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 La Mouche et l'Araignée. Qui est qui ? {Keiji} TERMINE

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Lucie E. Clayton
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MessageSujet: La Mouche et l'Araignée. Qui est qui ? {Keiji} TERMINE   Lun 21 Fév - 16:48

Comme ça pouvait être passionnant de ne rien faire... de simplement regarder sans trop réfléchir. N'entendre que son cœur qui bat sourdement contre sa poitrine et sa respiration apaisée, presque inaudible. Comme il est bon de croire qu'il n'y a que nous... nous et cette chose que l'on fixe indéfiniment. C'est que faisait Lucie alors que le soleil s'apprêtait à se coucher, à disparaitre derrière l'horizon. Elle était là, allongée à même le sol de son vieux grenier où elle avait élue domicile, et posait ses grands yeux verts entre une poutre poussiéreuse et le mur craquelé ou une araignée avait filé sa toile. Peu importe depuis combien de temps elle l'observait en silence... la jeune femme trouvait cette bête intéressante. Ce n'était pas la première fois qu'elle en observait une. Celle-ci était devenue sa colocataire, un peu comme d'autres ont un oiseau ou un poisson rouge...
L'insecte était immobile, elle digérait la mouche imprudente qui s'était prise dans ses filets. La victime avait longtemps volé sous le toit du grenier en cherchant en vain une issue, reposant les oreilles de Lucie lorsqu'elle se posait enfin sur un vieux meuble. Puis elle repartait, bourdonnant sans cesse. Et enfin, avec une sorte de sourire espiègle, la pensionnaire l'avait vue fondre naïvement sur la toile et s'y faire emprisonner. Elle a pourtant bourdonner tant et plus en gesticulant pour essayer de s'échapper mais cela n'avait fait que l'épuiser. L'araignée était cachée dans un coin de sa toile, dans l'obscurité et comme Lucie, elle regardait la pauvre mouche à son triste sort qui allait devenir son repas. Quand on entendit plus rien dans le grenier, que la mouche s'était rendue à l'évidence, l'araignée s'était approchée, adroite et agile le long de ses fils argentés, pour envelopper sa victime dans un cocon de toile. Lucie avait adoré la regarder faire, tricoter son fil avec ses petites pattes avec une grande dextérité. Puis une fois terminé, elle avait reçu l'imprudente visite d'une congénère, attirée par la nourriture elle aussi. Elle se fit bien vite chasser par la prédatrice nouvellement arrivée. Tout se fit dans le silence. L'insecte se dressait parfois sur quelques pattes, se cabrant un peu comme un cheval pour impressionner son adversaire. Puis elle fondait sur l'autre, blessant son ennemi à l'aide de ses mandibules. Au bout du compte, la pauvre araignée due abandonner son repas pour ne pas se faire elle aussi dévorer. Elle s'enfuie dans un autre coin du grenier et la gagnante s'approcha de son repas.

Le combat n'avait pas duré plus de cinq minutes et Lucie regardait toujours la scène, comme obnubilée, passionnée. La chanceuse araignée qui s'était montrée plus forte attaquait maintenant la toile de sa comparse pour atteindre et mordre la chair de la mouche belle et bien morte. A la fin il ne restait pas grand chose... un reste du cocon de toile qui pendait mollement et l'insecte, repue, somnolait grassement sur sa toile.
Consciente qu'elle en avait assez vu, Lucie ferma les yeux puis se redressa pour s'assoir et dégager ses cheveux roux de son visage. Quelle belle leçon d'humanité que donnaient ces minuscules insectes à première vue inoffensive. On aurait très bien put remplacer ces trois acteurs par des humains. La victime... avec la loi du plus fort. On ne récolte pas toujours les fruits de sa chasse, il suffit qu'un plus fort que soi décide d'en avoir le bénéfice. Le jeu du bourreau et du souffre douleur. Ça commence déjà tout gamin en volant le goûté du camarade ou son vélo. Dès notre plus jeune âge, on porte une étiquette : "souffre douleur", "autonome", ou " bourreau". Avec les rats c'est la même chose. Les autonomes vont chercher la nourriture, les bourreaux les mordent et les attaquent pour profiter de la bonne moitié leur butin. Enfin pour se venger, les autonomes mordent ou tuent le ou les pauvre souffre douleur qui tentent d'avoir leur part et qui ne peuvent que lécher les miettes qui restent au risque de se faire tuer. C'est ça l'humanité... de vieux rats vicieux.

Lucie finit par se montrer plus active. Elle plongea sa main dans un sac pour en sortir des vêtements, un savon, et sortit de son grenier pour rejoindre pied nus les couloirs froids qui menaient aux douches. Après une toilette et un bon moment passé sous l'eau glacé, elle alla ranger son savon et ses vêtements sales et sortit son précieux damas de son coffret pour le glisser entre sa cuisse et la lanière de cuire qu'elle avait installée là. Très pratique. Elle avait par dessus une jupe courte et légère dans les tons beiges et sur son dos un débardeur dont les bretelles entouraient sa gorge et s'attachait au niveau de la nuque. Elle avait eu un mal fou à trouver comme ça marchait d'ailleurs. Une fois aussi peu vêtue, elle partit à la recherche de Keiji. Et oui... elle avait envie de s'amuser aujourd'hui et pourquoi changer les bonnes habitudes ? Comme douée d'un instinct particulier, il lui fallut peu de temps pour enfin trouver l'individu qu'elle cherchait. Elle ne savait pas ce qu'il faisait dans cette pièce presque vide, il fumait juste ce dégoûtant bâtonner comme à son habitude. Elle ne s'approcha pas. Elle resta au niveau de la porte grande ouverte et le fixa jusqu'à ce qu'il l'aperçoit. Elle plongea ses yeux profondément dans les siens durant quelques secondes, puis esquissa un faible sourire narquois. Le soulèvement de sa jupe pour lui montrer son joli jouet bien rangé contre sa cuisse puis un signe de tête, et elle l'invita à la suivre en reprenant son chemin. Elle ne se retourna pas pour vérifier qu'il s'exécutait, elle se dirigeait d'un pas décidé vers la sortie.

Elle quitta donc le pensionnat. Dehors le vent soufflait et il n'était pas bien chaud. Quand au soleil, il avait terminé sa descente et il faisait maintenant très sombre. Parfait. Elle fit des mouvement étranges avec les bras, un peu comme une danse ou un gamin qui imite l'avion. Elle jouait simplement de ses doigts avec le vent glacial qui glissait sur sa peau et dans ses cheveux. Est-ce qu'il suivait toujours ? Un bruit de pas éloigné lui indiqua que c'était sûrement le cas. Quelqu'un d'autre ? Peut-être mais aucune importance... elle voulait seulement jouer.
Elle se glissa dans les profondeurs de la forêt, toujours pieds nus, enjambant les obstacles. Elle jeta enfin un bref regard derrière son épaule. Elle apercevait la silhouette qui la suivait un peu plus loin. Elle avança encore puis se glissa dans un coin encore plus sombre que les autres, disparaissant aux yeux de son invité pour se cacher derrière un épais tronc d'arbre. Elle sortit son damas pour le prendre solidement dans sa main droite puis se pencha, oreille tendue, pour attraper un caillou qu'elle jeta un peu plus loin. Une ruse qu'on voie souvent, pour faire croire que l'on se trouve ailleurs...
Le caillou atterri au milieu d'un buisson dans un bruit suffisamment important pour être entendu. Retenant son souffle, Lucie patienta, attentive.

Allez viens petite mouche...


Dernière édition par Lucie E. Clayton le Lun 28 Mar - 20:13, édité 1 fois
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Keiji Kitade
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MessageSujet: Re: La Mouche et l'Araignée. Qui est qui ? {Keiji} TERMINE   Mar 1 Mar - 20:44

Ne rien faire... Keiji aurait pu partager la même pensée. Il était assis sur une chaise et se balançait en fumant une cigarette, comportement un peu risqué quand on connaît la solidité des meubles d'Anguish. Ils rappellent un peu ceux des films anciens de capes et d'épées où l'on s'amuse de les voir se briser si aisément sur la tête d'un acteur qui se trouve pauvrement assomé et s'écroule après un temps de latence. S'il avait eu un de ces films sous les yeux à cet instant même, Keiji serait sans doute en train de rire de bon coeur. Oui, je pense bien que ça l'amuserait. Néanmoins regarder la télévision n'était pas une activité que l'on pouvait réaliser à Anguish alors c'est dans le silence grinçant de la chaise que Keiji se perdait. Pas de mouches ou d'araignées sous les yeux, bien qu'il aurait sans doute pu en trouver facilement, Keiji n'avait que la fine lumière de sa cigarette pour le distraire. Alors savait-il apprécier ces temps d'isolement et d'ennui à la manière de la rousse? Pas si bien non. Keiji ne prêtait pas d'attention au décors, son esprit filait sa toile ailleurs... Car Keiji réfléchissait, et oui, surprise générale, c'est bien vrai! Rien de très construit pour autant, ni même de très volontaire. Les idées glissaient simplement sans qu'il n'ait à les rechercher. Cette fois le décors était construit, même le contexte était finement dessiné à la manière de rêves tendres et gracieux...

Imaginez l'herbe verte, l'odeur et la fraicheur du printemps, le ciel est bleu, les oiseaux chantent. L'enfant saute allègrement, portant sur ses épaules toute la légèreté de son monde. La scène est belle et le soleil brille. Il nous semble entendre l'air d'une chanson, une voix claire et douce. Les rires tendres semblent venir en écho. L'enfant danse et virvolte sur un tapis de fleur... une robe aux couleurs vives... des rubans dans les cheveux... Soudain, un éclair de tonnerre. Un cri. L'enfant dort sous le coucher de soleil.

L'herbe chatouillait ses narines sans vie. Le sang avait séché et formait à présent quelques montagnes élancées et solides sur son visage blanc. Poupée de cire aux lèvres absentes. Quelle guerre, quel obus avait donc pu croiser son paisible chemin? Rien ne l'avait épargné. Même un animal bouffeur de cadavre n'en voudrait plus. Pourtant elle s'offrait à eux sans pudeur, sans vêtements, le corps ouvert en un peu trop grand. Pas d'autres traces que sa simple présence. Ses yeux restaient seuls ouverts sur le monde, prêt pour les retrouvailles. Papa, j'ai pourtant été sage. Qu'est-ce qui devait être le plus dur à regarder? Les traits connus? L'acharnement, la taille des blessures, les déformations? Les images qu'elles soulevaient? L'imagination? La paleur? Le bleu? Le dur? Même ses proches ne la prendraient pas dans leur bras. La distance semblaient forcée. Le regard devait se détourner. Peut être que le légiste aurait apprécié. Aurait-il décelé tous les mystères de la situation? Les choix du tueur? Aurait-il pu songer au plaisir qu'il avait pris à façonner ce corps d'enfant? Aux fantasmes qui avaient du le traverser? On a tendance à parler de beauté en art... s'il l'on pouvait envisager une certaine beauté dans l'horreur, ce corps meurtri ferait sans doute bonne place.

La scène n'était pas rêvée. Keiji l'avait tendrement aménagé. Il n'avait pas attendu les spectateurs. Les applaudissements étaient meilleurs en son intérieur. Une dernière caresse sur le nez glaçé et il disparaît dans la nuit sombre. Le lendemain encore, il s'en régale. Admirez s'il vous plaît, la brutalité d'une belle mort. Ce passage de l'exaltation au néant. Seconde fabuleuse. Frisson de plaisir intense. Et tout est fini. Quelle merveille. Le goût du tragique. Keiji admirait la mort dans ce sens. Le problème était qu'il ne fallait pas la vivre pour pouvoir y songer. Mourir ne représentait pas grand chose en soi. Elle n'avait un intérêt que pour autrui. Scandale dans les journaux quand elle survient sans prévenir. Faible apitoiement quand elle se montre injuste. Surveillance de routine au café du matin. Tiens, il est mort, tu te souviens de ce type? Parfois tragique désespoir qui peut amener à toutes les folies de l'âme. Survie animale pour les cannibales. Plaisir parfois à l'idée de fortune ou dans l'acte lui-même de donner la mort à l'autre... Toute puissance des survivants...

Keiji fut interrompu par des bruits de pas. Une silhouette apparu dans l'entrebaillement de la porte. Il y posa son regard. Parmis ses deux muses actuelles... Sasha était l'ange, celle là était sans aucun doute le démon. Quel splendide regard. Somptueux. Effectivement, elle n'avait nullement besoin de s'encombrer de mots. Elle aurait sans doute pu se contenter du regard. Keiji aurait compris. Mais elle rajouta quelques détails, trahissant un désir brûlant... La jupe remontée, un signe de tête. Finalement valait mieux ça qu'un film pas vrai? Alors que la demoiselle disparut, Keiji se mit en mouvement : il balança sa cigarette sans se soucier de son sort prochain et se releva pour la suivre. Evidemment. Comment résister à un tel appel? Keiji a ses faiblesses. Elle l'avait bien compris. Comme elle l'avait initié, il la suivit à distance, sans se demander où elle l'emmenait. Pourquoi vouliez vous qu'il s'inquiéte de quoique ce soit ou se pose même une quelconque question, il savait très bien ce qui l'attendait. Pas de surprise. Tout était suffisamment clair. Un choix qui pourrait paraître étrange... et absurde! La vie était déjà dangereuse, inutile de s'entretuer pour accélérer le processus. Et dans le même temps quel est ce consensus qui nous fait croire qu'il faut rester toujours prudent et laisser l'âge nous achever? Quand on voit quelques vieux croûlants et délirants bloquer devant un mur parce qu'ils ne savent plus comment faire demi-tour, il y a pas de quoi être envieux. La prudence n'avait pas d'autre sens. La vie en a plusieurs... Il suffit de choisir. Keiji dansait sur son chemin depuis assez longtemps pour ne plus avoir besoin de s'embêter à se poser la question.

Le mouton suivit bêtement, s'efforçant de ne pas perdre la trace de son guide. La luminosité était faible, elle disparaissait tantôt pour réapparaître plus loin. Il regardait, écoutait, suivait. Cet arbre... n'était-ce pas ici qu'il avait tué Kristina? Il ne s'en souvenait probablement pas. Quelle importance? Juste quelques drôleries de la vie parfois. Il ne l'entendait plus. Ne la voyait pas non plus. Il s'arrêta. Elle avait du en faire autant. L'animal guettait sa proie. Un bruit de feuilles attira son attention quelques mètres plus loin. Elle se cachait... pour mieux le surprendre? Sans doute. Tendre jeu de cache-cache. Un scénario qui avait toutes les qualités du piège et pourtant... Keiji s'y fourrait avec plaisir. Quel sentiment puissant en effet! Quelle excitation! Quel jeu! Un vrai plaisir comme il en existe peu. Bougez, courez, méfiez vous de l'arbre qui bouge, de la branche qui craque, n'est-ce pas comme ça que les enfants apprennent à vivre? Frissonnant de terreur, croyant dur comme fer à leur imaginaire! Pourquoi l'adulte a tendance à perdre cette divine faculté? N'était-ce pas bon? Les ombres noires aux mains pleines de sang n'avait qu'un seul véritable jeu finalement : vivre. Et la douce était sans aucun doute plus avancée à ce jeu que Keiji... Elle en avait perçu les différentes saveurs et les croquaient bien mieux qu'il ne le faisait. Au point qu'il en serait sans doute jaloux s'il en prenait conscience.

Peut-être est-ce là la solution de nombreux maux... pour vivre... il faut parfois savoir mourir... Alors... mouche ou araignée?

Les pas de Keiji crissaient sur les feuilles. Il continua d'avancer. Prêt à la voir se jeter sur lui. Pas de faux semblants. Elle n'allait pas lui prévoir du plus raffiné. C'était une fille de sang... Un loup qui attaque et c'est exactement ce qu'il voulait trouver en la rejoignant.

Allez, viens, petite araignée... sort de l'ombre. Viens m'attraper.

Et la grosse? Elle viendra elle aussi? A notre tour de vivre l'histoire de l'humanité...
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Lucie E. Clayton
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MessageSujet: Re: La Mouche et l'Araignée. Qui est qui ? {Keiji} TERMINE   Mer 2 Mar - 23:45

Voilà une ambiance et une atmosphère que Lucie aimait. Tout y était. Il y avait ses pieds nus contre le sol froid parsemé de feuilles mortes, de terre et de branches. Il y avait cette brise glaciale qui parvenait à se frayer un passage parmi la végétation pour venir glisser sur sa peau. Il y avait cette obscurité omniprésente, profonde, qui semblait tout écraser de sa puissance. Il y avait cette envie, ce besoin de sang encore et toujours présent, le désir de jouer avec la mort ou peut-être même aller jusqu’à la provoquer. Cette envie, elle la ressentait tout le long de son corps mince à l’air trop fragile. C’était comme une démangeaison interminable, comme une soif insatiable. Elle s’y voyait encore, elle s’y voyait déjà. Un corps étendu, disloqué, joliment teinté de pourpre et un regard vif tourné vers le ciel qui laissait encore entendre et imaginer les hurlements, la bouche encore entrouverte dans un appel au secours, la blancheur de la peau, les dessins grotesques des plaies béantes. Et du sang, encore du sang, toujours du sang dans lequel elle plongerait ses mains avides et qu’elle apporterait à ses lèvres tremblantes d’émotion. Mais patience… patience. Le plus important était de profiter de chaque seconde qui s’écoulait et qui la séparait de ce plaisir brûlant dans sa poitrine. Qui mieux que Lucie se moque éperdument du temps qui passe ? Pour elle le temps n’a aucun sens, c’est une pure invention. Elle a tout le temps qu’elle désire, elle ne se presse jamais ou que très rarement. Pour cette occasion Lucie avait l’intention de prendre tout son temps, de profiter de chaque petite seconde ridicules qui s’évaporent. Alors elle attend là, adossée contre cet arbre qui semble ne faire qu’un avec elle. Et elle écoute un par un les pas de son invité qui s’avance naïvement dans son piège. Calme, la jeune femme laisse la silhouette de l’asiatique la dépasser. Alors seulement elle s’avance à la manière d’une louve sage et affamée. Ses mouvements sont lents mais efficaces, elle se rapproche de sa proie dans le plus grand des silences. Les feuilles mortes sur le sol elles-mêmes semblent se retenir de craquer sous ses pieds blancs. Un instant, on peut même apercevoir ses grands yeux verts briller à la lueur d’un rayon de lune solitaire qui traverse le feuillage danse de la forêt. Encore un pas, puis un autre… lentement mais sûrement elle se rapproche et peut même à présent toucher sa victime, ce dont elle se garde bien. Elle repousse encore le moment.

Elle sent alors que l’homme devant elle a détecté sa présence. La pointe affutée de précieux trésor traverse alors lentement le tissus pour piquer la peau fine du dos de l’asiatique. Un endroit critique de la colonne vertébrale à vrai dire. Il suffirait d’une bonne pression, d’un à-coup malencontreux. Qui ne vient pas. Elle a tout son temps. Lentement elle se redresse et approche son visage par-dessus une épaule, laissant alors son souffle glisser au creux d’une oreille.


- Tu sens ? Elle est là… elle t’attendait.

Le son de sa voix, à peine murmuré, un simple souffle. Mais de quoi parlait-elle ? C’était évident et sans doute que le jeune homme l’avait bien compris. Peut-être l’attendait-il également… la Mort. Car c’était bien d’elle dont elle parlait. Lucie ne disait jamais rien de trop, ses mots étaient souvent un mystère pour ceux qui ne savent pas écouter. Une énigme.
Sa main libre glisse soudain sur les fesses de l’asiatique. Du calme, rien à voir avec un attouchement sensuel, elle ne savait même pas ce que c’était. Non, elle cherchait plutôt quelque chose qu’elle pensait trouver dans une poche quelconque. Sa main cherche encore un peu, sur le devant cette fois alors qu’elle mord doucement le lobe d’une oreille comme un chat qui joue un peu avec une souris avant l’heure du repas. Elle trouve enfin le couteau dont elle s’empare sans se presser. Pour garder sa petite mouche tranquille, elle force encore la pression de son couteau sur les vertèbres, paralysant ainsi le corps et interdisant tout mouvement brusque. Lentement la lame du second couteau se pointe en direction du ventre de l’asiatique et s’en approche dangereusement. Voilà le jeune homme coincé entre deux lames. Lucie ne dit plus rien, elle écoute et elle sent.
La pression des lames se fait alors plus prononcée, plus dangereuse. Puis la position change subitement. Le beau damas quitte le dos de l’asiatique pour se retrouver devant lui aussi, aux cotés de son cousin, menaçant le centre abdominal de l’asiatique qui se retrouve du même coup enlacé par la belle. Il existe des étreintes plus tendres mais celle-ci semble davantage lui convenir. Cette fois-ci elle attend peu. Elle enfonce doucement les couteaux dans la chair, rien de violent, tout dans la douceur pour laisser la douleur trainer et s’affirmer, pas de coup brusque et bâclé. Les armes s’enfoncent lentement de plus en plus loin. Puis elle s’arrête, les faisant pivoter cette fois dans la plaie le plus lentement possible. Puis sans prévenir elle arrache violemment ses deux petits jouets de la chair et fait basculer le corps de sa victime d’un coup de genoux dans les reins. Ceci fait, sans qu’aucune émotion ne vienne troubler son visage, elle lèche soigneusement les lames des couteaux, laissant sa petite mouche se reprendre. C’est bien plus drôle lorsqu’elle se débat un peu… n’était-elle pas là pour jouer également ? D’un geste sec elle rejette le couteau de l’asiatique près de lui. Armes égales ou presque, cela rajoute un peu de piquant à l’affaire.
Puis elle le regarde, elle l’attend.

Viens jouer avec moi petite bête, tu verras comme c’est… mortel.
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Keiji Kitade
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MessageSujet: Re: La Mouche et l'Araignée. Qui est qui ? {Keiji} TERMINE   Jeu 3 Mar - 19:38

Comment ne pas aimer une telle ambiance? Tout était tellement puissant. Comme si durant cet instant magique chaque sens se décuplait. Comme lorsque les yeux bandés, on découvre un monde nouveau empli d'informations qu'on néglige d'habitude. Car pour l'heure en effet le visuel n'avait pas d'importance. Pas seulement, le reste du monde aussi. Pas le temps de penser à quoique ce soit d'autres, plus rien n'existe que ces sensations exceptionnelles. Le corps vibre dans l'attente. Keiji n'avait même pas sorti son couteau. Il ne cherchait pas à maîtriser la situation ou à anticiper quoique ce soit. Il vivait simplement l'instant avec délectation. Il attendait que le rideau s'ouvre, que la scène commence avec un bouillonnement d'impatience à l'intérieur. Sous ses pieds, il percevait la douceur de la mousse sur un sol inégal, la forme de la branche, son craquement encore, la hauteur des arbres qui l'entouraient. Il sentait le froid sur sa peau, imprégnant ses vêtements. Il retira simplement les gants qu'il avait la fâcheuse habitude de porter comme pour ne pas en perdre une miette. Les secondes semblaient lourdes alors que l'attente lui paraissait longues. Paradoxalement, il ne voulait pas réellement d'accélération, il l'attendait juste... Comme une flèche qui allait partir. Comme la lionne guettant sa proie. Comme la suite normale de l'histoire. Tendre et tranquille excitation. Allez, montre toi!

La jeune sauvage semblait se terrer dans un coin, immobile. Il ne parvenait à la situer jusqu'à ce que... Elle réapparut. Là, derrière lui, quelques pas sans doute. Il sentait sa présence. Il fit quelque pas encore, sans se retourner. Elle ne semblait pas pressée, savourant elle aussi l'instant sans doute. Tant mieux. Ils n'en profiteraient que mieux l'un et l'autre. Keiji s'arrêta. Il n'eut pas à attendre longtemps. Déjà il percevait la lame de son fidèle et magnifique couteau pointé sur les nerfs filants de sa colonne vertébrale. Un simple geste et le cocon emprisonnait définitivement la mouche. Ce qui aurait du être un frisson de peur... fut un frisson de plaisir. La lame ainsi menaçante le ravissait. Lui qui était bien souvent dans une maîtrise un peu trop forcée se prenait au jeu du laisser-aller. Peut-être était-il aussi trop rationnel. L'habitude des situations à risque déforme la pensée. S'il avait eu le simple besoin de se rassurer et de garder son sang-froid, il lui aurait suffit de penser qu'il était un peu trop tôt pour un tel geste, qu'elle voudrait forcément jouer un peu avant de tenter quoique ce soit d'aussi crucial. Mais pour tout dire, il n'avait même pas besoin de penser à quoique ce soit de ce genre. Pas non plus à l'idée qu'il se fichait de mourir. Tout ça n'avait aucune importance. Ce qui s'était passé avant, ce qui se passera après, plus rien n'existait. Alors, profitons-en! Son visage exprimait même d'ailleurs un certain plaisir... mais elle ne pouvait y avoir accès. Qu'importe... l'heure est au plaisir personnel, non?

Cela dit, Keiji fut bien sage et resta parfaitement immobile, attendant la suite des évènements. Décidément, quelle rare passivité. Ce n'était pas désagréable de temps à autre! Toujours attentif à ce que révélait ses sens en alerte, son corps en plein éveil, Keiji perçut le souffle chaud du visage de la rouquine s'approchant de son oreille. Keiji aurait pu être surpris de l'entendre parler. Mais les mots qu'elle prononça ne semblaient pas sortir de sa bouche. Comme s'il s'agissait d'une voix extérieure à la scène. Comme si elle restait bel et bien incapable de s'exprimer si finement. Pourtant la tonalité était parfaite. Keiji fermait presque les yeux pour être encore plus proche de cette douce réalité. Oui, il est fort probable que le message passa suffisamment clairement en lui. Il avait sans aucun doute les capacités pour l'interpréter, surtout à l'instant même. S'il l'attendait lui-même? Laissons la mort sujet de la phrase pour l'heure. On peut être en accord avec l'idée de mourir tout en préférant voir la date se repousser jour après jour!

Cela dit, il faut avouer qu'aucun piège, qu'aucune mort n'aurait pu être plus parfaite... S'il avait fallu choisir, il n'aurait sans doute rien souhaité de meilleur. Hélas pour beaucoup, il n'en était rien. Keiji n'avait pas choisi de mourir. Il laisserait donc le choix à cette dernière jusqu'au bout... qu'elle ne l'oblige pas à faire de vieux os malgré tout!

La rousse partit à la recherche du contenu de ses poches. L'instant aurait été idéal pour se dégager. La menace était sérieuse certes mais elle aurait vite disparu à quelques gestes rapides. On n'enfonce pas si aisément un couteau... La plupart des menaces peuvent ainsi disparaître avec un peu d'audace. Il faut croire que Keiji ne se sentait pas suffisamment menacé pour le tenter... Elle ne tarda pas à trouver son arme, se baladant sur ses fesses au passage. Faudra penser à prévenir Shean de lui offrir une petite leçon dans le domaine, vu qu'elle semblait peu s'y connaître, évidemment pour l'heure c'était pas le sujet, mais un jour ou l'autre, ça pourrait le devenir, il serait dommage pour elle de passer à côté de ces petites expériences, non? Non, je plaisante mais... c'était dommage en effet car Lucie avait sans aucun doute de bonnes capacités dans le domaine. Évidemment l'excitation était liée en majorité à la scène... mais en sollicitant un peu le corps par ci par là, on pouvait vite en amener une seconde. Heureusement que Keiji a de bien meilleures capacités d'attention que moi. Faut dire qu'avec une arme dans le dos, la tâche était peut être facilitée. D'autant que maintenant son propre couteau le menaçait également, par devant cette fois. Ce coup-ci, il faut avouer que tenter de se dégager aurait clairement été une mauvaise idée! Dans ce genre de situation, il ne faut jamais attendre une seconde occasion. Bon, évidemment si ça plaît... La lame dans le dos s'était quand même aventuré plus dangereusement aussi. Bouger n'était vraiment pas dans son intérêt. Keiji avait su garder pour autant une respiration calme et régulière et il ne faisait rien de moins que son araignée préférée... Sentir, écouter. Keiji avait appris à apprécier ces contacts corporels forcés... c'est fou ce qu'on peut apprendre par le biais du corps... Il se crée dans ce genre de situation un puissant dialogue tonique et corporel entre les deux sujets, pas besoin de mots toutes les intentions passent. Oubliez vos vieilles habitudes de séries télé, sentez, mettez vous en harmonie avec l'autre, c'est délicieux.

Cela dit, Keiji attendait toujours la véritable attaque... Il ne savait ce qu'elle avait choisir, mais en suivant ainsi délicatement chacun de ses mouvements, lié à la tonicité de ses muscles, il n'allait pas tarder à le savoir. Sentez par exemple la tension augmenter doucement dans ses poignets... signe d'une prochaine mise en action. Keiji pouvait presque sentir par avance la lame le pénétrer. Mais avant, un autre changement de position. Relais musculaires et l'attaque reprend. Le ventre. Tiens donc, on avait bien imaginé qu'elle s'attaquerait pas tout de suite à ses vertèbres! Le ventre est souvent un lieu de prédilection... C'est tendre, c'est mou. Ca pourrait tuer aussi, mais souvent ça résiste assez pour quelques réprimandes. Bon évidemment, depuis le temps, ça devait être de la charpie à l'intérieur. Vaut mieux pas imaginer. Vision surréaliste. Il trouva néanmoins sa manière de le poignarder fort belle, ramenant les armes vers elle-même. Doucement mais fermement, il pouvait percevoir la moindre parcelle de chair perforée. La moindre sensation de douleur se multiplier au rythme de son geste. C'était divin. Ou une belle vision de l'enfer? La lenteur faisait durer la douleur qui s'intensifiait également mais laissant le temps de s'y faire. Il avait rarement rencontré une personne si douée dans l'art de faire souffrir. Sans doute parce qu'elle savait le savourer pour elle-même. Ses gestes n'étaient pas aussi sauvages que son allure. Il y avait là encore comme un note artistique...

Oui, bon Keiji, commence pas à délirer non plus. Faut pas juste admirer la scène, faut agir un peu aussi. Son couteau était à ses pieds. Keiji le prit entre ses doigts. La douleur puissante peut anéantir... Elle renvoie à cette idée de mort c'est vrai mais surtout elle agit sur le corps, provoque des rétractions, enferme sur soi. Parfois, pour certaine personne... Elle peut aussi former un élan. Pensez au champ de bataille... Si vous voulez vivre, il faut se relever. On peut alors supporter beaucoup de chose. Presque inhumaine. Il se crée un climat particulier dans lequel vous êtes capable d'oublier vos blessures et de retrouver la mobilité de votre corps. Sans ce climat particulier, jamais vous n'auriez survécu. La plupart des jeunes qui se trouvaient à Anguish connaissaient cette magie. Elle faisait partie de leur quotidien. Ils se relevaient ainsi encore et encore jusqu'au coup fatal. Quelques uns d'entre eux avaient même appris à l'aimer... jusqu'à la rechercher chaque jour un peu plus... repoussant leur limite toujours plus loin... Quel monde barbare.

Keiji fit face pour la première fois de cette rencontre à la rousse. Il s'avança vers elle, la percevant mal dans l'obscurité. Heureusement l'oeil s'habitue, presque autant que le corps au coups. Même dans l'attaque, il faut être attentif à l'autre. Le plan gustatif est de répondre à ce qu'il exprime. S'il s'était joué de son corps la dernière fois, aujourd'hui elle semblait clairement vouloir mener la danse. Qu'elle ne s'inquiète pas. La mouche s'excite toujours sur la toile. Keiji ne manquerait pas d'en faire autant. Ce n'est pas comme s'il avait le choix de toute façon, cela dit il en avait surtout le désir. Keiji ne sentait pas encore le piège de la toile... Il ne pouvait donc qu'une chose... répondre. Il rejoignit la jeune fille pour un nouveau duel. Pas trop d'occasions pour les petits jeux de mises en bouche, il ne pouvait l'approcher aussi joliement qu'elle venait de le faire. Il fut donc un peu plus direct. Excitant aussi le corps à corps du gladiateur dans l'arrenne après tout... Deux coqs sauvages faisant couler le sang encore un peu plus. De la vivacité certes, mais rien de trop expéditif pour autant. L'ardeur c'est bien mais il faudrait pas non plus que tout ça se termine trop vite. On sait ce que c'est le retour où on est trop cassé pour continuer. Ils venaient de commencer, ce n'était pas pour conclure si vite. Il y eut tout de même des coups. Violents. Ils étaient là pour ça après tout. Le tout avec une certaine égalité. L'un contre l'autre. La mouche résiste... On se recule un instant, giclant à l'intérieur de tes petits yeux noirs. Face à face. Alors on continue?
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Lucie E. Clayton
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MessageSujet: Re: La Mouche et l'Araignée. Qui est qui ? {Keiji} TERMINE   Lun 7 Mar - 13:19

Aucun de ces deux individus ne craignait réellement la mort mais le sens en était très différent. Lucie avait passé son temps depuis sa naissance à repousser la mort avec le plus de hargne possible dès sa venue au monde et même bien avant cela, dans le ventre de sa mère. Depuis toujours la jeune femme tenait une guerre sans merci avec cette Mort que l’on dit invincible. Tous prétendent que lorsque la mort survient on ne peut rien pour l’arrêter, qu’elle seule peut décider. Quelle stupide idée ! Lucie était bien placée pour savoir qu’elle seule décidait de sa propre mort et rien d’autre, elle ne laisserait jamais quiconque décider de son sort et surtout pas cette chose immatérielle et insensée à laquelle on donne un esprit et presque un corps, comme si la mort était quelque chose de vivant capable de décider et d’agir comme un être vivant. Stupide ! Complètement irréaliste ! Il n’y a qu’un enchaînement de hasards et de choses imprévues. Un accident de voiture par exemple. Rien ne serait arrivé si l’autre voiture avait roulé moins vite, si son conducteur n’avait pas oublié son réveil, s’il avait vu le feu passer au rouge… et la pauvre victime ne serait pas morte s’il avait laisser passer ce piéton avec courtoisie, elle n’aurait pas été percuté par le chauffard, elle serait passé après et tout se serait passé normalement. Mais non. Alors il a le choc, brutal, et la mort. Ce n’est en rien un esprit quelconque qui pointe une personne du doigt et décide de sa fin. Grotesque. Voilà pourquoi Lucie ne craint pas la mort. Rien ne peut décider à sa place, elle sait qu’elle a la force l’intelligence pour ne pas se retrouver dans cet enchainement critique. Elle seule possède le contrôle.

Peut-être était-elle trop sûre d’elle… mais en tous les cas cela fonctionnait. Elle ne craignait rien. Se confronter de nouveau à cet asiatique ne l’effrayait donc en rien. Il était un adversaire de taille, elle l’avait vite compris, mais cela ne suffirait pas. Elle gagnerait cette fois-ci, elle tisserait bientôt sa toile autour de ce corps sans vie. Car elle avait bel et bien l’intention de le tuer. Pourquoi pas ? Son sang serait tellement plus délicieux qu’un innocent incapable du pensionnat. Elle avait hâte de plonger ses mains dans ce corps bien sûr mais il lui fallait rester calme pour contrôler tout jusqu’au bout. Il n’y avait aucune raison de se presser, le plaisir serait plus grand encore.

L’asiatique se redressa, ne semblant pas trop souffrir de sa blessure ou du moins celle-ci n’était pas à la hauteur. L’habitude aidait sûrement à s’endurcir et elle le comprenait mieux que quiconque. Leurs regards se croisèrent comme les lames de deux épées. Lucie se tenait prête, les muscles bouillants, tous ses sens en alerte. Elle ne fut nullement surprise donc, lorsqu’il se jeta sur elle. Elle esquiva le coup. Ses mouvements étaient fluides et puissant, sa concentration était poussée au maximum, tentant d’anticiper les coups de son adversaire. Un combat au corps à corps particulièrement intensif que l’on peinait à suivre. Le jeune homme avait de la force et de l’expérience et même si Lucie ne s’était jamais battue ainsi, elle avait de la souplesse et de l’endurance, parvenant donc à éviter un coup qui pouvait s’avérer mortel. Au bout d’un moment, il se recula. Elle fit de même. Durant les secondes qui suivirent, ce fut comme un constat. Quelles étaient les blessures ? Qu’en était-il de la gravité des plaies ? Lucie avait des entailles un peu partout qu’elle n’avait pas sentie jusque là. Elle les ignora, foudroyant l’asiatique d’un regard noir. Il était peut-être temps de passer au niveau supérieur. Agir comme l’araignée, empêcher toute retraite à sa proie, réduire ses forces une à une. Agir vite et bien. Il avait davantage de blessure, surtout celle au ventre qui pouvait être un atout précieux. D’un mouvement vif, elle envoya le couteau se planter dans l’un des pieds de son adversaire. Simple moyen de diversion pour désarmer l’asiatique en percutant violemment sa main d’un coup de pied. Cela ne dura pas plus d’un seconde. Lucie n’avait pourtant jamais été entrainée à ce genre de chose mais elle possédait de brillantes capacités à l’instinct que son corps parvenait parfaitement à suivre.

La jeune femme n’en resta pas là. Son poing frappa violemment la plaie au ventre de l’asiatique et elle eut tout juste le temps de récupérer son cher Damas pour ouvrir la gorge de son ennemi. Un coup malheureusement dangereux et qui pouvait même s’avérer mortel. Lucie repoussa l’asiatique contre un arbre, le souffle court mais satisfaite. Tout était allé un peu trop vite à son goût finalement. Elle laissa donc un instant de répit, observant avec délice le sang qui recouvrait le jeune homme. Ce n’était pas terminé… bientôt il ne resterait ici qu’un corps froid au milieu d’une marre de sang. Imaginer ce simple spectacle lui donnait un frisson de plaisir. Même ses propres blessures lui semblaient illusoires. La soif du sang la tenaillait, elle fit un pas vers l’asiatique, un sourire aux lèvres. Elle était maintenant cette araignée affamée qui s’approchait de la mouche épuisée.
Autour il n’y avait que le silence. Rien ne changeait malgré le combat acharné des deux individus. La lune brillait toujours, les étoiles aussi. Sans doute parce qu’elles ne pouvaient voir la scène sous l’épais feuillage de cette forêt sombre. La mort de cet asiatique n’aura donc aucun témoin si ce n’est sa meurtrière. Mais rien n’était encore fait. Le monde autour d’eux semblait retenir son souffle et les doigts agrippé au manche de son doux trésor, Lucie espérait seulement bientôt porter son dernier coup et jouir du sang chaud de sa victime entre ses doigts. Il ne serait pas le premier, ni le dernier, seulement un parmi tant d’autres.

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Keiji Kitade
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MessageSujet: Re: La Mouche et l'Araignée. Qui est qui ? {Keiji} TERMINE   Mar 8 Mar - 22:28

HJ : Déjà? Même pas le temps de s'amuser... Bon, tant pis!^^

Il est certain que leurs motivations étaient différentes. Keiji ne pensait nullement à la mort, le sujet était classé dans son esprit même s'il est d'actualité dans le mien. En tout cas, de son côté, il n'aurait pas tué volontairement Lucie. Il l'avait suivi parce qu'il savait qu'il pourrait avoir du plaisir en sa compagnie comme lors de leurs précédentes rencontres, rencontre qu'il appréciait particulièrement. Keiji avait sans aucun doute la même assurance qu'elle pour le reste. Ca ne signifie pas qu'il croyait qu'elle avait les mêmes intentions envers lui. Elle ne fonctionnait pas du tout de la même manière au fond, il l'avait bien compris. C'est peut être ce qu'il aimait le plus chez elle. Son détachement le fascinait quelque part, avouons-le. Elle avait cette capacité à se détacher du monde qu'il s'était reproché pendant un temps de ne pas avoir. Elle donnait l'impression d'être son unique centre, après tout, rien d'autre n'a d'importance, n'est-ce pas? Oui, c'était assez admirable et pourtant... Aujourd'hui, il avait trouvé sa place, ce n'est plus quelque chose qui le taraudait mais avoir la possibilité de l'observer avec elle ne lui déplaisait pas. Pour l'expérience! A vrai dire, il ne le regrettait pas non plus d'être différent. C'est pas comme si des comparaisons étaient véritablement à envisager pour autant mais l'idée était là. Il est toujours intéressant d'observer, de s'interroger sur le fonctionnement de l'autre, Keiji s'instruisait beaucoup par ce biais. Une manière d'être, une manière de pensée... Toutes ces choses qui se construisent non pas selon nos désirs mais surtout selon les expériences vécues dans notre vie. Nos premières relations avec le monde donnent sens à toutes les suivantes. Keiji avait appris l'inter-relation, chose qu'il semblait avoir manqué à Lucie. Sa capacité à être seule n'était sans doute pas anodine... C'est pas banal. Combien sont ceux qui ont besoin du regard de l'autre pour se sentir exister? Ou ceux qui passent leur vie en veille, sans être jamais vraiment présent, toujours un peu ailleurs? Le monde de l'esprit, le monde du rêve, il devait bien y en avoir dans le coin des comme ça! Quand la réalité est trop dure, soit on la fuit, soit on l'affronte... toujours à sa manière. Quand elle est agréable, c'est pas bien différent, juste un peu plus facile. Et encore, pas toujours... mais là je m'éloigne! Enfin, pas tant que ça parce que je peux revenir au rapport à l'autre... C'est pas différent. L'autre ne semblait pas très existant dans l'esprit de Lucie, ça aussi c'était particulièrement intéressant.

Cela dit, pour Keiji, faut avouer que l'heure n'était pas à l'observation. D'ailleurs, s'il y pensait c'était sûrement en après-coup parce que je ne vois pas trop comme il pourrait gérer la situation et l'analyse de la situation dans le même temps... disons qu'ils étaient plutôt actifs quand ils étaient ensemble, mieux valait être concentré, bien présent sur le coup, les sensations, tout le reste... C'est ce qui devait compter pour l'heure. Même si la sauce tournait... Oui qu'elle ne se presse pas trop, même victime il avait bien le droit d'en profiter un peu avant de mourir quand même! Tant qu'à faire! Autant que les derniers instants soient plus savoureux que les premiers. Il y a rien de drôle à démarrer dans un étau, finir en piscine était sûrement plus sympathique! Mais avant la fin, il y a le milieu. Keiji ignorait les projets de Lucie même si elle l'avait mis sur la piste d'une manière plus ou moins directe. Il répliqua donc naturellement en l'attaquant à son tour. Il ne fut pas déçu. Quel somptueux corps à corps! Elle était très agile en effet, très vive. Elle répondait bien et même s'il faisait sombre ne s'en trouvait nullement gênée. L'habitude de vivre dans le noir, pas vrai? Keiji, malgré toute son expérience, n'aurait pas pu deviné que ce combat n'était qu'une première pour elle. Elle était évidemment à sa hauteur. C'est comme jouer au tennis, ça ne vaut vraiment le coup que lorsque l'adversaire est à votre taille. Alors l'effort est véritable, les balles rebondissent d'un camp à l'autre avec frisson, l'excitation est son comble. La raison principale? Parce qu'on a un risque de perdre pardis! Il n'y a rien de tel qu'un vrai match.

C'est peut être la raison qui encouragea Keiji à faire ce pas en arrière. Pour mieux le savourer encore... comme une deuxième mi-temps. Malheureusement, le score final n'arrivait pas assez vite pour la sauvageonne qui était pressée de remporter la partie. Dommage. Keiji trouvait le résultat plus jouissif lorsque la partie était jouée jusqu'au bout. Encore une fois leur avis variait sur ce point... Remarquez, il pouvait tout de même le comprendre. Pour son premier, il n'avait pas non plus laissé sa chance à son adversaire. Et il faut avouer que la victoire parfois se paraît d'une telle saveur que les moyens pouvaient être négligé. Après tout, son arrivée à Anguish était récente, sa faim ne devait pas avoir de limite. Keiji perçut son regard noir, il eut presque un sourire. Il aperçut alors la jeune fille se ruait de nouveau vers lui. Quand on vous envoie un couteau dans le pied, ne baissez jamais la tête. C'est valable pour toutes blessures. On s'en occupe pas, on reste dans le tête à tête, sinon c'est là qu'on est le plus exposé... Malgré ses bons réflexes, Keiji ne put éviter le coup qui suivi et qui avait en plus le but de le désarmer. Il était à deux doigts d'attaquer mais trop tard. Le timing est important. Elle fut plus rapide. Beaucoup de choses peuvent se jouer en une seconde, même moins que ça... Il l'avait perdue quelque part sans doute, ça ne pardonne pas. Il pouvait en parler aisément, il jouait souvent là-dessus. La différence était qu'à cet instant précis, c'est lui qui prenait le coup.

Le plus souvent, dans ce genre de combat étrange... Il y a deux types d'actions : le sang pour le sang et le sang pour tuer. Tuer n'est pas difficile. Il suffit de faire taire les capacités de défense de son adversaire en l'attaquant vite et bien. Au bon endroit. Il faut peu de temps pour ça. C'est comme ça qu'il avait tué Kristinna alors qu'ils avaient passé des heures auparavant à s'entretuer, on retrouvait un peu le même schéma aujourd'hui, sauf qu'une fois encore Keiji avait changé de rôle. Lucie l'avait chauffée un peu pour commencer, jouant autour de sa proie puis elle avait porté la véritable attaque. Il avait fait exactement la même chose avec la blonde. Keiji avait été menacé lorsqu'il avait perdu son arme, non par la perte de cette dernière mais par le simple fait de prendre une seconde de retard sur elle. Il ne pouvait plus rien faire pour l'empêcher de l'égorger. C'est le jeu.

Ainsi, elle songeait à le tuer? Il n'y avait pas vraiment de doute à avoir là-dessus. Elle n'était pas vraiment le genre de fille qui laissait un corps seulement blessé derrière elle. Et encore moins à le laisser mourir seul car il risquait pas de faire le chemin du retour dans cet état! Keiji aurait peut être du avoir peur. Il n'en fut rien. La mort l'avait effleurée suffisamment souvent pour qu'il ne soit pas surpris du sentiment de son approche brutale. Il n'était pas effrayé certes mais il n'avait pas l'intention de capituler pour autant. Je suis d'accord avec vous, même avec la meilleure volonté du monde, il lui était difficile d'échapper à ce triste destin. Même si elle l'abandonnait là, il ne se sauverait pas lui-même. Mais justement, il pouvait bien tenter de réaliser une dernière action avant de s'effondrer non? En retombant lourdement sur l'arbre, Keiji avait presque enfoncé ses ongles dans le tronc de ce dernier. Il tenait sur ses jambes qu'en lui prêtant son poids. Il ne pouvait pas parler et la quantité importante de sang qu'il perdait lui faisait tourner la tête et voir plus d'étoiles qu'il n'y en avait au-dessus de lui. Pourtant pas de doute, c'est l'enfer qui l'attendait... Enfin, on s'occupera des formalités d'entrée plus tard! La douleur était sans doute énorme mais l'état de choc qui envahissait son corps l'en protégeait un peu. Seul ses yeux s'animaient d'une dernière lueur. Pas de la haine, ni de la panique. Une lueur vive, puissante, de vie. Ironique peut être mais quelque part au fond de lui, il en riait. La lucidité ne compte plus, seule la folie peut persister. Celle qui nous anime. Il n'avait pas envie de mourir mais il n'y pensait pas. Il n'était pas dans l'après mais encore dans le plaisir de la scène. Cet état de transe épanouissant, les sens en éveil, rien n'avait disparu. Comme s'il n'y avait pas de fin. Rien d'autre n'existait. Rien d'autre n'avait d'importance.

Keiji concentra ses forces restantes, poussa le tronc, avança un pied et se laissa tomber sur Lucie qui bascula en arrière. Allongés l'un sur l'autre... Tous les moyens sont bons pour prolonger un tout petit peu l'instant. Il n'avait pas d'arme à porter de main et n'était pas en moyen de lutter pour piquer celle de Lucie. Tout ce qu'il fut capable de faire c'est reposant son poids sur elle de lui enfoncer les ongles dans la gorge. Non, il ne voulait toujours pas la tuer, lui rendre la pareille ou ce que vous voulez. Ce n'était pas un véritable geste désespéré non plus. Simplement, le seul qu'il pouvait encore faire pour sentir ce corps sous le sien, ce sang battre contre ses doigts. Il s'agrippa aussi fort qu'il pu à cette sensation parfaite. Néanmoins, il est évident que Lucie n'aurait pas vraiment de mal à le repousser. Il était évidemment particulièrement vulnérable... L'achever n'allait pas être difficile! Enfin, elle pouvait peut être jouer un peu avec son corps et le laisser mourir au temps voulu... petit cadeau d'adieu, elle pouvait bien lui offrir ça! Enfin, j'insiste pas! Chacun son tour! Il ne pouvait pas maîtriser grand chose de plus! Sa vie était entre les mains de Lucie à moins que...
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Darren Smith
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MessageSujet: Re: La Mouche et l'Araignée. Qui est qui ? {Keiji} TERMINE   Mar 8 Mar - 23:57

Turn on channel seven at a quarter to eight
You see the same damn thing it's just a different day and
No one really knows why this is happening
But it's happening
And everywhere you go it's just a different place
You get the same dark feeling
See the same sad faces
No one really cares that this is happening

We come into this world
And we all are the same
In that moment there's no one to blame

But the world is black
And hearts are cold
And there's no hope
That's what we're told
And we can't go back
It won't be the same
Forever changed
By the things we've seen, seen

Pourquoi ne pas pousser la chansonnette alors qu'il était simplement en train de changer une ampoule dans la salle de torture ? Rien de plus banal dans un endroit pourtant peu anodin. Et pour cause, ce qu'il avait entreprit aujourd'hui n'avait rien d'une réelle partie de plaisir. Il n'était pas seulement venu pour une petite ampoule, loin de là. Une fois que la lumière emplie correctement la pièce, Darren descendit de son escabeau qu'il replia et déposa contre le mur avant de se mettre réellement au travail. Première étape, éponger le sang plus ou moins frais un peu partout. A force de nettoyer ce liquide rouge et poisseux il avait finit par s'y faire sans vomir même si le dégoût était encore présent. Il lui fallut beaucoup de patience car la quantité était impressionnante au final et il avait été obligé de changer l'eau de son seau plusieurs fois. Il prenait à chaque fois soin de verrouiller derrière lui histoire qu'aucun pensionnaire n'aie la mauvaise idée d'en remettre une couche. Il avait conscience que dans deux jours il retrouverait cette pièce presque dans le même état mais ce n'était pas une raison pour laisser accélérer le processus. Une fois le sang épongé, il se mit à gratter le sang bien plus ancien qui se trouvait sur le sol et partout sur la table de torture. Il passa ensuite un coup d'éponge avec un produit mousseux pour désinfecter un peu le tout et passa la serpillère dans tous les coins. Au final c'était humide mais enfin propre. Darren était satisfait mais ce n'était pas encore tout à fait terminer. Il prit une pause de trente minutes pour aller déjeuner et revint avec des chiffons et un autre produit. Il s'activa cette-fois à nettoyer tous les étranges instrument de torture posés sur la vieille étagère. Et bien quoi ? Il faut bien tout faire jusqu'au bout. Ça évitait les ignobles infections pour les victimes et donnait plus d'efficacité aux bourreaux. Tout le monde y trouvait son compte. Enfin façon de parler évidemment !

Cela lui prit toute l'après-midi puisqu'il nettoya également l'étagère à fond et rangea correctement les instruments les uns à cotés des autres. Le changement était impressionnant ! Darren resta encore un instant pour passer un bon coup sur les vitre de la fenêtre et graisser les gonds de la porte et put enfin ramener tout ses outils à la réserve. Bon et bien voilà une très bonne chose de faîtes ! Il allait pouvoir se reposer et passer une bonne nuit maintenant. Il passa aux dortoirs pour prendre des affaires et faire une bonne toilette pour se décrasser lui aussi. C'est qu'il devenait maniaque le blondinet ! Une vraie petite femme d'intérieur... non quand même pas !
De retour au dortoir il hésita à se coucher tout de suite. Finalement, après un regard vers la fenêtre, il décida de passer sur la tombe improvisée d'Eileen. Il enfila une veste pour se protéger du froid et quitta le pensionnat pour se diriger la forêt. Elle faisait vraiment froid dans le dos mais il commençait à bien la connaître maintenant. Peu de chance qu'il croise une bête sauvage. Quoique...
Alors qu'il enjambait un arbre au sol il entendit une sorte de tumulte non loin. Des craquements et des bruissements anormaux. Trop bruyant pour qu'il s'agisse du vent qui ne soufflait d'ailleurs pas si fort que ça. intrigué, le blondinet se dirigea vers les bruits étranges en prenant soin d'être le plus discret possible. Qu'est-ce qui pouvait bien faire ce bazar ? Il eut bientôt la réponse.

Caché derrière un gros chêne, Darren fronça les sourcils en découvrant la scène. Deux individus semblaient se battre à coup de couteau. Il faisait un peu trop sombre et les silhouette étaient trop agitée pour qu'il reconnaisse qui que ce soit. Que faisaient ces deux-là à s'entretuer au milieu de la forêt à une heure pareille ?! Darren finit par se dire que ce n'était pas ses oignons et s'apprêta à tourner les talons lorsque l'un des visage passa sous un rayon de lune. Keiji ?! L'autre devait être un fille avec ses longs cheveux. Mais qui ? Désormais plus intrigué encore, le blondinet resta à sa place et attendit de voir comment évoluait les choses. Tout se passa assez vite. Après un enchaînement de coups, la fille réussit à désarmer l'asiatique et à le blesser très gravement, voir mortellement à la gorge. Darren ouvrit de grands yeux ronds de stupéfactions. Non... est-ce qu'il voyait bien clair ?! Est-ce qu'il ne rêvait pas ? Keiji était en très forte mauvaise posture. Appuyé contre un arbre, il perdait une quantité de sang considérable alors que son adversaire s'approchait comme pour donner le coup de grâce. Darren ne savait pas vraiment ce qu'il devait faire, il ne s'était jamais préparé à ce genre de chose. N'avait-il pas désiré sa mort après tout ? N'avait-il pas rêver de le voir enfin crever pour que tous ses ennuis soient terminés ?

L'asiatique entraîna la fille en se laissant tomber sur elle. Désormais au sol, ils ne continuaient pourtant pas à se battre, l'asiatique ne semblait plus en avoir la force. Il serrait simplement la gorge de l'inconnue. Si personne ne faisait rien, s'en était tout à fait fini pour Keiji et pour de bon cette fois. La fille n'allait sûrement pas hésiter à porter le coup de grâce ou, si ce n'était pas le cas, le surveillant mourrait hémorragie ou un truc du genre. Quand on a plus de sang nulle part ça devient vite critique. Non. Il ne pouvait décidément pas rester sans rien faire. Darren n'attendit pas de savoir ce qu'allait faire cette folle, il courut dans leur direction, attrapant le couteau de Keiji au passage. Pour commencer, il piégea la main armée de la fille en l'écrasant avec son pied, puis glissa la lame de son couteau contre sa gorge.

- Lâche ton arme.

Il écrasa le poignet de la demoiselle de tout son poids pour lui prendre l'arme de lui-même et la glissa dans sa ceinture. Puis il l'agrippa pour la forcer à se relever malgré le poids de l'asiatique. Il la contraignit ensuite à se relever et sans prévenir, la frappa d'un violent coup de poing. Déjà taper quelqu'un ce n'était pas dans ses habitudes mais une fille en plus ! Mais là le moment était mal choisit pour jouer les gentleman. Laissant l'inconnue à terre, il s'agenouilla près de l'asiatique et le retourna sur le dos, redressant tout de même son buste. Y a pas à dire il était dans un état grave.
Il ne perdit pas de temps à dire quoi que ce soit. Il retira sa veste et déchira sa chemise pour faire un bandage improvisé qu'il noua autour de la gorge de Keiji. Il retiendrait au moins un peu de sang le temps d'atteindre l'infirmerie. Jetant un coup d'œil à la fille heureusement toujours sonnée, il inspirant un bout coup et souleva l'asiatique de toute ses forces. Pas non plus le temps de savoir s'il pouvait marcher ou pas. Heureusement il était plus petit et léger que lui et il avait retrouvé toute ses forces d'autrefois. N'empêche que ce ne fut pas chose facile non plus. Il lui fallut un bon moment pour enfin pouvoir déposer Keiji sur un lit et appeler Juliette en renfort.

Pourquoi est-ce qu'il avait fait ça ? Keiji l'avait persécuté pendant des années, lui avait prit tout ce qu'il avait, l'avait détruit à petit feu et avait même tué Kristinna et éloigné Keira. Alors pourquoi il lui sauvait la vie après avoir espérer tout ce temps sa mort ? Voilà bien un mystère à éclaircir...
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MessageSujet: Re: La Mouche et l'Araignée. Qui est qui ? {Keiji} TERMINE   Lun 28 Mar - 20:11

[Keiji oui déjà, je ne suis pas du genre patiente! Pardon pour l'absence, je répond pour la forme... ce ne sera pas long ^^]

Quel délicieux spectacle que celui du sang dégoulinant en cascade le long d'une gorge. Tout était allé bien vite c'est vrai. Mais Lucie n'avait pas la notion du temps. Elle ne faisait qu'atteindre ses désirs et celui qu'elle ressentait à l'instant, c'était de profiter du sang chaud de l'asiatique tandis qu'il mourrait doucement devant ses yeux. Belle chose que la mort finalement, lorsqu'elle ne la concernait pas. Pourtant mourir ne l'effrayait pas, mais elle avait l'impression de n'avoir encore rien vu, de ne pas avoir profité assez des douceurs de la douleur, elle voulait atteindre un niveau plus haut encore. Faire fuir la mort d'elle-même. Grande ambition.
Le sang donc... ce sang sombre qui s'échappait encore et encore. Elle fit un pas ou deux, s'approchant pour tendre la main, pour toucher la plaie et y enfoncer ses ongles. Elle ne voyait que ça. Mais elle n'en n'eut pas le temps car l'asiatique se laissa retomber dans sa direction, l'entraînant de tout son poids au passage.
Lucie atteint le sol violemment, ne comprenant pas quel était ce comportement stupide. Elle grogna puis sentit les doigts de sa victime enserrer sa gorge et y enfoncer profondément ses ongles. Il y mettait toute la force qui lui restait, la blessant et l'étouffant presque en même temps. Elle ne bougea pas.

Son visage était de marbre, elle fermait les yeux, le laissant serrer encore sans l'en empêcher. Elle ne savait pas ce qu'il cherchait à faire mais peu lui importait, la douleur était agréable. C'est alors qu'elle entendit des pas pressés se diriger vers eux. La jeune femme rouvrit les yeux et aperçut un individu, couteau à la main. Elle fronça légèrement les sourcils, se demandant ce qu'il pouvait bien faire ici et ce qu'il voulait. Pourquoi tout gâcher ? Ce cadavre était le sien.
L'inconnu posa soudain son pied sur sa main qui tenait toujours son précieux Damas. Elle le foudroya du regard en guise de mise en garde. Il lui ordonna de lâcher son arme. Le lâcher ? Jamais. Elle lui répondit par un regard noir et serra davantage son trésor entre ses doigts. Alors il écrasa sa main avec force. Lucie grogna de colère mais ne put empêcher cette vermine de lui arracher son damas. Il l'agrippa ensuite pour la forcer à se lever.
Lucie tenta de se dégager et allait se jeter sur l'imprudent comme une enragée mais un coup de poing l'aveugla et la projeta à terre.

Sa tête tournait et elle sentit un filet de sang couler le long de sa mâchoire depuis le coin de ses lèvres. Elle y passa lentement ses doigts en attendant de voir le paysage cesser de tourner. Elle ne voyait plus si bien. Mais elle vit clairement l'intrus manipuler l'asiatique et l'emporter avec lui. Non seulement lui... mais son damas avec, accroché à sa ceinture.
Les yeux de la jeune femme devinrent deux braises incandescentes.
Ce n'était pas son genre d'aller lui courir après. Mais il ne s'en sortirait certainement pas ainsi. Pas tant qu'il aurait son trésor en sa possession.
Lentement elle se leva, essuyant le sang qui restait su revers de la main et s'avança jusqu'à la lisière de la forêt. Elle suivit alors la silhouette s'éloigner. Grand, blond... elle saurait le reconnaître.
Elle baissa les yeux sur son haut tâché du sang de sa victime. Elle l'observa puis se dirigea vers la plage. Là-bas, elle se déshabilla entièrement et goûta au plaisir infini de l'eau glacé l'avaler au fur et à mesure qu'elle s'avançait. Au clair de lune, sa silhouette disparue totalement peu à peu sous la surface. Puis le vide... et le silence.
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