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 Le Roman de Shean Kurtis :)

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Shean Kurtis
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Pourquoi es-tu à Prison of anguish ?: Viols, meurtres, drogue, cigarettes, perversité... la liste est longue !!
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MessageSujet: Le Roman de Shean Kurtis :)   Dim 2 Oct - 18:35

Hello les gens ! cheers

A la demande de notre cher Keiji (oui c'est de sa faute il m'a obligé ! xD), je vais vous faire partager des extraits du roman que je suis en train d'écrire. En fait, pour être plus précis, j'ai commencé à l'écrire quand j'étais en 4ème ^^ lol Je m'excuse donc si certains passages sont pas très fameux. Il y a beaucoup de dialogues (je peux pas m'en empêcher ! lol) mais j'essaye de m'arranger !
Je ne sais pas si certains ont lu la trilogie d'Everworld mais c'est un roman de style fantastique un peu particulier. En fait, l'auteur fait parler tour à tour les personnages à la première personne. J'ai utilisé la même manière pour rédiger ce roman là parce que je trouvais le style génial Razz Bref !
Je vous montre déjà un petit résumé :

Spoiler:
 

Je sais vous allez me dire : Gosciny c'est pas le type qui fait les BD d'Asterix et Obélix ?!
Bah si ^^ Mais promis, juré et craché, quand j'ai trouvé ce nom là je le savais même pas !! je ne l'air capté que plus tard mdr Mais comme j'aime bien le nom j'ai pas changé le titre ! (et puis flemme d'aller le changer toutes les deux pages ^^)

Enfin... bref ! Je me lace maintenant, bonne lecture ! Et hésitez pas à balancer vos commentaires même si c'est pour me descendre Razz

Citation :
IMPORTANT !! Je tiens à préciser également que ces informations et ces extraits ont été écrits avec beaucoup d'amour et que je n'aimerais pas du tout les retrouver ailleurs... si vous voyez ce que je veux dire ! Même s'il reste un petit Roman de jeune collégien, ce roman est soumis quand même à des droits d'Auteur, j'ai mis beaucoup de temps et de travail dans ce Roman (la rédaction mais aussi un schéma de la carte du monde imaginaire, les illustrations de presque TOUS les personnages, des croquis, des listes organisées : tous ceci fait entièrement à la main !!!
Voilà donc merci de respecter ça ^^

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Dernière édition par Shean Kurtis le Dim 2 Oct - 22:48, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Le Roman de Shean Kurtis :)   Dim 2 Oct - 18:36

Adrien Boussault


Quel monde de tarés ! J’avançais tranquillement sur le passage piéton quand cette stupide voiture déboula à 70 km/h, droit sur moi sans même ralentir. Je n’ai pas vu qui était le conducteur, il faisait sombre et j’ai juste eu le temps de bondir en arrière, manquant de perdre l’équilibre. Je n’ai pas cherché à lui hurler dessus, la voiture était déjà trop loin. Ah ! Je vous jure, la vie à Paris n’est pas de tout repos, même à cette heure-ci, c’est à dire aux environ de 5 heure du matin. Il m’arrive de dormir très peu, comme cette nuit là, un samedi soir, et de me promener dans les rues de la capitale. Je connais ces rues d’Alésia par cœur, mais ne me lasse jamais de les redécouvrir ! Le Rue Friant, méconnue mais très sympathique, Rue Général Leclerc bien entendu et la Rue Daguerre, excellente pour vos petites courses. J’y habite moi-même, dans la boulangerie de mon père et de ma mère. Le week-end, c’est moi qui m’occupe des clients avec ma mère. On pourrait appeler ça un petit job pour payer mon permis dans un an, ça peu aider.
Après cette petite frayeur, donc, je me suis dirigé vers la boulangerie pour aider ma mère à mettre de l’ordre dans les rayons et les étalages. Une heure plus tard, l’heure de l’ouverture, les premiers clients arrivaient. C’était généralement des hommes d’affaires ou des secrétaires pressés venant acheter un croissant ou un pain au chocolat à engloutir en vitesse dans la voiture ou même parfois, une petite baguette pour se confectionner des sandwich pour le midi.Viennent ensuite, inévitablement, les personnes âgées pour leurs petits pains de campagnes ou aux céréales et même des pâtisseries alléchantes de temps en temps lorsque leurs petits enfants viennent leur rendre visite. Ma mère les connaît tous, et moi également. Ce sont d’innombrables : « Bonjour Madame Boussault ! Alors comment va votre mari ? »
Il leur faut un moment pour me reconnaître. Alors ça devient des : « Alors mon petit ? Oh ! Mais ça n’arrête pas de grandir à cet âge là ! Ça bosse dur ? C’est bien d’aider ta maman ! Comment ça se passe l’école ? ». Et les réponses sont toujours les mêmes : « Bien, bien comme toujours m’dame. Ce sera un pain de campagne tranché comme d’habitude ? »
Bref, un trin-trin quotidien ennuyeux qui ne me satisfaisait guère. Après les grands-mères, les mamans et leurs bambins qui viennent acheter la baguette du midi, des bonbons ou un petit goûté pour l’école. Justement à midi, pas question de fermer ! Ma mère et moi nous relayons dans la petite pièce derrière pour avaler en vitesse un sandwich au jambon. Heureusement que je ne suis pas un gros mangeur. Mon père devant ses fourneaux n’arrête jamais. Il y est encore au moins jusqu’à 11h00 ce soir. Mais étrangement, ça ne le dérange pas. Il ne se plein jamais, il aime son métier. Une passion que je ne partage pas à sa grande déception.
Vers 17h00, c’est Paul qui rentre, mon petit frère de 7 ans, après être allé jouer à la console toute la journée chez un copain dans la rue derrière. Un petit pain au chocolat en passant, et il se dirige déjà dans sa chambre pour lire ses BD de Spiderman. Moi, je suis toujours au boulot. 18h00, c’est mon heure préférée. Les étudiantes qui viennent acheter leur baguette et une gourmandise de temps en temps. Mais pas trop surtout pour la ligne ! Mais les muffins aux pépites de chocolats les font généralement craquer. Elles restent parfois plus de vingt minutes pour parler des cours, savoir ce que ça fait de travailler dans une boulangerie, si j’ai le droit de manger une part de flan dès que l’envie me prend, s’étonner de me voir si mince alors que je suis entouré de gâteaux et de bonbons, bref ça m’occupe.
Aujourd’hui était donc un jour comme les autres, enfin comme tous les Samedis. J’avais presque terminé ma journée. Les derniers clients pour la baguette du soir partaient et le soleil commençait déjà à se coucher. J’ai jeté un coup d’œil à ma montre. Ma mère m’avait confié les clefs pour que je ferme à 20h00, car elle était allé donner un coup de main à mon père. Il était 19h57. Haussant les épaules, j’ai plongé ma main dans la poche de mon jean pour prendre le trousseau de clefs, mais la porte s’ouvrit sur un drôle d’individu. Il m’arrive bien sûr de servir des SDF qui me payent en petite monnaies avec leurs allures bizarres, mais cet homme n’avait rien à voir avec l’un d’eux. Il était simplement vêtu entièrement de noir, une longue cape encapuchonnée posée sur ses épaules masquait son visage. Amusé, je ne pu m’empêcher de faire la plaisante comparaison avec Dark Vador dans mon esprit. Ma main à lâchée les clefs au fond de ma poche et j’ai accueillis l’homme avec un léger sourire.

« - Bonjour. Vous désirez ? »

L’homme s’est avancé, il était presque trempé. En jetant un coup d’œil par la vitre de la vitrine, j’ai réalisé qu’il s’était mis à pleuvoir. J’ai souris, un peu amusé.

« - Quel temps de chien, hein ?! » Fis-je à l’homme qui n’avait toujours prononcé aucun mot.

Il y eu un long silence durant lequel l’homme semblait parcourir les rayons en réfléchissant. On entendait plus que les coups de klaxon et les moteurs des voitures au dehors. J’ai patiemment attendu, un peu mal à l’aise, laissant l’homme réfléchir. Puis, n’y tenant plus :

« - Excusez-moi…vous avez fait votre choix ? Je vais devoir fermer. »

Finalement, l’homme encapuchonné de noir s’est tourné vers moi. Tous ce que voyais de lui, c’était ses mains et sa mâchoire. J’ai donc pût m’apercevoir qu’il arbora un petit sourire satisfait. Quelque chose chez lui me dérangeait, hormis sa tenue et son étrange silence. Mais je n’aurais su dire quoi.

« - Je vais te prendre une baguette. Tu es Adrien Boussault n’est-ce pas ? Demanda finalement l’homme d’une voix étrangement douce.

- Oui, exact. Tenez, monsieur. »

Je lui ait tendu sa commande enveloppé d’un petit papier avec un sourire timide et anxieux. Il a fouillé ses poches et m’a tendu une pièce de 2 euros.

« - C’est un prix acceptable pour un tel échange ?

- Je vous rends la monnaie. » Répondis-je avec un sourire timide.

J’ai pris la pièce entre ses doigts et soudain, l’homme a grippé mon bras et m’a tiré vers lui. Et dans un cri de surprise…plus rien. Tout était devenu flou, sombre comme si je quittais le monde réel…

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MessageSujet: Re: Le Roman de Shean Kurtis :)   Dim 2 Oct - 18:38

Amina Kano



Une longue et chaude journée s’annonçait. Les rayons du soleil à travers l’ouverture de la maison vinrent lentement et doucement caresser ma peau sombre. Petit à petit, j’ai émergé de mon sommeil profond et dans un long bâillement, je me suis redressée sur mon couchage. La nuit avait été fraîche et j’étais encore enveloppée de mon épaisse couverture. Mais dans à peine une heure, la température sera d’une chaleur presque intenable sous le soleil brûlant du Niger ou je vivais. C’est pourquoi, vêtue simplement d’une tunique descendant jusqu’à mes genoux, et des sandales aux pieds, je me suis levée pour sortir de mon humble bâtisse. Mon père, le chef du village, était déjà partit au marché accompagné les femmes. Avec toutes ces guerres et ces attentats autour du pays, il jugeait sage d’assurer au maximum leur sécurité.
Nous habitions un petit village méconnu du Niger, d’environ 1200 habitants tout au plus, vivant de ce que la nature nous offrait. Ce matin, le village était donc presque désertique. Je décidais donc, après une rapide toilette, d’aller explorer le monde sauvage qui me fascinait plus que tout. A pied, cela était trop loin de la savane qui entourait mon pays, mais un ami de mon père, Kenao, ne manquerait pas l’occasion de m’y amener, car le je découvris assis sur un rocher, offrant une image de lassitude profonde en taillant une petite sculpture en bois.

« - Bonjour Kenao, le saluais-je. Pourrais-tu m’emmener à la savane ?

- Maintenant ? Tu ne veux pas attendre la fin de la journée ? Il va faire très chaud…

- Non, Kenao, le crépuscule m’ennuie. J’ai pris ma gourde ! Allez, s’il te plaie !

- Bon d’accord. Mais tu resteras prudente n’est-ce pas ? Ne t’approches pas trop des bêtes.

- Promis ! »

Toute joyeuse et le sourire aux lèvres, j’ai suivi le grand homme noir jusqu’au véhicule. C’était une petite jeep qui commençait à se faire vieux, mais qui restait très pratique pour les routes caillouteuses et sinueuses qui menaient à la savane. Les portières claquèrent, et nous sommes partis en direction de la belle et chaleureuse savane sauvage et mystérieuse. Oui… que d’adjectifs pour nommer cette fabuleuse étendue à la fois désertique et pleine de vie !
Le véhicule s’est arrêté sur le bord d’un sentier rocailleux et je suis sortie rapidement. Kenao se pencha vers moi pour une dernière recommandation, puis est repartit après m’avoir également informé qu’il reviendrait me chercher dans quatre petites heures. Satisfaite, je me suis immédiatement avancée le long du chemin, puis l’ai quittée pour me diriger vers les hautes herbes sèches qui caractérisaient si bien cet endroit. Silencieuse et prudente, je suis allé me cacher parmi ces plantes pour guetter l’arrivée des animaux que je voulais observer aujourd’hui. J’avais pris soin de me placer contre un rocher solitaire, face au vent pour ne pas me faire repérer par d’éventuels prédateurs. J’ai attendu un long moment, patiente, fixant l’environnement qui m’entourait en scrutant le moindre mouvement insolite. Ce ne fut qu’une demi-heure plus tard environ que l’un d’eux se présenta. Mon cœur bondit contre ma poitrine mais je prenais toujours bien soin de me faire la plus discrète possible. L’animal, symbole de puissance, marchait d’un pas lent et tout à fait silencieux, balançant de temps en temps sa longue queue pour chasser les insectes, à l’affût lui aussi, surveillant une proie éventuelle. C’était un lion, un mâle gigantesque dote d’une fourrure magnifique et de grands yeux ambrés pétillants de sagesse. Je l’observais avec une sorte d’adoration. C’était l’animal qui me fascinait le plus dans ce vaste monde. Je n’avais pas peur, mais la crainte était tout de même présente. Le puissant fauve redressa la tête, museau au vent, il paraissait avide d’aboutir à sa recherche, reniflant le sol, grattant la terre, puis reniflait de nouveau le vent, porteur peut-être de l’odeur qu’il guettait. Je tentais de deviner quel pouvait être sa proie, me mettant à mon tour à surveiller les alentours avec attention. C’est alors que subitement, je ressentis une vive douleur. Je retirais avec un sursaut mon poignet douloureux, posant alors mes yeux sur un serpent que j’avais surpris. J’analysais rapidement que fort heureusement celui-ci n’était pas venimeux. Mais bien vite, ce ne fut plus la morsure qui me préoccupa, mais plutôt le cri que j’avais poussé, et qui n’avait pas manqué d’alerter le lion. Je me suis lentement relevée, laissant filer le perfide reptile. Mes yeux étaient fixés sur le grand fauve qui me regardait également, sans oser bondir à l’instant. J’hésitais à bouger, car je savais que ce félin n’hésiterait pas à me poursuivre. Le cœur battant, j’ai fais un pas en arrière, puis deux, et soudain, la bête se mit à courir vers moi dans un rugissement retentissant.
Paniquée, je fis volte-face pour fuir aussi vite que me le permettaient mes jambes. J’étais une très bonne et une très rapide coureuse, mais jamais encore je n’avais jugé la vitesse de cet animal. Il paraissait lourd, mais c’était une apparence trompeuse. L’animal me rattrapait un peu plus à chaque mètre, j’entendais ces pas lourds se poser rapidement sur le sol, ainsi que sa respiration haletante sous la chaleur et l’effort.
Je bondissais par-dessus les rochers et hautes herbes, droit devant moi, jusqu’à atteindre une petite falaise qui remontait plus haut dans la savane. Hésitant à peine une seconde, je me suis agrippée à la roche et ai tenté d’escalader ce mur de pierres à la force de mes mains et de mes bras. L’ascension n’était pas simple, et le lion venait de bondir pour tenter de m’atteindre. J’ai poussé un hurlement de peur, repliant ma jambe qui évita de peu la mâchoire carnassière de l’animal qui retomba à terre en grognant. Mais il n’avait pas l’air de vouloir abandonner. Loin d’être bête, le félin galopa un peu plus loin et réussit à se hisser sur le haut d’un rocher fixé à la falaise, à environ deux mètres de moi, juste un peu plus haut. J’ai tourné mon regard vers lui, paralysée. Il ne pouvait pas me toucher, mais tentait vainement de m’atteindre à coup de griffes, au bord du rocher. J’ai continué à grimper tout de même, m’écorchant les mains en espérant atteindre une hauteur où le fauve serait incapable de me rejoindre. Mais c’était sans compter la qualité de la roche. Mon pied droit décrocha un morceau de la falaise qui s’écroula en bas, et faillit me faire chuter de cinq bons mètres si je ne m’étais pas agrippé à une bonne prise. Mais avec tous les efforts possibles, je n’arrivais pas à reprendre appui et restait pendue à la seule force de mes doigts. Le lion quant à lui, s’était de nouveau approché, trouvant quelques rochers plats sur lequel se poser, et n’était pas loin de m’atteindre.

« - A l’aide !!, Hurlais-je avec espoir, sur le point de pleurer. »

J’étais persuadée que je ne m’en sortirais pas. Mes forces me quittaient et plusieurs fois je crue devoir lâcher ma prise. Mais soudain, relevant la tête, je vis une silhouette au sommet de la falaise, penchée vers moi. Je n’arrivais pas à voir son visage.

« - S’il vous plaie aidez-moi !!

- Ne bouge pas, je reviens tout de suite. »

Sur ces mots, la silhouette disparue. D’après la voix, c’était un homme adulte. Je grimaçais de douleur, m’agrippant avec plus de force à ma faible prise tandis que le lion peinait à grimper sur le rocher juste en dessous de moi.

« - Vite !!!, hurlais-je de nouveau. »

A ce moment là, une liane glissa jusqu’à moi. Je l’ai agrippée d’une main et au même moment, la liane commença à remonter lentement. Le fauve venait de réussir son escalade et leva le nez en rugissant de colère, prit son élan et bondit vers moi. Mais j’étais trop haute et l’animal, malgré ses griffes puissantes, glissa le long de la falaise dans un crissement de roche parmi ses grognements de colère.
Quelques secondes plus tard, épuisée et choquée, j’atteignis le sommet, le souffle court. L’homme s’approcha de moi. Qu’il était étrange…malgré la chaleur, il était recouvert d’un habit long et noir qui masquait son visage et son corps. Il me regarda et me demanda :

« - Tu as eu beaucoup de courage…fille de la terre. C’est important lorsqu’on est confronté à une aventure comme celle-là. »

Je l’ai regardé sans rien dire, ne comprenant pas vraiment ce qu’il voulait dire par là. Il m’a finalement tendu sa main, c’était un blanc. Mon père m’avait toujours mis en garde, mais il était seul. Ça n’avait rien de raciste lorsque mon père me disait de ne pas approcher les blancs. C’était à cause de la guerre surtout.

« - Prends ma main. Tu ne seras plus seule désormais. »

Toujours étonnée par le langage mystérieux de cet homme, j’ai hésité, puis ait prit sa main pour me relever. Mais au moment de ce contact, je me suis brusquement sentit bizarre, comme transportée ailleurs, loin d’ici…très loin…

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MessageSujet: Re: Le Roman de Shean Kurtis :)   Dim 2 Oct - 18:39

Alec Bowston



« - Alec ça suffit ! Descends maintenant ! »

Ignorant superbement l’ordre de mon père, j’augmentais le son de mon I-Pod en m’allongeant confortablement sur mon lit défait au milieu du bazar comportant fringues, CD, papiers et magazines en tout genre. Mais malgré tout, je m’y retrouvai bien mieux que dans rangement trop exagéré de ma mère lorsqu’elle prenait son courage à deux mains pour monter mettre de l’ordre dans mon « repère ». D’ailleurs elle était bien la seule que je laissais entrer ici…
Le poster d’Angelina Jolie en bikini rouge alla s’écraser contre le mur lorsque mon père ouvrit la porte de ma chambre à la volée. Immédiatement, je me redressais en le fusillant du regard pour hurler :

« - Hey ! C’est ma chambre sors de là !

- Oui mais ta chambre est dans MA maison ! Enlève-moi ça de tes oreilles où je jette ce truc par la fenêtre !

- Hein ?! Quoi la fenêtre ? »

Levant les yeux au ciel, mon père m’arracha le I-Pod des mains avec les écouteurs. Hors de moi, je l’ai regardé comme s’il venait de foutre le feu à la pièce. Comme s’il était fou quoi !

« - Rends-moi ça ! Beuglais-je.

- Ça fait dix fois que ta mère appel ! Le dîner est prêt depuis un quart d’heure !

- J’ai pas faim !

- Nous, si ! Alors tu vas me faire le plaisir de descendre à la cuisine ou je te prive d’argent de poche pendant six mois !

- Six ?! Et l’essence de ma moto je la paye avec quoi ? Des cacahuètes ? Fis-je exaspérer.

- Parfaitement ! Figures-toi que dans quelques années on pourra faire marcher des voitures à l’huile d’arachide ! Avec un peu d’herbes de Provence pour l’odeur…

- J’ai pas envie de rire !

- J’ai l’air de plaisanter ? »

Ce type avait le don de me casser les pieds du matin jusqu’au soir ! Carrément sur les nerfs, je l’ai bousculé d’un coup d’épaule pour descendre les escaliers ou plutôt en me laissant glisser sur la rampe, un truc qui le mettait toujours dans tous ses états.
Ma mère, inquiète de nous entendre hurler pour la cinquième fois de la journée, sortit de la cuisine, torchon à la main.

« - J’ai réchauffé ton assiette mon chéri, me dit-elle.

- Je sors.

- Oh…très bien. Je te garde tous ça pour ce soir dans ce cas. Ou vas-tu ?

- Acheter des cacahuètes ! » Lâchais-je en claquant la porte de l’entrée derrière moi.

J’ai sortis les clefs de ma moto de la poche de mon jean, ait enfoncé mon casque accroché au guidon sur ma tête avant d’enfourcher ma bécane et la faire démarrer. Quand ça n’allait pas et que la tension devenait trop forte, je sortais. Autant dire que je passais donc la plupart de mes journées dehors. Après avoir rouler dix bonnes minutes, je retrouvais avec soulagement quelques potes en train de fumer sur le parking du supermarché de la ville. Après quelques poignets de main, j’ai emprunté une cigarette à Jimmy, mon meilleur ami depuis la sixième.

« - Tu fumes toi maintenant ? » Me lança t-il.

- Mon père me les casse grave…

- Tu dis ça à chaque fois que tu débarques, t’as pas un autre disque ?

- Si, il me les casse vachement grave.

- C’est pas français », répliqua Andrew, l’intello de la bande.

- Et ta sœur, Guignol ?! » Grinçais-je en rendant la clope nauséabonde à son propriétaire. »

Intervenant pour éviter une dispute inutile, Sarah, la sœur cadette de Jimmy, proposa une course à moto. J’étais sortit avec elle l’année dernière mais sans savoir vraiment pourquoi ni l’un, ni l’autre, on avait finit par s’éloigner petit à petit.
L’idée fut acceptée et j’enfourchai de nouveau ma moto, imité par Jimmy et Andrew.
Au moment où j’allais enfiler mon casque, un homme habillé tout en noir s’approcha de notre groupe.

« - Si c’est mon père, je l’écrase », persiflais-je.

« - Il est un peu trop mince pour être ton père ce gars là. T’as vu comment il marche ? On dirait Wonder-Woman. » Plaisanta Jimmy.

Nous avons tous ricané à la plaisanterie tandis que l’homme s’approchait. Il se planta au milieu de nous trois. Il était vêtu essentiellement de noir, une capuche abaissée jusque devant ses yeux. Il avait l’air louche et ce fut à moi qu’il s’adressa.

« - Vous aviez l’intention de faire une course, je me trompe ? Demanda l’homme

« - Ouais ! Pourquoi ?

- J’aimerais participer. Je pari ce joli petit billet sur moi. »

Baissant les yeux, j’aperçus que l’homme me montrait discrètement trois gros billets de 100 dollars canadiens ! Impressionné, j’ai arboré un large sourire.

« - Je préfère vous prévenir…nos bécanes et nous, on est plutôt bien entraîné

- Aucun problème.

- Je peux voir votre engin ? Demandais-je à la fois avide, et étonné de ne voir aucun véhicule à proximité.

- Elle est derrière. Suivez-moi. »

L’homme a tourné les talons pour se diriger à l’arrière de supermarché. Je suis descendu de ma moto pour m’apprêter à le suivre mais Jimmy m’a soudain mis en garde :

« - Fais gaffe hein ?…Il est crazy ce type.

- Quoi ? T’as peur qu’il me viole c’est ça ? Ricanais-je. Tiens, voilà mes clefs, surveille ma bécane je reviens. »

Après avoir croisé le regard inquiet de Sarah, j’ai haussé les épaules avec un sourire avant de suivre les traces de l’homme jusque derrière le bâtiment. Arrivé là-bas, rien. Ni type en noir, ni moto, ni autre engin roulant. Fronçant les sourcils, j’ai regardé autour de moi, puis me suis décidé à rejoindre les autres. Ça ne me disait rien qui vaille cette plaisanterie…
Au moment où je me suis retourné, j’ai lâché un cri de stupeur en me retrouvant nez à nez avec le type. J’ai reculé d’un pas, par précaution. Le type a esquissa un étrange sourire et m’a tendu le billet.

« - Je crois qu’on me l’a volée. Tu as gagné.

- Ah…heu…vous êtes sûr ? C’est embêtant ça. Je le croyais pas. Il s’était juste débiné, ouais.

- Prends-les. »

Sans me méfier d’avantage, j’ai tendu la main vers ma cagnotte quand soudain, le type m’a agrippé brusquement le bras. Poussant une exclamation de peur et de surprise, j’ai tenté de me dégager, mais mes bras semblaient engourdis, comme si je n’avais plus le contrôle de rien ! Autour de moi, tout semblait être emporté dans une spirale de couleur avant que je ne plonge dans une obscurité totale…


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MessageSujet: Re: Le Roman de Shean Kurtis :)   Dim 2 Oct - 18:41

Aurélie Lagos



Je me réveillais en sursaut. L’alarme de mon réveil retentissait dans mes oreilles comme des coups de fusils. J’appuyais avec rage sur le bouton d’arrêt et m’étira en baillant. Je me frottais les yeux, puis me levais. Le parqua froid me fit frissonner et je mis mes chaussons pour aller chercher mes affaires que je posais sur mon lit avant d’ouvrir mes volets en grand. Les rayons du soleil traversèrent les fenêtres de la véranda et vinrent frapper mes yeux. Je n’aimais vraiment pas le réveil du lundi matin. Je baillais une nouvelle fois tandis que j’enfilais mes vêtements. Je fis rapidement mon lit et montais à la cuisine pour prendre mon petit déjeuner. Je pris rapidement un verre de lait et avalais deux pains de cake. Ma mère qui était déjà levée, sortit du garage, une bouteille de jus d’orange à la main.

« - Bonjour ma puce. Dit-elle en m’embrassant.

- Salut maman. »

J’entrais dans la salle d’eau et admirais mon reflet ans la glace tandis le lave-linge grondait. Je pris ma brosse à cheveux et entrepris de les coiffer convenablement pendant que ma sœur jumelle finissait de boire son lait de son coté dans la cuisine. Nous étions toutes deux grandes, châtains et pourvues de grands yeux verts. Puis, lorsqu’elle vint se brosser ses longs cheveux à mes cotés, j’étais en train de finir de me laver les dents. Quand j’eus fini, je laissais ma sœur finir sa toilette tandis que je vérifiais mon sac de cours. Pas de problème de ce coté là, ni pour mon sac de sport. Soudain j’entendis des couinements suivis d’un bruit infernal montant à grande vitesse les escaliers. C’était notre chien à qui on venait d’ouvrir. Il se rua sur moi en aboyant de joie. Comme à mon habitude, je le saluais en le grattant derrière ses longues oreilles de Cocker- sauf que c’était un Setter allemand, puis il alla faire la fête au reste de la famille, dont mon père et mon frère qui venait de se lever. Mon père était déjà habillé, contrairement à mon frère qui, comme tous les matins étaient à la bourre, était encore en pyjama. Ma mère le gronda et le pressa gentiment tandis que Marine et moi sortions déjà devant chez nous pour attendre le car. Il n’y avait pas d’abris, le car s’arrêtait juste devant nous et notre jeune voisin de 13 ans, Ludovic Courlin. On ne l’aimait pas beaucoup mais bon. Enfin, lorsque mon frère arriva en courant, du Nutella plein la bouche, le car arriva et nous pûmes monter ensemble dans le véhicule. Nous nous sommes installées devant, l’une a coté de l’autre pendant que mon frère se dirigeait vers le fond avec ses deux copains bruyants. Lorsque tout le monde fut en place, la chauffeuse démarra. Dix minutes plus tard, nous arrivâmes au collège. Ma sœur et moi étions en 3ème et mon frère faisait sa première année en 6ème. Comme tous les matins nous allâmes attendre la sonnerie et les copines sur un banc devant la salle de Français que nous avions en première heure !
Cette journée ne fut pas plus désagréable que les autres au final. Je n’étais pas du genre intello, plutôt une élève moyenne avec un travail irrégulier selon certains professeurs. Mais bon…nous avons tous nos défauts non ?
A la fin de cette journée, à 17h05 exactement, je suis sortis de math, la mine un peu déconfite après avoir reçu mon 7,5 sur 20. C’était la matière qui me donnait le plus de problèmes.
Avec ma sœur et mes deux meilleures amies, nous sommes sorties devant le collège pour attendre nos bus respectifs. Mais au bout de deux minutes, j’ai réalisé que j’avais oublié de récupérer mon sac de sport dans le local du collège prévu à cet effet. Je me suis tournée vers ma sœur avec une mine à la fois amusée de mon étourderie et un peu embêtée.

« - Mince j’ai oublié mon sac de sport ! Je reviens, dis à la chauffeuse de m’attendre je serais pas longue ! »

Marine à soupirée puis à acceptée tandis que je courrais vers le local. Heureusement, il était encore ouvert. Je me suis glissé à l’intérieur de la pièce sombre où étaient entassés des dizaines de sacs différents. J’ai regardé tout autour de moi pour tenter de reconnaître le mien parmi tous ceux-là. J’ai finis par le remarquer et ais enjambé les autres sacs pour récupérer le mien. A ce moment là, une autre personne est entrée dans le local. Mon sac de sport négligemment posé sur mon épaule, je me suis tournée vers la grande silhouette dont je ne pouvais voir le visage à cause de l’obscurité. J’ai eu beau plisser les yeux et froncer les sourcils, je ne voyais rien. La personne s’est adressée à moi avec une voix étrangement douce et calme quoique légèrement grave.

« - Tu es Aurélie Lagos. Je me trompe ?

- C’est moi. Pourquoi ?

- J’ai quelque chose pour toi de la part de quelqu’un. »

J’ai pris un air étonné et curieux. Quelque chose ? Quelqu’un ? C’était bien mystérieux tout ça. J’ai hésité un moment puis me suis avancées vers lui en prenant l’enveloppe qu’il me tendait. J’ai levé mes yeux sur lui mais il avait le visage caché par une grande capuche sombre. J’ai regardé derrière son épaule. Il avait commencé à pleuvoir. Bon c’était logique dans ce cas que cet homme soit couvert. Oui je sais c’est bizarre de réagir avec autant de prudence mais je suis assez…superstitieuse. Je lis peut-être trop de romans policiers. J’ai haussé les épaules et ais voulu quitter le local. L’homme m’a retenu en posant une main délicatement sur mon épaule.

« - Ouvres-là ici s’il te plais.

- Pourquoi ? Ais-je demandé.

- C’est confidentiel. Tu dois le lire et t’en débarrasser ensuite. Tu comprends ?

- Heu…bon d’accord. »

Ça aussi c’était bizarre mais je n’ai pas voulue insister. J’ai donc ouvert l’enveloppe rapidement, me souvenant que le bus m’attendais sûrement depuis un petit moment. Un papier blanc était plié à l’intérieur. Je l’ai sortit, l’ais déplié, et ais ouvert de grands yeux en retournant plusieurs fois le papier blanc et complètement vierge.

« - Mais…il n‘y a rien ! C’est une blague ? »

J’ai levé de nouveau les yeux sur l’homme, j’ai vu un sourire se dessiner sur ses lèvres, mais je ne pouvais toujours pas apercevoir ses yeux ou le reste de son visage. Il m’a soudainement agrippé le poignet. Mon cœur a fait un bond dans ma poitrine, j’ai tenté de me libérer, j’ai voulu crier, mais il était trop tard. Je fus comme aspirée dans un trou noir et obscure, j’ai perdu la notion du temps et de tout ce qui m’entourai. J’avais sûrement perdu connaissance…


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MessageSujet: Re: Le Roman de Shean Kurtis :)   Dim 2 Oct - 18:43

Adrien Boussault

J’ai ouvert les yeux avec un mal de crâne terrible. J’ai grimacé et aie regardé avec étonnement ce qu’il y avait autour de moi. Des feuilles, des arbres et des tas d’autres plantes que je n’avais jamais vues. M’entouraient. Mais ce qui m’étonna encore plus, c’était les trois jeunes gens allongés non loin de moi, sans conscience. Deux jeunes filles et un autre garçon d’environ le même âge que moi. Je suis resté un moment, assis sur les fesses dans l’herbe, hébété, puis m suis levé et me suivent risqué à réveiller la personne la plus proche de moi qui s’avérait être une des jeunes filles. Je l’ai secoué u peu et, dans un sursaut, elle finit par reprendre conscience.

« -Hey ! Calme-toi ça va ! Fis-je surpris. »

Elle a tourné ses grands yeux verts affolés vers moi, a regardé autour d’elle, et a demandé :

« -Mais…où on est ?

-Je ne sais pas. Moi aussi je me suis retrouvé ici sans savoir comment ni pourquoi. Tu vas me prendre pour un fou mais…mon père est boulanger dans Paris. Je vendais le pain et les confiseries ce jour là et un homme habillé tout en noir est entré. Il voulait une baguette. Je la lui aie donné et lui ait demandé les 1€ qu’il me devait. Il a fouillé dans sa poche, ma tendu la main avec la pièce. Mais quand j’ai voulu la lui prendre, il m’a attrapé le bras. J’ai cru qu’il allait me frapper ! Mais il m’a simplement tiré vers lui et…tout est devenu noir, et…je me suis retrouvé ici. Comme toi.

-Et bah…c’est fou ton histoire ! La mienne n’est pas plus vraisemblable que la tienne. Je suis allé récupérer mon sac de sport au collège quand un homme encapuchonné a débarqué pour me donner une lettre. Mais il n’y avait rien écrit dessus ! Je me suis demandé si c’était une blague mais je n’ai pas eu le temps de demander des explications que le drôle de type m’avait déjà attrapé le poignet !! La suite tu la connais.

-C’est vraiment absurde ce qui nous arrive. Tu connais les deux autres ? Moi c’est Adrien Boussault. »

Elle se tourna étonnée vers les deux corps allongés qu’elle n’avait pas encore remarqués et secoua la tête.

« -Non, jamais vu. Il faudrait qu’on les secoue non ? Moi c’est Aurélie. Aurélie Lagos. »

J’acquiesçais et me dirigeais vers le garçon tandis qu’Aurélie s’occupait de l’autre fille. Quand il ouvrit les yeux, il fronça les sourcils et regarda, à son tour autour de lui.

« -C’est quoi ce bordel ? Je suis pas mort ? Fit-il bêtement.

-Non. »

Il me regarda et me scruta de haut en bas d’un air dédaigneux.

« -Est-ce que je te cause à toi ?

-Et a qui d’autre tu t’adresses ? Aux arbres ? Rétorquais-je.

-C’est bon ! Lâche-moi ! On est ou là ? Dans ton jardin ? Ironisa t-il.

- En fait on n’en sait rien. Dis-je en ignorant sa blague débile.

-Qui ça « on » ? S’étonna t-il.

-Moi et la jeune fille.

-Une fille ? Waw ! Ou ça ? S’exclama t-il en se relevant. »

Je soupirais tandis que la jeune fille en question nous rejoignait en compagnie d’une autre au teint noir. Sûrement une étrangère africaine. Quand le garçon les vies, il leur sourit et prit un air macho en leur tournant autour.

« -Mmmh…pas mal. Je peux savoir vos petits noms ? »

Aurélie le regardé comme un attardé et répondit :

« -Aurélie. Et je vous présente Amina Kano. Elle vient du Nigeria.

-Bonjour Amina ! La saluais-je. »

Elle me regarda de son regard noir de geai sans me rendre mon salut. Elle me fixait toujours et je rougis, un peu gêné. Enfin elle sourit.

« -Bonjour. Tu es Adrien ?

- Ouais. Et moi c’est Alec Bowston. Intervint le garçon en fixant les cuisses nues d’Amina.

- Comment es-tu arrivé là ? Lui demandai-je en jetant un regard froid à Alec.

- Je suivais la piste d’un lione. Mais j’ai été bête, il m'a repéré et m'a attaqué, j'ai du escalader une falaise pour lui échapper. J’ai cru que personne n’allait me retrouver mais un homme habillé en noir m’a sauvé. Enfin…en tout cas, quand il m’a prit la main pour me relever, tout est devenu noir. Et je me suis retrouvée ici.

- Pas croyable ! M’exclamais-je. Elles sont plus invraisemblables les unes que les autres nos histoires !

- Et toi Alec ? Comment t’es arrivé là ? Lui demanda Aurélie. »

Le jeune-homme la dévora des yeux puis répondit :

« - Sa t’intéresse hein ? Bah j’étais en train de discuter avec des potes quand un type est venu me défier pour une course à moto. Il me proposait un paquet de fric si je gagnais alors j'ai accepté. Il voulait me montrer sa bécane un peu plus loin alors je l'ai suivit... mais j'ai vu aucune moto. J'ai trouvé ça louche. Il venait soi-disant de se la faire piquer... bref il voulait me donner son fric quand même mais quand j'ai pris les billets bah... hop ! Trou noir.

- Oh ! Ça a du être horrible ! S’exclama Amina.

- Tu peux le dire ma belle. Lança Alec.

- Pff…à part la peur au ventre il a pas eu grand chose ! Rétorquais-je. »

Il allait me jeter un truc à la figure quand Aurélie calma le jeu.

« -Dites ! Au lieu de vous disputer je trouve qu’on devrait plutôt trouver un moyen de rentrer chez nous !

- Oui c’est vrai ! Et surtout trouver un endroit pour nous abriter et manger. Je trouve ça quand même bizarre…le même type en noir à chaque fois…c’est sûrement lié… Fis-je.

Alec grogna tandis que je suivais les filles dans les broussailles, un peu perdu dans mes pensées. Il nous fut très difficile d’avancer dans cette forêt vierge. Tout à coup, Amina s’immobilisa devant nous, attentive au moindre bruit. Elle se tourna vers nous et posa un doigt sur ses lèvres pour nous prier de garder le silence. Je ne voyais pas bien ce qu’elle avait pue voir ou entendre car nous autres n’avons absolument rien remarqué. On a continué à marcher derrière Amina qui avait l’air inquiète quand soudain, un craquement de branche retentit non loin de nous.

« - Courrez ! Hurla Amina qui s’exécuta. »

Nous n'avons pas demandé notre reste et avons détalé derrière elle qui courrait à une vitesse à une vitesse incroyable. Moi je ne faisais pas beaucoup de sport et j’étais à la traîne. Les branches me fouettaient le visage et j’avais du mal à voir où j’allais mais suivais tant que je pouvais Aurélie, juste devant moi. Soudain, alors que je ne m’y attendais pas du tout, je trébuchais et fit un vol plané dans les buissons. Le visage griffé de toute part, j’essayais de me relever mais un pied m’écrasa le dos et me plaqua à terre tandis que des ombres fonçaient vers les autres.

« - Salles vermines ! Vous croyez nous échapper ? »

On m’a attrapé par le col et plaqué le dos contre un arbre, mes pieds à au moins 20 cm du sol. Sur le coup, j’eus le souffle coupé et je vis devant moi une personne habillée tout en noir mais sa peau, au lieu d’être de couleur chair, était noire également. Pas noir comme africains non ! Carrément noir je veux dire !

« -Arrgh ! Arrêtez vous…vous me faîtes mal ! Gémis-je. »

Il m’a envoyé une bonne claque.

« -Il me parle ce salaud maintenant ? Tu sais qui on est au moins ? Les serviteurs de la Grande Eilera ! »

Notre première journée dans cet endroit s’annonçait bien…

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