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 Anguish = Danger [Lucie]

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Izo Okazaki
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MessageSujet: Anguish = Danger [Lucie]   Ven 22 Avr - 19:11

Depuis combien de temps je me trouvais dans cette prison ? Trois ? Quatre mois ? Je dois avouer que j'avais arrêter de compter les jours. J'avais tenté au début mais on s'y perd vite. Il n'y a aucun repère : pas de télé, pas de téléphone portable, pas d'internet... comment voulez vous qu'on sache quel jour on est? J'avais rapidement appris les règles des lieux en tombant sur un ancien qui m'avait embauché dans son club de résistance. Il m'avait prévenu : il fallait être discret, bien se tenir. J'ai pas pris ses paroles avec suffisamment de sérieux et ça m'a coûté. Résultat, je me suis trouvé coincé derrière trois barreaux en piteux état. A croire que j'avais pris un abonnement. Et un deuxième tampon sur la carte de fidélité! Histoire d'avoir droit au lot gagnant plus vite, le type est passé me rendre plusieurs visites. Impossible de fuir, j'étais cuit comme un rat. Je me demandais de quoi j'allais mourir... de faim, de soif ou de mes blessures? Pour me sortir de ce cauchemar, j'ai rêvé de la lumière du jour, de l'odeur du printemps, de la douceur des pétales de fleurs, du chant des oiseaux,... Je me suis peut être mis à délirer. Je n'avais pas plus peur, j'étais patient. Je n'avais plus grand chose à espérer. Puis, cette fille est arrivée. J'ai bu, j'ai mangé mais quelque chose était douteux dans son regard. Elle n'avait pas les clés. Elle ne pouvait rien de plus pour moi. Je voulais qu'elle me tienne au moins compagnie. Elle a refusé.

Quelques jours après, je riais seul dans l'ombre. Je me sentais d'humeur légère comme si tout m'étais pardonné, comme face à un nouveau départ... Je souriais aux bons moments que j'avais vécu, à l'ami fidèle que j'avais eu, à ma famille. J'étais bien. Je me suis endormi... Mon sommeil aurait pu perdurer mais mes yeux s'ouvrirent de nouveau. Encore dans les nuages, l'image floue est doucement devenue claire... La porte était ouverte! J'étais libre et vivant! Sur le moment, j'ai pas pu bouger. Je dois avouer que j'ai mis quelques jours à me remettre de cette sordide aventure. Ca aurait du me calmer. J'aurais du faire partie de ceux qui tremblent à la moindre rencontre inconnue mais je ne pouvais pas encore m'y résoudre... Seulement, j'avoue, j'étais quand même plus prudent. Je prennais soin d'éviter les ennuis. En fait, j'essayais autant que possible d'appliquer les conseils de Darren... « Essaye de te montrer plus malin que tout le monde et ne cherche pas les ennuis. Surprends-les tous. » Pas si simple. Je ne sais pas si j'en suis capable mais j'ai pris la bonne résolution d'essayer. Pour ça, j'ai juste pensé à mon petit frère... A voir si j'oserais l'appliquer en situation critique.

Depuis ce mauvais incident qui m'avait quand même occupé pendant quelques temps dans un sens puis dans l'autre, les choses allaient beaucoup mieux. Je commençais à m'habituer à l'endroit. J'étais attentif et calme. Il ne m'était plus rien arrivé de facheux et j'espérais que cette période durerait. En tout cas, j'étais confiant. Je connaissais les risques, je n'étais plus le petit débutant, je devais pouvoir m'en sortir. Je suis donc sorti par cette belle journée ensoleillée. Je me suis éloigné du chateau et j'ai marché. C'était très agréable. Je n'avais plus mal nulle part, je me sentais en forme. J'avais besoin d'un peu d'exercice. J'ai couru dans la forêt puis je me suis baignée dans la mer. Ca faisait un bien fou. En revenant, je suis tombé sur ce bunker. Je me suis débrouillé pour grimper sur le toit et là haut, j'ai laissé exprimer un soupir de bien-être. Elle était pas si laide cette île tout compte fait! Ca faisait du bien de se sentir un peu vivant. Je me suis alors adonné à une vieille pratique que m'avais enseignée ma grand mère : le yoga. Assis paisiblement les yeux clos, je sentais la chaleur du soleil me réchauffer alors que mes tensions s'appaisaient. Tranquilité. Sérennité. Finalement... j'ai peut être pas encore tout compris ici, si? Un bruit discret interrompit ma séance de détente... j'ouvris un oeil...

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Lucie E. Clayton
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MessageSujet: Re: Anguish = Danger [Lucie]   Ven 22 Avr - 20:39

Quand on dessine... on reproduit ce qu'on aime bien en général. Un animal, une fleur, un paysage, une personne... on aime bien illustrer nos sentiments aussi ou exprimer une idée, une opinion. Il a des personnes douées et d'autres moins fait au fond peu importe. Le problème de Lucie... c'est qu'elle n'aimait pas grand chose à par le sang. Et le sang... ça ne se dessine pas. Ca se sent, ça se touche, ça se goutte. Mais ça ne se représente pas, c'est ridicule. Oh une têche rouge ! Et vous appeler ça du sang ? Pitoyable. Alors Lucie ne dessinait jamais, elle n'avait pas appris. Elle ne lisait pas non plus. Pourtant, tenant une sorte de craie blanche à la main, elle traçait des lignes sur le sol du grenier où elle avait élu domicile en quelques sortes. Ce que ça représentait ? Rien du tout. Absolument rien. Des lignes dans tous les sens et rien de plus, parce qu'elle trouvait qu'une bout de ce truc blanc faisait une jolie couleur et pouvait s'effacer d'un geste de la main.
En vérité elle s'ennuyait à mourir. Voilà plusieurs jours qu'il faisait beau et chaud, hors la demoiselle détestait ça par dessus tout. Elle n'aimait que le froid et l'obscurité totale. Peu d'intérêt donc à sortir à l'extérieur ou sur son toit comme elle le faisait chaque jour.
Elle avait l'effort de s'habiller ce matin. Elle ne connaissait rien de la mode et de ce genre de pratique. Elle ne s'habillait pas par pudeur ou parce qu'elle avait froid. Simplement pour se fondre dans la masse et ne pas être remarquée. Il lui arrivait de restr nu certain jours. Où était le problème ? Presque personne ne passait par le grenier et si c'était le cas, elle était bien cachée derrière un amas de caisses et de cartons dans un coin sombre.

Aujourd'hui donc, elle avait fait un effort. Elle avait enfilé un short brun avec une ceinture noire et un débardeur blanc et léger. Sans soutien gorge évidemment. Le détail est important. Elle ne supportait pas ces trucs qui l'empêchait de respirer et qui, pour elle, ne savait strictement à rien. D'ailleurs elle trouvait ça moche et risible.
Lucie cessa enfin ses lignes à la crai et s'étira longuement en gémissant. Elle allait finir par rouiller tout à fait ici. Il fallait qu'elle bouge et prenne l'air. Au soleil ? Tant pis... elle ferait une petite exception. Elle prit soin tout de même de prendre ce chapeau de cow-boy fourré dans le sac qu'on lui avait donné pour se protéger les yeux. Elle n'avait malheureusement pas de lunette de soleilet n'en connaissait de toute façon pas l'existence. Elle voulut prendre également son magnifique Damas... mais se rappela que c'était cette ordure de blondinet qui s'en était emparé en sauvant la vie à sa victime, cet asiatique très joueur. Ceci n'améliora pas son humeur.

Déterminée mais loin de se réjouir, la jolie rousse poussa enfin les portes du pensionnat pour arriver à l'extérieur. Elle grimaça immédiatement et ferme les yeux en se protégeant avec ses bras. Quelle horreur toute cette lumière ! Et cette chaleur !! Si un petit vent léger et encourageant ne s'était pas levé, elle aurait sans doute fait demi-tour. Soupirant et plissant les yeux, elle s'aventura plus loin, jusqu'à la plage. Là, elle entra dans l'eau froide et agréable se mouilla les jambes, les bras, le visage et les cheveux. Ah de la fraîcheur ! Enfin !
Elle apperçut alors un individu qui montait sur le toit d'un gros rocher. Non pas un rocher... une sorte de construction en béton. Lucie était loin d'être sociable mais cela pouvait devenir intéressant. Il était asiatique aussi... peut-être que tous les asiatiques aimaient le sang ? L'un avait joué avec elle et l'autre avait partagé un corps tout chaud à manger. Ils étaient sans doute pareil. Du moins c'est ce qu'elle pensait par déduction. Elle alla donc le rejoindre.

Une fois là-haut, elle s'apperçut qu'il avait les yeux fermés. Il ouvrit seulement un lorsqu'elle s'approcha encore. Une fois qu'il l'eut remarquée, elle s'immobilisa et s'assied en tailleur, comme lui, et le fixa. C'était bien un asiatique et il paraissait très calme, un peu trop même. Lucie pencha légèrement la tête en le détaillant, sans dire un mot. Evidemment.
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Izo Okazaki
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MessageSujet: Re: Anguish = Danger [Lucie]   Dim 24 Avr - 10:54

J'ai donc ouvert un oeil tout en continuant de respirer calmement. Mon champ de vision ainsi rétréci aperçut une jeune fille. Jusque là, rien d'alarmant. J'ai quand même ouvert le deuxième pour mieux la regarder. Elle s'était juste installée en tailleur devant moi sans un mot. Pour être plus précis, c'était une jeune femme au visage fin et au cheveux roux. Elle portait un débardeur blanc qui collé presque à sa peau... je vous laisse imaginer le résultat sur son décolté, d'autant qu'elle ne portait pas de soutien-gorge... Elle paraissait ainsi à la fois naturelle, gracieuse et... sexy. Il faut bien que je dise ce qui est. Au vu de mon éducation et de mon calme actuel, je ne ferais aucun commentaire supplémentaire là-dessus. C'est sûr que, vu le contexte, la situation pouvait paraître un peu étrange mais j'ai choisi de ne pas me démonter. Après tout, je n'étais peut être pas le seul à aimer le yoga. Et pourquoi par ailleurs voir le mal partout? Elle semblait ouverte et attendre quelque chose de moi. J'ai commençé par lui sourire, puis j'ai incliné poliment la tête à la mode de mon pays. Ce début de communication m'a même incité à aller un peu plus loin dans le céromonieux. J'ai pris une voix solennelle pour l'accueillir respectueusement.

- Hajimemashite Hime-sama.

Ah mince, j'avais presque oublié qu'on parlait pas japonais ici. Pourtant l'apparence très anglaise de la jeune femme aurait pu me faire réagir plus tôt! Pourquoi anglaise? Je ne sais pas. Les cheveux roux, la peau très blanche... J'ai repris comme si de rien était dans la langue qui semblait être la plus commune sur cette île inconnue, celle avec laquelle on s'était adressé à moi depuis le début de mon séjour. Heureusement que j'avais voyagé auparavant! Ca ne m'empêchait pas d'avoir un accent très prononcé quand je m'exprimais. J'avais voyagé certes, mais pas énormément... J'articulais ainsi chaque syllabe avec soin.

- Bonjour et bienvenue, Mademoiselle.

Bon, la traduction n'était pas exacte mais je faisais avec le vocabulaire dont je disposais et les mots qui me semblaient les plus appropriés. Néanmoins, j'avoue que j'ignorais quelle langue parlait la jeune femme à l'origine. Elle qui n'avait toujours pas pipé mot. Si ça tombes, elle était suédoise ou mexicaine... comment savoir? Il fallait espérer que non parce que j'avais atteint mes limites linguistiques. Pourquoi je n'avais pas étudié les langues davantage? Je ne pouvais pas savoir que ça me servirait un jour. Bon, reprenons. Le yoga permet d'éviter à l'esprit de s'évader dans des pensées inutiles, restons concentré!

- J'allais maintenant saluer le soleil...

D'un signe aimable, je l'invitais à m'accompagner dans cette pratique. Après tout, elle n'avait rien dit et elle s'était assise en tailleur devant moi... peut être voulait-elle participer? Je le dis tout de suite, ça ne se terminera pas par le sacrifice d'une vierge, désolé! J'ai joint les mains devant moi comme pour une prière puis je les ai levé au ciel le dos bien droit en inspirant, après un temps, j'ai redescendu les bras sur les côtés en expirant. J'avais refermé les yeux pour le mouvement. En reposant mes mains sur mes genoux, je l'ai regardé de nouveau paisiblement. Puis les yeux ouverts, après lui avoir souris, j'ai recommencé.

J'appréciais cette compagnie matinale. Cela faisait longtemps que je n'avais pas croisé dans cette prison quelqu'un capable d'apprécier un moment de détente...Un sentiment joyeux m'envahissait. Je n'étais pas totalement innoçent ou naïf, je savais que le monde n'était pas rose mais je savais aussi que s'engluer dans les idées noires n'aidaient en rien. Savoir profiter de l'instant présent, savoir goûter à la fraicheur de l'eau salée comme elle semblait l'avoir fait également, profiter des rayons du soleil... tout ça aidait à se sentir mieux même dans les pires circonstances. Ce n'était pas négligeable. Personnellement, j'étais capable, dans ces moments, d'atteindre un sentiment de paix intérieur. Je n'en demandais pas plus. Enfin... peut être de partager ce sentiment avec cette demoiselle?
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Lucie E. Clayton
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MessageSujet: Re: Anguish = Danger [Lucie]   Lun 25 Avr - 19:59

Le Yoga. Lucie n'en connaissait pas même le nom ou l'existence. On aurait du lui expliquer dans ce fichu centre où ils l'avaient enfermés, que le Yoga était l'installation de l'esprit dans le silence. C'était bien ça en quelque sorte non ? Installer son esprit... voilà qui aurait pu être intéressant pourtant. Mais elle n'y connaissait rien et se contentait donc de dévisager l'asiatique. Elle en avait rarement vu. Normal puisqu'elle avait passé 16 ans enfermés dans une petite pièce froide et sans jamais voir la lumière du jour. Voilà peut-être ce qui expliquait pourquoi elle détestait tant les rayons assassins. Elle n'y était pas habituée, elle avait vécue trop longtemps dans l'obscurité et l'air glacial. Et puis ses trois ans au Centre en ne sortant qu'une fois par semaine ne l'avait pas aidé à rencontré toutes les races différents que comportaient l'humanité. Alors elle prenait son temps pour détailler chaque traits. L'asiatique blond qu'elle avait tué, ou presque, n'avait pas tout à fait le même visage. Et le cannibale non plus. Cependant, ils avaient le même air typique... les yeux plus ou moins bridés par exemple. De toute manière, les humains étaient à la fois différents et tout à fait similaires. On pouvait être petit ou grand, faible ou fort, beau ou laid, noir ou blanc, bon ou méchant... peu importe. Cela restait la race humaine et rien d'autre. Et puis cette histoire de racisme comme quoi les noir sont pas normaux. Ils en avaient parlé dans un cours au centre d'après le peu de souvenirs qu'elle avait gardé. Tss. Est-ce que deux caniches par exemple vont se bouffer le museau parce que l'un et blanc et l'autre noir ? Est-ce qu'un chat angora va aller crever les yeux d'un siamois sous prétexte qu'il est pas le même poil ou la même morphologie ? Ils s'en tapent les bestiaux ! Alors pourquoi les hommes en font tout un plat ? Lucie n'y avait jamais rien comprit. Elle en avait simplement déduit que les hommes avaient absolument besoin de haïr quelque chose de toute façon. Automatiquement.

"Hajimemashite Hime-sama"

Comment ? Lucie arqua un sourcil. Manifestement elle n'avait pipé mot. Si ce gars là ne parlait pas un mot d'anglais ils n'iraient pas bien loin. Mais peu importe puisque de toute manière, la jeune femme n'ouvrira certainement pas la bouche. Mais l'individu se reprit finalement et la jeune femme comprit qu'il la saluait. Elle ne réagit pas et le fixa.
Saluer le soleil. Lucie grimaça et rajusta son chapeau sur sa tête. Quelle idée de saluer cet astre désagréable ! A moins que cela ne le fasse partir. Est-ce que c'était une habitude des asiatique de saluer le soleil ? Lucie n'avait jamais rien vu d'aussi stupide.
Lucie ignorait beaucoup de chose mais ça ne lui avait jamais manqué. Ça en l'avait pas empêcher de vivre correctement comme elle l'entendait. Plus ou moins. Ce fut sans doute son ignorance qui la poussa à regarder le jeune homme avec une certaine curiosité et même de la fascination lorsqu'il commença à respirer bizarrement et à lever les bras au ciel. Elle suivit le mouvement des yeux sans comprendre. Mais qu'est-ce qu'il faisait ? C'était une danse ? Une façon de dire bonjour ? A quoi jouait-il ?

Après réflexion, un peu comme un gamin imitant maladroitement ses parents, il joignit ses mains sans quitter des yeux le garçons et commença à faire les même gestes. Cependant elle ne fermait pas les yeux, elle continuait de le regarder et de faire comme lui. Au bout d'un moment, comme elle n'y voyait là aucune utilité, elle cessa et se glissa à quatre pattes un peu plus près du jeune homme encore plongé dans sa transe et elle posa une main sur son torse pour le faire basculer en arrière. Elle se plaça alors au dessus de lui, le regardant droit dans les yeux et leva de nouveau un sourcil l'air de dire :


*T'as autre chose à me proposer ?*

Évidemment il fallait être sacrément doué pour comprendre. Mais Lucie ne parlait pour ainsi dire jamais. Que dans de très rares occasions. Elle se contentait des gestes et des regards, ce qui lui suffisait amplement. De toute manière elle n'avait pas un vocabulaire très développé bien qu'elle sache parfaitement s'exprimer comme il faut sans avoir l'air attardée. Alors ? Allait-il se montrer plus intéressant ce jeune homme où devrait-elle passer son chemin ?
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Izo Okazaki
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MessageSujet: Re: Anguish = Danger [Lucie]   Mar 26 Avr - 22:05

Quel bonheur de constater qu'effectivement elle comptait m'imiter. En effet, elle avait levé les bras et participait avec moi à ce moment de détente. J'osais à peine y croire et pourtant, c'était vrai. La preuve. Ne pouvant cacher un large sourire, j'ai fermé les yeux de nouveau et j'ai reposé mes mains sur mes jambes. J'ai effectivement laissé le temps au silence de faire son oeuvre. Les mouvements m'avaient permis de lâcher quelques tensions supplémentaires. Je comptais à présent appaiser mon esprit. Je pensais naïvement qu'elle pouvait en faire de même. Je n'ai pas cherché à lui expliquer pour la simple et bonne raison que je pensais qu'elle avait compris l'idée principale de mon activité. C'est peut être à partir de ce moment-là que mon interprétation se trouva faussée. Dommage. J'aimais cette idée de faire ça à deux. Surtout dans le contexte de cette prison. Les gens semblaient se méfier sans arrêt des uns et des autres. Ils avaient une façon de vous regarder..., si bien que quand ils vous tendent la main, vous avez l'impression que c'est pour mieux vous poignarder par derrière. Je ne savais jamais quoi en penser. Mais aujourd'hui, l'attitude de la jeune fille me paraissait très claire. La suite m'indique que j'étais allé un peu vite en besogne. En effet alors que je pensais qu'elle resterait immobile, assise en tailleur devant moi, j'avais laissé s'échapper toute méfiance et j'accueillais le calme avec sérennité. Je fus donc réellement surpris lorsque brusquement, je me suis trouvé collé à la pierre. J'ouvris des yeux très ronds pour la voir penchée sur moi. Elle venait de me pousser. Je m'étais fait déraciné comme une poupée de chiffon.

- Euh... qu'est-ce que tu fais?

J'avais l'air pitoyable, j'avoue. Je ressemblais exactement à un ado pré-pubère, intimidé par la présence d'une jeune femme, légèrement trop proche de lui. Il y avait vraiment rien d'admirable là-dedans. Je pouvais tourner la situation comme je le voulais. Il était clair qu'il allait falloir que j'offre une meilleure réponse à cela. Sauf que franchement, malgré mes efforts d'interprétation, je ne comprenais pas du tout le message qu'elle était en train de m'envoyer. Désolé, mes ondes télépathiques étaient embrumées! Pas de signal! Mince alors, mais qu'est-ce qu'elle voulait de moi?

C'est alors que j'ai pensé à Darren et à mon petit-frère. Il était peut être temps que je fasse ses premiers et discrets essais à ma technique ridicule destinée par la suite à surprendre l'adversaire. Pour tout dire, je ne me sentais pas réellement menacé mais mieux valait anticiper et je me suis dit que c'était un bon exercice. Il fallait profiter de l'occasion. J'ai perdu mon air naturel qui pour l'heure était d'une naïveté et d'une stupidité un peu inquiétante. Allongé au sol donc, j'ai commencé par m'étirer, mes jambes, mes bras se sont allongées dans les extrémités, j'ai fait craquer mon cou ce qui m'a étrangement parut désagréable, je m'étais peut être coincé quelque chose... Tant pis. Puis je l'ai regardé et prenant un air plus sérieux, j'ai vaguement froncé les sourcils. Oui, je sais ça me rendait pas plus intimidant, j'en avais pas la prétention, ce n'était pas le but. Je rendais juste l'instant moins sérieux pour moi. En fait ma méthode était très égoïste, je l'avoue.

Les cours d'arts-martiaux. Mes parents m'ont inscrits pendant plusieurs années. Ils disaient que c'était bon pour me décharger de mon éventuelle agressivité. Ca m'avait servi dans d'autres circonstantes pour être honnête, celle-ci en était aussi un bon exemple. Toutefois, j'évitais la violence. Même quand j'ai été obligé d'en venir à tuer, chose dont je ne me souvenais pas avec plaisir, je m'étais toujours arrangé pour être le plus direct possible. La souffrance d'autrui m'était insupportable. Ma prise sur la jeune femme fut ferme, sure et efficace mais elle n'avait que pour unique volonté de me permettre de me dégager et je pouvais affirmer qu'elle n'avait quasiment rien senti. J'avoue que j'ai la carrure d'un verre de terre mais je connaissais toutes les techniques et je n'avais pas eu de mal à la déloger. Où poser les mains, où appuyer, comment agir, tout était très clair dans mon esprit. Libre de mes mouvements, je la relâche automatiquement. A un mètre d'elle, je me suis de nouveau assis sur mes genoux, posant mes mains sur mes jambes et mon regard sur sa personne. L'un de mes sourcils était levé, gardant ainsi sur elle un air un peu soupçonneux. Après tout, c'était pas parce que j'avais pas l'air bien menaçant que j'étais une mauviette, pas capable de remuer le petit doigt pour se défendre. Elle m'avait pas attaqué, je ne prétendais pas le contraire. Mais au moins, les choses sont dites. Elle ne pourrait pas m'en vouloir de ne pas aimer les situations douteuses...

J'ai baissé la tête, déplaçant mes mains sur les genoux. Relevant le regard, je lui ai offert de nouveau un air un peu plus naïf et j'ai pensé cette fois à la question que j'aurais du lui poser depuis le début. Je me suis remis à sourire par la même occasion, ce qui était quand même plus poli et plus accueillant. Je ne voulais pas que ce petit retour de position nous entraîne sur de mauvaises bases. J'avais repoussé cette manière de m'aborder par pure précaution. J'essayais maintenant de nouveau la méthode douce.


- Ce serait pas plus simple si tu me disais ce que tu veux?

J'ai réalisé ensuite qu'elle n'avait pas dit un mot depuis qu'elle était là. Et si effectivement, elle ne comprenait pas à cette langue? Je savais que je n'avais pas besoin d'essayer en japonais. Mais peut être que c'est moi qui m'exprimais mal. Pourtant, je réfléchissais avant de parler et je m'appliquais sur les tournures de phrases et sur le vocabulaire. Je pouvais pas faire mieux.

- Est-ce que tu comprends ce que je dis?

J'ai essayé de parler aussi avec mes mains pour qu'elle puisse peut être mieux comprendre. J'ai pas dis qu'elle avait l'air attardée, pas du tout. C'était juste plausible, pas vrai? Apparemment, on pouvait venir de tous les coins du monde. Je n'avais pas rencontré d'autre asiatique mais je ne devais pas être une exception.
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Lucie E. Clayton
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MessageSujet: Re: Anguish = Danger [Lucie]   Mer 27 Avr - 17:29

Avait-il vraiment cru que Lucie puisse s'intéresser à une telle chose ? Souffler, inspirer et faire des mouvements bizarres ? Stupide. Mais il ne la connaissait pas, tout comme Lucie ne connaissait pas réellement le but de ce cinéma. Il n'y avait pas d'action, rien qui ne puisse assez piquer sa curiosité et son intérêt, si bien qu'au bout d'un moment, elle se lassait. L'être humain se las de tout. Et de rien. Mais cela à toujours été ainsi. L'homme n'est pas fait pour se contenter d'une chose pour toujours, il cherche constamment quelque chose de nouveau pour se distraire. Il déteste l'ennui et la passivité totale. Il lui faut toujours aller plus loin, trouver un autre contentement, avoir de l'ambition. Lucie le savait et elle en était victime de très nombreuse fois, comme la plupart des gens comme elle. Les exclus de la société. Ceux qui ont besoin de sang et de violence. Ils vont toujours plus loin dans l'abomination. Pour découvrir. Pour y prendre plaisir. La jolie russe détestait le plaisir à une exception prêt : celui du sang et de la douleur. Il n'y avait que ce plaisir là à ces yeux. Les autres lui étaient inconnus ou bien elle ne les supportait simplement pas. Ce garçon au centre qui un jour avait caressé sa joue et avait tenté de poser ses lèvres sur le siennes. Il était désormais défiguré par les ongles acérés de la louve sauvage qu'elle avait toujours. On regarde... mais on ne touche pas. Lucie ignorait tout de l'attirance homme/femme. Elle ignorait tout de ce genre de chose. Le sexe, l'amour, l'amitié... elle l'observait mais n'y voyait aucun attrait. Juste de mépris. Ils avaient tous l'air si idiot ces gens dans la rue.

Lucie ne cherchait donc certainement pas ce genre de chose avec l'asiatique lorsqu'elle s'installa à califourchon sur lui, son visage très proche du sien. C'était de l'intimidation, de la domination. Elle voulait qu'il montre autre chose, une chose plus intéressante. Mais lui donnerait-il ce plaisir là ou allait-il la décevoir ?
Ce qu'elle faisait donc ? Rien pour le moment. Pourquoi posait-il une question pareille ? Elle ne répondit rien bien entendu et continua de le fixer, attendant une réaction. Enfin, il osa. Ou du moins il remua et s'étira. La jeune femme l'observa sans que rien ne lise sur son visage. Puis, enfin, il agit plus vivement, se débarrassant de sa présence en la repoussant avec efficacité. Elle ne fit aucune résistance d'ailleurs, se laissant bousculer sur le sol comme un brin de paille. Puis elle se redressa en position assise, découvrant son visage caché derrière un rideau de cheveux roux et plongea son regard vert dans celui du jeune homme. Enfin un petit peu d'action. Il s'était sans doute sentit agressé.
Il la regard également, avec un sourire pourtant. Ce n'était pas un sourire de fierté ou de moquerie, juste un petit sourire naïf. Il se demandait ce qu'elle voulait. Il est vrai que la jeune rousse n'était pas très explicite. Et comme elle ne réagissait toujours pas, il lui demanda si elle comprenait ce qu'il lui disait.

Lucie arbora un pauvre sourire amusé. Non... tous les asiatique n'appréciaient pas le goût du sang et de la violence apparemment. Grimaçant subitement, Lucie protégea ses yeux des rayons du soleil et tendit la main ver le chapeau pour l'enfoncer sur sa tête en grognant. Elle ne tiendrait pas longtemps ainsi. Elle s'avança au bord du toit du bunker et se laissa glisser jusqu'au sol, atterrissant avec dextérité, et se plaqua contre la pierre dans un coin d'ombre à l'abri du soleil. Voilà qui était mieux. Elle soupira, maudissant cette lumière et cette chaleur insupportable. C'est alors qu'elle lâcha ses premier mots à l'attention du jeune homme juste au dessus.


- Pourquoi tu as peur ? Viens.

Voilà qui était rare. Surtout la question. Lucie ne posait jamais de question. Jamais. Mais ce n'en était pas vraiment une. Elle l'incitait surtout à la rejoindre sans craindre de violence de sa part. Pour le moment. Elle voulait encore voir s'il avait quelque chose d'intéressant cet petit homme. Pouvait-il lui montrer une part de sa personnalité qui lui plairai, autre que la violence et le sang ? Existait-il autre chose de plus appréciable ? Voilà ce qu'elle aimerait savoir. L'être humain était-il capable de se montrer utile et intéressant au delà du mal qu'il pouvait faire ? Elle en doutait. Ce garçon parviendrait-il à lui montrer le contraire ? Il ne semblait pas comprendre ce qu'elle voulait.
Elle attendit un peu et finalement l'asiatique s'approcha. Lucie pencha la tête sur le coté et croisa les bras, l'interrogeant toujours du regard. Qu'attendait-il ? Une réponse ? Elle n'en donnerai pas.
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MessageSujet: Re: Anguish = Danger [Lucie]   Ven 29 Avr - 19:22

Je me suis senti vraiment bête quand je l'ai vu s'éloigner. Pour une fois que quelqu'un venait vers moi sans peur ou sans intentions louches dans cet endroit tordu, pourquoi est-ce que j'avais réagi comme ça? J'avais un peu honte. C'était tellement stupide, tellement domage. Ca me rassurait? Vraiment? J'avais l'impression de mieux maîtriser la situation? En voulant qu'elle dise clairement les choses? En lui parlant comme je l'avais fait? En la fuyant? N'importe quoi. Finalement elle n'est pas partie et sa question m'est apparue comme un pic en plein coeur. De quoi j'avais peur? Oui, c'était la bonne question à poser. Quelle justesse. J'étais touché. J'avais aucune idée de ce qu'elle pensait. Soudainement, j'ai eu chaud. J'étais en plein soleil depuis un bout de temps mais... c'était pas la raison. J'ai mis un temps de réagir, elle me demandait de venir. Je n'avais pas peur, j'étais juste marqué par mon propre comportement et pas très fier... J'ai mis un petit temps avant de la rejoindre, le temps de me calmer. J'essayais de me détendre depuis un bout de temps, faut croire que j'avais pas encore réussi. J'étais toujours aussi tendu et sur la défensive. Echec et mat. J'ai fini par me reprendre et j'ai suivi son exemple pour sauter du toit du bunker. Elle s'était réfugiée à l'ombre. Je lui devais bien des excuses pour commencer.

- Je suis désolé. Excuse-moi. J'ai été stupide. Tu as raison...

Si seulement, j'agissais de manière plus censée, j'aurais pas continuellement besoin de m'excuser. J'étais en colère contre moi-même, ce qui est tout aussi stupide. Je me suis un peu pincé les lèvres puis je l'ai rejoint dans son coin à l'ombre. Maintenant c'était une réponse que je lui devais. Je ne pensais pas qu'une question devait rester sans réponse. Je ne lui en voulais pas pour autant de ne pas avoir répondue à la mienne. J'avais toujours eu une réponse après tout. Elle comprenait ce que je disais alors je pouvais parler.

- Je crois que j'ai peur des gens. J'arrive plus à rester moi-même quand je suis avec quelqu'un... je fais n'importe quoi.

Voilà une confession que je m'étais même jamais faite à moi-même auparavant. Elle venait de porter l'information à ma conscience. Ca me faisait pas franchement plaisir pour autant. J'avais pas l'intention de vivre seul et isolé. Je devais régler ce problème. C'est fou. Je la connaissais même pas, elle ne me connaissait pas davantage et en deux minutes elle mettait le doigt sur mon problème. Comme si elle avait un don pour voir la faiblesse des gens... Moi, j'avais beau la regarder, être avec elle, j'étais absolument incapable de lui sortir une interrogation de ce genre. Je trouvais ça assez admirable. Elle avait une vraie assurance... Il y a des gens comme ça. Mais qu'est-ce que je faisais encore? A trop réfléchir comme ça! Les gens font des efforts pour atteindre leur but. Et moi? Qu'est-ce que je faisais? Je réfléchissais, j'admirais les autres et je restais piteusement à ma place sans faire un pas, sans rien changer. Ah, je déteste quand je parle comme ça! Reprends-toi!

Je l'ai regardé et j'ai souris. J'avais pas compris davantage qu'elle attendait quelque chose de moi. Sûrement pas qu'elle posait en moi un tel défi. Du coup, j'ai pas cherché à être original. J'ai pas cherché à l'intéresser. J'ai juste continué. Je voulais pas devenir un pauvre type déprimé dont la seule occupation est de pleurer sur son sort et radoter sur ce qu'il aurait peut être pu réussir s'il avait pas fait tant d'erreurs. Alors j'ai ressorti ma bonne humeur et j'ai rangé mes problèmes bien à leur place sous leurs petits mouchoirs.


- Bon allez, on oublie ça? Tu sais, en réalité ça m'a fait vraiment très plaisir que tu viennes me rejoindre là-haut!

Cette fille m'intriguait. Elle dégageait vraiment une aura particulière. J'avais laissé tombé mes appréhensions. Evidemment je restais moi-même, avec mon incapacité à être avec les autres mais je n'avais pas envie d'abandonner. Je faisais des efforts. Je n'avais pas de raison d'avoir peur d'elle. Elle avait eu ce geste particulier mais elle ne m'avait rien fait, j'avais juste pas compris ses intentions. Alors oui, je voulais recommencer à zéro même si je sais que c'est impossible. Mais bon là, il ne s'était pas passé grand chose, il n'était pas trop tard. Et puis, je voulais aussi en connaître un peu plus sur cette mystérieuse inconnue. Elle me paraissait vraiment sympathique. J'avais très envie d'apprendre à la connaître. C'est pas en m'enfermant dans mon monde que j'allais changer. Peut être que cette rencontre était une chance à saisir. Même si ce n'était pas le cas, j'étais content de rencontrer quelqu'un. C'est pourquoi, j'ai simplement eu envie de m'intéresser à elle, de faire plus ample connaissance. Je me suis adressé à elle avec toute l'ouverture et l'attention dont j'étais capable.

- Je m'appelle Izo. Et toi?

J'avais tendance à rester dans mon coin depuis que j'étais ici. J'avais peur des gens oui, faut dire que le contexte n'aidait pas non plus. Il était tant d'agir différemment! Je sais que c'était un peu hypocrite de penser que ça pouvait être différent. On dirait que rien n'est jamais neutre dans une rencontre. Tout le monde met toujours quelque chose derrière. Pourquoi pas, dans ce cas, y mettre quelque chose de positif? Apprécier quelqu'un ne doit pas vouloir dire qu'on serait prêt à tout, même au pire pour elle. Ce que je voulais apporter, ce en quoi je voulais croire, c'était simplement au respect. Pour ça, il fallait vraiment que je me débarasse de mes a-priori. Peut être que se mettre à quatre pattes au dessus de quelqu'un voulait dire autre chose que l'image que je pouvais y mettre pour elle. Et même si c'était pas le cas, peu importe. Je voulais l'accueillir comme elle était. Sans jugement. Peu importe que ce soit possible ou non, que ce soit judicieux ou non. Je devais juste lui laisser sa chance et arrêter de penser. Quelle réflexion stupide. Etre seulement sincère... voilà tout.
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Lucie E. Clayton
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MessageSujet: Re: Anguish = Danger [Lucie]   Mar 3 Mai - 19:37

Lucie supportait bien peu de choses à bien y penser. L'obscurité, le froid, la douleur... mais le reste semblait bien secondaire. Est-ce que cela relevait uniquement de son propre choix ? Non. Une personnalité se construit g^race à une éducation, un vécu particulier. Être fou, violent, intelligent ou stupide, ça ne tombe pas du ciel sur vous par hasard. Heureusement d'ailleurs. Si Lucie en était arrivé là c'était pour beaucoup de raisons dont elle se rappelait parfaitement. Personne ne se souvient de ce qu'il a vécu lorsqu'il était un bébé de 5 mois ou même de 3 ans. Cela remonte à bien trop loin et le cerveau est encore trop jeune pour enregistrer pleinement ce qu'il vit. Pourtant... la jeune femme se rappelle très bien. Elle se souvient de sa mère qui tentait de la surprendre la nuit pour l'étouffer avec un oreiller. Elle se souvenait de la grande baignoire où elle prenait son bas et dans lequel sa mère avait tenté de la noyer. Elle se souvenait du jour où elle l'avait enfermé dans cette pièce... cette pièce dont elle pouvait revoir les moindre détails rien qu'en fermant les yeux. Traumatisée ? Pas du tout. A cette pensée, elle ne se sentait pas triste, elle ne ressentait pas de profond regret. Pour elle, c'était la vie. Sa mère ne l'avait pas désirée un point c'est tout. Pourtant, la jolie rousse n'était pas du genre à se laisser faire. Déjà encore dans le ventre de sa mère, sa seule obsession était de naître quoi qu'il en coûte. Pour se venger de cette mère idiote qui n'avait pas été fichu de la tuer alors qu'elle ne marchait pas encore.
Lucie se fichait bien de son passé maintenant. Elle cherchait simplement à jouer avec la vie qu'elle considérait pourtant comme si précieuse au fond. Mais elle ne pouvait s'en empêcher... le plaisir que lui procurait la douleur était comme une drogue pour elle. Depuis toujours.

L'asiatique finit enfin par la rejoindre au sol, au pied du bunker. Elle l'observa sans rien dire, comme à son habitude, et le jeune homme s'empressa de s'excuser. Mais Lucie n'écoutait pas les excuses, elle s'en fichait bien. Il l'avait repoussée et alors ? Il n'avait pas été stupide au contraire. Mais il aurait pu mieux faire.
Un petit silence passa, puis il reprit de nouveau la parole pour lui confier qu'il avait peur des gens et ne parvenait pas à rester lui-même. Lucie savait qu'en général, ce genre d'individu jouait un jeu pour essayer de se protéger, d'être plus fort. Il n'y avait rien de naturel, c'était un simple comportement dicté par l'instinct de survie sans doute. Et c'était loin d'être la meilleure des solutions, il s'en rendait bien compte.
L'asiatique lui tendit un sourire. Lucie ne savait pas sourire naturellement comme le faisait ce garçon. Son visage restait neutre la plupart du temps ou n'esquissait un sourire que lorsqu'elle éprouvait de la satisfaction ou de la sournoiserie. Rien d'amicale ou de rassurant. Bien au contraire.

Désormais, il voulait oublier ce petit incident et ajouta qu'il avait été ravi qu'elle le rejoigne là-haut. Lucie haussa un sourcil. S'était-il sentit si seul que ça ? Qu'est-ce que sa présence pouvait bien avoir de si agréable ? Peu importe. Alors il lança la conversation typique : les présentations. Lucie eut un léger soupire et enleva son chapeau qu'elle laissa tomber à ses pieds. Pourquoi devait-on toujours mettre un nom sur toute chose et toute personne ? C'était maladif. Lucie n'avait jamais répondu à cette question d'ailleurs. Mais pourquoi ne pas faire exception à la règle ? De toute manière elle n'y perdait et n'y gagnait rien si ce n'est un peu de salive. Les yeux perdus sur un point au loin à sa gauche elle répondit d'une voix évasive :


- Lucie.

C'était sans doute tout ce qu'il obtiendrait d'elle pour aujourd'hui. Ou même pour toujours qui sait. Mais tout ceci manquait de piment et la jeune femme, malgré tout plus patiente que quiconque, commençait à ressentir un certain ennui. Elle s'approcha alors du garçon et tritura machinalement un bout de vêtement de celui-ci avant de le regarder droit dans les yeux et de lancer :

- J'ai envie que tu me fasse mal.

Elle était parfaitement sérieuse et son regard très profond. C'était exactement le même ton qu'aurait utilisé une autre fille pour demander plutôt "J'ai envie que tu me fasse l'amour". Heureusement il s'agissait d'une chose extrêmement différente pour Izo, mais similaire pour Lucie. Mais comment prendrait-il ce genre de demande. Quelle serait sa réaction ? Voilà bien ce que voulait savoir la jolie rousse.
Son regard vert et brûlant sondait celui de l'asiatique avec détermination. Allait-il la décevoir encore une fois ?
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Izo Okazaki
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MessageSujet: Re: Anguish = Danger [Lucie]   Dim 29 Mai - 10:56

HJ : Mille excuses pour l'attente !!!

Il faut avouer que Lucie n'était pas très expressive. Elle semblait à mes yeux entourée d'une aura très mystérieuse. Est-ce une bonne idée de vouloir percer un mystère dans un tel contexte ? Pas forcément. Trop tard, j'avais déjà fait un autre pas vers elle. C'est vrai qu'elle n'avait pas l'air aussi enthousiaste à cette discussion que moi mais en même temps elle n'était pas partie, elle attendait donc quelque chose de cette rencontre, c'était plutôt positif. Son attitude me mettait assez mal à l'aise malgré tout, j'avais toujours l'impression d'agir de travers, cela dit, au point où j'en étais, je ne risquais pas grand chose à essayer de nouveau. C'est avec la persévérance qu'on s'améliore non ? Je l'espérais en tout cas, dans le cas contraire j'aurais déjà tout abandonné depuis longtemps. En fait, elle m'inspirait des ressentis très contradictoires comme du malaise et de la confiance mélangée, c'était pas très clair. J'ai décidé de ne pas trop interpréter les choses pour le moment, j'allais encore agir bêtement. Je me suis simplement présenté et elle m'a répondu. Elle s'appelait Lucie. C'était joli n'est-ce pas? Comme quoi, arrêter de dire n'importe quoi et avoir une conversation normale était possible ! J'en étais très content et je le montrais.

- Lucie !! Enchanté !!

Alors que j'étais dans le plaisir de cette rencontre, Lucie m'exprima son envie, sans doute la raison pour laquelle elle était venue vers moi et restée. Néanmoins, j'ai eu la sensation rapide de ne pas avoir bien entendu, ou d'avoir mal entendu si vous préférez.

- Pardon ?

Je me suis répété la phrase dans ma tête, en me disant que ma traduction devait faire défaut. Après tout, je ne parlais pas très bien cette langue, à tout les coups ce mot devait avoir plusieurs sens et je le comprenais mal. Elle ne pouvait pas avoir prononcé ces mots-là avec une telle signification n'est-ce pas ? Pour autant, j'avais beau me refaire le dictionnaire dans ma tête, j'en revenais toujours au même point. Alors en fin de compte je crois que j'aurais encore préféré l'embarras d'un fait moi l'amour à cette demande bien spéciale... Lui faire mal. J'ai peut être fait un pas en arrière sous le coup de la surprise. Avouez que c'est pas le genre de chose qu'on s'attend à entendre. Vu que je doutais un peu de moi, je me suis dit que le mieux c'était de m'assurer du sens.

- Tu veux que moi je te fasse du mal ? Tu veux avoir mal ?

Je sentais son regard puissant sur moi et au fur et à mesure que j'essayais de reformuler les choses je percevais sa détermination. C'était même pas une blague ! Ou alors elle me testait peut être ? Quelles que soient ses intentions, j'étais bien embêté. C'est pas que j'en étais incapable mais je ne pouvais pas imaginer pouvoir lui faire du mal volontairement, même si c'est ce dont elle avait envie. J'étais peut être un peu stupide et je m'étais déjà fait manipuler de la sorte auparavant mais non, c'était impossible que j'accepte une telle demande. Que ce soit un test ou un besoin qu'elle pouvait ressentir. Pour tout dire, même si j'aurais jamais imaginé l'entendre, je pouvais envisager une telle réclamation. Que quelqu'un puisse avoir la volonté de souffrir. De là à être celui qui accepte d'y répondre... J'avais fait assez de mal comme ça. Je ne voulais pas en faire plus. Quand à elle... elle devait vraiment être mal aussi pour en arriver à faire de telles demandes. Maintenant, elle me faisait plutôt pitié bien que je ne lui montrais pas ce sentiment. Quand on a ce point besoin de la douleur pour se sentir mieux... c'est loin d'être anodin. Gênant pour moi, parce que je me sentais coincé entre mon envie de la remballer sur cette demande et mon envie de l'aider. Comment trouver un juste milieu ? Mon cerveau fusait alors que mon coeur était paumé. Malgré tout, j'ai gardé le sourire et j'ai trouvé une réponse.

- J'ai peut être une idée...
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MessageSujet: Re: Anguish = Danger [Lucie]   Dim 29 Mai - 22:39

(HJ : ce n'est rien !)

Lucie inspirait beaucoup de choses aux personnes qu'elle croisait. Lorsqu'on posait les yeux sur elle davantage que le temps d'un clin d'oeil, on pouvait immédiatement s'apercevoir et ressentir ce qu'elle dégageait. Ce n'était pas la même chose pour tout le monde heureusement. Elle pouvait inspirer quelque chose de mystique, d'étrange... ce genre de personne que l'on n'ose pas toucher ni aborder parce qu'elles semblent venir d'un autre monde... un peu comme un mirage. Pour d'autres elle inspirait le dégout. Son manque de tenue, ses regards qui vous ignoraient et vous traversaient purement et simplement, son silence. On pouvait aussi l'aimer, être attiré par cette personnalité naturelle, mais sortant de l'ordinaire, ce magnétisme puissant, cet air sauvage et intouchable qui obsédait les hommes. Pourtant, la jeune femme n'attendait rien des autres et se fichait de leur jugement. Elle n'essayait pas d'être belle, attirante ou méprisante. Elle était juste elle-même... comme si tout le reste était invisible à ses yeux. Inintéressant. Secondaire.

Mais il arrivait aussi que son attention se porte sur quelque chose... ou plus rarement sur quelqu'un, comme à ce moment. Izo ignorait peut-être à quel point il était exceptionnel que Lucie daigne lui parler autant et lui accorder un peu d'intérêt. Mais évidemment... cela se rapportait toujours à la douleur. Lucie ne s'intéressait qu'aux objets pouvant blesser, tuer et faire couler le sang. Même chose pour les êtres humains. Jusqu'à présent les agissements de l'asiatique l'avait un peu déçue et elle lui proposait alors une dernière chance, lui demandant innocemment de lui faire mal.

Faire du mal n'avait jamais été compliqué pour personne. Tout le monde pouvait le faire. Mais le blocage résidait dans l'esprit. Certaines personnes se disaient bonnes et trop gentille pour faire du mal à qui que ce soit. Trop fragile. Bêtise. Il suffisait parfois d'une poussière. Regardez ces femmes dévouées, douces et aimantes qui s'occupe de leur petite famille avec amour et tendresse. Le jour où elles apprennent que leurs maris les ont trompées pendant des années... certaine n'hésitent pas à se montrer violentes, intraitables, vicieuse et perverses... jusqu'à tuer l'homme... ou se tuer elle-même. Personne n'est insensible au Mal. On finit tous par y glisser à un moment où à un autre. Et ce jeune homme en face d'elle ? S'y laisserait-il glisser ?
Lucie dû attendre un petit instant, car l'asiatique semblait hésiter, ne semblant pas vouloir comprendre ce qu'elle venait de lui demander. Calme, elle se contenta de le fixer droit dans les yeux, un regard insistant qui montrait à quel point elle en avait envie.
Le regard du jeune homme envers elle changea un peu, mais il finit par sourire, comme toujours et annonça qu'il avait peut-être une idée. Quoi ? C'est tout ?

Lucie arqua un sourcil. Où étaient les actes dans tout ça ? De quelle idée parlait-il ? Étais-ce si compliqué de frapper ou de maltraiter une personne en face de soi ? Une personne consentante qui plus est. Peut-être que oui après tout. La jeune rousse soupira longuement et soudain, sans prévenir, gifla violemment le garçon. Rien de mieux pour réveiller un peu quelqu'un n'est-ce pas. Elle répéta alors d'une voix plus insistante, haussant un peu le volume :


- Fais moi mal !

Peut-être qu'il allait s'énerver et finir par lui donner ce qu'elle voulait. Ou pas du tout. Mais Lucie n'aimait pas le voir si posé et si calme devant ce qu'elle lui demandait. Elle voulait qu'il agisse et s'exécute. Dans le cas contraire elle inverserait les rôles. Elle lui montrerait alors... ce que c'est de faire mal. De faire souffrir.
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MessageSujet: Re: Anguish = Danger [Lucie]   Lun 30 Mai - 14:52

Oui, c'était tout. Ma réaction n'était pas celle qu'elle attendait de toute évidence mais j'avais fait au mieux de mes capacités, peut être avait-elle choisi la mauvaise personne finalement... Je ne correspondais pas à ses attentes mais je n'allait pas tout accepter pour lui faire plaisir non plus, ni pour le plaisir de rester en sa compagnie et de faire sa connaissance. Bien sûr que faire du mal c'est facile, beaucoup trop même, c'est bien tout le problème. Je n'avais pas besoin qu'on m'explique comment faire, j'avais su sans qu'on me l'apprenne. Mais je refusais tout de même. Quelqu'un qui se prête volontaire comme ça pour souffrir... quelle aubaine presque non? On peut se libérer de ses pulsions et ne même pas avoir de reproche à se faire. Oui, à croire que j'avais tord de m'y refuser. Pourtant non. Ce n'était pas à ça que je voulais en venir, même après avoir eu une idée. Apparemment, j'aurais du l'exposer plus vite, elle soupira puis me gifla violemment. Pas de problème, je l'avais bien senti passé. Elle avait de la force en tout cas, pas de doute qu'il ne valait mieux pas l'avoir à dos. Je suis restais un peu bouche-bée après ça. Cela dit, si elle voulait me faire réagir par ce geste, c'était réussi, ça m'avait remis toutes les idées en place. Terminé le petit jeu. Aux oubliettes mon idée. Il était clair que je ne pouvais rien pour elle. J'avais compris le message cette fois. Je comptais pas insister.

- Waou... alors c'est à ce point là?

Oui, bon je mettais toujours un petit temps à réagir quand même, désolé. Elle en avait marre de me voir sourire, c'était réussi, je ne souriais plus, affichant à la place un air déçu et désapprobateur. Par contre, je ne m'étais pas encore débarrassé de mon calme. J'avais envie de penser que je me trompais mais je commençais à imaginer le genre de personne que j'avais en face de moi et ça ne me plaisait pas tellement. J'étais déçu, j'avais vraiment souhaité qu'on puisse échanger mais apparemment c'était pas possible. Ce n'est pas ce qui l'intéressait.

- Je suis désolé mais alors c'est non. J'ai pas envie de te faire du mal. Ca m'amuse pas.

J'avais bien conscience que je prenais un risque en m'opposant à elle. Mais je préférais la décevoir elle plutôt que moi. Elle voulait vraiment que je lui fasse mal? C'était triste. J'avais bien raison de ne pas accepter. Des raisons de faire du mal... il y en avait des tas et j'en avais expérimenté quelques unes, mais faire du mal comme ça sur commande... juste pour... pour quoi? Le plaisir? Ca la soulageait? La punissait? Ca lui apportait un peu de réconfort? Ca la distrayait? Elle aimait ça? Peu importe ses raisons à elle. Moi, je ne me trouvais pas de raison suffisante pour passer à l'acte et tant mieux.

- En plus, si c'est vraiment ce que tu veux, je suis sur que tu peux trouver pleins d'autres personnes ici qui accepteront.

C'est pas que je me croyais meilleur qu'eux. Plus bon ou plus gentil, même pas. Pour moi, le mal était devenu quelque chose contre lequel je devais lutter. Lutter pour ne pas tomber dans son piège. J'avais glissé déjà... et j'avais eu tout le loisir d'en observer le résultat. Ca m'avait pas plu. Peut être que j'avais encore des valeurs oui, c'était un crime? Je crois pas. Je ne voulais pas la juger pour autant, j'étais mal placé pour le faire mais je ne serais pas son complice là-dedans. J'avais vite abandonné n'est-ce pas? Qu'est-ce que je pouvais faire d'autre? Je l'avais déjà expérimenté, des gens qui faisaient du mal pour leur propre plaisir... Pouvaient-il vraiment être heureux? Peut-être, qu'est-ce que j'en savais après tout? Je ne pouvais parler que pour moi et ça je pouvais l'affirmer, moi ça ne me rendait pas heureux. Souffrir ou faire souffrir, c'était pas pour moi. Petit, j'étais juste tombé dans le mauvais chaudron. Maintenant, j'en payais les conséquences. J'avais eu la chance d'être soutenu, elle en avait peut être pas eu autant. Pourtant, elle restait sympathique à mes yeux, je me sentais coupable de l'abandonner à son triste sort, c'est peut être à cause de ça que je lui avais pas encore tourné le dos pour partir. Pourtant, je savais déjà que tout ce que je pourrais dire ou faire ne changerait rien. Même moi, j'y croyais pas vraiment... au sauvetage.

- Tu sais, il y a d'autres choses à faire dans la vie, peu importe ce qui s'est passé avant... la vie est précieuse. Prends soin de toi.

C'est fou ce que je peux dire comme trucs stupides non? Je demandais à une fille qui demandait aux autres de lui faire mal de prendre soin d'elle? Aucune chance, pas vrai? Quand à mes beaux discours... c'était juste gentillet. J'avais ôté la vie à plusieurs personnes et j'osais parler comme ça à voix haute? J'étais pas franchement fier de moi mais est-ce que j'avais le choix? Il paraît qu'on peut changer... Je la frustrais sans doute en repoussant sa demande mais c'était mieux que d'accepter. Peu importe ce que je disais si au moins je commençais à réfléchir à mes actes et à prendre les bonnes décisions. Pour l'heure, je pensais au moins que j'avais fait le bon choix. Est-ce que je devais partir maintenant? Sûrement. J'ai pas pu m'empêcher d'attendre une réponse de sa part avant de lancer le mouvement. Ca c'était peut être une erreur. On se refait jamais complètement.
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MessageSujet: Re: Anguish = Danger [Lucie]   Mar 7 Juin - 18:51

C'est vrai, mieux valait ne pas avoir Lucie sur le dos ni ailleurs. Pourtant, si elle vous tourne autour plutôt que de vous ignorer c'est un son signe en général, car éveiller son intérêt n'est pas une mince affaire. Malheureusement ce charmant asiatique ne savait pas profiter de la situation et de la chance qui s'offrait à lui. Un vrai petit agneau au grand coeur incapable de frapper qui que ce soit pour le plaisir. Elle eut beau le gifler, c'est à peine s'il fronça les sourcils pour éprouver son mécontentement.

Lucie avait de quoi être désespérée. Pour lui cela n'était pas amusant. Amusant ? Lui avait-elle demandé d'en rire ? Amusant certes non... mais plaisant, oui, ça pouvait l'être. Par pour lui de toute évidence. Lucie grinça des dents en le fixant d'un regard noir. Pour sa défense, il prétendit qu'il y avait plein d'autre personne à qui elle pouvait s'adresser pour ce genre de petit service. La jeune femme ne prononça pas un mot, mais le regard qu'elle plongeait dans celui d'Izo en disait long sur son ressentiment.
Elle attendait. Elle attendait qu'il ajoute quelque chose de plus intelligent ou ne passe enfin à l'action. Elle espérait encore qu'il change d'avis. Mais ce fut pire qu'elle ne l'imaginait.

Il vaut mieux être déçu que d'espérer dans le vague comme on dit, n'est-ce pas ? Mais la jeune femme était un peu capricieuse et elle aimait obtenir ce qu'elle voulait. Les paroles du jeune homme, pour elle, n'avaient pas de sens. "Il y a d'autres choses à faire dans la vie", "La vie est précieuse", "Prends soin de toi".

Lucie plissa les yeux sans le quitter du regard. Elle sentait qu'il voulait partir pourtant il ne bougea pas, semblant attendre quelque chose. Mais quoi ? Qu'elle lui saute à la gorge ?
Il y eut quelques secondes en suspens dans un silence profond puis la jeune rousse agit enfin. Elle agrippa le bras de l'asiatique et l'entraîna à l'intérieur du bunker, là il faisait sombre et frais. Elle le tira jusqu'à une pièce tout au fond et le poussa violemment à l'intérieur avant de refermer la lourde porte grinçante derrière elle. Il n'y avait pas de verrou, mais ce n'était pas important.
Lucie resta un instant devant la porte en regardant le jeune homme, puis sortit soudain un petit couteau avec lequel sans aucun pudeur elle découpa et arracha tous les vêtements qu'elle portait. Bien entendu le but n'était vraiment pas sexuel. Pas dans le sens où on l'entendait. Elle dégageait son corps pour qu'il soit tout simplement plus accessible.

Enfin, elle alla plaquer le jeune homme entre le mur et son corps nu, glissant de force le couteau dans l'une des mains du garçon et plongeant ses grands yeux verts suppliants et brillant dans ceux du pensionnaire. Elle entrouvrit la bouche et prononça sur un ton suppliant et plaintif :


- S'il te plaie... juste un peu... maintenant.

Elle guida la main d'Izo et le couteau vers sa gorge et plaça la pointe de celle-ci contre sa peau, attendant qu'il agisse, qu'il la blesse et face couler son sang... qu'il lui fasse plaisir tout simplement. Lucie était de nature extrêmement patiente, mais elle lui donnait là sa dernière chance. Qui sait ce que serait sa réaction si l'asiatique refusait une fois de plus...



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MessageSujet: Re: Anguish = Danger [Lucie]   Dim 12 Juin - 19:54

Quand elle m'a entraîné par le bras, je me suis mordu les lèvres mais j'ai même pas mis assez d'énergie pour essayer de résister. Cette fille continuait de me désarmer. Fallait vraiment que je tombe toujours dans le même panneau? Je ne voulais pas faire ce qu'elle me demandait, je savais que je ne devais pas rester avec elle, et pourtant je voulais savoir ce qu'elle allait dire, ce qu'elle allait faire. Ce genre de comportement m'avait conduit à tuer, comment je pouvais en être toujours au même point après tout ce qui s'était passé? Quel crétin. Elle m'a balançé à l'intérieur avec une violence inquiétante, j'ai valsé. Il faisait noir. Après l'extrême luminosité qu'il y avait aujourd'hui, j'ai eu du mal à m'habituer à la pénombre, à y voir quelque chose. J'ai sursauté et reculé quand je l'ai finalement vu... en train de se déshabiller. Complètement. J'étais plutôt quelqu'un de pudique et sa nudité ainsi exposée sans prévenir me gêna beaucoup. Est-ce que j'étais en train de rougir bêtement tout en détournant le regard? Possible. J'étais ce genre de type. Peut être que j'aurais mieux fait de m'interroger sur ce qu'elle comptait faire mais mon cerveau fonctionnait au ralenti. Elle avait un corps magnifique... je ne pouvais même pas ne pas le voir, et ce malgré cette situation tordue. C'est magnétique. Elle manquait complètement de manières et de savoir vivre, elle aimait la douleur, elle me faisait peur plus qu'autre chose et en même temps je ne pouvais pas m'empêcher d'être fasciné. C'était pas la meilleure idée qui soit. Heureusement, elle me rappela vite le sens de la réalité tout en me plaquant au mur. Pourquoi j'avais l'impression que j'allais me souvenir longtemps de moment? Mon coeur allait exploser dans ma poitrine, pas possible autrement. Elle était tellement...

J'avais le couteau dans les mains, contre sa peau... Avec ce regard qu'elle me lançait, j'étais à deux doigts de céder. J'ai même commencé à mettre un peu de force, pressant l'arme, comme si je ne pouvais plus rien face à son charme. Mais intérieurement, je luttais encore, alors ce fut comme un éclar, je les ai revu les uns après les autres. Ils s'effondraient chacun leur tout devant moi, ces types que j'avais tués de sang froid. J'ai eu frisson. Le mur était glacé comparé à la chaleur qu'il y avait dehors. Mes yeux ont recroisés ceux de Lucie. Elle était parfaite. Le regard d'une de ses sirèrens des récits antiques, de celle qui vous détourne du droit chemin malgré toutes vos convictions. J'ai regardé le couteau. Fais pas ça, Izo. J'ai relâché la pression et remonté mes yeux noirs sur elle. Te fais pas avoir. Arrête tout. J'ai senti une boule de feu s'installait en moi. Ma colère a éclaté. C'est vrai que ce qu'elle me demandait était complètement différent de ce que j'avais vécu dans le passé. C'est vrai que ça avait l'air de lui faire plaisir, qu'elle avait même l'air d'en avoir besoin mais je ne voulais pas me laisser manipuler de la sorte, je ne voulais pas me lancer dans cette petite aventure avec elle. Cette fille était perturbante, elle avait presque réussi à me faire céder, j'avais vraiment envie de lui plaire, de pouvoir créer un lien avec elle mais... je ne devais pas renoncer. Je ne pouvais pas la laisser me faire ça. Alors je l'ai frappé malgré tout. Enfin repoussée plutôt, j'avais pas d'autres moyens pour me dégager. La violence de mon geste m'encouragea encore plus à sortir de moi-même. Et je me suis pas arrêté, je l'ai attrapé comme j'ai pu, tentant de la coincer à son tour contre le mur, inversant les rôles. Mon ton est monté, j'avais beau être maladroit dans mes propos, j'étais bel et bien en colère cette fois. Cela dit, je ne faisais plus rien que la maintenir le temps de mes paroles. J'avais pas l'intention de la frapper de nouveau, ni de lui faire plus de mal. Déjà en être arrivé là ne me plaisais pas mais j'allais pas non plus rester à attendre qu'elle me réduise en miette, j'avais déjà donné avec ce surveillant l'autre fois. Et je croyais vraiment que je faisais mieux d'agir ainsi que de répondre à sa demande.

- T'as pas le droit de me demander ça! T'es complétement irresponsable!! Tu veux te détruire, tu veux que je te dise, je trouve ça vraiment triste! Alors me force pas à me méler de ça! Je te l'ai dit : je veux pas te faire de mal. Arrête maintenant, réagis un peu!! T'es vraiment malade!

Je me suis reculé et je l'ai lâché comme si mes doigts me brulaient. La colère ne m'allait pas très bien. Je me lâchais un peu après je regrettais de l'avoir fait. En fait, je regrettais au moment où je le faisais. Pourtant la voix en moi m'approuvait. Maintenant, arrête d'hésiter, sors d'ici. C'est une belle image les petits démons dans votre idée qui se disputent pour vous faire prendre les bonnes décisions. Pourquoi je les écoutais pas assez? Je me suis reculé encore, j'ai marché sur un de ses vêtements qu'elle avait arraché. Je me suis penché pour les ramasser les renvoyant vers elle. Ils étaient en lambaux. Je lui aurais bien filer autre chose, mais j'avais qu'un petit t-shirt sur les épaules.

- Couvre-toi un peu...

Ben alors et la sortie?

- Pourquoi? Pourquoi tu fais ça?

Ah voilà donc ce qui me retenait, je voulais comprendre? Mais qu'est-ce qu'il y avait vraiment à comprendre là-dedans. Ca me faisait mal de la voir comme ça mais qu'en tirer de plus?

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