas fumé. C’est agréable. Ouais. Je ne suis pas une « grosse » fumeuse qui fait un scandale dès qu’elle n’a pas sa dose de nicotine. Juste de temps en temps. Comme ça. « Je pense que ces autres autistes ont sans doute de biens bonnes raisons pour se la fermer. » Techniquement, moins tu causes, mieux tu t’en sors, ici, non ? Si j’ai bien compris le système, il ne faut pas dire un mot de travers pour éviter les coups, une connerie comme ça. Je ne sais pas trop. Je ne suis pas habituée à me la fermer. Je doute pouvoir prendre cette habitude un jour, remarquez. C’est bête, mais parler, c’est mon truc. De simples mots, ou même sons, peu importe, en fait. Du moment que quelque chose sorte de ma bouche. Ça me rassure. Dans n’importe quelle situation. Allez savoir pourquoi, au fond, je suis peut-être bien un peu détraquée du cerveau, moi aussi. Enfin, pas tant que la majorité des gens d’ici. J’ose espérer. Nouvelle taffe. Nouvelle dose de nicotine qui file tout droit jusqu’à mon cerveau. Je me contente de sourire. Pas de quoi faire la tronche, remarquez, pour le moment. J’ai beau avoir mon regard viré sur le type, j’ai la furieuse impression que ses doigts se baladent non-loin de mes jambes. « De même, si t’aurais la gentillesse de ne pas toucher mes jambes, je t’en serais tout aussi reconnaissante. » Même ton, presque même mots. C’est pas que je ne supporte aucun contact ni rien. C’est que je ne suis pas venue ici non plus pour me faire tâter de tous les côtés, vous savez. Quoi que je me doute bien qu’à un moment … ça viendra, hein. Si j’en crois ce que j’ai pu entendre, je suis ici jusqu’à ma mort (notez très bien que ça devait être un an, normalement hein, je tiens à le préciser, je me suis clairement faîte arnaquée). Je suis encore jeune. Et, pour être honnête, ne plus coucher avec quelqu’un jusqu’à ce que je crève, je pense que ça devrait être impossible. Ne me voyez pas comme une quelconque nymphomane, carrément pas. On va dire que je suis humaine. Bref. Pour la seconde fois, monsieur prend le droit de toucher à mes cheveux. Ce qui, au fond, n’est pas si dérangeant que ça. Relativement mignon, en fait. Un peu tordu, aussi. « Tu sais, pour éviter un quelconque malentendu, ou je ne sais pas trop quoi. » que je rajoute, sourire mutin pendu aux lèvres.
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MessageSujet: Re: We live in a beautiful world. ► HENRY   Dim 8 Jan - 16:50

Henry hocha la tête, les paupières mi-closes, la face barrée d'un sourire un peu béat, visiblement très peu attentif à ce qu'elle disait. Ses doigts glissèrent le long de la mèche et frôlèrent son épaule. La main en suspension, il replia ses phalanges noircies en ricanant. Doherty, malgré son nom, avait un joli petit accent français assez chic. La fumée qu'elle lui crachait quasiment en pleine gueule lui chatouillait le nez mais il ne se détourna pas pour si peu. Ses cheveux étaient doux, c'était rare. Son visage était beau et elle transpirait l'impudence et la fierté. Dans le royaume des écrasés, les crises et les petits caractères avaient quelque chose d'exquis. Il avait scellé une tombe ce matin, un gosse qui s'était suicidé. Un peu de terre s'était réfugiée sous ses ongles. Doherty était propre, un petit angelot. Ses jambes étaient lisses. Il avait envie de la salir un peu. De lui asséner dans son petit crâne d'adolescente fumiste ce que c'était que la politique à Anguish.

Ses paroles lui disaient de reculer mais lui pouvait sentir que tout son corps de jeune fille frémissait. Autrement elle l'aurait repoussé d'un coup de pied. C'était mignon. Quand Henry éprouvait du désir, il se plaisait parfois à imaginer que l'objet de sa pulsion en avait aussi. Parfois il aimait ce degré de violence, les pleurs et les cris insultants qu'il avait cherché dans toutes les villes de son Canada originel. D'autres fois il préférait les longs gémissements de soumission et les caresses mimées. Il adorait qu'on fasse semblant avec lui. Qu'on essaye de lui faire plaisir. Doherty était belle et elle parlait très mal.

« -Oh, mais y a pas de mal entendu. »

Pour dissiper toute tension, il posa ses mains le long de ses hanches à elle, signifiant ainsi qu'il n'y avait en effet aucun quiproquos : il savait parfaitement où il voulait en venir. Son petit sourire, c'était adorable. Pas adorable comme on parle d'un enfant, non, elle était trop souillée déjà, mais il trouvait dans ce petit visage quelque chose d'extrêmement provoquant. Le départ de la séquence était lui-même déjà bien baigné de sous-entendus. C'était offert, cadeau. Sur place ou à emporter.
Son besoin obsessionnel d'adrénaline lui faisait de temps à autre espérer qu'il allait se prendre une beigne monumentale pour le plaisir de la rendre. Mais Henry se sentait fatigué. Il serait bien calé dans cette paire de bras frêles. Il lui reprit la cigarette pour en tirer une bouffée. Le mégot était leur calumet de la paix, c'était lyrique. Il lui rendit et laissa glisser sa main droite sur la galbe de sa cuisse gauche en renchérissant sur l'absence de mal entendu.

A côté la machine à laver trépignait. Il se demanda s'il pouvait réussir à faire peur à une tête brûlée pareille. Ce serait de toute façon tout de sa faute à elle si le moment à venir serait agréable ou non. Henry sentait une petite fièvre s'installer entre eux. Il lui saisit la mâchoire et la força à plier la nuque. De l'autre main, il referma les doigts sur son cou sans douceur et déposa quelque chose de comparable à un baiser ou une petite morsure sur sa gorge renversée. Le fin duvet sous son menton abandonna sur ses joues mal-rasée une caresse involontaire qu'il apprécia. La situation était comique, terriblement comique. Un rire étouffé lui secoua les épaules pendant qu'il crachait une volute translucide de fumée blanche.
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MessageSujet: Re: We live in a beautiful world. ► HENRY   Lun 9 Jan - 0:16

Pas de mal entendu. On y est enfin arrivé, finalement. Je crois que je suis profondément stupide et naïve. J'ai cru, ouais, j'ai pensé que ce serait facile de continuer ma « vie » comme ça, tranquillement, à éviter les mauvaises personnes pour éviter un quelconque problème. J'ai cru que je pourrais sortir indemne, et que je ne terminerais pas comme les grands traumatisés qui en ont vues et vécues, des mauvaises choses. Mais faut croire que mon laps de temps de chanceuse est terminé, en fin de compte. Ouais. Un rire déplacé s'échappe tout de même d'entre mes lèvres. Parce qu'au fond, je réalise seulement aujourd'hui la situation où je me trouve, cet enfer-là, qu'ils disent les autres. Ce n'est pas pour « rien ». Il se passe véritablement des choses pas très saines, ici. C'est différent de le savoir et de se retrouver dans une de ces « choses ». Là, tout de suite, je préfère fixer ou sa tronche, ou la cigarette, voire, au pire, les murs d'en face. Mais bon. Ça n'empêche pas que je les sens, ses mains, sur mes hanches. Je m'autorise à jeter un coup d'oeil à la porte, comme ça. Histoire d'examiner mes options. Trop loin. Sauf s'il est du genre « grosse limace », dans ce cas-là, j'ai une chance de me barrer en courant, après lui avoir gracieusement heurté ses bijoux de familles avec mon genoux. Je ne l'ai jamais fait, personnellement, mais dans les films, ça marche pas mal, comme technique, vous savez. Mais, dans le cas présent, je doute que ce soit une bonne solution. En plus, j'imagine que même si j'arrive à partir, là, monsieur serait particulièrement de mauvais poil. Et rester cachée dans un placard jusqu'à la fin de ma vie pour éviter de le croiser, hm, non merci, pas maintenant. Soit. Je crois qu'au final, la meilleure option qui me reste est de ne pas bouger mes fesses d'ici. Enfin « meilleure ». La moins pire, quoi. Bref. Je suis dans la merde, et jusqu'au cou, je crois bien. Là, tout de suite, j'aimerai bien avoir un super-pouvoir. Un peu comme dans cette série anglaise là, où après un orage, des jeunes en ont. Genre, imaginez que je puisse me … téléporter quelque part. Hm. J'aimerai bien voir la tronche qu'il ferait, si je disparaissais, là, d'un coup, d'un seul. Ce serait comique. Ouais. Encore une fois, je crois qu'au fond, je dois être un minimum détraquée pour penser à autant de choses futiles dans un moment pareil. Quoi que ça m'évite d'avoir peur, remarquez. Ou de penser à ma peur. Est-ce que j'ai peur ? Bordel, je suis même pas foutue de savoir si j'ai la trouille ou non. Il prend, d'un coup, la cigarette de mes doigts. Je le dévisage. Non, non, non. Pas la cigarette. Si on considère la suite qui va sans doute se passer (faut pas trop se leurrer non plus), j'estime que je pourrais au minimum avoir le droit de la terminer. Finalement, il me la rend. Et je tire une longue latte. Et laisse partir la fumée. «  T'arrives à faire des ronds, avec la fumée ? J'ai jamais réussi.  » Une nouvelle fois, sa main, sur ma cuisse. Comme une idiote, je souris. Pas que je sois heureuse. Je préfère sourire plutôt que chialer. Ça donne au moins l'illusion que ce n'est pas terrible, tout ça. Ouais. L'illusion. Et puis, sa main m'agrippe la mâchoire. Ma nuque se plie. Et ses lèvres sur ma gorge, ainsi que ses doigts qui agrippent mon cou. Rien de doux là dedans, inutile de le préciser, si ? C'est plus rapide qu'un coup d'un soir, cette histoire-là. A peine deux-trois mots échangés, et apparemment, il est déjà temps d'aller plus loin. Il rit, en plus. La situation doit être comique, de son point de vue à lui, apparemment. «  Je n'ai donc pas le choix, j'imagine ? » Je ris aussi. L'illusion, encore une fois. A bien y regarder, il suffit que je pense autrement pour voir les choses autrement. Aussi facile que ça. Je me demande si on peut réussir à éprouver du désir pour quelqu'un, si on le souhaite très, très fort. Ce serait plus facile, si j'en éprouve pour lui, vous comprenez. Que je sois attirée. Ce serait tout bonnement semblable à un fameux « one night », dans ce cas-là, et pas à un .. hm. Acte où je ne serais pas consentante. Alors, je me dis que j'en ai envie aussi. A partir de maintenant. Je tire une dernière latte sur la cigarette, presque entièrement consumée maintenant, et laisse tomber le mégot par terre. Allons-y, donc. Avant de venir ici, je m'amusais, avec des amis, à accomplir des défis un peu stupides. Ça pouvait aller au simple « cap de mettre tout ces marshmallows dans ta bouche » au « cap de te faire ce gars-là, dans le coin ». Au fond, on va dire que c'est un défi comme un autre. Ni plus, ni moins. Le défi d'arriver à me persuader que je pourrais y prendre du plaisir. Ouais.
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MessageSujet: Re: We live in a beautiful world. ► HENRY   Dim 26 Fév - 19:08

A ce stade de l’échange, Henry ignorait si c’était cette soumission un peu molle ou le comique de la situation qui l’excitait le plus. Anguish les rendait tous très animaux. D’aucun comparaient le personnel à une armée de bêtes soiffardes mais les pensionnaires avaient aussi pour la plupart l’air de petits chiots abandonnés. Si Doherty feignait la docilité, il sentait dans tous ses membres de gamine frêle une terrible crispation. Ses muscles étaient tendus comme les cordes d’une guitare et chaque frôlement la rendait plus guindée. Pauvre petite, qu’elle cède ou qu’elle résiste, le résultat était sensiblement le même. Le personnel du château n’était pas réputé pour ses pourboires. Même son joli sourire tenait plus du rictus. Il lui fit remarquer en l’attirant un peu plus brutalement. Oh, elle pourrait presque s’estimer heureuse. Dans un mauvais jour, il n’aurait même pas pris la peine de s’amuser avec elle. Il se serait contenté de lui détruire tout le visage en le frappant contre la paroi pour la punir de son exhibitionnisme. Il savait être très à cheval sur le règlement quand ça lui chantait. Son rire crachotant échelonna progressivement les octaves jusqu’à devenir une véritable crise qui lui fit monter les larmes aux yeux. La poupée longiligne sagement assise lui soutirait des éclats nerveux, il se foutait très ouvertement de sa petite gueule d’ange blasé. On aurait dit Ophélie avant le grand plongeon.

« -Tu devrais avoir honte, Antigone. C’était pas Antigone. C’était dans ce goût-là. Tout ça n’arriverait pas si tu ne le cherchais pas. C’est de ta faute, tu sais. »

Il essuya l’eau qui perlait au bord de ses yeux et lui enleva son t-shirt sans préavis. Comme il s’y attendait, silhouette admirable pour une adolescente. Une réussite de la nature, coupée comme un robot ou un mannequin en plastique. Il s’écarta d’un pas pour la regarder, comme s’il admirait un tableau. Travailler à Anguish nécessitait un grand mépris de soi. Pour être efficace, il fallait savoir oublier ses préférences. Doherty était terriblement jolie, il ne le pensera jamais assez. Au moins on ne leur donnait pas que de la merde à se mettre sous la dent. Il lui ordonna de descendre et repoussa le t-shirt tombé par terre d’un coup de pied. Le tissu chiffonné glissa sous un meuble. La température n’était pas très élevée, elle s’en rendrait compte assez vite dans sa jolie tenue.

« -On va faire un tour, le temps de l’essorage. Rappeler un petit peu le règlement. »

Il rouvrit la porte, bloqua son geste un instant pour balayer le sol du regard. Un carrelage à peu près propre. Il pourrait l’allonger là-dessus et tester l’écho de la pièce avec ses hurlements. Car ils hurlaient toujours avec lui. Lui-même hurlait beaucoup, pour d’autres raisons. Le chant de la petite atteindrait les dortoirs. Il imagina les taulards alités se replier sur eux-mêmes. Puis son attention revint sur Eurynome elle-même, à moitié nue au milieu de la pièce. Sa propre faculté à contenir ses ardeurs bestiales le fascina. « Amènes toi, dépêches ». Il lui attrapa le bras et l’entraîna dans le couloir. Consulta la pendule et constata qu’il avait deux bonnes heures devant lui. D’une marche d’abord lente, il la contraint à lui emboîter le pas. Il remonta vers le réfectoire et réfléchit à un endroit où il pouvait y avoir du monde. Quelques surveillants les croisèrent. Confronter les petits aux regards et à la température était son petit plaisir ces temps-ci.
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