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 Dans la gueule du Loups {PV Henry}

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Sasha Campfire
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MessageSujet: Dans la gueule du Loups {PV Henry}   Mer 7 Déc - 11:24

Sasha ouvrit doucement ses yeux d'azur et cligna plusieurs fois des paupières tandis que son cerveau tentait de se souvenir où elle se trouvait, pourquoi et surtout si cela représentait un danger. Loin de paniquer, elle se redressa lentement, les sourcils légèrement froncés, éloignant ses longs cheveux blonds de son visage angélique. Elle avait prit l'habitude de se réveiller entre les bras de son frère aîné et protecteur mais ce matin elle était seule, et manifestement présente dans un lieux familier mais inhabituel. Elle ne portait pas sa nuisette de chambre, elle avait dormi avec sa robe bustier blanche de coton et de satin, ceintré a la taille d'un ruban en satin noir. La jeune Russe aux dix-sept printemps était née dans une riche famille de Vladivostok et en avait gardé les valeurs. De la prestance, de la politesse, du respect, mais jamais d'orgueil ou de vanité. Il n'y avait pas fille plus généreuse et naïve que cette petite poupée balancée dans un monde d'assassins et de fous à liés. Pourtant elle s'y était faîte. Elle pensait vivre une aventure formidable comme dans les romans qu'elle dévorait. Tout avait commencé comme si c'était un jeu, mais lorsqu'elle avait été confronté au redoutable Keiji, elle avait rapidement déchanté. Aujourd'hui... elle en était tombé amoureuse. Comme la victime qui s'attache à son bourreau en quelque sorte. A la différence que son bourreau était devenu professeur. Cette jolie pucelle qui ne semblait pas pouvoir faire de mal à une mouche, avait tué quatre hommes en seulement quelques mois. Le premier était un accident d'accord mais cela comptait quand même. Elle s'en était horrifié, puis Keiji lui avait montré le coté excitant de la chose. Bon... elle n'en était pas encore à tuer pour le plaisir c'était certain... mais elle y trouvait une certaine magie et une sensation étrange. Découvrir un autre monde, le coté obscur, c'était tellement attirant.

Sasha se leva doucement et comprit qu'elle était dans le pensionnat. Elle se rappela alors qu'elle avait été bannie de l'annexe où s'étaient réfugiés les autres naufragés par son autre frère aîné, Dimitri. Pourquoi ? Parce que pour sauver la vie de Keiji, par amour mais aussi pour d'autres raisons compliquées, elle avait osé tuer Aaron, son frère chéri, sans aucune hésitation. On fait parfois des choses complètement folles par amour. Elle se rappelait combien elle avait pu pleurer.
Désormais, elle était obligée de vivre dans cet endroit lugubre. Voilà pourquoi elle se trouvait là. Petite fille frêle au milieu des charognards.

Quittant la pièce avec ses sandales Gucci noire à la main, elle se dirigea vers la salle d'eau afin de prendre une douche. Tentant d'ignorer sa timidité, elle partagea la pièce avec une autre fille. Sasha était de taille plutôt petite et un corps féminin pas encore tout à fait formé et elle faisait preuve d'une extrême pudeur. Qu'elles avaient de la chance, ces grandes femmes fines à la poitrine ronde et généreuse ! Comme elle aurait aimé leur ressembler...
Sasha se glissa sous l'eau tiède et fit une rapide toilette avant de se rhabiller, de se coiffer du mieux qu'elle pouvait et de sortir au plus vite avant que quelqu'un d'autre n'entre dans la pièce. La seule personne qu'elle aurait accepté de croiser était Keiji. Elle n'était pas certaine de pouvoir faire de nouveau face à des tueurs toute seule. Malheureusement, ce fut le cas. Elle avait déjà vu cet homme quelques part mais elle ignorait où. En tous les cas, lorsqu'il l’aperçut, il se dirigea vers elle avec cet air de prédateur et ce sourire carnassier qui ne présageait rien de bon. Sasha se promit de trouver des vêtements plus discret dès que possible ! Pour l'heure, elle recula et voulut faire demi-tour mais le type s'élança si vite qu'il la rattrapa en moins de deux. Aussitôt, la jolie blonde pensa à Keiji. Qu'aurait-il fait à sa place ? Qu'aurait fait n'importe quelle personne agressée de la sorte ? La jeune femme hésita seulement cinq petites secondes avant d'agir. Elle envoya son genoux directement entre les jambes du pensionnaires. Elle avait fait la même chose quand Keiji lui avait demandé de le frapper. Mais il lui avait dit aussi de ne pas s'arrêter à cela. Alors quoi d'autre ?
L'homme, courbé en deux, sortit soudain un couteau. Sasha réalisa alors qu'elle n'avait plus le sien. Horreur ! Il n'était plus l'heure de réfléchir. Sasha aurait du lui faire face. Mais elle n'en avait pas le cœur. Elle s'enfuit alors lâchement à toutes jambes dans le but de quitter le pensionnat. Elle trouverait un coin où se réfugier en attendant que l'orage passe.

C'est ainsi qu'elle se retrouva dans la Cabane. Essoufflée de sa course, les cheveux blonds en bataille et les yeux brillants d'anxiété, elle referma la vieille porte derrière elle en espérant que son agresseur n'ai pas eu l'idée de la suivre. Oh comme elle avait honte soudain. Si Keiji avait vu ça il n'aurait certainement pas apprécié cette couardise.
Soudain, la jeune blondinette entendit un bruit derrière la porte. Quelqu'un venait. Il allait entrer. Effrayée et pensant qu'il s'agissait du type de tout à l'heure, la jeune fille recula, le cœur battant, cherchant un coin ou se cacher. Mais cet endroit était si petit ! Alors au lieu de trouver de quoi se cacher, elle attrapa de quoi se défendre : un vieux manche qui devait avoir servit de pelle quand elle était encore entière. Et lorsque la porte s'ouvrit, elle le brandit vers l"intrus...
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Henry Shelley
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MessageSujet: Re: Dans la gueule du Loups {PV Henry}   Jeu 8 Déc - 21:55

La porte avait tremblé ce matin à cinq heure, bang, bang, bang. La cabane toute entière était secouée d’un tremblement. Henry s’était extirpé du canapé dans un état second et avait chargé d’un maladroit coup de pouce le fusil qui avait dormi sur son ventre à demi découvert par une chemise rendue translucide par la sueur et dont certains boutons avaient sautés. Aux coups matinaux s’ajoutait une symphonie expérimentale qui jouait dans son cerveau et empêchait toute réflexion intelligible. Il se souvint alors s’être endormi la veille avec la bouteille de gin coincée entre les dents. Il trouva la bouteille sous un ressort du sofa et en prit une coulée. Dehors on continuait de cogner méchamment cette pauvre porte qui gémissait et craquait. Si ça continuait elle allait tomber comme une planche. Ça faisait peu de temps pour répondre aux questions qui suis-je ? Où vais-je ? Il dit « J’arrive ! » et un souffle putride lui bondit au visage et manqua de lui faire tourner de l’œil. Il comprit que c’était son haleine. En titubant un peu, il s’approcha de la porte et la déverrouilla puis recula, le canon pointé vers l’entrée.
Il se souvint qu’il était celui que la justice texane allait tailler en pièce si elle le retrouvait.
Il se souvint qu’il était celui qui avait tabassé un gamin hier soir et qu’il n’avait plus de nouvelle depuis.
Il se souvint qu’il était celui à qui la directrice allait arracher les boyaux si elle voyait l’enregistrement vidéosurveillance où il la traitait de salope.
Puis la porte s’ouvrit brutalement coupant court à ses retours de mémoire, le gars derrière avait cru devoir l’enfoncer. C’était le mec qui s’occupait de la surveillance de nuit et il avait une batte de baseball géante dans la main. Les deux agents se regardèrent stupidement pendant deux secondes puis l’autre brailla quelque chose qui voulait dire que c’était l’heure de se bouger le cul. Henry jura pendant une minute et dit que c’était pas son service. Comme il avait baissé son arme, l’autre lui asséna un coup de batte dans la poire et lui hurla que ce n’était pas l’heure de discuter qu’un gamin s’était tiré qu’il avait prit un couteau que c’était la merde et que ce n’était pas un fils de pute comme Henry qui allait… La tête d’Henry avait mangé le mur et ça l’avait complètement dessaoulé.

La matinée avait été jusqu’à sept heure extrêmement mouvementée. Henry avait ratissé les bois à bord d’un 4x4 noir du pensionnat jusqu’à la plage. Il n’avait pas sa télécommande. Il était revenu et personne n’avait été fichu de mettre la main sur ce foutu gosse. Il se jura que si c’était lui qu’il trouvait, le petit passerait un sale quart d’heure, encore pire qu’avec l’autre dingue et sa batte de baseball. Avec le téléphone de la voiture, il demanda le nom du fugitif (car jusqu’à présent, il chassait juste « un gosse »). Il était garé devant les salles d’eau du rez-de-chaussée, les douches des filles. Un instinct professionnel lui souffla qu’il y avait de forte chance pour que le pauvre garçon est eut envie de se donner un peu de joie par une belle matinée d’hiver et qu’une inspection était obligatoire. Un cri étranglé, le cri perçant et unique du mâle blessé dans sa virilité, s’échappa de la salle d’eau et une petite blonde en robette en sortit en courant. Henry ouvrit la fenêtre et pointa son fusil vers elle mais elle était parti tellement vite qu’elle était devenue hors de tir.
D’un pas léger il rejoint les salles d’eau. La sagesse aurait voulu qu’il signale une jeune fille suspecte aux autres équipes mais elle s’était dirigée dans la forêt et la forêt c’était son chez-lui, sa propriété. Il entra dans la salle d’eau et trouva Sébastien allongé par terre, glissant dans un mélange de sang et d’eau, les mains plaquées sur son entrejambe douloureux. En le voyant, il cracha toutes les insultes qu’il connaissait. Henry lâcha une blague sur ses couilles écrasées et ça ne plu pas beaucoup à l'autre qui lui planta son couteau dans le pied. La lame traversa la chaussure d’Henry et marqua une coupure entre le gros orteil et son voisin. Henry poussa un cri aigu et brandit la crosse de son fusil. Il écrasa le nez du gosse, lui déchira la lèvre, le défroqua du bout de son pied valide et le mec à la batte, alerté par le chambranle arriva en courant et ajouta sa touche personnelle.

Henry rentra chez lui en clopinant. Le mec et la batte l’avaient accompagnés à l’infirmerie mais l'infirmière avait fait comprendre au mec qu’elle n’avait pas très envie de soigner Henry. Elle lui donna des antidouleurs pour les maux d’estomac et un rouleau de pansements. Il rentra chez lui pour achever de se charcuter le pied. Un choc frontal le rejeta en arrière et il tomba sur les rotules avant d’avoir pu passer la porte. Une petite blonde était dressée pas loin de lui. Il tira un coup instinctif qui cassa le plancher. La balle défonça la tuyauterie et un jet d’eau cinglant jaillit du sol et lui cracha en pleine gueule. Aveuglé, Henry poussa un râle et chopa la jambe de la fille. Il la poussa brutalement au milieu de la cabane incapable de se relever et hurla :

« -T’es qui toi encore putain ?! »
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Sasha Campfire
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MessageSujet: Re: Dans la gueule du Loups {PV Henry}   Dim 11 Déc - 15:24

Sasha aurait sans du pu attendre de voir le visage de l'intrus avant de frapper. Elle y avait bien pensé mais au bout du compte, elle avait trouvé plus sage de ne pas hésiter. C'est vrai car après tout, s'il avait s'agit du garçon de tout à l'heure, cela aurait pu lui jouer des tours. Non, il avait mieux valu ne pas hésiter une seule seconde et de frapper avant de réfléchir. Ça peut vous sauver la vie ici, elle commençait à comprendre le concept. Malheureusement pour notre blondinette, ce n'était pas son agresseur de tout à l'heure qui avait poussé la porte d'entrée, mais le propriétaire de cette vieille cabane. De plus, la jolie russe devait bien être la dernière au courante qu'il y vivait ici un Garde-chasse. C'est vrai... elle était déjà venue ici et s'était faite malmener par un asiatique qui l'avait regardé comme si elle avait été un bon steak saignant. Heureusement que Dorian était intervenu ! Et oui, donc, cela s'était passé ici-même avec pas l'ombre d'un habitant. Elle aurait du être plus observatrice.
Sasha frappa donc de toute la force de ses petits bras sans prendre le temps de viser quoi que ce soit de spécifique et entendit une exclamation de douleur. Bon au moins, elle n'avait pas lamentablement raté son coup. Mais c'est en baissant les yeux sur le pauvre bougre qu'elle se rendit compte de sa méprise. Il ne s'agissait pas du tout, mais alors pas du tout du mal élevé de tout à l'heure. Non, cet homme là était plus vieux et plus grand. Sasha fut époustouflée de voir qu'elle se trouvait en face d'un adulte de 40 ans et non pas d'un pensionnaire quelconque. Et alors qu'elle se rendait compte de tout ceci, un bruit déchirant éclata et un violent jet d'eau froide et nauséabonde s'échappa du plancher.
Sur le coup, Sasha sursauta en poussant un cri et lâcha son arme improvisée en se protégeant inutilement le visage. Elle n'avait vraiment suivit ce qui venait de se passer mais la scène avait un petit air d’apocalypse. Voilà qu'elle allait être trempée !
Elle sentit alors qu'on lui agrippait la jambe et poussa un nouveau cri avant de se faire projeter en arrière. Surprise, la jeune fille perdit l'équilibre et se retrouva étalée sur le sol crasseux, face à un grand balèze manifestement enragé et au visage tuméfié. Alors qu'il grondait, Sasha restait abasourdie et honteuse de son erreur. Est-ce qu'elle devait répondre à la question ? Oui, mieux valait ne pas l'agacer davantage. La blondinette avala sa salive puis se lança avec une voix incertaine :


- Oh je... je suis vraiment confuse Monsieur je vous ai pris pour quelqu'un d'autre, j'ignorais que cette cabane était habitée et... j'ai eu peur, veuillez m'excuser. Je... je m’appelle Sasha Campfire et je fais partie des naufragés coincés sur cette île.

L'homme avait vraiment prit un sale coup. Elle s'étonnait d'avoir pu le blesser autant et aurait préféré réfléchir avant de frapper finalement. Rougissante, elle pinça les lèvres sans trop savoir quoi ajouter puis se redressa rapidement avant de proposer son aide pour relever celui qu'elle avait prise pour son agresseur du pensionnat.

- Prenez ma main je vais vous aider. Oh ! Vous avez des pansements ! On peu dire que vous avez tout prévu... j'ai quelques notions si vous voulez, mon grand frère est étudiant en médecine.

Elle se sentait si honteuse de l'avoir frappé et de l'avoir blessé de la sorte qu'elle se sentait obligé d'aider cet homme. Pas une seule fois elle ne s'était posé la question de savoir si c'était un dangereux criminel ou non. C'était pourtant le plus important. Elle n'avait finalement pas tout perdu de sa naïveté.
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MessageSujet: Re: Dans la gueule du Loups {PV Henry}   Dim 11 Déc - 22:37

Pendant que la fille parlait, Henry se remettait debout et quand elle le prit par la main, il cracha une rasade d’eau sale. Il se dégagea du jet qui le frappait toujours sans lâcher son fusil et s’agrippa à l’épaule qu’on lui tendait. Son parquet n’était jusque là pas flottant mais la cabane aurait bientôt l’air d’un radeau. Lui-même dégoulinait. Il jeta sur le côté son rouleau de pansements et se dégagea pour fermer la porte. Il s’adossa contre le mur et maintenait le canon de son fusil trempé et hors service entre elle et lui. Sa position debout était très instable, il avait toujours l’orteil atrophié et se déplaçait en posant à peine son pied droit sur le sol. Il marcha le dos collé à la paroi jusqu’à une étagère où trônait des boîtes d’épices remplies de tabac et de cartouches en gueulant par-dessus le geyser que si elle bougeait, il la tuait. Dans un range-parapluie étaient serrés deux ou trois fusils. Il en prit un, le chargea avec les cartouches de la boîte à cumin et la remit en joue. La candeur de cette silhouette longiligne, cette impression à la fois charmante et détestable d’avoir à faire à un grand enfant dans un corps de jeune femme, cette journée qui démarrait foutrement et sa voix qui portait mal par-dessus la gerbe d’eau, tout cela l’échauffait progressivement et il lui aurait volontiers éclater le ciboulot tout de suite s’il n’avait pas eut besoin de changer d’arme entre temps.

Sans se décoller du mur, il poussa avec sa jambe valide le canapé (ce qu’il en restait) jusqu’à boucher le trou cinglant avec le pied du meuble. Le bruit s’atténua d’un coup et seule une flaque transparente s’agrandissait doucement par terre. Alors seulement il évalua ce qu’il avait en face de lui. Il lui ordonna de s’asseoir sur le lit (un matelas éventré jeté sur le sol) et lui s’affala dans le canapé avec une grimace. Il étendit sa jambe sur la table basse et caressa pensivement la crosse.

« -Tu veux dire que t’es infirmière ? »

Sébastien lui avait fait tellement mal avec son couteau de boucher et cette connasse d’infirmière du bâtiment A l’avait tellement crispé qu’il se sentait prêt à accepter n’importe quoi. C’était qu’une coupure et il en avait vu d’autre mais la lame avait traversé toute la chair. Ça faisait jamais du bien, il appréciait moyennement qu’on lui rende les coups.

Il lui indiqua une armoire à pharmacie encastrée dans le mur et lui ordonna d’y piocher ce qu’elle voulait et de venir. Le meuble, quand on l’ouvrait, était un empilement de boîtes à morphine, on la lui donnait gratuitement ici. Il la suivait avec l’extrémité de son arme. La cabane était petite et ne tenait que sur une pièce, elle ne pouvait donc pas se dérober à sa vue. Avec la main qui ne tenait pas le fusil, il entreprit d’enlever sa chaussure et sa chaussette et poussa un gémissement étranglé en observant la plaie gonflée et humide qui lui traversait le pied de part en part. Le coup de barre dans le front ne lui avait pas adouci les choses, il l’avait prit en plein dans l’arcade et l’arcade est connue comme une zone qui saigne très facilement. Il sentait sur son œil et ses tempes les coulées d’une ouverture béante dans le sourcil gauche. Avec un juron sifflant il tenta d’éponger avec sa manche et priait impatiemment la fille de se dépêcher.
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MessageSujet: Re: Dans la gueule du Loups {PV Henry}   Lun 12 Déc - 21:04

Ce genre de grosse brute aurait fait fuir n'importe quelle personne. Il n'inspirait aucune confiance et avait la tête d'un véritable psychopathe. Vrai ou pas, cette description lui allait tout de même comme un gant. Mais ce n'était pas suffisant pour effrayer Sasha au point de la faire filer à toutes jambes. S'il lui avait demandé de sortir elle l'aurait fait bien entendu mais pour l'heure, elle avait en face d'elle un homme blessé. Et le grand cœur de cette blondinette n'avait pas le courage de l'abandonné dans ce triste état. Peut-être qu'il avait mérité ces coups mais ça, ce n'était pas le plus important. L'état de la chaussure du garde-chasse en disait long sur la gravité de la plaie qu'il avait au pied. Qu'avait-il bien pu lui arriver ? Un coup de couteau ? Mais pourquoi ? Par qui ? Les réponse à toutes ces questions ne permettraient pas à la jeune russe de le soigner plus efficacement. Elle balaya donc ces interrogations et se concentra plutôt sur les faits et gestes étranges de l'homme qui lui avait ordonné de ne pas bouger. Obéissante, Sasha le regarda s'approcher d'une étagère pour y récupérer...des balles de fusil dans le but de recharger ce dernier. Au lieu de paniquer, la jeune femme arqua un sourcil. Est-ce qu'il avait peur d'elle pour être aussi prudent ? Craignait-il qu'elle le frappe de nouveau ? C'était plutôt étonnant de la part d'un si grand gabarit ! Avec ces gros bras il n'aurait qu'un geste à faire pour la briser en deux comme un fétu de paille ! Ou alors le fusil c'était simplement pour la tenir tranquille ? Pour l'effrayer ? C'était bien inutile mais on ne pouvait pas en vouloir à cet individu de se montrer méfiant. A sa place, le jeunette aurait sans doute agit de la même manière. Elle fit donc tout son possible pour rester calme et sereine.

Sasha ne bougea que pour mieux l'observer lorsqu'il bougea le canapé dans le but de boucher le trou qui crachait des gerbes d'eau depuis tout à l'heure. Lorsque ce fut fait, elle regarda de nouveau le propriétaire des lieux et esquissa un léger sourire à la fois poli et désolé. Comme toute réponse, il lui aboya de s’assoir sur le lit. La jeune femme regarda autour d 'elle et jugea que le vieux matelas sur le sol devait être sa couche. Elle s'assied donc en tailleur dessus en prenant soin de ne pas accrocher sa robe aux ressors qui dépassaient à certains endroits. Elle lissa sa robe soigneusement puis releva les yeux sur son vis à vis.
Infirmière, elle ? Sasha eut un sourire amusé et secoua la tête en signe de négation.


- Oh non ! Moi mon domaine de prédilection c'est plutôt la danse. Vous aimez la danse ?

Elle regretta sa question. Manifestement cet homme n'était pas du genre artistique et n'avait pour but de discuter de tout et de rien avec elle comme si de rien n'était. Ça ne devait pas l'intéresser du tout. Tant pis, ce serait une question pour du beurre.
Finalement l'homme lui indiqua une armoire où devaient se trouver de quoi soigner ses blessures. Suivant ses ordres, elle attrapa de la morphine. Il y en avait vraiment beaucoup ! Cet individu souffrait-il à ce point ? Sasha s'approcha de lui en regardant le fusil de travers tandis que de sa main libre, le blessé enlevait sa chaussure. La jeune fille grimaça et plissa le nez. Qu'est-ce qui était le pire ? L'odeur ou la vue de cette blessure sanguinolente ?


- Bon... je vais commencer par nettoyer tout ça.

Elle regarda autour d'elle et attrapa une vieille bassine qu'elle remplie d'eau, ainsi qu'une bouteille où il restait un fond d'alcool. Elle posa le tout près d'elle et sortit un grand mouchoir blanc de son corsage. Une fois qu'il eut bien prit sa morphine, elle le plongea dans l'eau, l'essora légèrement, et entreprit d'enlever la majorité du sang autour de la plaie avec douceur.

- Je ne vous avait jamais vu avant... ça fait longtemps que vous êtes sur cette île ?

Autant discuter un peu quand-même. Elle continua d'essuyer le sang et lorsqu'elle fut satisfaite, elle attrapa la bouteille d'alcool et prévint son blessé que ça allait piqué un peu. Enfin un peu...
Elle fit donc couler un peu d'alcool histoire de désinfecter. Ça n'allait sûrement pas plaire au garde-chasse mais elle n'avait pas vraiment le choix. Elle épongea de nouveau avec de l'eau et lorsque la plaie fut tout à fait propre, elle prit les bandages et enroula le pied et la cheville.
Puis elle rinça son mouchoir, changea l'eau, et approcha le tissu de sa blessure à l'arcade. Elle essuya le sang avec la plus grande douceur pour éviter de lui faire de nouveau mal.


- Il va falloir reposer votre pied jusqu'à ce que la plaie cicatrice. Sinon elle va sans cesse se rouvrir et vous n'allez pas cesser de saigner. On vous a déjà dit que vous aviez de beaux yeux ?

Elle demandait cela avec la plus grande innocence et la plus grande sincérité du monde en continuant de nettoyer de la plaie, de la désinfecter en y mettant une goutte d'alcool et de terminer en y collant un pansement. Elle avait déjà joué les infirmière de temps en temps et même si elle n'avait pas de grande connaissances, sa douceur faisait le reste. Les infirmière d'Anguish n'en auraient sans doute pas fait autant.
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MessageSujet: Re: Dans la gueule du Loups {PV Henry}   Sam 17 Déc - 20:54

Henry poussa un cri proche du glapissement quand sa plaie bu l’acide. Fallait-il être inconsciente pour incendier pareillement un type qui d’un simple clic nerveux de l’index pouvait réduire votre tête en passoire à mélasse. La morphine qu’il prenait commençait à peine à le détendre. Elle lui parlait d’art bourgeois, de trucs délicats et lui se sentait glisser dans la torpeur médicamenteuse tout en ayant l’impression que sa plaie respirait et crachotait caillots et lambeaux. Il pensait à la danse, il pensait à son pied et il pensait que les pieds des danseuses étaient terriblement laids. La remarque sur ses yeux lui arracha un haussement de sourcils. Soit elle était totalement stupide soit suicidaire. Il avait jusque là ignoré ou mal entendu toutes les questions. Il alluma une cigarette et, malgré le rictus qui crispait tout son visage depuis le bain d’alcool, trouva le moyen de sourire.
Pour être franc, il avait l’impression d’être dans un mauvais scénario de film porno. Ou comment la grande blonde vous remet sur pied avec toute la bonne volonté du monde. Cette gentillesse et ce dévouement qu’elle faisait transparaître en lieu de la peur silencieuse qu’amène généralement la présence d’un fusil de chasse le mettait mal à l’aise. La morphine était jusqu’alors son seul recours quand un élève lui dérouillait les articulations.
Il la força à s’asseoir à côté de lui et plaça le canon juste sous son menton. Alors seulement il remarqua qu’elle était très jolie. Par terre, la flaque s’étendait et répandait une odeur de bois humide. De la fumée s’échappait de ses narines et il saisit son menton entre ses doigts rêches. Elle lui rappelait sa mère, les deux petites dents écartées. Il chatouilla son visage avec une mèche de cheveux. Les ailes du nez frémissantes et les yeux de Bambi, non vraiment ce n’était pas un spécimen du coin. Elle était presque exotique.

« -Non, lâcha-t-il comme une sentence ».

C’était pas normal une fille au visage lisse qui n’avait pas les yeux dégoulinants de noir ni les joues parsemées de bleus. C’était pas normal et elle était forcément pistonnée parce que prudente comme elle avait l’air d’être, en théorie elle aurait déjà dut perdre un membre. Anguish n’était pas une terre d’accueil pour les humanistes. Il épongea encore le sang qui lui coulait dans l’œil. De sa main libre, il prit la sienne et inspecta ses doigts. Il se dégageait d’elle une odeur raffinée qu’il chassait à coup de nicotine. Elle avait les doigts fins et les ongles polis. Il les lécha brièvement puis lui lâcha la main. Elle était plutôt petite et particulièrement fine, on aurait pu la casser en deux. Le canon du fusil collé sur son ventre était prêt à cracher mais il n’en fit rien. Il voulut savoir comment elle s’appelait et très vite aussi il voulut qu’elle lui parle des naufragés et de son frère qui était médecin. Le mot lui était revenu malgré le coup de barre.
C’était pas l’habitude qu’on lui vienne en aide comme ça. Du bout des doigts, il repassait le lacet de sa robe d’été et acheva sa pensée quant à l’impossibilité de l’existence d’un tel personnage sur cette île. Une robe d’été. Une robe bustier. Blanche.
Bien sûr elle paierait de lui avoir cogné dessus mais là, tout de suite, il ne se sentait même pas capable de l’étouffer avec un oreiller. Il posa sa tête contre elle en l’allongeant un peu et répéta sa question d’une voix lente mais forte. La morphine le rendait paresseux.
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MessageSujet: Re: Dans la gueule du Loups {PV Henry}   Dim 18 Déc - 0:01

Oui d'accord, l'alcool sur la plaie comme ça c'était douloureux et l'homme le fit bien comprendre en hurlant dans les oreilles de la demoiselle. Mais il la remercierai plus tard ! Si jamais elle s'était contenté de nettoyer le sang, la plaie se serait infectée méchamment et il aurait pu carrément perdre l'usage de son pied. Alors même si elle craignait qu'il ne l’assomme, au moins elle savait qu'elle venait de bien faire. Oui, elle avait frôlé la mort et tout ce qu'elle était en train de dire c'est qu'au moins elle serait morte l'esprit tranquille. Suicidaire ? Inconsciente ? Ou simplement trop généreuse et trop naïve. Toujours est-il qu'elle prenait beaucoup de risque et que si elle continuait comme ça, elle n'allait certainement pas faire long feu ici. Quoique... notre petite Candide féminine pouvait réserver bien des surprises à ce monde de barbares. Qui sait ? Elle l'amusait aussi un peu, puisqu'il se mit à ricaner en prenant une cigarette. Mais ça ne présageait peut-être rien de bon. Presque imperturbable, la demoiselle continuait de prendre soin de l'homme et d'essuyer ses plaies comme elle le pouvait. Est-ce que ses calmants faisaient effet maintenant ? Cela la rassurerait un peu.
C'est alors qu'il la força à s’assoir sur le canapé à ses cotés. Elle le laissa faire sans oser lui résister puisqu'elle n'avait aucune chance. Son cœur commença réellement à s'emballer lorsque le bout du canon du fusil se retrouva sous son menton. Ses joues se colorèrent légèrement de rouge. Non, quand Sasha avait peur elle ne pâlissait pas elle rougissait. Chacun son petit truc étrange après tout. Elle grimaça lorsque la fumée du tabac atteignit son nez délicat et lorsque l'homme agrippa son menton. Le souffle coupé, elle aurait bien voulu se détacher de l'individu mais elle craignait qu'il n'appuie sur la détente. Elle s'interdit donc tout mouvement et posa son regard dans le sien, celui qu'elle venait de complimenter justement.

D'après le garde chasse, personne ne lui avait fait ce même compliment. Ah ? Ce n'était pourtant pas pour autant qu'il semblait y être sensible. Non d'ailleurs il n'appréciait pas vu le ton sec qu'il avait employé. Oh pourvu qu'il ne tire pas !
Il semblait l'observer de près, comme pour savoir ce qu'il allait faire d'elle.
L'homme essuya encore le sang qui continuait de couler sur son visage et auscultait une de celle de la blondinette. Celle-ci se demandait ce qu'il faisait exactement. Pourquoi l'observait-il ainsi ? Elle n'avait rien d'inhabituel pourtant ! Si ? Sans doute était-elle très différente des pensionnaire de l'île. Oui sûrement.
Elle ne put réprimer une moue semblable à une grimace lorsqu'il passa sa langue" sur ses doigts. Ce type était décidément bien étrange; Elle ne ressemblait pourtant pas à une sucette si ?
La pointe du fusil atterrit sur son ventre et elle se crispa. Il lui demanda alors son nom, et voulu avoir des informations sur les naufragés dont elle faisait partie et sur son frère Dimitri. Ah ? Mais pour quoi faire ? Bon ce n'était sans doute pas la peine de discuter.
Il la poussa à s'allonger un peu et posa sa tête contre elle. Que penser de ce comportement ? Mais comme il répétait la question, Sasha n'eut d'autre choix que de répondre :


- Et bien, je m’appelle Sasha Campfire. Dimitri est l'aîné de mes deux frères et il fait des études de médecines. Il est tellement passionné par ce qu'il fait qu'il oublie parfois qu'on existe mais c'est quelqu'un de généreux et de franc. D'un peu trop sérieux également. Nous sommes allé faire une croisière aux Antilles et puis notre bateau est tombé en panne. Et comme nous n'arrivions à contacter personne pour nous venir en aide, quelques uns d'entre nous se sont décidé à monter dans une navette pour aller jusqu'à cette île et trouver de l'aide. Nous n'avions pas prévu que la navette disparaisse... et il n'y a plus aucune trace du bateau. Alors nous sommes bloqués ici... pour un bout de temps.

Que dire de plus ? Est-ce que ça l'intéressait vraiment tout ceci en réalité ? Elle n'aimait pas le contact du fusil, ni celui de cet homme qu'elle savait dangereux et qui, il fallait bien le souligner, ne sentait pas la rose. En même temps, l'hygiène ici était un luxe que l'on avait du mal à s'offrir apparemment. Elle lissa nerveusement sa robe sans savoir quoi ajouter puis, d'une voix un peu étouffée par la nervosité elle lança :

- Dîtes... vous... vous n'allez pas me faire de mal, hein ? Je suis véritablement désolée de vous avoir frapper mais comprenez-moi, je croyais qu'il s'agissait du garçon de tout à l'heure. Il fallait bien que je me défende...

Le soigner ne suffisait-il pas à se racheter ? Peut-être que cet homme était trop rancunier pour cela. Le cœur battant, elle attendait de voir ce qu'il l'attendait à présent dans cette vieille cabane grinçante qui allait finir sous l'eau... Elle se surprit à trembler. Le froid ou la peur ?
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Henry Shelley
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MessageSujet: Re: Dans la gueule du Loups {PV Henry}   Dim 18 Déc - 16:55

Okay. Des gens faisaient du camping sur la plage. Henry se surprenait à garder le cap malgré les cinq cachets qu’il avait gobé. Toute une famille dansait autour d’un feu de joie sur les abords de l’île et personne ne le savait. Ils chassaient des champignons dans la forêt et chantaient des chansons scoutes sans se douter que si on les choppait ils étaient bons pour le mixeur. « Pour un bout de temps », c’était un euphémisme ! Ils ne sortiraient jamais de là, oui.
Henry était véritablement étendu contre elle, les yeux écarquillés. Il pouvait sentir son sang ralentir dans ses veines à cause du shoot terrible qu’il avait prit mais ce qui passait dans ses oreilles le maintenait en haleine. Bientôt il allait découvrir que le Capitaine Crochet se baladait avec ses pirates sur l’île et que Blanche-Neige et les sept nains construisaient des cabanes dans les arbres. Il avait ratissé l’île un millions de fois, fureté sur la plage très souvent et comprenait mal comment un camp de vacance aurait pu lui échapper, surtout si les petites touristes étaient toutes montées comme celle qu’il avait entre les pattes.

Okay. Elle avait peur et ça ce n’était pas du luxe. Pendant qu’elle parlait, il susurrait des « non, non, mais non voyons » doucereux en baladant ses doigts le long de son épaule et de son bras. Il resta là un moment, le corps alangui et l’esprit amolli, enchaînant les questions sur la situation exacte de club des naufragés, cherchant à obtenir le lieu exact, le nombre exact, les noms mêmes. Le nom du bateau, le pays de départ, le but de l’expédition, tout. L’extérieur le terrifiait. Dieu sait ce qu’il adviendrait d’Anguish et pire encore, ce qu’il adviendrait d’Henry Shelley si des étrangers parvenaient à rallier le continent après un séjour ici.
Finalement au prix d’un effort herculéen, il s’arracha au petit corps contre lequel il projetait deux minutes plus tôt de pioncer un peu et posa le pied sur le sol. Donc dans la flotte, il en avait jusqu’à la cheville. Ses pas brassaient l'eau, floc floc. La morphine avait atteint son pied et il marchait en boitant un peu mais sans gémir. Dans un tiroir, il retrouva une carte de l’île et la jeta à sa charmante compagne.

« -Où ? répéta-t-il d’une voix mielleuse. »

Puis il lui demanda de l’accompagner dehors jusqu’au boîtier des fusibles pour couper l’eau. Il avait baissé son arme et la laissait pendre au bout de son bras quand il ne s’en servait pas de béquille.

« -Ecoutes -Sasha, hein ?- écoutes Sasha. Je vais pas y aller par quatre chemins tes potes sur la plage sont en danger de mort et si vous continuez de faire du tourisme dans les alentours vous allez finir en steak tartare. En steak saignant si tu vois où je veux en venir. »

Il reprenait souvent son souffle et tâchait d’avoir l’air serein. Il avait l’air qu’il prenait quand il invitait les petits enfants à monter derrière sa moto, quelques années plus tôt. L’air honnête. Il voulait qu’elle comprenne qu’il était son ami, qu’il était comme elle, une petite fille perdue et terrifiée. En baissant la voix et en jetant de furtifs regards autour de lui, il lui expliqua que les gens du château les tuerait tous les deux s’ils apprenaient cette histoire.

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MessageSujet: Re: Dans la gueule du Loups {PV Henry}   Mar 27 Déc - 17:25

Pourquoi cette escapade aux allure de Paradis les avait-elle mené tout droit dans ce qu'on pourrait appeler l'Enfer ? Tout avait pourtant si bien commencé ! Elle se rappelait de presque tous les détails. Elle se voyait encore sur les genoux d'Aaron, à lui poser des milliers de questions sur le livre qu'il étudiait et qui parlait de l'évolution de l'Art Moderne en France. Un pays qui l'avait toujours attiré et ses artistes plus encore. Patient, il répondait à ses questions. Puis, lassée, elle l'avait abandonné pour enfiler ses chaussons de danse et répéter les nouveaux pas qu'on lui avait appris. La musique, douce et mystérieuse d'un des morceaux des quatre saisons de Vivaldi. Son père était alors rentré dans la pièce, leur faisant la surprise de quitter son travail bien plus tôt que d'habitude. Aussitôt, s'exclamant de joie, Sasha avait sauté dans les bras de son père pour le couvrir de baisers. Aaron, souriant jusqu'aux oreilles, était resté le plus calme mais ses yeux brillants en disait long. La petite blondinette avait ensuite courut dans la chambre ou Dimitri révisait, comme d'habitude, pour lui apprendre la nouvelle. Voilà bien la seule chose qui était capable de l'arracher à ses livres et son ordinateur. Ils avaient dîné ensemble, évènement particulièrement rare, et lorsque tout fut débarrassé, il leur offrit à tous les trois un cadeau. Une enveloppe lus précisément, qui contenait des billets pour une croisière sur les Antilles. Folle de joie, Sasha avait étouffé son père de remerciements et d'étreintes. Elle allait partir en croisière avec ses deux frères, avec une escale à Paris. Paris ! Un rêve de petite fille. La Seine, la Trou Eiffel, les Champs E lysées... et surtout ses boutiques ! Ses Musées ! Ses artistes ! Ses lumières !
Il leur avait fallut beaucoup d'efforts à elle et Aaron pour convaincre Dimitri de les suivre au lieu de rester cloitré dans la villa à travailler. Il finit par accepter à la seule conditions d'emmener de quoi travailler sur place.
Une semaine plus tard, ils étaient dans l'avion qui les menaient à Paris. Ils y étaient resté deux jours. Deux jours durant lesquels ils visitèrent tous les Musée possibles et dévalisèrent les boutiques de luxe. Chanel, Gucci, Vuiton, et plus encore !!

Enfin, ils embarquèrent dans un autre avion en partance pour Marseille, une ville du Sud de la France pleine de caractère que Sasha trouva splendide. Ils grimpèrent alors dans un magnifique paquebot de croisière français appelé "Le Diamant", direction les Antilles ! Sur le bateau elle était excitée comme une puce et Aaron avait du mal à la canaliser. Dimitri faisait un effort pour faire des ballades sur le pont avec eux et se baigner dans la piscine, ce qui était fort apprécié. Il commençai enfin à lâcher un peu ses études de doctorat. Il commencèrent par les Grenadines, puis la Martinique, et remontèrent jusqu'à la Guadeloupe. Mais alors que le bateau continuait sa route plus au Nord en direction de St Martin, il s'immobilisa. D'après l'équipage il s'agissait d'une panne et ils resteraient immobilisés durant quelques temps. Combien ? Impossible de savoir.
La nuit suivant, une tempête s'est abattue sur eux et le Bateau, incapable de résister, fut emporté sur des kilomètres. Il n'y eu pas de perte, peu de blessés, mais le bateau avait été sacrément secoué et les moteurs ne fonctionnaient toujours pas.
Les touristes étaient furieux d'avoir payés si cher pour se retrouver au beau milieu de l'océan avec un rafiot incapable de fonctionner correctement. Les plus mécontents, ainsi que quelques autres volontaires, grimpèrent dans une navette pour se rendre à l'île la plus proche. Une île inconnue d'ailleurs. Sasha et ses frères faisaient partis de ceux là, préférant quitter ce bateau fantôme pour un petit peu d'aventure. Ils ignoraient à quel point tout allait basculer. Ah si seulement cette fichue navette n'avait pas tragiquement disparue ! Ils étaient maintenant une dizaine coincée sur cette île, dans un vieux bâtiments faîtes de planches. Sasha n'avait pas encore eu le loisir de bien les connaître.

Voilà ce qu'elle pu apprendre au mieux à Henry. Voilà ce qu'elle savait, voilà où ils en étaient tous.
Finalement l'homme se leva et lui tendit une carte de l'île. Il voulait savoir où se trouvait l'annexe exactement. Sasha étudia un peu la carte tout en réfléchissant. Étais-ce bien malin de lui dire où ils se trouvaient ? Mieux valait ne pas attirer tous ces psychopathes et ces meurtriers ! Oui mais il elle refusait il allait se montrer violent. Et puis certains pensionnaires savaient déjà où était l'annexe. Keiji par exemple. Ou Bethany. Après un soupir, elle posa son doigt dans un endroit un peu reculé du pensionnat. Un peu caché entre la forêt et la plage, vers l'Ouest.
Après cela, le garde chasse l'entraîna dehors pour trafiquer des boutons. Sûrement pour stopper l'eau qui n'allait pas tarder à inonder tout à fait la cabane. Elle aurait pu s'enfuir mais elle n'en fit rien.
La jolie blonde acquiesça lorsque l'homme hésita sur son prénom puis écouta attentivement sa mise en garde. A la suite de quoi elle avala difficilement sa salive puis répondit :


- Mais nous n'avons nulle part où aller ! Aucun moyen de rentrer, aucun moyen de communiquer avec qui que ce soit à extérieur. Autant vous dire que trouver du réseau ou une connexion internet ici c'est comme chercher un grain de poussière dans la maison de ma Grand-Mère.

L'expression était mal choisie. Henry devait être le dernier personnage à connaître l'excentricité et l'esprit complètement maniaque et hypocondriaque de sa défunte grand-mère maternelle. Enfin bon. Elle s'éclaircit la voix et reprit :

- Et puis c'est déjà trop tard, quelques pensionnaires savent déjà où nous nous trouvons. La plupart d'entre nous ont essayé d'aller chercher de la nourriture dans le pensionnat. Certains... certains ne sont jamais revenus. Oh Henry vous ne pouvez rien faire contre cela ? Ils n'ont presque rien pour se nourrir, ils ont froid... aidez-nous ! Il y a mon frère à l'intérieur et il ne sait plus où donner de la tête avec tous ces gens qui tombent malades !

Ses yeux bleus, suppliants, accrochaient le regard de l'homme en face de lui. Il avait un cœur, il allait bien faire quelque chose n'est-ce pas ? Il fallait l'espérer mais Sasha avait comme l'impression que tout ceci n'était pas son problème et que comme tous les autres, il allait les envoyer se faire voir.

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MessageSujet: Re: Dans la gueule du Loups {PV Henry}   Dim 8 Jan - 15:48

Sa petite mine délicate de renard pris au piège était touchante de sincérité. Henry se demanda si elle ne se foutait pas un peu de lui, quand même. L'entendre prononcer son nom était déchirant, c'était une toute petite fille qui se décomposait devant lui. La morphine l'amollissait un peu et rendait plus crédible son numéro de l'Aimable Henry, protecteur névrosé de la biche et du faon. Il ferma le compteur et envisagea de la prendre dans ses bras. Sa chemise était trempée et la robe de la fille avait l'air neuve. Cette robe le perturbait toujours autant. Le problème n'était pas là. Il prit un air compréhensif en songeant à son futur Golden Globe. Vas, petite Sasha, pleures un peu, laisses toi aller.

"-S'il vous plaît, mademoiselle, s'il vous plaît ne m'en demandez pas tant, il hachait soigneusement ses phrases de silences hésitants et une grande gêne transparaissait dans sa voix, je ne suis que le garde chasse, je ne suis qu'une -venez par là- qu'une...enfin regardez, je tiens à peine debout. Je suis défoncé jusqu'aux ongles..."

Il se perdait en excuses pour son comportement un peu brutal de tout à l'heure et passa un bras lâche autour de ses épaules. C'était une gamine un peu diminuée, elle n'était pas un cas unique sur l'île. Tout cet univers lui avait fait péter son dernier boulon. Sans doute était-elle incapable de diférencer un nounours d'un grizzly. Une petite un brin stupide mais ça avait son charme. Il avait envie de lui mordre la langue et de l'avaler. Si frêle, si fragile. Avec délice, il accueillait ses regards suppliants et ses minauderies confondues d'aveux. Bien sûr devant la carte, il avait comprit qu'elle mentait. Ou qu'elle n'en savait rien. Malgré son apparente impuissance, il promit d'essayer de l'aider à s'en sortir et de porter secours à ses camarades. En échange il lui demanda de lui faire confiance. Il avait déjà oublié son prénom.

Brisant le charmant tableau, Henry se détacha d'elle et lui demanda d'attendre un instant. Il rentra et alla chercher les clefs de la voiture en la priant de le suivre. Pendant qu'il lui ouvrait la portière, il expliqua avoir une idée pour leur permettre de se cacher plus sûrement mais pour cela il avait besoin de quelque chose à l'intérieur du château. Il avait aussi besoin qu'elle vienne avec lui. Pour ne pas avoir l'air de déambuler. Si elle le souhaitait, elle pourrait rapporter de la nourriture et des médicaments pour ses copains. Elle l'accompagnerait docilement et les surveillants qui étaient trop cons n'y verraient que du feu. Henry ne lui laissait guère le choix et malgré sa soudaine douceur maintenait une poigne ferme. Avant de démarrer, il vérifia qu'elle n'avait pas la puce en passant les doigts sous ses cheveux blonds. D'une certaine façon il était sincère : Henry projetait réellement d'aller rendre visite aux prétendus naufragés. Le club Robinson ne pourrait pas longtemps se prélasser sous les dunes. Le saint système de surveillance du château avait forcément eu vent de ces intrusions aussi jugea-t-il inutile de les prévenir. Le cas échéant ce serait la faute de leur incompétence.

Conduire avec un shoot de morphine dans le sang est déconseillé, c'était écrit sur la boîte. Qui plus est à Anguish, Henry soupçonnait fort les médicaments d'être recoupés avec autre chose. Néanmoins il parvint à n'embrasser aucun platane et à pénétrer la cour intérieure de la prison. Il demanda à Sasha de le suivre dans le bâtiment. Je vous ferais aucun mal.
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MessageSujet: Re: Dans la gueule du Loups {PV Henry}   Lun 9 Jan - 0:29

Henry avait-il assez de cœur pour venir en aide aux naufragés ? Sasha en doutait mais elle ne perdait rien à essayer n'est-ce pas ? C'est ce qu'elle faisait toujours. Elle essayait, elle échouait, elle recommençait. Une tenace... ou bien une inconsciente, ça dépend comment on voyait cela. Voir le bon en chaque être... est-ce que c'est stupide ? Un peu sans doute. Mais pourquoi pas ? C'est bien mieux que de broyer du noir et beaucoup de livres louaient ce comportement non ? Sasha avait lu des tas d'ouvrage, non seulement pour sa culture mais par soif d'aventures. Elle avait toujours rêvé de grandes épopées, de course poursuite à cheval, d'escalade en montagne, de plongée dans des mers inconnues...
Et en quelque sorte, se retrouver sur cette île au milieu de tueurs, c'était un peu sa première aventure. Elle essayait de le voir ainsi, et pas seulement comme un enfer, une simple injustice du destin. Ce serait trop triste. Bien trop triste !

Henry referma le compteur et se tourna alors vers elle pour lui dire de ne pas lui en demander autant. La blondinette baissa les yeux, déçue mais pas surprise. Elle s'y était attendue. Il continua de s'expliquer en lui demandant d'approcher. Sasha s'exécuta et le laissa faire. Mais qui donc aurait enfin pitié d'eux ici ? Personne ? Non personne quelle question. Défoncé ? Sasha leva les yeux sans trop comprendre ce qu'il voulait dire par là. Les médicaments ? Ou tout le reste en général ? Au strict... ou figuré ? Il passa un bras autour d'elle, comme pour s'excuser. Ce n'était rien. Un échec parmi tant d'autre, aucune importance. Mais elle se trompait. Il promit soudain de l'aider et de faire son possible. Le visage de Sasha se mit soudain à reprendre vie, à rayonner. En échange, il fallait simplement lui faire confiance. La blondinette se retint de serrer cet homme bourru dans ses bras et se contenta d'un grand sourire.


- Merci. Merci beaucoup !

Il lui demanda d'attendre puis revint, des clefs de voiture à la main. Il fallait qu'elle le suive. Il avait une idée pour les protéger, les cacher tout du moins, mais il devait d'abord se rendre au pensionnat. Et il avait besoin d'elle. Sasha était toujours partante pour rendre service aux gens, surtout à ceux qui acceptent de l'aider en retour. Pas elle. Ceux qu'elle aimait et appréciait plus particulièrement. Des innocents. Il lui accordait même de rapporter de la nourriture et des médicaments ! Sasha n'en croyait pas ses oreilles. Étais-ce possible ? Avait-elle trouvé un ange gardien en la personne d'Henry ?! Incroyable ! Au premier abord, elle n'y aurait jamais cru !
Étais-ce une mise en scène ? Cela ne lui venait même pas à l'esprit ! Enfin de l'aide !
La blondinette s'installa coté passager et boucla sa ceinture par habitude. Le garde-chasse passa une main dans ses cheveux, elle ne s'en formalisa pas. Elle lui adressa un magnifique sourire plein de confiance.
Le véhicule démarra et se dirigea droit vers le pensionnat. Sasha observait le paysage qui se déroulait sous ses yeux. Elle le connaissait bien mais ce cessait de l'observer comme on observe un décor de film. Avec curiosité et critique.

Docile, la demoiselle suivit ensuite l'homme dans les couloirs du pensionnat. Où allaient-ils ? Pour chercher quoi ? Il ne lui avait encore rien dit mais ce n'était pas grave, elle le découvrirait bien assez tôt.
Dieu ce qu'il faisait frais dans cet endroit ! Elle ne s'y ferait jamais. Vivement l'arrivée du printemps ! Le soleil aurait au moins le mérite d'apporter un peu de couleur à tous ça.
Silencieuse, elle ne posait pas de question. Elle lui faisait confiance, comme il le lui avait demandé. Alors ? Pourquoi avait-il besoin d'elle exactement ?
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